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ISBN : 2290016365
Éditeur : J'ai Lu (10/02/2010)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Caroline-du-Sud, 1858. Dans le comté d’Anderson, près du fleuve Savannah, des esclaves noirs triment dans les champs de coton de la riche famille Wingard, s’éreintant sous le soleil d’un été caniculaire. Parmi eux, une jeune fille, Clara Walker, qui supporte sans rien dire cette vie de labeur et d’humiliations. Jusqu’au jour où de mystérieux cavaliers, lors d'une de leurs furieuses équipées nocturnes, s’en prennent à ce qu'elle a de plus cher : son père.

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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  02 février 2014
Un champ de coton dans le sud des États-Unis. Des Noirs qui se tuent à la tâche afin de satisfaire leur maître et ainsi gagner enfin un peu de repos. Une jeune esclave, Clara, qui fait ce qu'elle peut pour tenir, aidée en cela par la présence aimante et réconfortante de son père. Un réconfort qu'on ne va pas tarder à lui enlever... Voilà, en quelques mots, le cadre dans lequel se déroule « L'empire invisible », court roman fantastique (à peine 200 pages) dans lequel Jérôme Noirez s'attaque à un sujet rarement évoqué au sein des littératures de l'imaginaire : la traite des Noirs. Et le résultat est fort réussi ! L'intrigue n'est peut-être pas des plus complexe mais l'action, menée tambour battant, fait que l'on suit avec intérêt les nombreux rebondissements du récit qui, malgré sa brièveté, parvient à proposer un portrait convaincant de la société américaine de l'époque. Les thématiques abordées sont nombreuses, certaines évoquées de façon détaillée, d'autres à titre purement anecdotique, de l'apparition du spiritisme à la naissance du Ku Kux Klan, en passant bien évidemment par le traitement des esclaves (séparation des familles ; importance du chant (le « spiritual gospel », comme on l'appelle aujourd'hui) pour les esclaves, l'opposition entre les états du sud du pays et ceux du nord...)
Les personnages sont pour leur part attachants et suffisamment développés, à commencer par l'héroïne, au sort duquel on ne manque pas de compatir et dont on constate avec plaisir l'évolution au fil de l'histoire. Autre point positif : l'auteur ne commet pas l'erreur de tomber dans le manichéisme. Certes, de par les épreuves et humiliations qu'ils ont enduré et les conditions de vie atroces dans lesquelles ils vivent, l'empathie du lecteur se tourne évidemment d'instinct vers les Noirs, mais les Blancs ne sont pas pour autant cantonné au rôle de cruels d'esclavagistes. Car, si certains d'entre-eux se révèlent sans surprise détestables au possible, la personnalité des autres se fait souvent un peu plus subtile, qu'il s'agisse de l'intendant maintenant les esclaves à un rythme de travail impitoyable sans être pour autant dénué de toute compassion, ou de l'épouse du maître tentant maladroitement de compenser son aveuglement à la misère de ses esclaves par quelques gestes de générosité qui ne réconfortent qu'elle. Mon seul regret serait lié à la trop grande brièveté de l'ouvrage. Une brièveté qui, bien que ne gâchant en rien le plaisir du lecteur, n'est pas sans lui laisser un léger sentiment de frustration.
Une lecture aussi rapide que divertissante, tant grâce au style très agréable de Jérôme Noirez qu'à la qualité de ses personnages et de son récit. le lecteur curieux appréciera notamment de découvrir pour une fois un cadre original qui lui en apprendra un peu plus sur la société américaine du XVIIIe siècle et surtout sur la place qu'y tenaient les populations noires.
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idevrieze
  06 mai 2015
LE livre indispensable, à transmettre, toussa toussa
Jérôme Noirez est un conteur que j'aime beaucoup lire, surtout parce qu'il fait des livres courts. Donc c'est l'idéal quand vous partez une soirée, en week end. Cela se glisse dans votre sac, ni vu ni connu que je t'embrouille et hop vous vous lisez un petit livre, très sympa. La second raison et qu'il écrit dans différents domaines. Souvent de la Fantasy ou du fantastique, d'ailleurs. Et je dois dire que cela marche plutôt bien car deux de mes Jérôme Noirez sont partis chez mon oncle et ma cousine, autrement dit, dans l'annexe parisienne de ma bibliothèque :)
Mais pourquoi celui ci ? Tout simplement parce qu'il parle de l'esclavage aux Etats Unis mais pas de manière classique. Jerôme Noirez y met aussi une petite touche fantastique dans l'existence de cet Empire Invisible qui pourrait bien représenter un monde des esprits. Mais aussi en nous donnant une petite explication sur le costume bien connu du Klu Klux Clan. Et je dois dire que je ne savais pas du tout cela et je dormirai beaucoup moins bête ce soir.

Jérôme Noirez a la plume juste.
En effet, il n'y a pas de parti pris, il note les choses comme elles étaient avant. Et il nous le souligne bien dans sa préface, ce que j'ai trouvé particulièrement courageux et adorable. Courageux parce qu'il n'a pas pris de gant. Adorable parce qu'il voulait préserver la sensibilité de ses lecteurs. Car il nous malmène un peu avec cette immersion bien menée. En effet, nous n'avons qu'un sentiment de malaise au début, mais la tension monte d'un cran tout au long des pages pour terminer par une sorte de vision limite apocalyptique.
D'un point de vue purement syntaxique, de la construction même du livre, il est très intéressant bien entendu de voir comment il arrive à nous retourner en 200 pages. C'est vrai. Mais il y a quelque part aussi la magie du conteur derrière. Celui qui va nous absorber, nous capturer dans une histoire. Et ici, nous sommes là bas. En Caroline du Sud, fin XIX° siècle, les mains blessées par le coton, les yeux effrayés par ces monstres blancs aux yeux brillants, le coeur rempli de magie vaudou, l'âme désirant être libre. Alors oui, mon conseil est le suivant : prenez ce livre et partagez le à tout prix.
Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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4eme1Grpe2
  03 janvier 2017
L'histoire est plutôt originale comparée aux autres livres sur l'esclavage. Par contre avant la mort de Nat Walker , l'histoire est ennuyeuse : il y a beaucoup trop de descriptions, que ce soit sur les personnages ou les lieux. Je trouve également qu'il y a beaucoup de personnages inutiles, ce qui fait qu'au niveau des noms j'ai pris du temps à comprendre qui était qui.
Sinon il y a du suspense, ce qui nous plonge totalement dans l'histoire. On éprouve les même émotions que Clara, çà nous donne envie de connaître la suite. Dans l'ensemble, c'est une histoire simple avec de l'action, surtout après la mort de Nat Walker.
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Alexielle63
  17 décembre 2010
J'ai beaucoup aimé ce livre. Il traite exclusivement de l'esclavage, vu du point de vue de l'une d'entre eux, Clara, avant et après la mort de son père, Nat Walker. Il est d'ailleurs intéressant de suivre son évolution. le style d'écriture est fluide. L'histoire est racontée au présent, ce qui nous rapproche d'autant plus des événements et des personnages. Tout s'enchaîne à une allure vertigineuse. On tremble pour Clara. On sent la colère gronder en elle et l'on se demande jusqu'où sa soif de vengeance va l'emmener. Beaucoup de thèmes sont évoqués : les relations privilégiées entre un père et sa fille, la vie quotidienne des esclaves dans une plantation de coton, le mépris et la froideur des maîtres qui les considèrent comme des objets que l'on marchande, la vengeance et ses conséquences, l'amitié, la solidarité, la révolte de Clara opposée au fatalisme des autres esclaves, … le contexte est bien respecté au niveau historique, je pense.
Juste une petite remarque : après lecture, je me suis demandée pourquoi ce livre était classé en fantastique. Je trouve ça très réducteur, d'autant que le fantastique n'est pas au coeur de ce livre, bien au contraire, il est très ancré dans la réalité. Certaines personnes pourraient passer à côté à cause de cette "étiquette" et c'est dommage!
Lien : http://lecturesdalexielle.ov..
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Passion-Lecture
  20 avril 2010
je l'ai lut pour le college car avec notre profeseur nous fesont un defi lecture (on a 4 livre +2 BD a lire, il faut faire de sfiches lectures qui seront noté et en juin nous allons a Verdun rencontrer les auteurs)
Mais.. je n'est aps aimé! Jusqua la mort de son pere le bouquin est d'un ennuis mortel. Aprés il y a plus d'action donc ca peut aller mais bon bof bof
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   26 janvier 2014
En Amérique, il est si facile de tout quitter, de s'inventer une nouvelle vie. Plusieurs employés se sont ainsi volatilisés du jour au lendemain. Il suffit de franchir la frontière de l'état et l'on entend plus parler de vous. Vous partez faire fortune dans l'Ouest, vous devenez trappeur, vous mourez criblés de flèches ou de balles, qui s'en soucie vraiment.
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boudiccaboudicca   28 janvier 2014
La haine, nourrie par la bêtise ordinaire, est une crasse dont on ne se débarrasse pas facilement.
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BartimeusBartimeus   15 mars 2011
Par-delà le chemin qui borde la propriété, le crépuscule s'appesantit sur la forêt. Des nuées de moustiques tournoient au sommet des arbres. Blancs ou Noirs, maîtres ou esclaves, ils n'ont pas de préférence.
Le sang qu'ils ponctionnent a toujours le même goût.
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BartimeusBartimeus   15 mars 2011
- Ouais... Enfin, je veux dire, non... J'étais chez les Riley, mais c'était pour faire ferrer mon cheval... Papa, écoute, il s'est passé quelque chose là-bas ! Leurs nègres se sont révoltés !
Le visage de Charles se fige. Entre ses dents serrées, il maugrée :
- Tu devrais le gueuler plus fort, crétin ! Viens, tu vas nous raconter ça à l'abri des oreilles indiscrètes...
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BartimeusBartimeus   26 mars 2011
La tornade passe à quelques mètres de la maison et continue sa route vers le comté d'Abbeville après avoir saccagé le poulailler et emporté les volailles.
Les murs cessent de trembler, le grondement du vent s'apaise.
- Et si je faisais cuire du maïs ? propose madame Cooley comme s'il ne s'était rien passé.
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Videos de Jérôme Noirez (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jérôme Noirez
Retrouvez les grands moments de cette soirée de lancement de la collection young adult Electrogene et du premier titre Brainless de Jérôme Noirez, qui a eu lieu le 20 mai 2015 à l'école de communication visuelle de Paris.
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