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EAN : 9782234081284
198 pages
Éditeur : Stock (22/08/2018)
3.18/5   33 notes
Résumé :
Pour Valentine de Lestrange, voler c’est jouer. Mais c’est surtout une manie incurable, peut-être héréditaire, qui lui procure des frissons autrement plus excitants que la vie bourgeoise ordinaire dans l’ombre de son mari ministre.
Cleptomane, le mot même la ravit... Jusqu’au jour où, presque sans le vouloir, elle subtilise l’objet de trop. Celui qu’elle n’aurait jamais dû voir et qui va changer le cours de sa vie.
Florence Noiville poursuit ici son ex... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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sur 33 notes
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Harioutz
  16 juin 2019
J'ai noté deux étoiles ... pour l'encre, comme disaient mes professeurs lorsqu'ils n'étaient pas satisfaits de mon travail :)
Inutile d'alourdir votre PAL avec ce roman, lu en diagonale pour le terminer malgré tout !
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Ziliz
  01 décembre 2018
Valentine de Lestrange est « une dame d'un certain âge, tellement comme il faut ».
Tellement comme il faut qu'on ne la soupçonnerait jamais de vol. Son mari est ministre, ils sont riches, pourquoi piquerait-elle dans les magasins des babioles qu'elle peut largement s'offrir ?
Parce que la cleptomanie est, comme son nom l'indique, une pathologie.
« C'est un jeu, disait elle, un défi. Pour voir si on y arrive. Et quand ça marche, c'est chaque fois une victoire. »
J'ai failli abandonner cette lecture après quelques pages. L'actualité nous gave d'histoires de riches, ultra-riches, qui veulent toujours plus, et satisfont ce désir au mépris des lois, alors que le quidam ne passe pas entre les mailles de la Justice, lui.
Mais je me suis laissé charmer par les talents de conteuse de Florence Noiville, déjà appréciés dans 'La Donation' et 'L'illusion délirante d'être aimée'.
Après les troubles bipolaires et l'érotomanie, l'auteur décortique de nouveau une pathologie, s'interrogeant sur ses origines, sur une hérédité éventuelle, sur le fonctionnement des addictions, sur le quotidien de ceux qui en sont atteints.
Et plus généralement, elle s'interroge sur la famille, la façon dont les femmes s'inscrivent dans une lignée.
Elle m'a finalement semblé touchante, cette Valentine, un peu femme-enfant, marquée par le manque du père, déresponsabilisée, perdue dans l'opulence, la solitude et l'ennui.
Agréable à lire, sensible, intelligent et documenté.
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Apikrus
  02 décembre 2018
Violaine/Valentine de Lestrange raconte sa vie de cleptomane.
Pour elle, voler n'est pas une nécessité économique mais un plaisir inoffensif. En tout cas c'est ainsi qu'elle perçoit ses larcins. Elle respecte d'ailleurs un code de bonne conduite : elle s'interdit de flouer des particuliers, et ses seules victimes sont des magasins, plus rarement des hôtels.
Mais lorsque Valentine se laisse prendre la main dans le sac, ce qui devait bien finir par arriver, elle commence à s'interroger sur son comportement. Celui-ci devient en effet d'autant plus gênant que son mari est un homme désormais bien en vue, à qui elle souhaite éviter tout scandale.
Elle comprend alors que voler est un besoin psychologique, devenu physiologique…
Le parallèle que fait l'auteure entre la cleptomanie et d'autres addictions (alcoolisme, boulimie, dépendance au jeu, au sexe…) est intéressant. Florence Noiville n'omet pas de signaler que certains volent par nécessité, pour pouvoir manger ou se vêtir, ou parce que quelqu'un les y contraint.
L'histoire réserve quelques surprises, mais c'est surtout la finesse de l'analyse psychologique et la qualité de l'écriture que j'ai appréciées.
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Juin
  18 novembre 2018
C'est sans doute le bandeau qui m'a incité à acheter ce livre. L'histoire d'une bourgeoise, mariée à un député et qui passe son temps à voler pour l'adrénaline et aussi pour le plaisir de ramener chez elle objets luxueux ou babioles bien inutiles.
Pas de sa faute, c'est atavique chez elle. de mère en fille - trois générations déjà - et elles en tirent une certaine gloire.
L'histoire se lit bien, cette femme n'est pas antipathique et sa vie s'écoule sans trop de soucis. Jusqu'au jour où...
On explore les rouages de cette addiction, la cleptomanie avec des explications précises et que j'ai trouvé un peu longues. Ce n'est pas le côté scientifique qui m'intéressait dans ce roman, mais le parcours ce cette Valentine de Lestranges.
Drôle de monde tout de même, peu attirant...
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Bazart
  01 octobre 2018
Une des déceptions de cette rentrée littéraire , le roman présenté par les éditions Stock lors des soirées d'avant la rentrée était très alléchant, étude clinique de cette maladie qu'est la cleptomanie sous le prisme de la fiction..
Sauf qu'à l'arrivée, le roman n'a pas de vraie épaisseur ni consistance et cette plongée dans le vol des produits de luxe est aussi superficiel que peu intéressante... Dommage car Florence Noiville, psychologue de son état et auteur de plusieurs romans remarqués était la personne idoine pour ce sujet !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   29 novembre 2018
La cleptomanie vue par le droit et la médecine depuis cent cinquante ans. On y racontait comment le Second Empire avait vu naître et se développer le concept de 'Grand Magasin' - Le Bon Marché, Les Grands Magasins du Louvre, Le BHV, Le Printemps, La Samaritaine... Mais aussi et surtout comment leur apparition s'était accompagnée d'une singulière explosion de vols à l'étalage. Des vols « saugrenus et qui suscitaient l'incompréhension », disait l'article. Parce que leurs auteurs - en majorité des femmes - étaient des « dames bourgeoises et de bonne moralité, occupant des positions sociales élevées mais ne pouvant s'empêcher de voler des objets dont la valeur était généralement dérisoire en comparaison de leur état de fortune. » Un coupon de tissu, une paire de gants, un ou deux mètres de dentelle...
(p. 108)
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ZilizZiliz   05 décembre 2018
Cleptocratie généralisée. Le monde saisi d'une gigantesque compulsion. Elle voyait une planète de dépendants. Voleurs, joueurs, buveurs, fumeurs, cleptomanes, érotomanes, pyromanes, héroïnomanes, accros à l'écran, au porno, au Prozac, à la vitesse, aux call-girls, à la masturbation... Elle avait lu dans 'Le Monde' une enquête intitulée 'Sexe et dépendance'.
« J'imaginais combler le vide qui était en moi, disait un type. Un moyen de survie. J'augmentais la dose tous les jours. Je ne ressentais même pas de plaisir. Un besoin à assouvir. J'étais envahi, submergé. Mes pulsions décidaient pour moi. Comme pour beaucoup d'entre nous d'ailleurs. »
(p. 188)
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ZilizZiliz   28 novembre 2018
Elle garderait toujours un faible pour les atypiques. Ceux qui collectionnaient les heures de colle et que n'inquiétaient pas les avertissements. Ils étaient pour la plupart intelligents et pleins d'esprit, mais ne rentraient pas 'dans la boîte'.
Un jour, elle avait piqué un T-shirt avec cette inscription : 'Don't think outside the box. Think like there is no box.'
(p. 32)
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ZilizZiliz   04 décembre 2018
- Moi aussi, j'aimais trop ça, la vitesse. Faire le con sur la route. A 5h du mat', traverser la rue de Rivoli en venant de la rue du Renard. Le genre roulette russe, vous voyez ? Mais quand on roule trop vite, on ne s'arrête plus... Un jour, j'ai tapé contre un rouleau compresseur. Deux mois de coma... ça ne m'a pas suffi. Je suis reparti. Je m'éclatais. Je ne connaissais plus personne en Harley Davidson. Ma passion pour la vitesse m'a même conduit sur les circuits automobiles. Mais là, j'étais moins bon.
Silence.
- C'est la paternité qui m'a fait réfléchir. Je me suis dit : comment se fait-il que tu sois toujours vivant alors que tu fais tout pour mourir ? Comment se fait-il que les autres s'arrêtent ? Parce que, voyez-vous, c'étaient les autres qui s'arrêtaient. C'était grâce à eux que j'étais là. En respectant la règle, ils me sauvaient...
Pause. Le motard était bon orateur. Il reprit :
- La règle, quand vous la respectez, est un don que vous faites à un inconnu. C'est presque un acte d'amour social.
(p. 100)
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ZilizZiliz   29 novembre 2018
Son voisin de bureau, à l'époque, n'était autre que celui qui deviendrait plus tard le président de la République. Un jeune loup qui s'était fait un nom en politique et qui, grâce à un subtil cocktail en 'ismes' - charisme, idéalisme, opportunisme - s'était hissé très vite vers les cimes du pouvoir.
(p. 41)
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Vidéo de Florence Noiville
En duplex de Los Angeles Rencontre animée par Florence Noiville - Traductrice : Marguerite Capelle Lecture par Olivier Martinaud
Un bref instant de splendeur se présente sous la forme d'une lettre qu'un fils adresse à sa mère qui ne la lira jamais. Fille d'un soldat américain et d'une paysanne vietnamienne, elle est analphabète, parle à peine anglais et travaille dans un salon de manucure aux États-Unis. Elle est le pur produit d'une guerre oubliée. Son fils, dont la peau est trop claire pour un Vietnamien mais pas assez pour un Américain, entreprend de retracer leur histoire familiale : la schizophrénie de sa grand-mère traumatisée par les bombes ennemies au Vietnam, les poings durs de sa mère contre son corps d'enfant, son premier amour marqué d'un sceau funeste, sa découverte du désir, de son homosexualité et du pouvoir rédempteur de l'écriture. Ocean Vuong signe une plongée dans les eaux troubles de la violence, du déracinement et de l'addiction, que la tendresse et la compassion viennent toujours adroitement contrebalancer.
À lire - Ocean Vuong, Un bref instant de splendeur, Gallimard, 2021.
+ Lire la suite
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