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EAN : 9781022605350
Éditeur : Editions Métailié (05/01/2017)

Note moyenne : 2.81/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Futur proche, bienvenue dans la surVeillance : les caméras sont partout, impossible de se déconnecter. Au royaume de la transparence, tout ce qui est caché est suspect.
Áki et Lenita viennent de se séparer et se vengent par personnes interposées en se livrant à toutes sortes d’expériences sexuelles sous l’œil attentif des webcams. Tous deux écrivains, ils achèvent chacun leur roman. Un roman unique. Qui fera date.
À Isafjördur, le soleil de minuit co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  26 juillet 2017
Aie, aie, aie, je n'ai pas été réceptive pour un sou à cette histoire. Les deux personnages principaux m'ont agacée de plus en plus aux fils des pages. A tel point que je n'ai pas fini le roman.
Je mets ça sur le compte d'une mauvaise lecture au mauvais moment et comme je n'aime pas rester sur une défaite je reprendraispeut être ce roman plus tard ou je serais sans doute plus réceptive.
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Kirsikka
  20 octobre 2018
Heimska, la stupidité, après Illska, le mal.
Les personnages ne sont pas attachants, trop occupés d'eux-mêmes et de leurs relations fondées sur le narcissisme et le voyeurisme, avec un net penchant pour l'arrogance.
Dans un monde où tout le monde surveille tout le monde, l'idée d'Erikur Örn Norddhal est que finalement, il y a peu de chance qu'on soit regardé tout le temps, parce que c'est matériellement impossible. Mais ce monde oblige pourtant à une attitude raide, fondée sur le regard et la réputation, ou bien à un exhibitionnisme égoïste. L'autre existe à peine.
Quand la panne de courant survient, certains redécouvrent l'intimité, la simplicité des gestes accomplis pour soi et non plus sous le regard constant des caméras, d'autres paniquent, d'autres encore ne voient que fadeur dans la réalité. Mais la confiance dans le système et l'absence de réflexion sur les conséquences peut aussi provoquer des drames.
La stupidité, c'est de croire par exemple que la transparence entraîne des comportement vertueux. La surVeillance est politique, mais jamais morale.
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lucia-lilas
  07 mars 2017
« Il n'y a à tout cela qu'une seule réponse : éteindre la machine. Soit c'est elle qui survit, soit c'est l'être humain, mais pas les deux. »

Plus terrible que le 1984 d'Orwell où Big Brother observait les citoyens : là, tout le monde observe tout le monde. « Les gens avaient cessé de baiser portes closes ou de déféquer en privé. » Tout est visible par tous. Et comme l'enfer, c'est les autres, vous imaginez le résultat ! « SurVeillance. Tout le monde voit tout le monde. Il ne s'agit pas d'un « panoptikon » où un oeil épierait chaque individu et informerait le pouvoir politique, mais plutôt d'un « synoptikon » où tous les yeux présents dans le bâtiment peuvent observer l'ensemble des autres individus et ce, où qu'ils soient. »
Et le pire dans tout cela, c'est que ceux qui osent se déconnecter ou qui le sont accidentellement se sentent comme perdus, quasi inexistants comme si vivre signifiait se montrer aux autres. Exister, c'est être vu. Autrement dit, cesser d'être vu signifierait … mourir !
« C'était peut-être ça, le plus terrifiant, l'idée d'être seul sans que personne vous voie, l'idée que tous pouvaient vous observer, mais que personne ne s'y intéressait. »
Finalement, dans ce monde, la tragédie, c'est la panne de courant !
J'avoue que ce point de départ m'avait donné envie de découvrir ce qui se présentait comme une terrible dystopie des temps modernes.
Hélas, finalement, je me suis perdue dans ce roman pour des raisons que je vais tenter d'analyser.
Deux écrivains, Lenita et Áki Talbot, séparés depuis peu, se déchirent : ils ont chacun écrit un livre qui porte le même titre Ahmed et dont le contenu, assez identique, raconte comment un jeune Pakistanais, réfugié en Islande, finit par rejoindre les rangs de l'État Islamique.
Qui a plagié l'autre et pourquoi ? Ou bien, à force de s'observer, les gens finissent-ils par se ressembler ? Chacun des deux protagonistes souhaiterait être récompensé par un prix littéraire et vendre plus de livres que l'autre. Ils s'épient sans cesse. Encore vaguement amoureux, ils s'observent via les caméras, souffrent de voir leur ancien conjoint se livrer à des expériences sexuelles multiples.
Là, surgit un groupuscule terroriste qui veut tout faire sauter et mettre fin au règne de la transparence absolue…
J'ai trouvé que le propos de départ était vraiment intéressant mais l'on finit par aborder différents thèmes qui ne sont jamais vraiment approfondis, on s'interroge au sujet des personnages et de leurs motivations sans jamais avoir de réponses, l'intrigue peine à se mettre en place, certains points d'ailleurs demeurent à mon sens inexpliqués. Il me reste comme une impression d'inabouti…
Je termine le livre un peu frustrée, un peu perdue aussi, je dois bien l'avouer.
Heimska La stupidité pose néanmoins un regard bien sombre sur notre époque hyper-connectée où l'homme peine à vivre sans le regard de l'autre. Pas très engageant tout ça…

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Ingannmic
  22 juillet 2017
Dans un futur proche...
... les individus sont privés de toute intimité, ce dont ils s'accommodent visiblement fort bien. En effet, pour ces citoyens d'un monde hyper connecté, l'omniprésence de caméras permettant à la planète entière de suivre leurs faits et gestes à tout moment, y compris chez eux, est devenu non seulement une évidence, mais aussi un besoin. Car ne pas être vu revient alors à disparaître, l'existence étant principalement définie par la possibilité du regard des autres.
"C'était peut-être ça, le plus terrifiant, l'idée d'être seul sans que personne vous voie, l'idée que tous pouvaient vous observer, mais que personne ne s'y intéressait".
Le dispositif qui régit techniquement cette vaste toile d'araignée est désigné sous le nom de surVeillance, comme si son principal but était la protection (de qui ? contre quoi ?) et non l'observation, voire le contrôle.
Áki et Lenita Talbot évoluent dans cette société du voyeurisme permanent. Ce couple d'écrivains célèbres se livre une guerre sans merci depuis la parution quasi simultanée de leurs derniers romans respectifs qui présentent des similitudes plus que troublantes. Sans qu'aucun d'entre eux n'ait laissé filtrer le moindre indice quant à leurs récits, au moment de leur élaboration, ils ont traité de la même thématique (la radicalisation d'un jeune islandais d'origine syrienne) et donné à leurs romans le même titre -Ahmed-. Séparés, les Talbot passent leur temps à s'épier et à se provoquer par l'intermédiaire de vidéos exhibant leurs ébats mutuels.
Le récit de leur joute ex-conjugale alterne avec des paragraphes évoquant la relation de Lenita avec sa soeur jumelle, quelques bribes de l'existence de cette dernière et de son époux, les préparatifs qu'un groupe de pseudo-terroristes peaufine en vue de couper l'électricité de toute la région d'Isofjördur -où se déroule l'intrigue-, des considérations socio-philosophiques sur l'avenir de l'humanité... bref, de quoi alimenter de nombreuses thématiques fort intéressantes, mais que l'auteur n'a pas pris le temps de développer vraiment, "Heimska, La stupidité" ne comptant qu'une petite cent-cinquantaine de pages...
Cette brève lecture m'a ainsi laissé un goût d'inachèvement et de confusion. Dommage, car j'attendais beaucoup de ce titre, dont l'auteur m'avait captivé et impressionné avec son premier roman, bien plus dense et profond.
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bina
  11 février 2017
« Alors qu'ils étaient tout juste mariés, Aki et Lenita avaient tenté l'expérience de débrancher toutes les webcams de leur domicile (…). Aki et Lenita se sentaient bien chez eux. Mais voila, ils avaient quand même l'impression de ne plus exister et d'être vidés de leurs substances… »
Oui, car dans la société dans laquelle vivent nos deux personnages, tout le monde est interconnecté en permanences, les caméras tournent sans arrêt, et chacun peut suivre n'importe qui où qu'il soi…Tout le monde peut vous voir, vous observer,…mais personne peut ne s'intéresser à vous…et c'est peut-être le pire…
Islande, un couple d'écrivains se déchire autour de leur roman respectif. Même titre, même histoire proche. Plagiat ? Engueulade. Séparation. SurVeillance. SurVeillance est le nom donné au système de caméras des espaces publics ou privés connectées aux multiples écrans de la vie quotidienne. Téléphone, tablette…Par reconnaissance faciale, chacun peut surveiller qui il veut, en direct ou à son insu. Tout le monde peut vous voir mais vous n'intéressez personne.
Comment montrer les dangers d'ne telle société ? Comment la prendre en otage ?
Ce roman est une dystopie qui montre ce que pourrait devenir notre société à court terme.
Je suis restée sur ma faim, avec ce roman qui m'a permis la découverte d'un nouvel auteur islandais. Les personnages, s'ils utilisent les caméras pour leur vengeance personnelle, servent un peu trop de prétexte à l'auteur. Ils auraient mérités d'être davantage fouillés. Là l'histoire me semble trop artificielle.
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critiques presse (2)
LaPresse   27 février 2017
À travers des personnages complètement déshumanisés, Norđdahl cultive habilement le malaise autour de ces relations rendues malsaines, et tourne au ridicule notre addiction à la technologie.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique   18 janvier 2017
Une réflexion caustique sur la société de surveillance par l'écrivain islandais Eiríkur Örn Norddahl.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   14 juin 2017
Le présent est le futur du passé. Le futur est, de manière générale, le futur du présent. Mais il contient également un futur, de même qu'il contient un passé.
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KirsikkaKirsikka   20 octobre 2018
Quand Aki, également plongé dans l'écriture et hébergé dans une maison d'été non loin d'Helsinki, demanda à Lenita sur Skype ce qu'elle écrivait, elle lui répondit qu'en fait — et comme toujours — elle explorait le pouvoir et le fonctionnement du langage.
J'écris sur la manière dont les phrases s'agitent dans la tête — la manière dont, sans vraiment influer sur ce que nous disons, elles créent un espace pour la pensée. La manières dont elles augmentent le monde des possibles. Enfin, je ne veux pas trop en parler. Tout cela est encore à un stade très sensible. Puis elle éclata de rire.
Pour une raison quelconque, elle avait l'impression qu'il aurait été stupide de retourner sa question à Aki — il imaginerait peut-être que son intérêt pour le livre qu'il écrivait n'était pas authentique et qu'elle ne l'interrogeait que par politesse—, elle attendit donc la session Skype suivante, deux jours plus tard. Aki lui répondit que c'était à la fois simple et complexe — il se proposait de peindre le tissu social en le poussant dans ses retranchements au point de le défigurer, dans l'espoir que cela provoquerait une sorte d'illumination : même s'il ne pouvait jurer de rien puisqu'il se trouvait au milieu du processus, c'était sans doute le texte le plus exigeant qu'il ait jamais écrit.
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Charybde2Charybde2   22 mai 2017
Tout l’automne durant, Áki et Lenita s’employèrent à remporter de grandes victoires littéraires et sexuelles en s’arrangeant toujours soigneusement pour que l’autre soit au courant. Ils s’affrontaient par procuration à travers les articles qui cherchaient à déterminer qui avait écrit le livre le plus génial, qui était le plus fort dans l’exploration de l’intimité, des structures sociales, des rouages du langage et du sang des mots. Les lignes n’étaient pas tout à fait claires mais, pour résumer, les chroniqueuses prenaient en général le parti de Lenita et leurs collègues masculins celui d’Áki. Les colonnes du Morgunbladid affirmaient que la jeune femme avait « réalisé une incomparable prouesse » tandis que celles du Fréttabladid claironnaient qu’Áki « constituait à lui seul une catégorie spécifique parmi les écrivains islandais ». Quant à la blogosphère littéraire, elle n’y allait pas non plus avec le dos de la cuiller. Plus les livres se voyaient dénigrés par certains, plus d’autres s’employaient à les défendre avec ardeur, plus l’un était porté aux nues aux dépens de l’autre, plus le premier voyait ses défauts et ses manques soulignés. Les affrontements atteignirent leur point culminant dans l’émission littéraire Kiljan où les critiques – un homme et une femme – s’abreuvèrent mutuellement d’insultes jusqu’à ce que l’homme quitte le plateau tandis que la femme lui envoyait quelques crachats dans le dos.
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Charybde2Charybde2   22 mai 2017
En l’absence d’électricité, le réel était plus morne, comme anesthésié. Les couleurs de la montagne, le sourire des Nigérians, les œillades des Français, le clapotis des flots. Même le jambon avait un goût d’eau et les melons semblaient moins sucrés. Un étrange silence régnait sur la falaise à oiseaux et les migrateurs faisaient preuve d’une étonnante éducation à l’heure du petit-déjeuner. Assis tout seul près de la fenêtre, souffrant d’un mal de tête dû au manque de café plutôt qu’à la gueule de bois, Áki tentait de faire taire son impatience. Bien que ne captant aucun réseau, il avait descendu son téléphone par habitude et ne voulait pas finir le peu de charge qui restait sur sa batterie en jouant à Angry Birds.
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Charybde2Charybde2   22 mai 2017
Avant de l’épouser, Áki avait prévenu Lenita que, si elle le trompait, il ne se gênerait pas pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Je sortirai et je coucherai avec quelqu’un d’autre, avait-il menacé. N’importe qui, avait-il répété en voyant qu’elle ne répondait pas. Peut-être fallait-il voir dans cet échange l’annonce de la série d’événements des trois années qui venaient de s’écouler – depuis la première fois qu’ils avaient couché ensemble une véritable guerre par baises interposées avait régné entre eux et, apparemment, les hostilités étaient loin d’être finies.
Lenita tenait à ce qu’il la voie et s’arrangeait pour le prévenir. Ça n’avait rien de secret. Six webcams étaient installées dans leur chambre à coucher, une autre dans le salon, trois dans la cuisine et même une dans les toilettes, leur jardin était équipé d’une caméra de surveillance, comme d’ailleurs tous ceux que comptait la rue, sans parler des quatre drones qui patrouillaient constamment au-dessus de la langue de terre où était bâtie la ville et des images-satellite visibles sur le Net. Les gens avaient cessé de baiser portes closes ou de déféquer en privé. D’ailleurs, quelles raisons auraient-ils eues de faire autrement ? Ce n’était pas une honte de baiser ou de chier. Tout le monde faisait ça. C’était en revanche très laid de tromper son conjoint – tout bonnement inacceptable.
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Video de Eirikur Orn Norddahl (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eirikur Orn Norddahl
Eirikur Orn Norddahl - Illska .Eirikur Orn Norddahl vous présente son ouvrage "Illska". Parution le 20 août 2015 aux éditions Métailié. Rentrée littéraire Automne 2015. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/eir%C3%ADkur-orn-norodahl-illska-mal-9791022601658.html Notes de Musique : ?King Island Alaska? (by Utopia, Ohio). Free Music Archive. Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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