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EAN : 9782266249157
360 pages
Éditeur : Pocket (09/10/2014)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 1580 notes)
Résumé :
Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d'autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d'un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d'un mystérieux dossier, le « Code 93 » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshéri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (434) Voir plus Ajouter une critique
SMadJ
  12 mai 2015
Bon tu l'as compris, Code 93 se passe dans le 9-3 magueule. Et la Seine Saint Denis, c'est d'la bombe bébé !
Une intrigue dense mais concentrée pour un si petit département.
Ah bah oui mais il est explosif celui-là. Violent, sale mais avec son air canaille il demeure attachant. Ah pas tant que ça au final...
Car Olivier Norek, flic et romancier de son état, ne nous fait pas de cadeaux avec ses descriptions de meurtres. Ils sont bien sanglants. Travaillés. Intrigants.
Le bouquin est court. Vite lu. A peine le temps d'une garde à vue tant les pages se consument à grands feux entre vos mains.
Ce roman a surtout le mérite d'être très instructif et de confirmer le rapport très ambigüe entre "les politiques" et la Seine Saint-Denis. La "laissée pour compte" de la République.
C'est normal qu'on ait laissé les choses s'enliser, aucun de nos dirigeants n'y a jamais vécu et politiquement il n'y a rien à y gagner vu que les taux de participation aux échéances électorales sont parmi les plus faibles de France. Pas près de s'arranger donc...
Les personnages décrits sont réalistes, pas clichesques. On sent le vécu, le réel, la patine de l'auteur. Une équipe de flic soudée, attachante que l'on se plaît à suivre et à aimer. Oui, Costes et ses hommes sont des personnages qu'on a envie de connaitre mieux.
Les interactions entre eux, l'humour, les vannes qui cimentent le groupe et font mouche auprès du lecteur, tout est pensé pour un formidable ride dans les rues bétonnées de la Seine Saint-Denis.
Olivier Norek frappe fort pour son premier roman. Flic dans notre banlieue chic - non choc - il sait de quoi il parle et surtout il sait nous parler. Car avant d'être un maître homme, il est un maître des mots. Ceux qui s'incrustent dans la rétine et imprègne longtemps votre imaginaire. Pas par leur puissance mais par l'histoire brillamment contée.
Olivier Norek ne donne pas dans les envolées lyriques, il va à l'essentiel. C'est l'histoire qui prime. Sa force. Sa netteté. Sa résilience. Même si on mettra un petit bémol sur la capacité du coupable - qu'on devine assez vite - à avoir la puissance nécessaire pour commettre tous ces forfaits.
C'est un premier bouquin avec les travers d'un premier bouquin.
Mais c'est un premier bouquin qui oblige à se fixer très vite un rendez-vous avec le second tellement les promesses contenues sont excitantes 3,5/5
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bibiouest
  09 mars 2019
J'ai passé un excellent moment avec ce premier polar d'Olivier Norek.
L'auteur maîtrise son sujet, lui-même policier dans le 93 les intrigues et idées de romans doivent foisonner, mais c'est une chose d'imaginer une histoire s'en est une autre de la coucher sur papier, on peut dire que le pari de Norek est une réussite.La réalité est souvent bien plus «intéressante» que la fiction...
Les personnages sont attachants, en particulier le capitaine Coste en flic charismatique.
Des dialogues percutants, ponctués d'humour malgré le contexte, font de ce code 93 une lecture addictive.
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democratz
  13 novembre 2017
C'est en 2013 que j'entends parler pour la première fois d'Olivier Norek. Son livre "Code 93" avait, à l'époque reçu un accueil très positif des médias et autres critiques littéraires.
Il se distingue d'autres auteurs de thrillers comme Grangé, Chattam ou Thilliez par sa profession. Olivier Norek est un flic de terrain très expérimenté. Son territoire c'est le 93; aussi, son premier roman est criant d'une vérité du quotidien, que ce soit lorsqu'il aborde les difficultés des policiers pour exécuter leurs missions (sous effectifs, manque de moyens matériels, défiance d'une partie de la population...) ou bien en traitant de la grande précarité d'un département qui semble coupé de ses voisins, notamment de Paris.
De Paris il sera aussi question dans ce roman. Plus précisément du grand Paris (regroupement de la ville de Paris et 130 communes, comprenant l'intégralité des communes des départements de la petite couronne dont le 93 ainsi que quelques communes de la grande couronne), projet ambitieux, audacieux et parallèlement périlleux, prétexte à des tentatives de corruptions.
Nous suivons donc le quotidien de Victor Coste, capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Son équipe et lui seront confrontés à plusieurs meurtres violents et assez intrigants pour que la presse s'en mêle. Entre la pression des médias qui veulent savoir si un serial killer sévit en Seine Saint Denis et une hiérarchie distante mais qui se fait exigeante en matière de résultats, une course contre la montre est engagée afin d'identifier et de neutraliser le ou les responsables de ce bain de sang.
Cette affaire, l'une des plus complexe de sa carrière, mettra en difficulté Coste qui devra choisir entre convictions personnelles et professionnelles. En effet, des éléments apportés par un mystérieux corbeau pointeront du doigts le traitement de vieux dossiers criminels entachés d'irrégularités et annotés "Code 93".
Ce livre se lit d'une traite. Il se dévore même! Les chapitres courts donnent du dynamisme à l'histoire et poussent le suspens à son degré maximal.
Brutalité, magouilles, pouvoir, sexe, fatalité mais aussi amitié, cohésion de groupe, amour et espoir... autant d'éléments qui font de Code 93, un livre passionnant et authentique.
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le_Bison
  23 janvier 2019
Prendre le RER, le froid t'étripe, le périphérique s'éloigne derrière toi, le paysage se grisaille. Des barres de béton, couleur gris sale, gris sombre, gris pénombre. And the sky is grey, California Dreamin' mais « C'est pas Hollywood, ici, c'est la Seine-Saint-Denis. » et le 93 n'a rien pour faire rêver, violence dans la rue, drogue à tous les étages, tournantes dans les caves. L'univers est glauque et pesant. Des gyrophares tournoient dans la nuit, des cordons de sécurité étirent un périmètre, la police scientifique se vêt d'une combinaison blanche. Un premier cadavre, un black sans couilles. Mais il reviendra du monde des morts. Un second mort, combustion spontanée de l'âme et de la chair. Étonnante entrée en matière, Coste, un vieux flic qui a fait toutes ses gammes dans cette banlieue, est chargé de l'affaire. Première entrée en matière d'une PJ à suivre sur plusieurs épisodes, comme dans une série télévisée. Normal… Olivier Norek est aussi à l'origine de la sixième saison de la série « Engrenages ». Ce « Code 93 » a les mêmes codes.
Au milieu de ces sombres histoires de morts et de sauvagerie barbare, je perçois quelques notes de poésie. Certes, il faut bien les chercher, mais la poésie permet de tenir le coup, sous une pluie de coups, coup dur pour les survivants, les autres, les morts jonchent sur une table métallique de la légiste ou s'enterrent dans le carré des inconnu(e)s sans nom connu. « Faire l'amour, c'est offrir son corps et son esprit. » Voilà une phrase qui me parle mais qui veut de mon esprit ? Coste voit un de ses fidèles lieutenants quittés les lieux, trop pourrissants pour vivre décemment. Une nouvelle venue, un peu de féminité dans l'équipe ne va pas nuire à l'histoire. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, le passé a ses cadavres qui vont resurgir de dossiers enterrés ou oubliés.
Très classique dans sa construction, dans ses thèmes, dans son ambiance, pourtant je suis activement le déroulement de l'enquête, ses méandres nauséabondes dans la luxure bourgeoise et politicienne. de quoi en faire une version cinématographique ou le décliner en série télé d'une chaîne payante. Ce « Code 93 » c'est un polar en béton armé. Solide et sans espoir, une terre d'abandon à l'heure du Grand Paris où l'ultra barbarie de l'âme humaine côtoie la tristesse d'une âme. « La tristesse c'est personnel, ça ne se partage pas. » Voilà une autre phrase qui me parle...
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Yggdrasila
  17 mai 2018
Qui est mieux placé qu'un lieutenant de la PJ de la Seine-Saint-Denis pour écrire un thriller sur le 93 ?
Dans ce premier roman, Olivier Norek nous entraîne dans une enquête plutôt surprenante sur fond de drogue, de prostitution et de règlements de compte. On est à la fois basculés entre l'atmosphère pesante de la banlieue et celle de la haute société.
L'auteur nous livre avec une grande perspicacité les fonctionnements de certains rouages au sein de la police. de nombreuses informations concernant les procédures sont expliquées, alors que certaines difficultés rencontrées dans le métier sont dénoncées. On sent les années de carrière derrière cette écriture dynamique.
Victor Coste est un personnage charismatique. Son équipe d'enquêteurs est à la fois efficace et plutôt amusante: avec Ronan le motard taquin et dragueur, Sam le geek et Johanna qui m'a drôlement rappelé le personnage de Brienne de Torth dans Game of Thrones avec sa carrure impressionnante. Les petits traits d'humour entre ces collègues m'ont très souvent fait sourire.
L'enquête est plutôt bien menée et assez prenante. On passe également par quelques passages de torture qui m'ont fait grimacer, mais l'auteur ne s'y attarde pas.
Olivier Norek greffe la toile de son histoire à travers les grands bouleversements liés aux projets urbains qui relient la capitale à sa banlieue. Il ouvre la porte à une réflexion sur l'évolution à long terme du 93, notamment sur la place que ce département peut avoir dans un projet si colossal... sans oublier bien sûr, ses enjeux économiques.
C'est un roman que j'ai pris plaisir à lire mais qui ne sera pas non plus inoubliable je pense. J'ai cependant grandement envie de découvrir le reste de la trilogie afin de retrouver les personnages que j'ai apprécié.
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critiques presse (1)
LeFigaro   17 mai 2013
On ressort bluffé par ce thriller à l'atmosphère étouffante, dont l'action avance grâce à des dialogues efficaces et des descriptions réalistes d'une banlieue malade. Chez Norek, pas de flic solitaire et alcoolique mais un homme blessé, certes, mais entouré d'une équipe solide et solidaire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (227) Voir plus Ajouter une citation
AxelinouAxelinou   28 mai 2020
« - Vous vous trompez, Coste, les chiffres sont tout, exactement pour cette raison. C’est parce qu’on peut tout leur faire dire qu’on les fait tant parler. » p. 306
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AxelinouAxelinou   28 mai 2020
« Longtemps, il avait réussi à passer entre les gouttes, à rester un célibataire endurci, quitte à inquiéter son entourage. L’amour, il s’en méfiait : ceux qui se tiennent par la main, ceux qui se regardent dans les yeux et qui terminent les phrases de l’autre. L’amour ça déborde comme un coloriage. » p. 114
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Laurent3375Laurent3375   20 mai 2020
- Pour ma part, j'ai besoin que vous me couvriez, je prends ma journée en off et je ne voudrais pas ébruiter mon absence. Alors si Damiani demande après moi...
Sam l'interrompit :
- Y a pas de risque, aucune raison pour qu'elle se pointe un dimanche.
Coste se senti gêné.
- On est dimanche ?
Entre le boulot le week-end et les nuits passées au bureau, il commençait à se sentir comme une caricature de flic tv et, il le savait, ce n'était pas une bonne chose.
- Quand vous aurez vérifié tout ça, faites vous un restau sur la caisse du groupe et rentrez chez vous, on se revoit lundi.

Pocket - page 131
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Laurent3375Laurent3375   19 mai 2020
"C"est pas Hollywood, ici, c'est la Seine-Saint-Denis." (Commandant M.C. Damiani)

"Tu penses qu'il joue avec nous ?
- Non, je pense qu'il veut nous faire participer, c'est différent." (Capitaine Victor Coste)

"Le 93 a toujours été un coupe-gorge, pour quelles raisons voudrait-on le faire passer pour un village de vacances ?" (Lucas Soultier)

"On est beau tous les deux, les bras liés et la gueule muselée." (Marc Farel)
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ZilizZiliz   19 mars 2018
- Je connais bien l'endroit. Pas une villa à moins de 400 000 euros, notre gars peut pas se payer ça, même en location. Soit il est hébergé, soit il squatte une villa vide, je penche pour le squat. On peut faire villa après villa ou chercher directement la vieille qui connaît le quartier, celle qui épie ses voisins et qui sait les potins. [...]
Les trois policiers se séparèrent et quelque vingt minutes plus tard, c'est Ronan qui les contacta. Sam et Coste se rejoignirent au 15 de l'avenue des Acacias.
- Vous allez adorer. J'en ai trouvé une bonne. Vous savez ce que c'est, ça ?
Il montra un talkie-walkie d'enfant, rose et rond, accroché à la grille d'une villa faisant face à un jardin en friche. [...]
- C'est un putain de baby-phone en position émetteur-récepteur. Elle en a accroché partout dans sa baraque.
Sam siffla son étonnement.
- Bravo, t'as mis la main sur la parano du quartier.
Le baby-phone cracha.
- Le grand avec sa drôle de tête, il reste dehors, j'en veux pas chez moi ! Y va voir si j'suis parano !
Ils levèrent tous trois les yeux vers la maison pour se voir épiés par une silhouette que le reflet du soleil dans la vitre ne leur permit pas de distinguer réellement, puis qui disparut.
Ronan, aux anges, n'en demandait pas plus.
- Voilà, le grand avec sa drôle de tête tu nous attends bien sagement, nous on va faire les policiers. Tu peux remplacer le chien méchant si tu veux, il est mort depuis longtemps.
- Paix à son âme, conclut le baby-phone.
Un autre, de même marque et de même couleur, se trouvait accroché au-dessus de la sonnette d'entrée. La porte était entrouverte et une odeur persistante d'urine de chat imprégnait l'atmosphère. [...]
Une dame sans âge était profondément enfoncée dans un fauteuil élimé. Une large tache de gras auréolait le repose-tête. Engoncée dans une blouse à fleurs, elle portait les cheveux courts et teintés de ce bleu improbable que seuls les coiffeurs d'octogénaires se permettent. Elle quitta à peine du regard l'écran de télé. Devant elle, sur la table du salon, étaient disposés huit baby-phones grésillant chacun avec sa sonorité propre et couvrant quasiment le bruit du présentateur du journal télévisé.
- Toujours à l'écoute, mes enfants. Sept fenêtres et une porte, huit takiouakis pour tout entendre. Comme ça je sais si qu'on rentre chez moi ou si qu'on rôde. Mieux qu'une alarme de magasin.
(p. 77-78)
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