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EAN : 9782266249157
360 pages
Éditeur : Pocket (09/10/2014)
3.97/5   2507 notes
Résumé :
Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d'autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d'un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.

Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d'un mystérieux dossier, le "Code 93" ?

Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux qua... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (592) Voir plus Ajouter une critique
3,97

sur 2507 notes

lyoko
  26 août 2020
Bon, on sent quand même que c'est le tout premier d'Olivier Norek, pour avoir lu les suivants, il a quand même bien amélioré son intrigue.
parce que si l'écriture est prenante on devine malheureusement assez vite.
Du coup il faut reconnaître que dans un polar ça gâche quand même pas mal le truc ! mais les idées sont bonnes et j'aime bien en plus quand on reconnait que les puissants se servent de un peu de leur pouvoir ou de leurs relations pour arriver a leurs fins.
Mais bon on reconnait que l'ancien flic qui maitrise et franchement il est vraiment bon dans pas mal d'explications.
J'ai trouvé ce roman pas suffisamment abouti , mais je sais que la suite ne sera que meilleure, j'ai passé un bon moment de lecture malgré tout.
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SMadJ
  12 mai 2015
Bon tu l'as compris, Code 93 se passe dans le 9-3 magueule. Et la Seine Saint Denis, c'est d'la bombe bébé !
Une intrigue dense mais concentrée pour un si petit département.
Ah bah oui mais il est explosif celui-là. Violent, sale mais avec son air canaille il demeure attachant. Ah pas tant que ça au final...
Car Olivier Norek, flic et romancier de son état, ne nous fait pas de cadeaux avec ses descriptions de meurtres. Ils sont bien sanglants. Travaillés. Intrigants.
Le bouquin est court. Vite lu. A peine le temps d'une garde à vue tant les pages se consument à grands feux entre vos mains.
Ce roman a surtout le mérite d'être très instructif et de confirmer le rapport très ambigüe entre "les politiques" et la Seine Saint-Denis. La "laissée pour compte" de la République.
C'est normal qu'on ait laissé les choses s'enliser, aucun de nos dirigeants n'y a jamais vécu et politiquement il n'y a rien à y gagner vu que les taux de participation aux échéances électorales sont parmi les plus faibles de France. Pas près de s'arranger donc...
Les personnages décrits sont réalistes, pas clichesques. On sent le vécu, le réel, la patine de l'auteur. Une équipe de flic soudée, attachante que l'on se plaît à suivre et à aimer. Oui, Costes et ses hommes sont des personnages qu'on a envie de connaitre mieux.
Les interactions entre eux, l'humour, les vannes qui cimentent le groupe et font mouche auprès du lecteur, tout est pensé pour un formidable ride dans les rues bétonnées de la Seine Saint-Denis.
Olivier Norek frappe fort pour son premier roman. Flic dans notre banlieue chic - non choc - il sait de quoi il parle et surtout il sait nous parler. Car avant d'être un maître homme, il est un maître des mots. Ceux qui s'incrustent dans la rétine et imprègne longtemps votre imaginaire. Pas par leur puissance mais par l'histoire brillamment contée.
Olivier Norek ne donne pas dans les envolées lyriques, il va à l'essentiel. C'est l'histoire qui prime. Sa force. Sa netteté. Sa résilience. Même si on mettra un petit bémol sur la capacité du coupable - qu'on devine assez vite - à avoir la puissance nécessaire pour commettre tous ces forfaits.
C'est un premier bouquin avec les travers d'un premier bouquin.
Mais c'est un premier bouquin qui oblige à se fixer très vite un rendez-vous avec le second tellement les promesses contenues sont excitantes 3,5/5
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bibiouest
  09 mars 2019
J'ai passé un excellent moment avec ce premier polar d'Olivier Norek.
L'auteur maîtrise son sujet, lui-même policier dans le 93 les intrigues et idées de romans doivent foisonner, mais c'est une chose d'imaginer une histoire s'en est une autre de la coucher sur papier, on peut dire que le pari de Norek est une réussite.La réalité est souvent bien plus «intéressante» que la fiction...
Les personnages sont attachants, en particulier le capitaine Coste en flic charismatique.
Des dialogues percutants, ponctués d'humour malgré le contexte, font de ce code 93 une lecture addictive.
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Kittiwake
  03 janvier 2021
Premier roman d'Olivier Norek, et qui devait l'inscrire dans la liste des meilleurs auteurs de polars français.
Le décor se plante en Seine Saint-Denis au coeur des quartiers, là où les codes
en vigueur obéissent à une organisation interne et mouvante.
Le roman s'ouvre sur une autopsie au déroulement peu banal, de quoi impressionner les moins sensibles et l'on se met à la place de l'opérateur! le pseudo-meurtre initial, commis en ayant recours à un rituel remarquable, est suivi d'un deuxième aussi étrange. Les rumeurs sur fond d'ésotérisme vont bon train.
Le capitaine Coste ne se laisse pas berner par les apparences, le rationnel est son domaine.
Et l'enquête aboutira à des révélations troublantes.
C'est dans ce volume que l'on fait aussi connaissance avec la brigade, qui s'enrichit d'un nouvel élément lorsque l'histoire débute. La nouvelle recrue devra faire ses preuves.
Excellente intrigue, suffisamment complexe pour s'y accrocher et pas trop alambiquée pour éviter de s'y perdre.
On perçoit l'expérience de l'autre derrière les situations décrites. Les dialogues sont parfaits, à la fois réalistes et souvent humoristiques.

Envie de lire rapidement le troisième opus .

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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le_Bison
  23 janvier 2019
Prendre le RER, le froid t'étripe, le périphérique s'éloigne derrière toi, le paysage se grisaille. Des barres de béton, couleur gris sale, gris sombre, gris pénombre. And the sky is grey, California Dreamin' mais « C'est pas Hollywood, ici, c'est la Seine-Saint-Denis. » et le 93 n'a rien pour faire rêver, violence dans la rue, drogue à tous les étages, tournantes dans les caves. L'univers est glauque et pesant. Des gyrophares tournoient dans la nuit, des cordons de sécurité étirent un périmètre, la police scientifique se vêt d'une combinaison blanche. Un premier cadavre, un black sans couilles. Mais il reviendra du monde des morts. Un second mort, combustion spontanée de l'âme et de la chair. Étonnante entrée en matière, Coste, un vieux flic qui a fait toutes ses gammes dans cette banlieue, est chargé de l'affaire. Première entrée en matière d'une PJ à suivre sur plusieurs épisodes, comme dans une série télévisée. Normal… Olivier Norek est aussi à l'origine de la sixième saison de la série « Engrenages ». Ce « Code 93 » a les mêmes codes.
Au milieu de ces sombres histoires de morts et de sauvagerie barbare, je perçois quelques notes de poésie. Certes, il faut bien les chercher, mais la poésie permet de tenir le coup, sous une pluie de coups, coup dur pour les survivants, les autres, les morts jonchent sur une table métallique de la légiste ou s'enterrent dans le carré des inconnu(e)s sans nom connu. « Faire l'amour, c'est offrir son corps et son esprit. » Voilà une phrase qui me parle mais qui veut de mon esprit ? Coste voit un de ses fidèles lieutenants quittés les lieux, trop pourrissants pour vivre décemment. Une nouvelle venue, un peu de féminité dans l'équipe ne va pas nuire à l'histoire. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, le passé a ses cadavres qui vont resurgir de dossiers enterrés ou oubliés.
Très classique dans sa construction, dans ses thèmes, dans son ambiance, pourtant je suis activement le déroulement de l'enquête, ses méandres nauséabondes dans la luxure bourgeoise et politicienne. de quoi en faire une version cinématographique ou le décliner en série télé d'une chaîne payante. Ce « Code 93 » c'est un polar en béton armé. Solide et sans espoir, une terre d'abandon à l'heure du Grand Paris où l'ultra barbarie de l'âme humaine côtoie la tristesse d'une âme. « La tristesse c'est personnel, ça ne se partage pas. » Voilà une autre phrase qui me parle...
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critiques presse (1)
LeFigaro   17 mai 2013
On ressort bluffé par ce thriller à l'atmosphère étouffante, dont l'action avance grâce à des dialogues efficaces et des descriptions réalistes d'une banlieue malade. Chez Norek, pas de flic solitaire et alcoolique mais un homme blessé, certes, mais entouré d'une équipe solide et solidaire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (291) Voir plus Ajouter une citation
MrVladdyMrVladdy   25 novembre 2021
- Les gars de cité Basse de Noisy-le-Sec ont fait une expédition punitive à la Kalach sur ceux de cité Haute. 105 ogives retrouvées par terre, un seul blessé, au genou en plus. Même pas capables de se buter entre eux. Putain d'amateurs.
Il cala le fusil entre les deux sièges avant puis ajouta, un peu trop cow-boy :
- On va rejoindre deux équipes de compagnies d'intervention pour passer la cité au Kärcher.
- Attention, tu parles aussi mal qu'un président.
- Casse toi pauvre con.
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ZilizZiliz   19 mars 2018
- Je connais bien l'endroit. Pas une villa à moins de 400 000 euros, notre gars peut pas se payer ça, même en location. Soit il est hébergé, soit il squatte une villa vide, je penche pour le squat. On peut faire villa après villa ou chercher directement la vieille qui connaît le quartier, celle qui épie ses voisins et qui sait les potins. [...]
Les trois policiers se séparèrent et quelque vingt minutes plus tard, c'est Ronan qui les contacta. Sam et Coste se rejoignirent au 15 de l'avenue des Acacias.
- Vous allez adorer. J'en ai trouvé une bonne. Vous savez ce que c'est, ça ?
Il montra un talkie-walkie d'enfant, rose et rond, accroché à la grille d'une villa faisant face à un jardin en friche. [...]
- C'est un putain de baby-phone en position émetteur-récepteur. Elle en a accroché partout dans sa baraque.
Sam siffla son étonnement.
- Bravo, t'as mis la main sur la parano du quartier.
Le baby-phone cracha.
- Le grand avec sa drôle de tête, il reste dehors, j'en veux pas chez moi ! Y va voir si j'suis parano !
Ils levèrent tous trois les yeux vers la maison pour se voir épiés par une silhouette que le reflet du soleil dans la vitre ne leur permit pas de distinguer réellement, puis qui disparut.
Ronan, aux anges, n'en demandait pas plus.
- Voilà, le grand avec sa drôle de tête tu nous attends bien sagement, nous on va faire les policiers. Tu peux remplacer le chien méchant si tu veux, il est mort depuis longtemps.
- Paix à son âme, conclut le baby-phone.
Un autre, de même marque et de même couleur, se trouvait accroché au-dessus de la sonnette d'entrée. La porte était entrouverte et une odeur persistante d'urine de chat imprégnait l'atmosphère. [...]
Une dame sans âge était profondément enfoncée dans un fauteuil élimé. Une large tache de gras auréolait le repose-tête. Engoncée dans une blouse à fleurs, elle portait les cheveux courts et teintés de ce bleu improbable que seuls les coiffeurs d'octogénaires se permettent. Elle quitta à peine du regard l'écran de télé. Devant elle, sur la table du salon, étaient disposés huit baby-phones grésillant chacun avec sa sonorité propre et couvrant quasiment le bruit du présentateur du journal télévisé.
- Toujours à l'écoute, mes enfants. Sept fenêtres et une porte, huit takiouakis pour tout entendre. Comme ça je sais si qu'on rentre chez moi ou si qu'on rôde. Mieux qu'une alarme de magasin.
(p. 77-78)
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YggdrasilaYggdrasila   05 mars 2018
Quatre voies grises et sans fin s’enfonçant comme une lance dans le cœur de la banlieue. Au fur et à mesure, voir les maisons devenir immeubles et les immeubles devenir tours. Détourner les yeux devant les camps de Roms. Caravanes à perte de vue, collées les unes aux autres à proximité des lignes du RER. Linge mis à sécher sur les grillages qui contiennent cette partie de la population qu’on ne sait aimer ni détester. Fermer sa vitre en passant devant la déchetterie intermunicipale et ses effluves, à seulement quelques encablures des premières habitations. C’est de cette manière que l’on respecte le 93 et ses citoyens : au point de leur foutre sous le nez des montagnes de poubelles. Une idée que l’on devrait proposer à la capitale, en intra muros. Juste pour voir la réaction des Parisiens. À moins que les pauvres et les immigrés n’aient un sens de l’odorat moins développé…
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YggdrasilaYggdrasila   13 mars 2018
Il détaillait machinalement l’affiche de l’APEV scotchée sur le distributeur. L’Aide aux parents des enfants victimes. Une dizaine de visages d’enfants disparus ou enlevés lui souriaient, l’air parfaitement heureux. L’affiche est obligatoire. Elle doit être installée dans chaque commissariat de France, sur un mur bien visible, pour que chacun, policiers comme visiteurs, puisse s’en imprégner. Il imaginait les parents anéantis, dans le silence d’une chambre vide, fouillant les albums de famille à la recherche du cliché le plus ressemblant sans pouvoir s’empêcher de prendre le plus joli. Résultat, une mosaïque improbable de portraits de gamins qui se marrent comme des baleines sous le mot « Disparus » en lettres capitales rouges. Ça foutrait un coup au moral de n’importe qui.
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YggdrasilaYggdrasila   16 avril 2018
– Quand certains maires du 93 veulent assurer leur réélection, que font-ils ? Ils paient. Beaucoup, même. Ils arrosent largement les caïds de cité pour qu’ils se tiennent calmes les quelques mois qui précèdent le passage aux urnes, histoire de faire baisser de manière factice la délinquance et de faire croire qu’ils tiennent leur commune dans un gant de fer.
– C’est une rumeur.
– Que j’ai entendue, que vous avez entendue, que beaucoup d’autres connaissent. Je ne crois pas aux fumées sans feu.
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