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ISBN : 2266249150
Éditeur : Pocket (09/10/2014)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 780 notes)
Résumé :
Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d'autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d'un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d'un mystérieux dossier, le « Code 93 » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshéri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (254) Voir plus Ajouter une critique
SMadJ
  12 mai 2015
Bon tu l'as compris, Code 93 se passe dans le 9-3 magueule. Et la Seine Saint Denis, c'est d'la bombe bébé !
Une intrigue dense mais concentrée pour un si petit département.
Ah bah oui mais il est explosif celui-là. Violent, sale mais avec son air canaille il demeure attachant. Ah pas tant que ça au final...
Car Olivier Norek, flic et romancier de son état, ne nous fait pas de cadeaux avec ses descriptions de meurtres. Ils sont bien sanglants. Travaillés. Intrigants.
Le bouquin est court. Vite lu. A peine le temps d'une garde à vue tant les pages se consument à grands feux entre vos mains.
Ce roman a surtout le mérite d'être très instructif et de confirmer le rapport très ambigüe entre "les politiques" et la Seine Saint-Denis. La "laissée pour compte" de la République.
C'est normal qu'on ait laissé les choses s'enliser, aucun de nos dirigeants n'y a jamais vécu et politiquement il n'y a rien à y gagner vu que les taux de participation aux échéances électorales sont parmi les plus faibles de France. Pas près de s'arranger donc...
Les personnages décrits sont réalistes, pas clichesques. On sent le vécu, le réel, la patine de l'auteur. Une équipe de flic soudée, attachante que l'on se plaît à suivre et à aimer. Oui, Costes et ses hommes sont des personnages qu'on a envie de connaitre mieux.
Les interactions entre eux, l'humour, les vannes qui cimentent le groupe et font mouche auprès du lecteur, tout est pensé pour un formidable ride dans les rues bétonnées de la Seine Saint-Denis.
Olivier Norek frappe fort pour son premier roman. Flic dans notre banlieue chic - non choc - il sait de quoi il parle et surtout il sait nous parler. Car avant d'être un maître homme, il est un maître des mots. Ceux qui s'incrustent dans la rétine et imprègne longtemps votre imaginaire. Pas par leur puissance mais par l'histoire brillamment contée.
Olivier Norek ne donne pas dans les envolées lyriques, il va à l'essentiel. C'est l'histoire qui prime. Sa force. Sa netteté. Sa résilience. Même si on mettra un petit bémol sur la capacité du coupable - qu'on devine assez vite - à avoir la puissance nécessaire pour commettre tous ces forfaits.
C'est un premier bouquin avec les travers d'un premier bouquin.
Mais c'est un premier bouquin qui oblige à se fixer très vite un rendez-vous avec le second tellement les promesses contenues sont excitantes 3,5/5
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democratz
  13 novembre 2017
C'est en 2013 que j'entends parler pour la première fois d'Olivier Norek. Son livre "Code 93" avait, à l'époque reçu un accueil très positif des médias et autres critiques littéraires.
Il se distingue d'autres auteurs de thrillers comme Grangé, Chattam ou Thilliez par sa profession. Olivier Norek est un flic de terrain très expérimenté. Son territoire c'est le 93; aussi, son premier roman est criant d'une vérité du quotidien, que ce soit lorsqu'il aborde les difficultés des policiers pour exécuter leurs missions (sous effectifs, manque de moyens matériels, défiance d'une partie de la population...) ou bien en traitant de la grande précarité d'un département qui semble coupé de ses voisins, notamment de Paris.
De Paris il sera aussi question dans ce roman. Plus précisément du grand Paris (regroupement de la ville de Paris et 130 communes, comprenant l'intégralité des communes des départements de la petite couronne dont le 93 ainsi que quelques communes de la grande couronne), projet ambitieux, audacieux et parallèlement périlleux, prétexte à des tentatives de corruptions.
Nous suivons donc le quotidien de Victor Coste, capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Son équipe et lui seront confrontés à plusieurs meurtres violents et assez intrigants pour que la presse s'en mêle. Entre la pression des médias qui veulent savoir si un serial killer sévit en Seine Saint Denis et une hiérarchie distante mais qui se fait exigeante en matière de résultats, une course contre la montre est engagée afin d'identifier et de neutraliser le ou les responsables de ce bain de sang.
Cette affaire, l'une des plus complexe de sa carrière, mettra en difficulté Coste qui devra choisir entre convictions personnelles et professionnelles. En effet, des éléments apportés par un mystérieux corbeau pointeront du doigts le traitement de vieux dossiers criminels entachés d'irrégularités et annotés "Code 93".
Ce livre se lit d'une traite. Il se dévore même! Les chapitres courts donnent du dynamisme à l'histoire et poussent le suspens à son degré maximal.
Brutalité, magouilles, pouvoir, sexe, fatalité mais aussi amitié, cohésion de groupe, amour et espoir... autant d'éléments qui font de Code 93, un livre passionnant et authentique.
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Colette
  17 mai 2018
Qui est mieux placé qu'un lieutenant de la PJ de la Seine-Saint-Denis pour écrire un thriller sur le 93?
Dans ce premier roman, Olivier Norek nous entraîne dans une enquête plutôt surprenante sur fond de drogue, de prostitution et de règlements de compte. On est à la fois basculés entre l'atmosphère pesante de la banlieue et celle de la haute société.
L'auteur nous livre avec une grande perspicacité les fonctionnements de certains rouages au sein de la police. de nombreuses informations concernant les procédures sont expliquées, alors que certaines difficultés rencontrées dans le métier sont dénoncées. On sent les années de carrière derrière cette écriture dynamique.
Victor Coste est un personnage charismatique. Son équipe d'enquêteurs est à la fois efficace et plutôt amusante: avec Ronan le motard taquin et dragueur, Sam le geek et Johanna qui m'a drôlement rappelé le personnage de Brienne de Torth dans Game of Thrones avec sa carrure impressionnante. Les petits traits d'humour entre ces collègues m'ont très souvent fait sourire.
L'enquête est plutôt bien menée et assez prenante. On passe également par quelques passages de torture qui m'ont fait grimacer, mais l'auteur ne s'y attarde pas.
Olivier Norek greffe la toile de son histoire à travers les grands bouleversements liés aux projets urbains qui relient la capitale à sa banlieue. Il ouvre la porte à une réflexion sur l'évolution à long terme du 93, notamment sur la place que ce département peut avoir dans un projet si colossal... sans oublier bien sûr, ses enjeux économiques.
C'est un roman que j'ai pris plaisir à lire mais qui ne sera pas non plus inoubliable je pense. J'ai cependant grandement envie de découvrir le reste de la trilogie afin de retrouver les personnages que j'ai apprécié.
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Marple
  03 juin 2018
Code 93 se lit à 93 pages à l'heure tant il est efficace et haletant ! Meurtres bien sanguinolents, magouilles et perversions, aucun des classiques du genre ne nous est épargné... et pourtant ça fonctionne !
Peut-être parce qu'Olivier Norek a été un de ces flics du 93 qui souffrent de leur impuissance dans certaines zones de non-droit, du manque de moyens et de l'atrocité des crimes commis. Et qu'il le raconte à merveille.
Peut-être aussi parce qu'il y a un message derrière le suspense, certes moins prégnant que dans 'Entre deux mondes', mais présent tout de même : une forme d'alerte face à la situation terrible des banlieues, un appel à la tolérance et à la lutte contre les préjugés (y compris au sein de la police) et surtout le rappel que le pouvoir corrompt souvent...
Paradoxalement, ce roman sombre et glauque m'a détendue et apporté beaucoup de plaisir. Je ne sais pas ce que ça dit sur moi... mais cela indique à mon sens que c'est un livre qui vaut le coup !
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Crossroads
  09 mai 2016
Le 9-3 est en feu.
Et à une époque encore éloignée de ceux de la Saint-Jean, l'inquiétude du capitaine Coste apparaît légitime.
Premier brasero, un cadavre émasculé, retrouvé sans vie, qui se rappelle au bon souvenir des vivants sur la table d'autopsie.
Début des emmerdes pour Coste et sa fine équipe.
Code 93 se lit tout seul sans véritablement transcender le genre.
Une équipe hétéroclite à laquelle viendra se greffer la p'tite nouvelle pas vraiment sexy mais méchamment pointue dans son domaine. Quelques drogues, diverses et variées, proposées à des prix très compétitifs par moult dealers en mal d'ascension sociale. Pour les blasés du quotidien au portefeuille bien garni, de la partouze SM à gogo. Et pour dix coups de fouets supportés, un 33t de Karen Chéryl offert.
Ajoutez-y une sombre histoire de ripoux, saupoudrez le tout avec le retour du vengeur masqué et vous obtenez un récit plus qu'honnête qui y aurait peut-être gagné en intensité s'il ne s'était pas éparpillé façon Blier.
Une écriture sans fioritures au service de courts chapitres assure un rythme plaisant à ce polar encensé par la critique et auquel il conviendra de donner suite une fois la relative déception digérée...Pas trop fan de Karen Chéryl, en fait...
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critiques presse (1)
LeFigaro   17 mai 2013
On ressort bluffé par ce thriller à l'atmosphère étouffante, dont l'action avance grâce à des dialogues efficaces et des descriptions réalistes d'une banlieue malade. Chez Norek, pas de flic solitaire et alcoolique mais un homme blessé, certes, mais entouré d'une équipe solide et solidaire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (144) Voir plus Ajouter une citation
nathalou93nathalou93   13 juillet 2018
- des CQR ?
- C’est une expression des flics
de la circulation au cours des accidents de la route ça signifie les c
ons qui regardent
Page 135 sur 397
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nathalou93nathalou93   12 juillet 2018
- Alors il est où votre bonhomme ?
- c’est le seul type mort de la pièce, on vous as mis des halogènes tout autour pour pas que vous le ratiez

Page 24 sur 357
Commenter  J’apprécie          60
Rosalia94Rosalia94   04 juillet 2018
p 327 : Une fois de plus, Coste, vous êtes vraiment un flic, confiant en vos supérieurs et façonné pour croire que ce genre de turpitudes ne se voit que dans les scénarios. En politique, partez du principe qu'il n'existe aucune saloperie à laquelle vous puissiez penser qui n'ait déjà été commise. Aucune....
Commenter  J’apprécie          40
canelcanel   19 mars 2018
- Je connais bien l'endroit. Pas une villa à moins de 400 000 euros, notre gars peut pas se payer ça, même en location. Soit il est hébergé, soit il squatte une villa vide, je penche pour le squat. On peut faire villa après villa ou chercher directement la vieille qui connaît le quartier, celle qui épie ses voisins et qui sait les potins. [...]
Les trois policiers se séparèrent et quelque vingt minutes plus tard, c'est Ronan qui les contacta. Sam et Coste se rejoignirent au 15 de l'avenue des Acacias.
- Vous allez adorer. J'en ai trouvé une bonne. Vous savez ce que c'est, ça ?
Il montra un talkie-walkie d'enfant, rose et rond, accroché à la grille d'une villa faisant face à un jardin en friche. [...]
- C'est un putain de baby-phone en position émetteur-récepteur. Elle en a accroché partout dans sa baraque.
Sam siffla son étonnement.
- Bravo, t'as mis la main sur la parano du quartier.
Le baby-phone cracha.
- Le grand avec sa drôle de tête, il reste dehors, j'en veux pas chez moi ! Y va voir si j'suis parano !
Ils levèrent tous trois les yeux vers la maison pour se voir épiés par une silhouette que le reflet du soleil dans la vitre ne leur permit pas de distinguer réellement, puis qui disparut.
Ronan, aux anges, n'en demandait pas plus.
- Voilà, le grand avec sa drôle de tête tu nous attends bien sagement, nous on va faire les policiers. Tu peux remplacer le chien méchant si tu veux, il est mort depuis longtemps.
- Paix à son âme, conclut le baby-phone.
Un autre, de même marque et de même couleur, se trouvait accroché au-dessus de la sonnette d'entrée. La porte était entrouverte et une odeur persistante d'urine de chat imprégnait l'atmosphère. [...]
Une dame sans âge était profondément enfoncée dans un fauteuil élimé. Une large tache de gras auréolait le repose-tête. Engoncée dans une blouse à fleurs, elle portait les cheveux courts et teintés de ce bleu improbable que seuls les coiffeurs d'octogénaires se permettent. Elle quitta à peine du regard l'écran de télé. Devant elle, sur la table du salon, étaient disposés huit baby-phones grésillant chacun avec sa sonorité propre et couvrant quasiment le bruit du présentateur du journal télévisé.
- Toujours à l'écoute, mes enfants. Sept fenêtres et une porte, huit takiouakis pour tout entendre. Comme ça je sais si qu'on rentre chez moi ou si qu'on rôde. Mieux qu'une alarme de magasin.
(p. 77-78)
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ColetteColette   13 mars 2018
Il détaillait machinalement l’affiche de l’APEV scotchée sur le distributeur. L’Aide aux parents des enfants victimes. Une dizaine de visages d’enfants disparus ou enlevés lui souriaient, l’air parfaitement heureux. L’affiche est obligatoire. Elle doit être installée dans chaque commissariat de France, sur un mur bien visible, pour que chacun, policiers comme visiteurs, puisse s’en imprégner. Il imaginait les parents anéantis, dans le silence d’une chambre vide, fouillant les albums de famille à la recherche du cliché le plus ressemblant sans pouvoir s’empêcher de prendre le plus joli. Résultat, une mosaïque improbable de portraits de gamins qui se marrent comme des baleines sous le mot « Disparus » en lettres capitales rouges. Ça foutrait un coup au moral de n’importe qui.
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