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Critiques sur Code 93 (184)
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SMadJ
12 mai 2015
Bon tu l'as compris, Code 93 se passe dans le 9-3 magueule. Et la Seine Saint Denis, c'est d'la bombe bébé !

Une intrigue dense mais concentrée pour un si petit département.
Ah bah oui mais il est explosif celui-là. Violent, sale mais avec son air canaille il demeure attachant. Ah pas tant que ça au final...
Car Olivier Norek, flic et romancier de son état, ne nous fait pas de cadeaux avec ses descriptions de meurtres. Ils sont bien sanglants. Travaillés. Intrigants.

Le bouquin est court. Vite lu. A peine le temps d'une garde à vue tant les pages se consument à grands feux entre vos mains.

Ce roman a surtout le mérite d'être très instructif et de confirmer le rapport très ambigüe entre "les politiques" et la Seine Saint-Denis. La "laissée pour compte" de la République.
C'est normal qu'on ait laissé les choses s'enliser, aucun de nos dirigeants n'y a jamais vécu et politiquement il n'y a rien à y gagner vu que les taux de participation aux échéances électorales sont parmi les plus faibles de France. Pas près de s'arranger donc...

Les personnages décrits sont réalistes, pas clichesques. On sent le vécu, le réel, la patine de l'auteur. Une équipe de flic soudée, attachante que l'on se plaît à suivre et à aimer. Oui, Costes et ses hommes sont des personnages qu'on a envie de connaitre mieux.
Les interactions entre eux, l'humour, les vannes qui cimentent le groupe et font mouche auprès du lecteur, tout est pensé pour un formidable ride dans les rues bétonnées de la Seine Saint-Denis.

Olivier Norek frappe fort pour son premier roman. Flic dans notre banlieue chic - non choc - il sait de quoi il parle et surtout il sait nous parler. Car avant d'être un maître homme, il est un maître des mots. Ceux qui s'incrustent dans la rétine et imprègne longtemps votre imaginaire. Pas par leur puissance mais par l'histoire brillamment contée.

Olivier Norek ne donne pas dans les envolées lyriques, il va à l'essentiel. C'est l'histoire qui prime. Sa force. Sa netteté. Sa résilience. Même si on mettra un petit bémol sur la capacité du coupable - qu'on devine assez vite - à avoir la puissance nécessaire pour commettre tous ces forfaits.

C'est un premier bouquin avec les travers d'un premier bouquin.
Mais c'est un premier bouquin qui oblige à se fixer très vite un rendez-vous avec le second tellement les promesses contenues sont excitantes 3,5/5
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lehane-fan
09 mai 2016
Le 9-3 est en feu.
Et à une époque encore éloignée de ceux de la Saint-Jean, l'inquiétude du capitaine Coste apparaît légitime.
Premier brasero, un cadavre émasculé, retrouvé sans vie, qui se rappelle au bon souvenir des vivants sur la table d'autopsie.
Début des emmerdes pour Coste et sa fine équipe.

Code 93 se lit tout seul sans véritablement transcender le genre.
Une équipe hétéroclite à laquelle viendra se greffer la p'tite nouvelle pas vraiment sexy mais méchamment pointue dans son domaine. Quelques drogues, diverses et variées, proposées à des prix très compétitifs par moult dealers en mal d'ascension sociale. Pour les blasés du quotidien au portefeuille bien garni, de la partouze SM à gogo. Et pour dix coups de fouets supportés, un 33t de Karen Chéryl offert.
Ajoutez-y une sombre histoire de ripoux, saupoudrez le tout avec le retour du vengeur masqué et vous obtenez un récit plus qu'honnête qui y aurait peut-être gagné en intensité s'il ne s'était pas éparpillé façon Blier.

Une écriture sans fioritures au service de courts chapitres assure un rythme plaisant à ce polar encensé par la critique et auquel il conviendra de donner suite une fois la relative déception digérée...Pas trop fan de Karen Chéryl, en fait...
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sandrine57
11 février 2016
Chef du groupe crime 1 de la SDPJ de Saint-Denis depuis plus de quinze ans, Victor Coste en a vu de toutes les couleurs dans l'exercice de ses fonctions. Rien ne le surprend plus de la noirceur humaine. Pourtant, quand Bébé Coulibaly ouvre les yeux sur la table d'autopsie du docteur Marquant, le flic est décontenancé. Ce mort-vivant attise bien sûr les spéculations des journalistes qui se déchaînent quelques jours plus tard quand c'est un cas de combustion spontanée qui se présente. le 93 serait-il devenu le lieu des morts étranges ? Avec son équipe, Coste enquête malgré quelques contrariétés : son second et ami, Aubin, muté à Annecy et des lettres anonymes cherchant à attirer son attention sur des affaires apparemment enterrées par la police.

La France aime les acronymes et la police n'échappe pas à cet engouement linguistique. Bienvenue donc dans le monde des IML, SDPJ, SALVAC, STIC et autres joyeusetés. C'est un détail, certes, et on pourrait passer outre si le reste était bon. Mais... Les personnages n'ont rien de palpitant. Coste, le chef, intègre mais blessé par la vie, dirige un fondu d'informatique qui ne supporte pas la vue du sang, un italien dragueur et une nouvelle recrue pour remplacer Aubin, en la personne d'une femme au physique de camionneur qui est très vite cataloguée lesbienne. Alors que pas du tout ! Elle est mariée et a déjà enfanté deux fois. Olivier Norek nous a bien eus, pauvres lecteurs bourrés de préjugés que nous sommes ! Voilà pour l'équipe de choc. Et l'intrigue, alors ? Des morts mises en scène artistiquement par un tueur que l'on ne doit pas se fatiguer à chercher puisqu'il nous est servi sur un plateau très rapidement. Au temps pour le suspense. On peut rajouter à cela des drogués et des dealers pour faire banlieue, une famille en vue, une intrigue politique et des partouzes de luxe pour qu'on n'aille pas croire que les salauds ne vivent qu'en HLM et des scènes de torture bien gores pour corser l'affaire.
Au final, Code 93 accumule les clichés et ne se démarque pas de ses concurrents français. Cette promenade dans le 93 ne vaut vraiment pas le détour même si l'écriture nerveuse de Norek en fait une lecture facile et rapide.
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Tostaky61
27 septembre 2016
Un « mort-vivant » émasculé, le corps d'un toxicomane carbonisé, et voici l'équipe du Capitaine Coste lancé sur les traces d'un assassin hors du commun pour cette Section de Police Judiciaire du département 93.
Olivier Norek, dont Code 93 est le premier roman, sait de quoi il parle. Lui-même lieutenant de police à la Section enquête et recherches du SDPJ 93 qui sert de décor à son récit.
Un policier qui prend la plume pour nous parler de façon romancée de son métier, on connait, ils sont nombreux à franchir le pas. Norek n'a rien à envier à ses prédécesseurs, il m'a entrainé sans temps mort dans cette enquête et je me suis très vite attaché à ses personnages que j'aurai plaisir à retrouver dans ses deux opus suivant.
Les premiers pas réussis d'un auteur que les amateurs de polars et thriller ne doivent pas ignorer.
A suivre donc…..

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Stelphique
21 août 2015
Les personnages:

Victor Coste est un chef de meute. Un vrai flic comme on espère le voir sincèrement sur le terrain. Il tient à bout de bras son équipe, à moins que ce ne soit l'inverse…Reste que le point fort de ses personnages, c'est cet esprit de communion, d'entraide. C'est bel et bien le groupe qui révèle chacun d'entre eux, et les font briller à leurs avantages. Un Camion, une Tique, un Don Juan , Une Poigne, chacun devra trouver sa place pour s'imposer et mener jusqu'au bout ,une enquête hors du commun.

« Voilà qui ne voulait rien dire. Comment fait-on peur à un flic du 93? » p209

Ce que j'ai peut-être le plus apprécié, en fait, c'est tous ses personnages. Il sont si humains. On se surprend à les comprendre tous, à (presque) pardonner chacun de leurs gestes (même les plus désespérés). La fiction est largement dépassée, tous pourraient s'inviter dans notre entourage. L'auteur doit avoir une incroyable empathie, pour nous donner tant d'humanité dans son imaginaire.

Ce que j'ai ressenti…Totalement bluffée, complètement charmée…..

La Seine Saint Denis n'est pas le quartier le plus tranquille de la France, que ce soit le flic où l'auteur en lui qui nous parle, on sent une volonté de coller à la réalité, de nous faire voir les coulisses de la police, de nous montrer la Vérité, toute la Vérité sur une des zones les plus bouillantes de l'Hexagone.

-On va rejoindre deux équipes des compagnies d'interventions pour passer la cité au Karcher.
– Attention, tu parles aussi mal qu'un président.

On a ici, toute la qualité de l'oeil avisé et habitué du flic, avec des scènes qui prennent forme derrière nos paupières, mais on a aussi le talent d'un écrivain qui nous sert un thriller de haute voltige! Je peux vous dire que j'ai accroché dès le prologue (enfin… Après avoir failli y laisser, une odeur de bile…) , mais que plus on avance, plus la tension, le suspense, la qualité de son intrigue s'intensifie, pour nous donner un final parfait et maitrisé. Merci d'avoir fini sur une note aussi poétique en l'honneur de tous ses Invisibles. le code 93 n'aura plus de secret, on se posera seulement la question de son existence ou pas.

Si la noirceur est, forcement, dans ses pages, l'humour est aussi de la partie. C'est appréciable! Les petites notes ici et là, permettent de rafraîchir un sujet aussi lourd. La petite note de « surnaturel » est pour moi, la cerise sur le gâteau. On se régale de voir l'engouement journalistique pour le sensationnel, et c'est avec un grand sourire, que j'ai aimé voir les mots tels que: Zombie, auto combustion etc (no spolier) …..L'auteur, si réaliste, joue avec des codes « aux frontières du réel », et c'est joliment mené.

« Alors au boulot, « Fox Mulder ». » p86

Le 9-3 a mauvaise réputation en France. Dans ce livre, ça se confirme. Je n'irai pas y réserver mes vacances. Je me dis que si l'auteur s'est engagé à ne dire que la vérité, alors, ma confiance aux « hautes stratosphères » ne va pas s'améliorer. Mais c'est quoi le problème des Hommes avec le Pouvoir????!!!! Mais pourquoi leurs pires bassesses ressortent dès qu'un profil de « trône » se présente???!!!Dans ses pages, j'ai été bouleversée plus que je ne le pensais, car on delà du thriller, c'est un authentique policier qui nous offre son regard sur la France d'aujourd'hui….Et c'est très déstabilisant!!!!!

Certaines strates sont trop élevées pour que la Justice vienne y jouer les alpinistes.

« -Va pour le diable. » p257.

En bref, c'est sans surprise que je vais vous dire que c'est un coup de coeur! Une lecture très intense, rondement bien menée, et délicieusement réelle.

Lien : https://fairystelphique.word..
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diablotin0
04 septembre 2016
Oui, c'est un bon polar et je comprends pourquoi il a connu autant de succès. On est ici plongé dans l'univers de la SDPJ 93. le passé professionnel d'Olivier Norek évite les invraisemblances que l'on peut lire dans certains policiers et c'est incontestablement un atout.
Toutefois, ce n'est pas un coup de coeur car je ne retrouve pas ce que j'apprécie particulièrement dans les thrillers psychologiques à savoir une tension, une atmosphère angoissante , oppressante. C'est normal me direz vous puisqu'il s'agit d'un policier et non pas un thriller ! hé oui vous avez raison !
Ce livre reste néanmoins agréable et je lirai sans doute "Territoires"
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indira95
06 septembre 2016
Seine-Saint-Deniissss, ton univers impitoyableeeeee....Entre un mort émasculé pas vraiment mort, des filles paumées shootées à l'héro qui finissent très très mal, un camé torturé dans un pavillon de Romainville et un département exsangue au bord de la guerre civile, on peut dire que notre capitaine Victor Coste a du pain sur la planche.

Fin fleuron du SDPJ du 93, Coste est un homme secret, discret et efficace à la tête d'une équipe hétéroclite : un flic grande gueule et dragueur, un geek qui préfère rester en retrait de l'action et une nouvelle recrue, mix entre Josiane Balasko dans Gazon maudit et une lanceuse de poids est-allemande. Une fine équipe au service d'une enquête bien crade où la misère sociale côtoie les hautes sphères du pouvoir, où sexe rime avec drogue, dans un no mans land quasi institutionnalisé. Qui émascule et torture sans vergogne des pourris jusqu'à la moelle ? Quel est ce mystérieux corbeau qui joue avec Coste comme le chat avec la souris ? Enfin, pour quelles raisons la hiérarchie judiciaire lui met-elle des bâtons dans les roues ? C'est que tout le monde est roi au pays des pourris et de la corruption.

Olivier Norek est flic à la SDPJ du 93. Autant vous dire qu'en parler revient à évoquer un sacerdoce. Manque de moyens mis à la disposition des services de police et de la justice, inertie des politiques qui préfèrent abandonner ce département à la guerre des gangs et aux petites frappes plutôt que de chercher des solutions, découragement, pression et courage des forces de police au bout du rouleau, sont autant de thèmes abordés avec intelligence dans Code 93. Ici pas de tout noir ou tout blanc, mais du gris partout. Norek nous offre une réalisé, sa réalité, par le biais de la fiction même si l'on sent poindre au détour de chaque phrase l'expérience de terrain, le vécu et c'est une grande claque dans la figure, croyez-moi. On est dans le concret, pas de doute. Ici, point de super flics bodybuildés mais des gens usés, ici pas de labo scientifique dernier cri mais un service saturé qui fait avec les moyens du bord. Une poignée de flics pour une multitude de délits. Elle est pas belle la justice. ?

Un roman choc, sans chichi, des personnages pas glam et une intrigue qui tient la route. le style Norek, j'adhère.
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belette2911
25 août 2015
♫ Ça balance pas mal Seine-Saint-D'nis, ça balance pas mal… ♪ le 93… Ce n'est pas un lieu où j'aurais envie de passer mes vacances, ou de le visiter. La Plaine-Saint-Denis du Club Dorothée, c'est loin.

Ami du polar, au revoir ! Ami d'un Derrick classique, prends tes cliques. Amateur de Lescaut-Navarro, détale plein pot.

L'auteur ne fait pas dans le policier classique et nous sommes loin des séries télés du samedi soir ou de celles avec des lunettes de soleil et des tests ADN à foison. Ici, nous sommes les deux pieds dans la réalité.

Quoi de mieux qu'un flic pour nous parler des roussins ? Et monsieur Norek le fait avec brio et avec trio… Non, zut, avec un quatro de policiers bien campés (quatuor, ça ne rimait pas).

Ça commence un peu comme sur l'étal d'une boucherie avec la saucisse du gars ficelée comme un rôti et les deux boulettes absentes (parties sans prévenir la direction).

L'enquête démarre de suite, les policiers s'égarent, cherchent, trouvent, avancent un peu, reculent… le tout avec de l'humour noir et une bonne dose de camaraderie.

Ça se lit tout seul, les chapitres s'enchainent, ça se déchaine, on ne s'embête pas, on trace sa route dans les immeubles tout pourris du 93, on évite de marcher sur les seringues ou les capotes.

Durant la lecture, en plus de bien aimer le récit, l'envie d'aller boire un verre avec ces flics a grandit de plus en plus en moi. Mais pas dans le 93, s'il vous plait !

Dans ce roman, c'est le réalisme qui te pète à la gueule. T'es dans la cité, mec, alors fais profil bas et perds pas de vue qu'ici, tu n'es pas le bienvenu. On sent que l'auteur a mis ses tripes et ses connaissances dans ce roman.

Tu trembles, tu sais des tas de choses que les policiers ne savent pas encore, mais ça change rien à l'affaire, tu sais qu'il manque une pièce du puzzle et que celle-là, tu la verras pas arriver avant la fin du livre.

Une fois le puzzle reconstitué, là, tu te prendras un coup dans le plexus. Et ça fait maaaaal. Mais t'as bon.

Un roman où les Poirot, Holmes, Columbo, Navarro et autre n'ont pas le droit de citée (warf warf warf). Une équipe de choc qui t'emmène au bout de l'horreur, une plume qui te tire des mots à la vitesse d'une balle sortant d'un révolver.

Un roman coup de poing dans ta gueule.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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stokely
21 mars 2017
J'ai lu mon second Olivier Norek en 2 petits jours, oui Code 93 a été écrit avant Territoires mais j'ai lu le second en premier, le style est toujours aussi fluide (voir nerveux) et l'on sent le vécu dans l'histoire.

Et pourtant cela peut sembler invraisemblable le macchabée qui se relève lors d'une autopsie, la combustion spontanée évoquée etc....

La ou j'ai commencé à caler c'est lors de la partie politique qui clairement m'intéresse moins voir pas du tout dans un polar, mais le lieutenant Coste reste tout de même un sacré personnage de même que sa brigade.

Et puis il y a tout de même quelques infos véridiques intéressantes qui sont livrées comme le manque de moyen pour la reconnaissance des personnes décédées sous x.

Ce ne fut pas un coup de coeur mais une bonne lecture tout de même.
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Renod
09 décembre 2015
Quand je découvre un auteur français de roman policier, je crains toujours de tomber sur les stéréotypes du genre, un univers qui mélange grossièrement Julie Lescaut et les thrillers américains. Ce n'est pas le cas d'Olivier Norek qui, s'il utilise les codes – et parfois les clichés - du genre, évite de tomber dans ses travers. Commençons par les clichés. Victor Coste, le personnage principal du roman, est capitaine au sein du service départemental de police judiciaire de Seine-Saint-Denis. C’est un excellent flic au cœur brisé. Son équipe est un panachage d’archétypes : le fonceur assez brutal, le geek, le bon flic compromis et la collègue au look de camionneur. Malgré cela, les personnages sont parfaitement crédibles. Idem pour l’histoire qui, sans être vraisemblable, est très efficace. Coste et son équipe sont confrontés à des mises en scène étranges. Un caïd de banlieue est retrouvé inerte dans un entrepôt de Pantin. L’homme a été émasculé. Au Pré-Saint-Gervais, les policiers découvrent le corps brûlé d’un toxicomane. Dans une cité de Bobigny, un dealer a été vidé de son sang (le terme pour ce crime est exsanguination..) Coste reçoit deux lettres anonymes portant la mention « Code 93 » et le renvoyant vers deux affaires qui n’ont étrangement pas donné lieu à des enquêtes : une prostituée étouffée dans un camp à La Courneuve et une jeune femme morte d’une overdose dans un squat aux Lilas. Pantin, le Pré-Saint-Gervais, Bobigny, La Courneuve, les Lilas, nous sommes bien au cœur du « 9-3 », un département dont la réputation sulfureuse effraie les investisseurs. Pour faire baisser les statistiques de la délinquance et redorer le blason du 93, il faut faire en sorte de sortir des chiffres présentables. L’enquête se dédouble. Coste doit aussi comprendre pourquoi ces enquêtes ont été volontairement oubliées mais sa curiosité va vite déranger des personnages haut placés. L’auteur n’oublie pas de placer quelques notes d’humour et des détails qui renforcent la vraisemblance du récit. On apprend notamment pourquoi les policiers évitent d’utiliser les ascenseurs lors de leurs interventions ou comment les guetteurs donnent l’alerte à l’entrée d’une patrouille. Olivier Norek est crédible quand il décrit le terrain, il l'est moins pour nous parler des milieux d'affaires et politiques. Comme ses personnages, il est plus à l'aise dans une cité que dans un hôtel particulier des beaux quartiers. "Code 93" m'a convaincu et je compte lire le second roman d'Olivier Norek , "Territoires", en espérant qu'il soit plus axé sur la banlieue.
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