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Critique de sandrine57


sandrine57
11 février 2016
Chef du groupe crime 1 de la SDPJ de Saint-Denis depuis plus de quinze ans, Victor Coste en a vu de toutes les couleurs dans l'exercice de ses fonctions. Rien ne le surprend plus de la noirceur humaine. Pourtant, quand Bébé Coulibaly ouvre les yeux sur la table d'autopsie du docteur Marquant, le flic est décontenancé. Ce mort-vivant attise bien sûr les spéculations des journalistes qui se déchaînent quelques jours plus tard quand c'est un cas de combustion spontanée qui se présente. le 93 serait-il devenu le lieu des morts étranges ? Avec son équipe, Coste enquête malgré quelques contrariétés : son second et ami, Aubin, muté à Annecy et des lettres anonymes cherchant à attirer son attention sur des affaires apparemment enterrées par la police.

La France aime les acronymes et la police n'échappe pas à cet engouement linguistique. Bienvenue donc dans le monde des IML, SDPJ, SALVAC, STIC et autres joyeusetés. C'est un détail, certes, et on pourrait passer outre si le reste était bon. Mais... Les personnages n'ont rien de palpitant. Coste, le chef, intègre mais blessé par la vie, dirige un fondu d'informatique qui ne supporte pas la vue du sang, un italien dragueur et une nouvelle recrue pour remplacer Aubin, en la personne d'une femme au physique de camionneur qui est très vite cataloguée lesbienne. Alors que pas du tout ! Elle est mariée et a déjà enfanté deux fois. Olivier Norek nous a bien eus, pauvres lecteurs bourrés de préjugés que nous sommes ! Voilà pour l'équipe de choc. Et l'intrigue, alors ? Des morts mises en scène artistiquement par un tueur que l'on ne doit pas se fatiguer à chercher puisqu'il nous est servi sur un plateau très rapidement. Au temps pour le suspense. On peut rajouter à cela des drogués et des dealers pour faire banlieue, une famille en vue, une intrigue politique et des partouzes de luxe pour qu'on n'aille pas croire que les salauds ne vivent qu'en HLM et des scènes de torture bien gores pour corser l'affaire.
Au final, Code 93 accumule les clichés et ne se démarque pas de ses concurrents français. Cette promenade dans le 93 ne vaut vraiment pas le détour même si l'écriture nerveuse de Norek en fait une lecture facile et rapide.
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