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EAN : 9782266286381
Éditeur : Pocket (01/11/2018)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 2433 notes)
Résumé :
Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l'attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu'il découvre, en revanche, c'est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n'ose mettre les pieds. Un assassin v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (723) Voir plus Ajouter une critique
calypso
  09 novembre 2017
Cher Olivier Norek,
Nous ne nous connaissons pas. Du moins, pas encore, et surtout vous, car moi je vous connais un peu. Tout a commencé quand une collègue m'a mis entre les mains Code 93. Elle connaît mon addiction, je n'ai pas eu mon mot à dire. Janvier 2017, j'ai un léger retard sur vos publications, mais est-ce bien important ? Je découvre alors Victor Coste et j'adhère complètement. A l'histoire, bien sûr, mais aux personnages, surtout. Comme cela ne suffit pas, je lis le même mois Territoires. Pas mal du tout, je commence à comprendre que vous maîtrisez le sujet. Vous êtes flic, c'est la clé. Je parle au présent, je pense que cela vous fera plaisir. Février 2017, je dévore Surtensions, je m'enorgueillis d'avoir rattrapé mon retard, j'en sais désormais autant que vos fans – qui sont nombreux – et je me dis : « Ok. Il n'est pas là pour rigoler. » C'est horrible et c'est génial. Une fin de roman en apothéose. Alors, évidemment, quand j'apprends que vous sortez un nouveau roman, il devient évident qu'il me faudra le lire, avec ou sans retard, qu'importe. Mais voilà, la presse s'en mêle, les premiers échos arrivent. Impossible d'attendre plus longtemps. Je vois votre passage à La Grande Librairie, on a dû beaucoup vous en parler, l'évocation de votre grand-père, et votre humilité, et l'intervention de Joann Sfar, et ce silence. Il m'a fallu ce même silence, avant de poser mes doigts sur le clavier. C'est ce qui arrive, toujours, quand on ferme un grand roman. Je ne sais pas ce qui m'a touchée le plus dans l'histoire que vous nous avez offerte, car tout y est profond, mesuré et émouvant. Cet homme qui laisse partir des bouts de lui pour leur offrir une vie meilleure et qui les attend, qui ne peut envisager le pire, qui se noie dans l'espoir. Ces deux êtres voguant sur l'océan de leur destinée, qui ne maîtrisent rien, qui ne demandent qu'à se construire une vie meilleure, loin du sang et des souffrances. Et cet enfant, mon dieu, cet enfant, son histoire, son courage… Ces deux solitudes qui un jour se rencontrent dans la Jungle de Calais et unissent leurs forces avec tendresse et discrétion, sans s'avouer les choses, sans poser les mots, juste parce qu'ils sont deux êtres humains qui se battent pour vivre et pour qui tendre la main est une simple évidence. Et au milieu de tous ces personnages, ce flic qui s'interroge et tente de comprendre comment et pourquoi, tout aussi humain que les autres, avec ses failles et sa bienveillance. Il y a tant d'humanité dans votre roman, tant de mains tendues, que cela fait du bien, même si le coeur est lourd. Il n'y a surtout pas de parti pris, pas de manichéisme. Il n'est pas question de juger mais de poser des questions et d'ouvrir des pistes de réflexion. Il y a des scènes qui sont formidables, des moments d'une rare intensité, des instants suspendus, qui resteront certainement gravés très longtemps dans la mémoire de vos lecteurs. Et comme à chaque fois que je ferme un roman de cette trempe, la même question qui se pose : que vais-je lire, maintenant ?
Merci, Monsieur Norek.

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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Harioutz
  03 juin 2019
Comment parler d'Entre deux mondes, assise tranquillement face à mon écran ?
Comment parvenir à exprimer mon chagrin, ma peine, mon désarroi et ma honte ?
Moi qui ai la chance infinie de vivre dans mon pays de naissance parce que je l'ai choisi, qui n'ai jamais été déracinée ; moi qui vis dans un pays de liberté, un pays qui ne connait plus la guerre; moi qui n'ai jamais éprouvé les vertiges de la faim, de la peur pour ma survie, de la honte de l'exclusion ...
Ce livre est un cri immense, un miroir grossissant face à la lâcheté, à la méconnaissance, à l'indifférence.
Nous n'avons pas encore compris que "dehors" et "dedans", à l'échelle de la planète, c'est pareil et que les millions de réfugiés/migrants/déplacés qui fuient leur pays en raison de la guerre, la famine ou du réchauffement climatique ne s'arrêteront pas parce qu'ils meurent noyés, écrasés, fusillés, oubliés ... parce qu'ils n'ont pas d'autre choix que de partir, et que nous n'avons pas d'autre choix que de les accueillir ...
J'ai tourné la dernière page avec une amertume sans fond, comment continuer à fermer les yeux et nos coeurs, et comment se regarder dans la glace chaque matin ?
Les poussées des partis d'extrême droite sont aussi vaines que nauséabondes, il faut les accueillir, il faut partager, aucun autre choix n'est possible, aucune autre voie n'est humainement défendable.
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bibiouest
  22 avril 2019
Ce qu'il y a de formidable chez Olivier Norek, c'est qu'a chaque roman, on monte d'un cran, mais jusqu'où va-t-il nous emmener?
Celui-ci ne fait pas exception en mettant des noms et des visages sur des migrants les rendant attachants et profondément humains. L'horreur de leur situation nous saute aux yeux.
On a «l'habitude» en parlant des migrants d'entendre des chiffres et les désagréments que cela engendre. Norek nous met le nez dans nos propres contradictions, combien de temps encore allons-nous laisser faire...
Entre deux Mondes, effectivement d'un côté, un monde en paix, riche et apaiser de l'autre, la guerre, la fuite, la violence et l'horreur.
La «jungle» de Calais ici extrêmement bien décrite est le symbole de cet entre- deux...
C'est un roman qui a fini de m'ouvrir les yeux sur notre «impuissance», il y a tant à faire ici et dans les pays d'émigration, peut-être traité les réfugiés avec humanité serait déjà un premier pas...
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ninosairosse
  25 juillet 2020
♫Dans la jungle, terrible jungle
Le lion est mort ce soir
Et les hommes tranquilles s'endorment
Le lion est mort ce soir
A-wimboé, a-wimboé, a-wimboé, a-wimboé
A-wimboé, a-wimboé, a-wimboé
A-wimboé, a-wimboé, a-wimboé, a-wimboé
A-wimboé, a-wimboé, a-wimboé
Et les sages dans le village
Le lion est mort ce soir
Plus de rage plus de carnage
Le lion est mort ce soir♫
Pow-Wow-1992-
Le B-A-BA pour quitter l'Afrique
Une question de fric
Faut prendre une Barque.
Te faire muter, t'es Re-Calais si tu es flic
Manque de volontaires pour la BAC
Accord du Touquet = syndrome la Tourette
Calais, un vrai merdier
Zone tampon quand les anglais débarquent
Demandeurs d'Asile : "potentiels Réfugiés"
Statut bâtard, nul ne peut les interpeller!!!?
puisque non intégrés à une France réfractaire
on ne peut les faire rentrer dans le système judiciaire
Dans cette jungle terrible jungle
Ils sont 10.000 entassés,
Fantômes coincés entre la vie terrestre quand de l'autre coté céleste
Bloqués entre deux mondes, Espoir et Purgatoire
viser un pays qui s'est refermé voire contracté
fuir un pays réputé des plus violents
de l'Afrique et du Moyen-Orient
victime d'un obscurantisme assassin
Peut-on échapper à son triste destin !?
Les flics planquent dans un Qaschqaï véhicule
Un recruteur d'Al-Qaïda , étale ses tentacules
Les Afghans installent leur tente à culs
On abuse des enfants, des migrants on bouscule
Rester occupé pour ne pas laisser la place à l'ennui
graver la mémoire de ce qui pourrait un jour changer la vie
Incapable de n'être que témoin
oeil POUR oeil
Syrien né Fée
l'Adam l'a fait
la loi du Ta-LION... est mort ce soir
Polar sans cibles, où même dans la sauvagerie extrême, pointe une part d'Humanité 😬
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lyoko
  22 septembre 2019
Un sacré roman que celui-ci… encore une fois Olivier Norek frappe fort.
Si j'ai moins été emballée par l'intrigue, j'ai été bluffée par sa maîtrise et sa façon de gérer la fameuse jungle de Calais.
Si je suis d'origine belge j'ai passé ma jeunesse (mon adolescence pour être plus précise) en France, et plus précisément dans le pas de Calais. J'ai souvent été pour des compétitions à Calais, une ville magnifique, avec ses bourgeois. Mais ça s'était bien avant la jungle.
J'ai gardé des contacts avec des gens qui habitent ou ont habité cette ville encore récemment.
Olivier Norek a admirablement retranscrit toutes les situations dans ce roman : le calaisien qui a perdu son travail et ne peut revendre sa maison depuis que la jungle s'est installée. du flic facho qui cherche a bastonner du migrant, du flic écoeuré par des ordres inhumains, mais des ordres quand même auquel il doit obéir car lui aussi a une famille. Au migrant qui subit la guerre chez lui, qui se retrouve dans une autre guerre celle de l'exploitation par d'autres migrants qui profitent ignoblement de la situation. Sans compter les enfants au milieu de tout ça, des enfants qui n'en sont plus depuis bien longtemps.
J'ai donc trouvé l'auteur très juste et très impartial dans ces descriptions. Chacun pourra d'ailleurs faire sa propre opinion.
L'auteur n'a rien laissé au hasard tout est très travaillé. Mais il faut reconnaître qu'Olivier Norek est maître dans la création des personnages écorchés vifs. Et nous écrire des romans dérangeants, non pas dans la forme mais dans le fond de son sujet.
Si j'ai eu peur de sauter le pas avec l'auteur, aujourd'hui je me rattrape volontiers…. Olivier Norek est très certainement une valeur sûre.
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critiques presse (3)
Actualitte   12 décembre 2017
Ce livre est une épreuve mais son abandon est impossible. Violent, cruel, dérangeant, sans complaisance avec quiconque, il implique intimement chacun d’entre nous, trouble notre regard, perturbe nos opinions et nos certitudes, menace notre intégrité.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LePoint   27 novembre 2017
Olivier Norek nous entraîne dans le quotidien des migrants, des embarcations de fortune à la « jungle » de Calais, aux frontières de l'inacceptable.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeMonde   10 novembre 2017
Lieutenant de police, Olivier Norek a séjourné à Calais et mené l’enquête, pour écrire un très bon polar tressant plusieurs odyssées.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (316) Voir plus Ajouter une citation
Anis0206Anis0206   10 mai 2021
Le poids des tristesses ne se compare pas.
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tamara29tamara29   02 mai 2021
L’état à l’obligation de prendre en charge tout enfant mineur présent sur le territoire français, récita [Jade]. C’est pas nous qui avons commencé à nous mettre hors la loi.
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HarioutzHarioutz   02 juin 2019
Le journaliste lança deux cafés serrés qu'il déposa devant lui et ce nouveau lieutenant qui, bon point pour lui, venait prendre le pouls de la ville avant de penser pouvoir y faire régner un semblant d'ordre.

- Le flux des migrants ne s'est pas arrêté avec la fermeture du camp de Sangatte en 2003. Il s'est évidemment poursuivi, sans plus nulle part où les accueillir, et avec toujours la même volonté de passer en Angleterre. Et donc, de rester pas loin des ports pour traverser la Manche.
Résultat, ils se sont mis à squatter chaque maison vide, chaque immeuble abandonné, les jardins, les parcs, les ponts et c'est vite devenu invivable.
Alors il a fallu trouver un endroit pour les parquer. Le long de la côte, à l'écart du centre-ville, entre une forêt et les dunes, il y avait un ancien cimetière qui jouxtait une décharge.
L'Etat a fait place nette à coups de bulldozer et on a invité les migrants à aller s'y installer il y a un an de ça.
Au début, ils sont arrivés discrètement, une petite centaine de curieux tout au plus, puis l'info a traversé la planète et ils sont venus par millers.
La Jungle était née.

- C'est légèrement inapproprié. Qui a trouvé le nom ?

- N'y voyez pas de racisme, ce sont les migrants iraniens eux-mêmes. Quand ils sont arrivés sur place, ils ont vu un morceau de forêt, alors ils ont appelé l'endroit "la Forêt". En langue perse, jangal.
Ici, on a entendu "jungle", prononcé à l'anglaise. Un simple quiproquo. Ensuite, ils y ont été consciencieusement oubliés. Mais pas par tout le monde. Les médias se sont emparés du sujet et bientôt, Calais n'était plus une ville des trésors de la côte d'Opale, mais celle des migrants et du problème de leur accueil.
Le tourisme s'est cassé la gueule en un temps record, même les Anglais hésitent à venir depuis que leurs tabloïds parlent de guerre civile.
L'immobilier a perdu près de quarante pour cent et les magasins se sont mis à fermer. Notre plus grosse économie et notre vivier d'emplois ici, c'est notre port. Dix millions de passagers par an traversent la Manche via Calais et c'est aussi le premier port d'Europe pour le trafic routier.

- Ce sont des bateaux cargos qui chargent les camions vers l'Angleterre, précisa Erika à l'attention de Bastien qui n'avait rien d'un marin.

- Mais les chauffeurs routiers sont morts de trouille et les sociétés de transport cherchent d'autres ports pour éviter Calais.

- Juste à cause des migrants ? s'étonna Bastien.

Lizion lui adressa un regard de biais, comme s'il avait mal évalué l'ampleur de ses lacunes. Sa voix se fit presque condescendante.

- Vous avez comment ils essaient de monter dans les camions tout de même ? Les assauts sur les poids lourds. Les agressions de chauffeurs. Les accidents provoqués comme des attaques de diligence. Les barrages et les incendies sur l'autoroute. Ca vous parle ?

- Ca me parle comme la télé m'en parle, mais je n'en sais pas vraiment plus, avoua Bastien.
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HarioutzHarioutz   03 juin 2019
Rapidement, la nuit enveloppa la Jungle et seule la lueur mourante des feux de camp offrait un faible halo au-dessus des dunes.
Adam rassembla ses affaires, les fourra des sa tente et en tira la fermeture éclair.
.../...
Puis les cris s'entendirent. Comme tous les soirs, à la faveur de l'obscurité. Règlements de comptes et punitions, vols et agressions, sans que personne n'intervienne. Il avait même donné un nom à ces moments insoutenables.
La nuit des lâches.
Et il en faisait partie.
Adam serra les poings et attendit que le sommeil le libère de la honte. Mais alors que le silence était revenu, un long sanglot déchira la nuit et lui transperça le cœur.
Une plainte presque animale.
Aucun mot de s'entendait, rien d'intelligible en tout cas, comme un langage inconnu, uniquement fait de voyelles ... suivi d'un hurlement de douleur. Il n'y avait tout de fois aucun doute : il s'agissait d'un enfant.
.../...
Un gamin black d'une dizaine d'années, allongé sur le ventre. Un homme au dessus de lui, lui maintenant les deux mains dans le dos, un genou entre ses omoplates, l'immobilisant totalement. Un autre homme, pantalon baissé, agrippant fermement les petites hanches.
Les regards surpris se posèrent sur Adam, et avant qu'ils comprennent la situation, la lame était posée sur la gorge du violeur. Son complice fit deux pas en arrière et courut vers la sortie, sans demander son reste. Adam n'avait que quelques secondes pour réagir.
Il balaya l'homme d'un coup de pied latéral, bloqua sa tête bien entre ses deux mains, et la frappa au sol à plusieurs reprises, jusqu’à ce que le corps se détende comme une poupée de chiffon. Il s'arrêta avant de le tuer.
Adam s'agenouilla et aida l'enfant à se redresser péniblement tout en lui remontant son jogging. Ce dernier aperçut son agresseur au sol, inconscient. Ses yeux noirs embués de larmes détaillèrent Adam et quelque chose se passa à cet instant précis. Comme un pacte. Une allégeance.
Adam passa son bras sous les jambes du gamin qui passa ses mains autour de son cou.
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CannetilleCannetille   28 juillet 2019
Le flux des migrants ne s’est pas arrêté avec la fermeture du camp de Sangatte en 2003. Il s’est évidemment poursuivi, sans plus nulle part où les accueillir, et avec toujours la même volonté de passer en Angleterre. Et donc, de rester pas loin des ports pour traverser la Manche. Résultat, ils se sont mis à squatter chaque maison vide, chaque immeuble abandonné, les jardins, les parcs, les ponts et c’est vite devenu invivable. Alors il a fallu trouver un endroit pour les parquer. Le long de la côte, à l’écart du centre-ville, entre une forêt et les dunes, il y avait un ancien cimetière qui jouxtait une décharge. L’État a fait place nette à coups de bulldozer et on a invité les migrants à s’y installer il y a un an de ça. Au début, ils sont arrivés discrètement, une petite centaine de curieux tout au plus, puis l’info a traversé la planète et ils sont venus par milliers. La Jungle était née.
– C’est légèrement inapproprié. Qui a trouvé le nom ?
– N’y voyez pas de racisme, ce sont les migrants iraniens eux-mêmes. Quand ils sont arrivés sur place, ils ont vu un morceau de forêt, alors ils ont appelé l’endroit «la Forêt». En langue perse, jangal. Ici, on a entendu «jungle», prononcé à l’anglaise. Un simple quiproquo. Ensuite, ils y ont été consciencieusement oubliés. Mais pas par tout le monde. Les médias se sont emparés du sujet et bientôt, Calais n’était plus une des villes trésors de la côte d’Opale, mais celle des migrants et du problème de leur accueil. Le tourisme s’est cassé la gueule en un temps record, même les Anglais hésitent à venir depuis que leurs tabloïds parlent de guerre civile. L’immobilier a perdu près de quarante pour cent et les magasins se sont mis à fermer. Notre plus grosse économie et notre vivier d’emplois ici, c’est notre port. Dix millions de passagers par an traversent la Manche via Calais et c’est aussi le premier port d’Europe pour le trafic roulier.
– Ce sont des bateaux cargos qui chargent les camions vers l’Angleterre, précisa Erika à l’attention de Bastien qui n’avait rien d’un marin.
– Mais les chauffeurs routiers sont morts de trouille et les sociétés de transport cherchent d’autres ports pour éviter Calais.
– Juste à cause des migrants ? s’étonna Bastien.
Lizion lui adressa un regard de biais, comme s’il avait mal évalué l’ampleur de ses lacunes. Sa voix se fit presque condescendante.
– Vous savez comment ils essaient de monter dans les camions tout de même ? Les assauts sur les poids lourds. Les agressions de chauffeurs. Les accidents provoqués comme des attaques de diligence. Les barrages et les incendies sur l’autoroute. Ça vous parle ?
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