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Critique de LeSuricate


LeSuricate
  26 novembre 2018
Il y a un certain temps (Quai du polar 2018 pour être exact), j'ai assisté à une conférence sur la vision des ZAD, Jungles et autres camps de migrants dans les romans. Il y avait 4 auteurs qui se partageait la table, et parmi eux, Olivier Norek et son roman « Entre deux mondes », dont l'action principale se situe justement au sein de la jungle de Calais. Je me suis décidé à l'acheter pour essayer de comprendre ce qu'il s'y passait, l'argument de poids en faveur de l'achat était que le bonhomme avait vécu les deux côté de la frontière : flic en surveillance, humanitaire en assistance.

La phrase précédente explique à elle seule le réalisme poignant de la fiction. Pas de gentils, pas de méchant juste des hommes qui fuient et essayent de survivre. Attention, je ne dis pas que je suis pro-migrant ni pro-néonazi/expulsion ! Dernièrement je discutais de ce livre avec des amis dans un bar quand je me suis pris la remarque « ah putain ça y est, il est devenu gaucho-les-migrants-sont-nos-amis… ». Autant vous dire qu'il a failli se prendre ma main dans la…. Enfin bref on s'éloigne.

Je disais donc que ce livre retranscrit à mes yeux (et pour l'instant) le plus fidèlement possible la réalité du terrain. Et plusieurs citations sont à retenir de par leur justesse et leur sens, mais également car elles forcent la réflexion et m'ont fait dire « ah ouais… c'est moche… ».

Bien qu'il y ait une enquête policière dans le fond, je ne l'ai pas vu passer autrement que sur une 40aine de page, tant le roman s'apparente davantage à un reportage qu'à une fiction vu à travers les yeux de plusieurs personnes se trouvant de chaque côté des barbelés.

Lisez-le. A mes yeux il est dur mais nécessaire pour qui veut comprendre une des bases du problème calaisiens.
Et pour finir cette critique, je finirai sur une phrase qui m'a marqué pour plusieurs raisons, prononcée par Olivier Norek lors de la fameuse conférence, à la question « Quel est, vous, votre point de vue sur la jungle ? » : « Je pense qu'on a pensé que c'était une bonne idée de parquer 10 000 hommes livré à eux même dans un seul bidonville construit en pensant que c'était temporaire, sans pensé à la durée de ce temporaire, et sans pensé que c'était là, la plus grosse connerie qu'on pouvait faire. »
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