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Bernard Turle (Traducteur)
EAN : 9782246540311
646 pages
Éditeur : Grasset (21/01/1998)
2.89/5   14 notes
Résumé :
En février 1516, un navire portugais en provenance de Goa coule au large de Gênes.

La " Nostra Sehora de Ajuda " rapportait un rhinocéros au pape Léon X.

En partant d'une anecdote véridique, Lawrence Norfolk nous conte ici les complots et les aventures qui mènent à ce spectaculaire naufrage.

Envoyé auprès du pape par des moines désireux d'implorer son aide, Salvestro, mercenaire et déserteur, a accepté une mission : all... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Erveine
  23 février 2016
Mon histoire avec Lawrence Norfolk débute dans « Comme un sanglier » et je la poursuis désormais à dos de rhinocéros. Cela se passe au XVIe siècle, d'abord en mer Baltique puis à Goa, mais aussi en Toscane et au Bénin. C'est un souffle épique grandiose dit l'éditeur et un roman fastueux. Aussi l'aborderons-nous avec cartes, compas, râteaux et tables de déclinaison pour ce qui est du périple en mer, mon préféré, à bord de la Nostrà Séñora de Ajuda, puis moins outillé mais armé de patience pour les passages érudits, fastueux et fastidieux, le nez dans la faune et la flore, mais jamais seul :
« Là où se trouve, justement Salvestro, sous la couche inférieure, au niveau du sol, voire au ras du sol, puisqu'il vient de trébucher sur l'une de ces racines retorses difficiles à repérer. Alerté par le bruit mat, un pinson regarde en bas et voit ce qui semble être un très gros et peu convaincant crabe marron et blanc affalé de tout son long, immobile, sur l'humus. »
Salvestro, est un ancien mercenaire qui, las des guerres et des trahisons revient chez lui quand il est embarqué dans une folle aventure. Mandé par des moines au désespoir de sauver l'édifice religieux qui les abrite, il est chargé d'intercéder auprès du Pape à Rome afin de sauver le monastère. Lequel Pape, peu sage, ledit Léon X, dit Giovanni di Lorenzo de Medici, demande un animal fabuleux susceptible de rejoindre l'éléphant blanc que le roi du Portugal, déjà, lui a offert ; un présent pour lequel il s'est montré généreux en termes de concessions, ce qui ne manquera pas d'engendrer une sorte de compétition entre les espagnols et les portugais qui s'évertueront, chacun de leur côté à satisfaire ce caprice. le Rhinocéros de Dürer est le nom donné à la gravure sur bois d'Albrecht Dürer datée de 1515, laquelle figure en première page du livre et je dois dire que, à cause ou malgré les hausses et les baisses d'attention tout au long de ce parcours, j'ai fait un beau voyage.
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JoyeuxDrille
  02 juin 2015
On change d'époque, on oublie un peu la mythologie antique pour une mythologie plus... Renaissance, si j'ose dire. L'histoire (inspirée de faits réels) des pauvres gars chargés de ramener au Pape de l'époque un rhinocéros pour épater la galerie. Mais quand rien ne va... Jubilatoire.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ErveineErveine   13 février 2016
Quand Faria lui avait fait ses adieux, Vich était remonté et, à nouveau, l’avait prise. Quand il l’avait forcée à se redresser, fatiguée, elle avait protesté. Il lui avait serré les chevilles, l’avait pénétrée vivement : elle avait roulé sous lui, affalée, flic flac. Elle exsudait du vin aigre et, lorsqu'il se réveilla le lendemain matin, la chambre empestait sa mauvaise odeur. Sa maîtresse commençait à l’irriter, avec cette façon qu’elle avait désormais de lui donner des conseils stupides d’un ton impérieux. Qu’avait-il besoin qu’elle lui apprît comment l’orateur de Ferdinand à Rome devait se comporter ! Les draps étaient maculés de son fard. Elle le dégoûtait.
En même temps, elle l’attirait. Les épais replis de sa chair l’enveloppaient. Il logea sa tête entre ses gros seins. Parfois, transpirant et trépignant entre ses cuisses, il se sentait sombrer comme dans un bain de gras. Dans le noir, ses mains étaient de doux coussinets de viande humaine terminés par des ongles de porcelaine. Il frissonna, pressa sa bouche contre elle afin de s’empêcher de hurler lorsqu'il fut au point culminant. Le plaisir de la femme se manifesta sous la forme de longs soupirs interrompus par de menus grognements et plaintes. De la chassie s’était accumulée sur ses cils. Une minuscule bille de salive gonfla et éclata à la commissure de ses lèvres. S’habillant déjà, il songea : elle suinte. Des jaunes délavés tachaient le ciel au levant, promesse d’une nouvelle journée de chaleur. Il referma doucement la porte derrière lui pour ne pas la réveiller.
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ErveineErveine   16 février 2016
Soudain, surgit des bois un cerf aux andouillers massifs. Il s’arrête un instant, regarde à gauche, à droite. Personne ne semble l’avoir encore remarqué. Comment est-ce possible ? Léon se dresse, crie. Plusieurs hôtes se tournent. Les chiens lèvent la tête. L’animal frappe le sol du sabot une fois, deux fois. Quelqu'un apprête son arbalète mais hésite car personne d’autre ne bouge, tous regardent bêtement tandis que le cerf frappe encore le sol du sabot, saute par-dessus la toile à voile, disparaît. Les chasseurs abaissent le regard sur leurs souliers. Un silence confondu s’abat sur le rendez-vous de chasse. Comment cela a-t-il pu arriver ? (p.373)
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ErveineErveine   15 février 2016
La porte se referma derrière le secrétaire. Pendant quelques secondes lourdes de sous-entendus, le prélat garda le silence et se contenta de jauger son visiteur. « Vous les avez trouvés ? s’enquit-il enfin.
– Oui », répondit Rufo.
Un instant, il sembla que Sa Sainteté allait sauter de joie et frapper dans ses mains. Ses robes voletèrent lorsqu'il arrondit le dos comme pour se préparer à bondir. Ses mains papillonnèrent comme pour bénir la foule, se rapprochèrent l’une de l’autre : allait-il réellement applaudir ? Non, il se ressaisit. Le sautillement se transforma en double révérence, l'applaudissement en poignée de main réfléchie et pieuse. Il abaissa ses lèvres sur ses phalangines réunies. (p.351)
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