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EAN : 9782266323000
408 pages
Pocket (07/04/2022)
4.46/5   679 notes
Résumé :
Valentine vit dans une petite résidence d'une ville de province. Elle travaille à temps partiel au rayon librairie d'une grande surface culturelle. Les livres sont sa seule évasion ; son seul exutoire, le journal intime qu'elle cache dans le coffre à jouets de son fils. Et son seul bonheur, cet enfant, Nathan, qui vient de souffler ses six bougies.
Pour le reste, Valentine vit dans la terreur qu'au moindre faux pas, la colère et la jalousie de son mari se rep... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (222) Voir plus Ajouter une critique
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Énorme coup de coeur.

À peine ouvert, j'ai su que j'allais traverser une rivière d'émotions avec ce livre.

Violences conjugales, emprise, honte, peur, culpabilité, impuissance, voilà le quotidien de Valentine qui depuis quinze ans essuie les coups et les brimades de son mari. Ses seuls refuges, son mi temps à la librairie, les livres ses seuls amis, son carnet intime son exutoire, et puis surtout son fils Nathan, six ans. Petit bonhomme ultra sensible qui entend, qui voit les bleus sur le visage de sa mère. Pour ce petit bonhomme tétanisé, il y a son pouce qui le rassure quand Picotin son doudou n'est pas à portée et Flocon son hamster qu'il protège et caresse de toute sa douceur. Il rêve d'être un aigle et d'emmener sa maman loin de ce monde si laid.

Pour ces deux écorchés, il y a aussi depuis peu, leurs nouveaux voisins, Suzette et Guy qui sont cette petite lumière que j'appelle la résilience que tout être plongé dans les ténèbres mérite d'apercevoir.

Celle que je suis est un très grand livre qui se voit et se ressent, tel un film dramatique. Les images affluent et réveillent l'empathie. L'auteure dresse un portrait très authentique de l'univers d'une femme sous l'emprise d'un homme violent. Elle dissèque la psychologie sous tous les contours. Parfois Valentine m'a perdue ne comprenant que peu pourquoi il lui est si difficile de partir. La nausée est proche par rapport à Nathan qui subit les dommages collatéraux. Valentine l'aime plus que tout mais elle reste enlisée avec peu de force de sortir son fils de cet enfer. le monde extérieur est très fidèle à la réalité. On voit mais on se tait. Ce ne sont pas nos affaires diront les voisins du haut.

La quatrième de couverture dit juste, c'est un véritable page-turner ce roman. Débordant d'émotions, d'empathie et de rage. Les heures défilent et on veut encore lire un chapitre, puis un autre. Comment va se finir cette histoire ? Valentine va t'elle s'en sortir ?

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Valentine Ravier travaille à temps partiel dans le rayon librairie d'une grande surface à Verdun et pourrait être heureuse avec son fils Nathan, âgé de six ans, si elle ne vivait pas constamment dans la peur… car Valentine est une femme battue, victime d'un mari violent, jaloux et possessif. L'arrivée d'un charmant couple de retraités dans l'appartement voisin va cependant vite constituer une petite lueur d'espoir au coeur de cet enfer conjugal. Une belle amitié qui va lui permettre de confier ses doutes et ses angoisses…en espérant que son bourreau ne le découvre jamais !

En abordant les violences conjugales, Claire Norton s'attaque à un sujet très douloureux. Il y a d'une part cette descente aux enfers dans le quotidien de cette femme humiliée et battue, qui vit sous l'emprise d'un homme violent en tentant d'en cacher les stigmates en portant du maquillage, des lunettes sombres et des foulards. Il y a ensuite ce pauvre gamin, victime collatérale de ce monstre, qui se réfugie auprès de son doudou Picotin et de son hamster Flocon chaque fois que Valentine essuie les coups et les brimades de son mari. Au fil des pages, l'auteure nous plonge au coeur de cette spirale infernale, partageant la peur, la honte, l'impuissance et même la culpabilité de ces deux écorchés vifs.

Un roman coup de poing bouleversant et une grosse pensée pour toutes ces femmes battues…surtout en cette période de COVID où elles se retrouvent confinées avec leurs bourreaux !


Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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J ai lu ce livre en deux jours, et lorsque je devais m interrompre pour continuer dans la vraie vie, c était vraiment compliqué.

C est l histoire de Valentine, une jeune femme mariée à un homme violent qui l'empêche de sortir, est d une jalousie maladive et en proie à des colères qu il n arrive pas a maîtriser. Ils ont un enfant de 6 ans, qui bien malgré lui, se trouvenm plongé au coeur des conflits, de la violence verbale, psychologique et physique que subit sa maman au quotidien.

Un rayon de soleil va traverser la vie de se duo, c est le couple de personnes âgées qui vient d emménager en face de leur appartement : Guy et Suzette. En cachette, la mère et son enfant passent les fins d après midi chez eux après l école, pour construire des maquettes, manger des gourmandises, et échanger. Suzette n est pas dupe et comprend assez rapidement le calvaire de Valentine. Mais que faire ? Comment aider une personne qui a éteint en elle tout espoir de partir, et qui se laisse mourir à petit feu ?

Ce roman soulève bien des choses concernant la violence conjugale. En premier lieu, l impact que cela a sur les enfants. Il est rare que ce thème soit abordé en littérature, et il est intelligent de mettre en exergue la douleur de l être qui est là, n a rien demandé à personne, et souffre. Il est grand temps que les choses évoluent au niveau de la justice, que cette dernière finisse par entendre que souvent, ces mamans restent pour leur enfant. Parce qu il est clair et évident que le mari de vengera. Et si ce n est pas en cherchant à dénigrer son ex auprès de l enfant qui sera entre deux chaises une semaine sur deux, cela sera en la traquant, quoi qu il se passe et en l empêchant de se reconstruire. Combien de témoignages de femmes qui ont déposé plainte ou main courante pour finalement que rien ne se passe et que cela soit classé sans suite ? Et si cet homme violent, n ayant plus la maman comme punching ball, détournait sa violence sur l'enfant et que personne ne soit là pour intervenir ? Qu est ce que le coeur d une maman peut bien ressentir à l idée que son bourreau fasse de même avec la chair de sa chair, quand son corps à elle a enregistré chaque coup, et son cerveau chaque insulte, chaque rabaissement, chaque humiliation ? Alors, elles restent. Parce qu il n y a pas d autre choix plausible. Parce qu entre la peste et le choléra, c est impossible de trancher.

Et puis, il y a la peur des représailles. Comme l antilope qui n arrive plus à esquisser le moindre mouvement lorsqu elle évalue ses chances de s en sortir face à un lion. Son corps s anesthésie déjà pour ne pas ressentir la morsure fatale qui l immobilisera à jamais. La femme non plus, ne cherche plus à s en sortir. Alors, elle puise en elle le courage nécessaire pour poursuivre le quotidien de façon normale, pour sauver les apparences. Elle endort ses rêves, étouffe son instinct de fuite et attend que cela passe.

L auteure soulève la question de l entourage qui ne comprend pas. Elle explique qu il y a deux mondes, celui des femmes qui vivent sans se poser de question sur leur couple, et celles qui vivent de la violence conjugale. Et effectivement, tant qu on ne l a pas pleinement vécu, on peut difficilement comprendre ce qui pousse des femmes douées de raison, d intelligence, d'éducation, à rester avec quelqu'un capable de vous envoyer un coup de poing pour une futilité, quelqu un qui vous insulte, vous domine et fait de vous sa prisonnière. Il existe une sorte de sororité entre les victimes, ou celles qui sont passées par là il y a longtemps et s en sont sorties. Une compréhension de l indicible, une complicité dans le malheur qui aide à balayer les nombreux "Si elles restent, c'est qu elles aiment ça" (phrase que j'ai moi même entendue il y a des années de cela, par le père d une amie de l époque qui visiblement n avait rien compris au sujet délicat qu il abordait en plein repas, portant des bouchées à ses lèvres en s erigeant en gourou qui avait compris l éternel problème de ces femmes, qui évidemment ne pouvaient qu aimer cela pour rester). Et malheureusement ces discours perdurent.

On entend aussi l impuissance du couple avec leur ado d en bas, qui entend mais n intervient pas, n esquisse même pas la démarche de venir sonner, d'appeler la police ou d aider. C est pareil avec l institutrice d école au départ qui a des doutes et ne peut rien faire. Et c est une réalité. Les choses n étant pas toujours limpides dans le coeur de ces femmes flouées, bafouées, détruites, intervenir est parfois délicat. La peur et l amour qu elles imaginent avoir pour ces hommes détestables les fait parfois les protéger. Ainsi que la peur des représailles en allant à la police, car évidemment, après la plainte, il faut rentrer chez soi.

J ai beaucoup aimé le personnage de Suzette, même si le dénouement la concernant m a semblé un peu trop facile.

Certaines scènes m ont dégoutée dans ce livre, mais après tout, pourquoi censurer ? Il faut arrêter de cacher ces réalités qui sont parfois bien pires que celles décrites dans le livre, et faire bouger les choses, en dénonçant véritablement ce qu il se passe dans ces foyer. Oui, c est horrible, oui c est insoutenable et abject, et si cette femme reste, c est qu'il y a une bonne raison. Si elle se permet au départ de laisser son fils qu elle aime plus que tout être témoin de scène qui le hanteront toute sa vie, qui transformeront l homme qu il est en devenir c est parce qu elle ne peut faire autrement. Tant que la justice n ira pas plus vite dans certains cas, tant que l on scandera qu un mauvais mari n est pas un mauvais père (alors que si tu es capable de violer te femme devant ton fils, ou de lui envoyer des coups de poings devant lui ou que tu hurles en permanence à la moindre frustration, pardon mais si, c'est être un mauvais père !). Un bon papa protège ses enfants de la violence, et notamment de la sienne, et s il sait qu il a un souci à la gérer, il existe plein de formations et thérapies qui aident à se remettre en question et à revenir sur la voie de la raison et du dialogue.

La fin du livre m a beaucoup plu. Elle n est pas la réalité de la majorité des victimes, mais son optimisme et sa beauté m ont fait du bien. Après ces passages en apnée, il est bon de respirer et de voir que les choses peuvent s arranger. J'ai vraiment apprécié cette touche de couleur en fin de roman, ce bonheur de voir un horizon se dessiner, sachant que même si certaines cicatrices ne s effacent pas, et que les fantômes du passé re surgiront certainement parfois, la vie n est pas terminée après ça. Mieux, elle recommence la où on l avait laissée.

Désolée pour cette longue critique enflammée mais le thème me tient à coeur, l histoire m a touchée, elle m attendait depuis des mois sur le table de chevet, et je préfère rédiger une critique à chaud pour qu'elle soit plus vraie.

Je recommande de livre !

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"Celle que je suis" est l'histoire bouleversante de Valentine et de son petit bonhomme Nathan de 6 ans. Tous deux vivent dans la crainte constante car Daniel le mari de Valentine et père de Nathan est un homme violent qui sème la terreur des qu'une petite contrariété intervient.

Claire Norton décrit très bien la tension qui monte et l'escalade de la violence. C'est un roman sur le combat de cette femme qui tente de mener à bien sa vie en protégeant son fils. L'arrivée de Suzette et Guy, nouveaux voisins va bouleverser leur quotidien. Claire Norton décrit avec beaucoup de justesse et sensibilité cette violence conjugale et nous entraîne dans cette tension qui ne fait que monter au fil des pages. Notre sympathie pour Valentine et Nathan est immédiate. On craint, on tremble, on espère pour eux jusqu'au moment où je me suis surprise à sauter quelques lignes pour connaître le dénouement, la tension était trop forte.

Le thème de l'emprise et de la résilience sont bien traités. Il s'agit certes d'un roman mais il me semble que ce livre peut-être source d'espoir et d'optimisme. L'auteur montre combien la rencontre avec certaines personnes peut-être d'une aide salutaire et que tout n'est pas joué d'avance, l'engrenage peut s'enrayer et alors permettre un nouveau départ.

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"Je voudrais votre roman qui se passe à Verdun”, ai-je dit à Claire Norton en séance de dédicace à la librairie Entrée Livres, que vous retrouverez d'ailleurs dans le roman.

Le contact fut agréable et sympathique et nous avons parlé de Babelio.

Ayant dit que j'étais un chroniqueur régulier, j'ai aujourd'hui la pression… que je vais essayer d'alléger en m'adressant directement à vous, l'auteure…

Vous avez fait naître Valentine le 21 février à 7h15 : “J'ai donc poussé mon premier cri précisément soixante-dix ans après le début de la bataille de Verdun, qui allait faire plus de 300 000 morts et 700 000 blessés. Comment ne pas voir dans cette concordance de dates un mauvais présage ?”

Valentine tient le journal de sa vie sans révolte, comme une abnégation, brisée par cet enjôleur “engeôleur” de mari.

Vous décrivez parfaitement le phénomène de l'emprise et de l'habituation progressive de l'inacceptable, comme dans la parabole de la grenouille illustrant le cheminement de la femme battue : “Une grenouille vivante est plongée dans une marmite d'eau froide. Elle s'y sent bien. puis on allume le feu et l'eau se met à chauffer doucement. D'abord tiède ; la grenouille y est toujours bien. la température continue de grimper. Puis chaude ; la grenouille se fatigue mais elle ne bouge pas. Puis brûlante ; la grenouille est alors trop affaiblie pour réagir. Et lorsque l'eau se met à bouillir, la grenouille va mourir sans avoir à aucun moment tenté de sauter hors de la marmite.”

Vous montrez parfaitement les corollaires de l'emprise faite du dénigrement permanent, de l'isolation sociale de l'autre.

C'est un thème difficile qui est au coeur de votre roman et vous mettez des coups dans les poings de D. pour bien appuyer les violences conjugales.

A ce propos, dans une note finale, vous répondez à une remarque que je voulais vous faire ; en effet, j'ai été surpris de l'irruption de scènes très violentes et décrites sans ellipse qui contrastent avec le quotidien difficile mais feutré et discret d'une Valentine si attachante. Et vous nous dites : “De fait, vous aurez peut-être trouvé certains des passages très durs. Croyez bien que j'en ai allégé bon nombre, pourtant inspirés de scènes réelles. Mais il n'était pas possible d'édulcorer la réalité de ce que ces femmes vivent".

Vous nous livrez avoir fait une rencontre parmi les 220 000 victimes de violence en France.

Vous avez voulu ainsi nous interpeller dans un roman sur la méconnaissance du phénomène des violences intra-conjugales. “elles ne se complaisent pas dans la victimisation”.

Et en cela je vous comprends mieux par cette note. D'ailleurs, je vais recommander votre livre à une personne adepte des témoignages “vrais”.

Mais permettez-moi, chère Claire (maintenant que l'on se connaît !) , de vous dire que j'aurais aimé mieux comprendre D..

Au-delà de la jalousie, quel est son fonctionnement, les motifs de ses agissements ? Je dis sciemment “comprendre” car en France la réponse de notre société aux comportements violents est principalement répressive, alors que d'autres pays proposent en complément une approche thérapeutique. Mais peut-être qu'approfondir le personnage masculin aurait brouillé le message que vous vouliez faire passer.

Mais je ne voudrais pas faire croire que votre livre est un essai, non, c'est un roman qui se lit en nous déterminant à vouloir “aider” Valentine.

C'est un roman sensible dans lequel on partage les tensions et les émotions dont vous avez su mener les ressorts dramatiques, jusqu'à me tirer des larmes.

Pour cette dernière raison et d'autres qui tiennent à votre façon de raconter, je vous attribue mes cinq étoiles alors que la concurrence était rude puisque je lisais en parallèle “Voyage au bout de la nuit ”: “on passe son temps à tuer ou à adorer en ce monde et cela tout ensemble.”

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Citations et extraits (92) Voir plus Ajouter une citation

Je me terre, et je m’enterre. Ma seule évasion, encore et toujours, ce sont les livres. Leurs héros supplantent mes malheurs, leurs fantômes m’habitent avec persistance une fois l’histoire terminée. Ils restent en moi et je m’accroche à leur courage, à leur destinée, à leurs pensées qu’il m’arrive de faire miennes pour me donner l’illusion d’être ce qu’ils sont et non plus ce que je suis moi. Les personnages sont devenus mes seuls amis.

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La réalité, Valentine, c'est que tu es aujourd'hui recouverte de cicatrices. Dans tous les sens du terme. Aussi bien profondes qu'en surface. C'est triste, parfois grave, mais ce n'est pas insurmontable. On peut vivre avec des cicatrices. Elles nous rappellent juste un accident. Un évènement qui n'aurait pas dû se produire et qui à laissé des traces indélébiles que le temps pourra atténuer, mais jamais effacer. C'est comme ça. Ce qui compte, c'est ce que nous choisissons de faire de ce qui nous reste.

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Je suis resté à Verdun. Pourquoi quitter un endroit où j'ai tout pour être heureux? De nombreux quartiers ont été rénovés, c'est une ville agréable où les gens sont gentils et où l'on peut prendre le temps de vivre. Le centre-ville est devenu magnifique... Mais je sais combien tu détestais cette ville.

Elle baissa la tête. Elle avait tellement associé Verdun à son malheur de l'époque qu'elle ne parvenait pas à l'imaginer telle que Vincent la décrivait.

- Ma librairie se trouve rue Edmond-Robin, qui donne sur le quai de Londres. Là où nous traînions nos guêtres le samedi soir, lorsqu'il faisait bon... Eh bien, mon antre magique se situe là-bas annonça-t-il fièrement.

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Non il devait se calmer.

Valentine ne lui avait jamais menti, il en aurait mis sa main au feu.

Alors...

Alors quoi?

Eh bien, tous les cocus du monde sont convaincus de la loyauté de leurs femme avant de se découvrir des cornes!

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Les yeux fixés sur le plafond éteint,Nathan imaginait comme sur un écran , une vie où sa mère et lui vivraient dans une maison .Il pouvait même voir un chien courir dans le jardin.

Depuis la maison d'en face ,Suzette et Guy leur faisaient de grands signes pour les inviter à venir manger des crêpes.

Sa mère était belle et riait aux éclats. Il aimait tellement voir son sourire ,et plus encore entendre son rire. Sa mère était une vraie princesse. Plus belle encore que celle auxquelles les filles de son école rêvaient de ressembler,cette Reine des Neiges dont elles parlaient toutes.

Dans la pièce d'à côté, dans la réalité, il entendit la voix grave de son père appeler sa mère.

Cette voix n'avait aucune place dans son rêve : Nathan enroula ses poings dans les draps et chercha à se fondre dans ce plafond,dans le film de cette vie qu'il voulait absolument continuer à voir se projeter.Cette vie qu'aucun bruit ne viendrait interrompre,où sa maman ne porterait plus jamais de foulard,où Flocon continuerait à s'agripper à son épaule.La douce sensation du pelage de l'animal contre sa joue lui serra la gorge. Et alors ,soudain ,ses oreilles se fermèrent, plus aucun son ne lui parvint: il était parvenu à basculer dans cette vie parallèle, à se fondre dans ce plafond silencieux porteur de tant de rêves et d'espoir.( Page 227/228).

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En dédicace avec Claire Norton .
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