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ISBN : 2824615613
Éditeur : City Editions (04/09/2019)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 12 notes)
Résumé :
La vie de Béa est une vraie catastrophe. Elle vient de perdre son boulot et son futur mari s'affiche dans tous les médias au bras d'une présentatrice télé. Forcément, leurs relations se sont quelque peu refroidies… Pour retrouver un semblant de paix, Béa se réfugie chez ses parents.

Sa mère a un don pour faire passer la tristesse à grands coups de liqueur artisanale. Mais, cette fois-ci, sa famille démultiplie au contraire ses problèmes. Béa se retrou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  03 novembre 2018
Comme il est indiqué sur la quatrième de couverture que Laura Norton est "l'auteur n°1 en Espagne", j'ai été curieuse ; et comme son nom ne le laisse pas deviner, elle est espagnole….
Cap, donc sur Madrid où Beatriz est architecte.
Elle vit depuis cinq ans et s'apprête à se marier avec Victor , architecte dans le même cabinet qu'elle et doté d'une plus grande personnalité , de celles qui font vendre les projets aux clients. Quand soudain , c'est le drame ...au cours d'une soirée , elle apprend en écoutant des collègues , dans les toilettes, qu'elle va être virée , que c'est Victor qui a été préféré par ses patrons et que c'est même pour ça qu'il lui a proposé le mariage, pour atténuer le choc et puis parce qu'il a besoin d 'elle, vu que c'est elle qui a les bonnes idées créatrices… et comme si ça ne suffisait pas , elle surprend Victor en train d'embrasser la présentatrice des infos la plus canon du PAF…
Ni une, ni deux , direction la Cantabrie, chez ses parents, son havre de paix.
Havre de paix, faut le dire vite…
Entre sa mère, ses soeurs et son frère, c'est tout un défilé frappadingue auquel nous convie Laura Norton. Aussi déjanté qu'une comédie d'Almodovar, cette histoire vous fera vivre les montagnes russes (enfin… espagnoles. )
Si j'ai été agacée au début par le caractère volcanique( et hystérique et colérique et exécrable de Beatriz ), j'ai adoré sa famille qui m'a fait vivre des moments touchants, des sourires et des fou-rires.
" Dans la famille, on est tous pareils, les accès de folie viennent en série. Et ça nous rend attachants…"
Ils grouillent de vie, de paroles, de disputes, de rabibochages, de complicités, de guéguerres assumées. Laura Norton pousse plus loin que ses consoeurs, le curseur de la comédie romantique, puisque , s'il est question de politique, d' homosexualité, d'architecture, de you-tubbeur, de deuil, de don (de diagnostic médical) , etc..
… il sera aussi question de ( tadam )…: stripteaseur nain.
Cette auteure est "folle", je vous aurez prévenu(e)s !
Sachez que son premier roman avait été, illico presto , adapté au cinéma, parce que des excentricités comme ça, on en redemande !
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Albertine22
  09 mai 2018
Attention coup de cœur ! Il s'agit de chick lit et je suis rarement aussi dithyrambique quand j'évoque ce genre. Mais le roman de Laura Norton va au-delà de la trame classique de la comédie romantique. Ces personnages auraient leur place dans un film de Pedro Almodovar ou de Woody Allen. Leur folie, leur démesure, leurs bonheurs éclatants comme leurs malheurs absolus plairaient au réalisateur espagnol. Quant à l'héroïne, Béa, sa logorrhée verbale et ses raisonnements spécieux séduiraient le cinéaste américain. Ces références au cinéma ne sont pas fortuites, je m'imaginais déjà, au cours de ma lecture, l'adaptation de ce roman sur grand écran. Quelques recherches m'ont permis de constater que le premier livre de Laura Norton a d'ailleurs déjà connu cette heureuse fortune.
Béatriz Vélez do Campo, 31 ans, frôle le nirvana au tout début de l'histoire. Elle a quitté sa Cantabrie natale et sa famille survoltée pour une carrière d'architecte à Madrid. Après des années de galère, elle touche du doigt son rêve : le cabinet qui l'emploie vient de décrocher un énorme contrat ( grâce en partie à son travail, même si son rôle est minimisé, voire nié par son employeur) et Victor, son compagnon depuis cinq ans, l'a demandée en mariage. Lors de la soirée organisée pour fêter ce succès, le champagne ne l'aide pas vraiment à se la jouer modeste. Son attitude en horripile plus d'un(e) et un tour au petit coin lui permet de découvrir le revers de la médaille. Elle surprend deux collègues qui évoquent son licenciement prochain et ses fiancailles destinées à faire passer une pilule très amère : Victor va occuper le poste libéré par Béa . Les premières pages sont dans la plus pure tradition de la chick lit. le tournant va s'amorcer quand Béa, ravalant ses larmes et son orgueil, réintègre le giron familial.
Et là, la prof de Lettres qui sommeille toujours en moi, a fondu. Pour parler du don de sa mère, connaître rien qu'en touchant une personne le mal dont elle souffre, Bea fait référence au réalisme magique. le REALISME MAGIQUE ! Mon cerveau a bugué pendant un court instant. Une référence littéraire dans une romance : quel bonheur ! Et c'est loin d'être la seule. Je vous laisse le plaisir de découvrir au fil des pages les nombreuses allusions à des auteurs ou des romans connus. J'ai beaucoup aimé ce pari sur l'intelligence et la culture des lecteurs.
J'ai adoré aussi la famille de Béa, la mère et son cabinet de consultation où les honoraires sont réglés en petits plats ( pour compenser ses piètres talents de cuisinière), ses sœurs empêtrées dans des situations où le grotesque le dispute au pathétique, son frère, you tubeur célèbre amoureux d'un gendarme à la comprenette un peu lente, son neveu, passionné de moto-cross, mais rongé par un existentialisme sartrien. La maison familiale résonne de discussions orageuses, de diatribes passionnées. Tout ce bruit dissimule en fait une tendresse qui a du mal à s'exprimer. Et pour pimenter le tout, le maître des lieux, le pater familias, en mer huit mois sur douze, prend sa retraite et décide dans la foulée de mettre de l'ordre dans le maelstrom permanent.
Bea est contrainte de jouer à nouveau son rôle dans la pièce de théâtre déjantée que sa famille donne chaque jour en représentation. Comment oublier, dans ces conditions, la trahison de Victor qui roucoule à présent avec une présentatrice télé très connue ? Comment retrouver un travail d'architecte dans la ville de province où habitent ses parents ? Et si la solution se présentait sous la forme d'un trentenaire aux cheveux d'un roux flamboyant, au volant d'une Mercedes rose ?
Autre qualité de ce roman, c'est "la vis comica". Souvent, les écrivains se cassent les dents sur la mécanique de précision qu'est la comédie. Laura Norton a un vrai don pour créer des scènes tout à la fois vraisemblables et d'un ridicule achevé. Les personnages en prennent pour leur grade, et le lecteur sourit, ou même éclate de rire. Qui aime bien, châtie bien. L'auteur malmène ses personnages, mais éprouve pour eux une formidable empathie, perceptible à chaque instant.
Un conseil : profitez de l'été pour dévorer ce livre (qui compte plus de 500 pages et qui pourtant finit trop vite). Il s'accommodera très bien des halls de gare, d'aéroport, des serviettes de plage ou même du transat dans le jardin.
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djihane
  13 juin 2018
En peu de temps, Béa perd son fiancé et son boulot, elle doit aller vivre chez ses parents et ses mésaventures continuent à animer sa vie.
Une catastrophe n'arrive jamais seule est une comédie idéale pour l'été si les pavés ne vous font pas peur. C'est cela d'ailleurs qui m'a déconcertée. Pour moi, une comédie devrait être courte ou ne pas excéder les 300 pages ? Cela reste, bien évidemment un avis personnel et subjectif car je pense que le propre de la comédie ou de la comédie romantique est de nous faire rire/sourire avec des personnages drôles ou à qui il arrive des événements improbables. Cela peut vite paraître long et parfois répétitif si l'on suit ces mésaventure sur 525 pages. J'ai trouvé que c'était très long et je me lassais parfois car il y avait des moments où j'accrochais complètement à l'histoire mais d'autres où je me disais que tel ou tel événement n'était si primordial que ça.
La vie de Béa est mouvementée, c'est un personnage que l'on ne peut qu'apprécier. Elle est attachante et beaucoup de femmes peuvent s'identifier à elle. Elle est entourée par un large panel de personnalités que vous pouvez tout autant aimer. La touche d'humour est omniprésente et on se demande, à chaque fois, ce que ce Béa va encore vivre comme catastrophe. Les protagonistes de cette comédie sont une réussite.
Une catastrophe n'arrive jamais seule est une bonne comédie estivale avec des personnages déjantés et une héroïne à qui il arrive des aventures improbables. J'ai bien aimé ce roman pour son personnage principal et sa vie chaotique, c'est dommage qu'il soit si long.

Lien : https://lesinstantsvolesalav..
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Rennath
  11 mars 2019
J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire, tellement l'héroïne complètement hystérique me tapait sur le système : prétentieuse, agressive ... Tout change quand elle revient dans sa famille complètement déjantée et atypique et là on est pris dans la folie familiale et on rit beaucoup !
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LesromancesdeClari
  26 juin 2019
Je ne connaissais pas du tout cette auteure alors j'ai été faire quelques recherches qui m'ont apprises qu'elle est espagnole et qu'elle est très reconnue dans son pays.
Le style d'écriture m'a séduit dès le premier chapitre. L'héroïne est naturelle et spontanée, pleine de fraîcheur et de folie mais elle reste perspicace malgré tout. Les personnages qui l'entourent forment une sorte de tribu chacun tient une place et a un rôle bien défini.
J'ai lu ce livre comme j'aurais regardé une série. Chaque chapitre était comme un épisode. Une cascade d'événements remettent en cause la vie des personnages. Chacun a ses petits secrets qui se dévoilent au fur et à mesure.
Les retours en arrière rythment l'histoire et permettent de dévoiler les faits au bon vouloir de Béa qui est la narratrice, elle nous fait languir ce qui rend la lecture addictive.
La réflexion et le développement de la psychologie des personnages sont très bien réalisées et le tout avec humour. J'ai trouvé par ailleurs le comique de répétition un peu lourd par moment.
Cette romance feel good m'a séduite.Et pour une fois que l'histoire ne se passe pas au États-Unis !
Bouquineusement vôtre !
Clari ♥
Lien : https://www.lesromancesdecla..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   02 novembre 2018
Je me sentais tout à coup très proche de Jennifer Aniston. elle avait dû en baver grave quand Brad Pitt avait commencé à la tromper avec l'autre. Figurez-vous que j'avais fini par tellement m'identifier à elle que pour moi , Angelina Jolie n'avait plus de nom et était devenue "l'autre". J'imaginais Jennifer s'efforçant tous les jours de faire bonne figure chaque fois qu'on l'interrogeait, ou qu'elle allumait la télé et qu'elle les voyait, si beaux , si parfaits, si… quels enfoirés !!! Ou peut-on se cacher quand il existe aucun endroit au monde où un épisode de Friends ne passe pas à la télé, où personne n'a pas vu Thelma et Louise ? Moi au moins, j'avais un sanctuaire.
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iris29iris29   01 novembre 2018
Ce qu'il y a de bien, quand tout le monde te déçoit, c'est qu'à la fin, tu ne peux plus être déçue du fait qu'ils soient décevants.
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iris29iris29   02 novembre 2018
Quand ça arrive, on ne peut pas se voiler la face. Je n'avais jamais ressenti une chose pareille. C'est la femme de ma vie. (...)
J'en ai eu le souffle coupé, comme si le monde s'était vidé de son oxygène. J'avais beau essayer de remplir mes poumons, rien n'y faisait. Il n'avait jamais ressenti une chose pareille. Il n'avait jamais ressenti une chose pareille. C'est ce qu'il a dit. Il n'avait jamais ressenti une chose pareille. Il a dit qu' il n'avait jamais ressenti une chose pareille. Et avec moi alors , (…) ?
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iris29iris29   02 novembre 2018
J'ai accepté son verre et bu une bonne gorgée de cette mauditeliqueuràlaconquiarrachaitsamère.
- C'est très doux. Je ne sais pas de quoi tu te plains (…).
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rkhettaouirkhettaoui   17 août 2018
Quand on grandit d’une certaine façon, on croit que c’est partout pareil. Et je pensais vraiment que toutes les familles, à l’image de la nôtre, traversaient deux saisons émotionnelles distinctes : huit mois de vie sans pression suivis J’ai traîné ma valise dans le couloir et l’odeur de la maison de mes parents a commencé à faire son effet sur moi. Même si j’étais partie du mauvais pied avec tout le monde, je ressentais déjà la douce chaleur qui m’enveloppait du seul fait de franchir le seuil. La famille générait décidément des sentiments bien contradictoires. La fête d’anniversaire de ma mère était prévue le lendemain. Un repas en grande pompe avec toute la famille, excepté mon père qui était en mer cette année. Il y passait huit mois par an pendant lesquels la maison se transformait en matriarcat avec deux capitaines aux commandes, Irene et ma mère. Irene remplaçait plus ou moins mon père, ils avaient le même caractère, tandis que Deborah était son portrait craché. Quand il rentrait à la maison, il tentait de récupérer son trône perdu, sans beaucoup de succès, car dès qu’il était sur le point d’imposer sa volonté, il devait embarquer à nouveau. Je me souviens que les amis de mes sœurs étaient à la fois intrigués et fascinés par l’ordre qui régnait chez nous, et comment tout changeait en fonction de la présence, ou de l’absence, de notre père. Pour nous, c’était normal. Quand on grandit d’une certaine façon, on croit que c’est partout pareil. Et je pensais vraiment que toutes les familles, à l’image de la nôtre, traversaient deux saisons émotionnelles distinctes : huit mois de vie sans pression suivis de quatre mois de régime plus strict. Nous aimions ces changements, ou du moins ils étaient les bienvenus, car ces deux manières de vivre en famille avaient chacune leurs avantages. C’est vrai que nous avions grandi avec les menaces d’Irene : « Tu verras quand papa reviendra », « Tu peux t’estimer heureuse que papa ne soit pas là, parce que s’il savait ça… », mais ce n’étaient que des avertissements stériles qui ne se réalisaient presque jamais. Quand mon père arrivait, la bêtise qui avait amené la menace était déjà oubliée. En plus, papa revenait toujours les bras chargés de cadeaux provenant des endroits exotiques où son travail l’emmenait.
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