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ISBN : 2809711410
Éditeur : Editions Philippe Picquier (07/01/2016)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Nosaka aime bien faire la sieste, l'été, en dégustant quelques prunes confites à l'alcool avec son chat Charly. Il faut dire que son pavillon à Tôkyô en est plein, de chats, l'un blotti sur son dernier manuscrit, l'autre toisant de haut la chienne husky, et dans le jardin se rassemblent les oiseaux, par centaines parfois, ainsi que d'énormes crapauds. Et l'humain écrivain observe d'un regard aigu tous ces êtres familiers, commente, se confie, philosophe, car sa fréq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  26 décembre 2017
Nosaka aime les chats. Comme moi aussi, je n'ai pu résister à la tentation d'acquérir ce livre. de surcroît, j'avais aimé le magnifique Tombeau des lucioles de l'auteur. Magnifique mais terriblement bouleversant (je ne m'en suis toujours pas remise d'ailleurs). J'étais donc heureuse de le découvrir ici dans un registre plus léger.
Je crois que ce livre autobiographique plaira probablement surtout aux amateurs de chats - qu'on nomme ailurophile, ai-je appris ici . Nosaka Akiyuki narre à travers de courts chapitres la coexistence harmonieuse - plus ou moins - entre sa femme, lui et leurs deux filles avec six chats et une chienne husky. Dans une maison traditionnelle japonaise aux délicates cloisons de papier, ça déménage pas mal.
Nosaka, ayant alors dépassé la soixantaine, passe beaucoup de temps à observer ses animaux, à analyser leurs miaulements, leurs préférences alimentaires, leurs comportements, ... Ces observations lui fournissent matière à réflexions sur les rapports animaliers mais également sur les humains. Ses congénères bipèdes ne ressortent pas forcément grandis ni embellis de ces méditations. On sent Nosaka Akiyuki plus en paix en compagnie féline et canine. Voire avec d'autres espèces... jusqu'au cafard qui n'est pas sans lui faire éprouver une certaine compassion.
Nosaka se livre notamment à de nombreuses réflexions à propos de la mort. La façon qu'ont les animaux de chercher à s'isoler pour mourir lui apparait pleine de dignité. Et préférable à ces yeux à l'acharnement thérapeutique qui s'instaure (le livre est paru au Japon en 1998).
Les anecdotes ont parfois tendance à être répétées d'un chapitre à l'autre. Mais la lecture de cet ouvrage m'a procuré un grand plaisir, occasion de sourire et d'évoquer mes propres souvenirs avec mon chat. Un petit livre sans grande prétention littéraire sans doute mais qui fait beaucoup de bien. Avis aux amateurs
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Momiji
  21 juillet 2016
J'ai une passion très prononcée pour les chats (qui ne détrônent cependant pas les koalas) et chaque fois qu'un roman semble leur être dédiée, je suis attirée par sa lecture. Mon cher et tendre a déniché ce livre pour moi à la bibliothèque et son parcours s'est révélé plutôt agréable en ce mois de juillet.
Présenté sous forme de chapitres ou plutôt chroniques au fil des saisons, Nosaka nous parle de lui, de ses souvenirs, notamment ceux de la guerre (il est l'auteur du bouleversant Tombeau des lucioles) ou du tremblement de terre de Kôbe et peint un portrait pénétrant, précis et souvent facétieux de ses 5 chats qui ont chacun leur caractère, leurs préférences et qui forment des sous-clans à l'instar des humains. Chats himalayens assez snobs, parfois séniles, chat à moitié sauvage qui cherche constamment la bagarre, chat errant qui prend ses quartiers chez un commerçant... On se prend au jeu de la découverte de ce monde félin où Zizi. le husky n'est pas en reste. Ses évocations, les pensées que les félins lui inspirent nous emmènent dans un cheminement où l'auteur se met parfois à nu et se présente sans fausse pudeur, évoquant son alcoolisme, son manque d'hygiène, sa vision de la médecine entre autres.
Si le parcours de ce roman est plutôt rapide et appréciable, il y a néanmoins certains aspects qui m'ont moins plu : les remarques parfois légèrement sexistes de l'auteur, des longueurs par moments. Sans que cela n'entache le plaisir que constitue ce court livre et dans lequel tous les amoureux et familiers de chats reconnaîtront leurs matous à un passage ou un autre.
Je retiens de ce roman la sensibilité et l'altruisme de l'auteur envers les animaux. La balade qu'il nous fait entreprendre au travers de ses souvenirs et réflexions déploie un paysage mental riche et parfois grave, qui ne tombe cependant jamais dans le pathos. La sérénité de ses animaux vient ramener en lui une certaine joie, un recul salutaire sur la vie et l'on se prend même à sourire à plusieurs reprises quand on voit l'influence que ses compagnons peuvent avoir sur lui à bien des égards.
Lecture agréable et rapide sous forme de chroniques qui constituent autant de portraits du quotidien de l'auteur et de sa maisonnée, Nosaka aime les chats offre avec une plume malicieuse et sensible une plongée dans l'univers félin depuis le regard d'un homme qui protège autant qu'il apprend aux côtés de ses nobles compagnons.
Lien : http://wp.me/p12Kl4-MO
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clairejeanne
  28 mai 2016
Pour les amoureux des chats, un livre composé de textes consacrés à l'observation de ces petits félins de compagnie et à l'amour que Nosaka et sa famille leur porte ! D'après lui, on a beaucoup à apprendre d'eux : "Pour quelle raison l'homme est-il le seul à rouler des mécaniques en se prétendant roi de la Création ?" (p 33)
L'auteur a été frappé par l'attitude des chats quand ils sentent venir la fin : ils s'isolent, ne mangent plus et quittent la vie plutôt tranquillement. "A en juger par la manière dont les animaux meurent, j'ai le sentiment que la différence entre les hommes et les bêtes réside dans leur relation à la mort plutôt que dans le fait que les premiers disposent de la parole et des outils, et s'entretuent de façon absurde." (p 40)
L'auteur de "La tombe des lucioles" nous parle avec humour de ses cinq himalayens (persans "colourpoint") et de son tigré roux, Charly, un sacré lascar qui aime les prunes à l'alcool, miaule pour saluer son maître le matin, ne mange que ce que les humains laissent dans leurs assiettes et prétend partager leur bain !
Plus sérieusement, l'auteur constate que, après la fin de la seconde guerre mondiale les japonais ont recommencé à adopter chiens et chats alors que longtemps après le tremblement de terre de Kobé, les gens n'ont pas repris de compagnons à quatre pattes ; pour lui, le séisme a été encore plus traumatisant que la guerre. La peur des tremblements de terre est très présente ; Nosaka raconte les bêtises faites par les chats ou la chienne huski (prénommée Zizi en l'honneur de Zizi Jeanmaire) alors qu'il fait refaire sa maison selon des normes parasismiques. On sent un traumatisme important dans la vie de l'auteur.
Beaucoup d'observations attentives des comportements des chats et du chien de la maison ; mais lui, Nosaka, qu'en retire-t-il ? "C'est moi qui me dévoue à sens unique, et si je veux bien admettre que ce soit dans l'ordre des choses, je m'estime aussi en droit de les voir esquisser un geste qui m'apporterait quelque consolation, eh bien, je t'en fiche !" (p 214)
Textes très bien écrits, de façon fine et soignée, et c'est souvent très drôle, bien qu'il y ait, en fond, une certaine tristesse.
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Rhodopsine
  13 mai 2016
Nosaka aime les chats. Tant mieux pour lui, puisqu'il vit entouré de cinq ou six chats (et d'un chien). N'étant pas moi-même félidolâtre, je me suis vite lassée des descriptions des faits et gestes des uns et des autres, chroniques de la vie des chats (et des humains qu'ils tolèrent à leurs côtés). Il reste une observation très fine des moeurs des animaux, un immense respect de la vie des chats (des oiseaux, des chiens).
A réserver aux passionnés des chats!
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doyoulikefrogs
  18 juillet 2018
Un petit coup de coeur à croquer !

En moins de 200 pages, l'auteur parvient à nous expliquer comment il a été amené à aimer les chats alors qu'il les ignorait littéralement. Il fait la rencontre de plusieurs chats et chiens qu'il a adoptés et il nous parle de ses coups de foudre avec les chats Himalayens Anju, Charly, Dada le "security dog", Neige, Zizi la chienne Husky, Rôbâ la vieille noiraude, Midori, Coco la gâteuse, etc.
Au-delà d'une simple chronique cocasse, drôle, un peu légère et très mignonne d'un propriétaire de chats et de chien, Nosaka réussit à décrire le Japon et sa société humaine qui se reflète alors dans la vie de ses animaux de compagnie. Ainsi les hommes de petite taille aiment se promener avec de grands chiens, une ancienne ville à l'activité houillère a été envahie par les chats, restés à la maison. La manière de décrire la vie des chats, leur façon d'être, de se nourrir, de paresser ou de s'adapter à l'homme sont savoureusement rédigées par Nosaka, sans fioritures et avec une sorte de candeur et de vérité d'observateur (odeurs désagréables, nourriture dégueu et détritus, maladies, blessures, cancers, démence et euthanasie ...!).
L'histoire de Zizi la chienne husky est drôle et émouvante et son portrait s'étale tout au long du roman, rendant l'image du chien encore plus sympathique que celle des chats. Pourtant Zizi ne peut évoluer sans ses maîtres et pas non plus sans les chats de la maison.
Le Japon s'illustre sous une image inédite à la fois féline et canine et Nosaka tente de raconter pourquoi avoir un chat semble plus passionnant que d'avoir un chien et il veut casser l'image de chats "arrogants" et "indifférents". À travers chaque description des chats, on y trouve une métaphore de la vie humaine.
Sorte de récit social et chronique vétérinaire sur tout un tas d'autres animaux finalement (les chiens, les corvidés, ...), ce récit à l'allure documentaire n'est pas un roman. Je l'ai beaucoup apprécié pour tous ses parallèles tracés entre chats/chiens et hommes, ses portraits de "propriétaires" d'animaux (et donc de l'auteur lui même !) et des liens qui les unissent, même si les différences tranchées qu'il trouve entre chats et chiens me tracassent un peu, c'est très enthousiasmant et assez jouissif. Lui-même avoue qu'un tel journal ne peut être écrit sans un parti pris ! J'ai en tout cas beaucoup ri !
Lien : http://www.unefrancaisedansl..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   26 décembre 2017
A en juger par la manière dont nos animaux meurent, j'ai le sentiment que la différence entre les hommes et les bêtes réside dans leur relation à la mort plutôt que dans le fait que les premiers disposent de la parole et des outils, et s'entretuent de façon absurde.
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kuroinekokuroineko   26 décembre 2017
Comment se fait-il que des gens qui élèvent un ou des animaux chez eux (...) ne cessent de se quereller comme on le voit si souvent? Entre nations, on parle de guerre, entre confessions, tribus, cultures, c'est la jalousie, c'est l'envie, c'est la rancoeur, et moi qui contemple mes chats plongés dans le sommeil autour du brasero, j'ai conscience d'être un peu primitif, car même si c'est moi qui assure leur bien-être, j'avoue qu'ils me font envie.
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kuroinekokuroineko   26 décembre 2017
Un ballon de rugby à demi dégonflé me fait un oreiller idéal pour ma sieste. Si je commets l'étourderie de le laisser ensuite sur place, je le retrouve immanquablement compissé. Depuis cinq ou six ans, j'ai cessé de perdre mes cheveux en haut du crâne, peut-être, me dis-je, que ce qu'il dépose dans le creux de ce ballon-urinoir possède des vertus anticalvitie. Si tel est le cas, voilà qui serait tout bénéfice.
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celine85celine85   13 mars 2018
On parle facilement d'"animaux de compagnie". Mais les chats méritent une autre appellation. Ils sont nos égaux.
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kuroinekokuroineko   26 décembre 2017
Les animaux, dit-on, sentent venir la fin avec sérénité, ils se dissimulent pour mourir en sorte de ne pas laisser leur cadavre à la vue de tous.
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