AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782809711417
192 pages
Editions Philippe Picquier (07/01/2016)
3.52/5   32 notes
Résumé :
Nosaka aime bien faire la sieste, l'été, en dégustant quelques prunes confites à l'alcool avec son chat Charly. Il faut dire que son pavillon à Tôkyô en est plein, de chats, l'un blotti sur son dernier manuscrit, l'autre toisant de haut la chienne husky, et dans le jardin se rassemblent les oiseaux, par centaines parfois, ainsi que d'énormes crapauds. Et l'humain écrivain observe d'un regard aigu tous ces êtres familiers, commente, se confie, philosophe, car sa fréq... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
3,52

sur 32 notes
5
2 avis
4
6 avis
3
2 avis
2
2 avis
1
0 avis

kuroineko
  26 décembre 2017
Nosaka aime les chats. Comme moi aussi, je n'ai pu résister à la tentation d'acquérir ce livre. de surcroît, j'avais aimé le magnifique Tombeau des lucioles de l'auteur. Magnifique mais terriblement bouleversant (je ne m'en suis toujours pas remise d'ailleurs). J'étais donc heureuse de le découvrir ici dans un registre plus léger.
Je crois que ce livre autobiographique plaira probablement surtout aux amateurs de chats - qu'on nomme ailurophile, ai-je appris ici . Nosaka Akiyuki narre à travers de courts chapitres la coexistence harmonieuse - plus ou moins - entre sa femme, lui et leurs deux filles avec six chats et une chienne husky. Dans une maison traditionnelle japonaise aux délicates cloisons de papier, ça déménage pas mal.
Nosaka, ayant alors dépassé la soixantaine, passe beaucoup de temps à observer ses animaux, à analyser leurs miaulements, leurs préférences alimentaires, leurs comportements, ... Ces observations lui fournissent matière à réflexions sur les rapports animaliers mais également sur les humains. Ses congénères bipèdes ne ressortent pas forcément grandis ni embellis de ces méditations. On sent Nosaka Akiyuki plus en paix en compagnie féline et canine. Voire avec d'autres espèces... jusqu'au cafard qui n'est pas sans lui faire éprouver une certaine compassion.
Nosaka se livre notamment à de nombreuses réflexions à propos de la mort. La façon qu'ont les animaux de chercher à s'isoler pour mourir lui apparait pleine de dignité. Et préférable à ces yeux à l'acharnement thérapeutique qui s'instaure (le livre est paru au Japon en 1998).
Les anecdotes ont parfois tendance à être répétées d'un chapitre à l'autre. Mais la lecture de cet ouvrage m'a procuré un grand plaisir, occasion de sourire et d'évoquer mes propres souvenirs avec mon chat. Un petit livre sans grande prétention littéraire sans doute mais qui fait beaucoup de bien. Avis aux amateurs
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          324
MELANYA
  22 juin 2021
C'est incroyable les points communs que je rencontre lorsque je lis un ouvrage japonais sur les chats : cette fois il s'agit de « Nosaka aime les chats » ((« Wagahai wa neko ga suki » »« 吾輩は猫が好き ») de Akiyuki Nosaka (野坂). Ce livre, dans la collection Picquier poche, publié en 2016 me regardait dans ma librairie, au rayon littérature étrangère). Comment résister à cette jolie couverture représentant des chats ?
Le point commun se trouve déjà au début : « Enfant, je n'avais que des chiens dans mon entourage immédiat. Envers les chats, j'avais un préjugé. (…) Il n'y en avait pas non plus chez mes petits camarades. » (Là s'arrête le point commun, pour le moment). Et un jour, enfant, Nosaka rAkiyuki rencontre un chat qui le suit : « Que ce soit une habitude de chien, je le savais, mais ne dit-on pas que dans la gent féline on n'en fait qu'à sa tête et on se tient à carreau avec les inconnus ? ») Mais on en reste là car c'est une autobiographe de l'écrivain (pas la mienne).
Les années passent et l'auteur retourne voir son ami hospitalisé et quelle n'est pas sa surprise en voyant ce fameux chat ? Il l l'emmène chez lui : première expérience.
Si chez lui, il y avait de l'espace bien conçu et de la verdure, par contre, chez certains il n'y avait ni shôji ni fusuma, ni nattes (shôji et fusuma sont des portes coulissantes ouvrant sur un jardin).
Le livre est composé de courts chapitres avec un titre mais le fil rouge est bien « LE chat », bien que parfois il y ait aussi une chienne husky (Zizi), des oiseaux… Des chats vont se rajouter à la famille et ce n'est pas une mince affaire car chacun a SON caractère, SON comportement. Et SES préférences en matière alimentation.
On trouve par exemple, des chats Himalayens, Anju, Neige, Rôbâ, Midori, Coco (ce nom lui a été donné à cause de Coco Channel...
On lit de nombreuses réflexions sur la vie - la mort – pourquoi avoir un chat est plus amusant qu'avoir un chien (pour lui) – je comprends cela très bien car les caractères sont opposés : un chien est entièrement dévoué à son maître alors que le chat n'en fait qu'à sa tête (et ne dit-on pas qu'on habite « chez « son chat ?).
« On parle facilement d' »animaux de compagnie ». Mais les chats méritent une autre appellation. Ils sont nos égaux. »
Il nous parle des « manekineko », nom qu'il approprie à certains chats rencontrés mais qui sont aussi des figurines japonaises, porte-bonheur (je les collectionne) :
un maneki-neko ( 招き猫), appelé aussi chat porte-bonheur, est une statuette japonaise traditionnelle, en porcelaine ou en céramique, représentant un chat assis et levant une patte (ou deux), au niveau d'une oreille.
Il évoque aussi le terrible tremblement de terre de Kôbe, raison pour laquelle il a fait entreprendre des travaux pour renforcer sa demeure mais dont les bruits agaçaient les animaux.
Il nous raconte sa visite à Rome où il a vu le fameux Forum où se réfugient, dans les décombres mis à jour, de nombreux chats, que les Romains nourrissent et soignent (ça aussi je l'ai vu lors d'un voyage).
Il y a toutes sortes de réflexions sur le Japon et sa société. C'est un ouvrage pour les amoureux de ces petits félins, dont je fais partie à présent et j'ai bien reconnu leurs attitudes. Ce ne sont pas que des boules de poils adorables – attention à leur caractère qu'il faut respecter, car autrement, ils ont vite fait de nous « remettre d'équerre », mais quand on les aime ils savent nous le rendre.
L'air de rien avec ses 246 pages, c'est un ouvrage qui se lit d'une traite et qui est très touchant, pour ne pas dire bouleversant dans certains chapitres.
On connaît NOSAKA Akiyuki, auteur majeur de l'après-guerre, pour le bouleversant « Tombeau des lucioles », mais il avait d'autres cordes à son actif. Il est né en 1930 et décédé en 2015, certainement parmi ses chats ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
LesCahiersdeCorinne
  21 juillet 2016
J'ai une passion très prononcée pour les chats (qui ne détrônent cependant pas les koalas) et chaque fois qu'un roman semble leur être dédiée, je suis attirée par sa lecture. Mon cher et tendre a déniché ce livre pour moi à la bibliothèque et son parcours s'est révélé plutôt agréable en ce mois de juillet.
Présenté sous forme de chapitres ou plutôt chroniques au fil des saisons, Nosaka nous parle de lui, de ses souvenirs, notamment ceux de la guerre (il est l'auteur du bouleversant Tombeau des lucioles) ou du tremblement de terre de Kôbe et peint un portrait pénétrant, précis et souvent facétieux de ses 5 chats qui ont chacun leur caractère, leurs préférences et qui forment des sous-clans à l'instar des humains. Chats himalayens assez snobs, parfois séniles, chat à moitié sauvage qui cherche constamment la bagarre, chat errant qui prend ses quartiers chez un commerçant... On se prend au jeu de la découverte de ce monde félin où Zizi. le husky n'est pas en reste. Ses évocations, les pensées que les félins lui inspirent nous emmènent dans un cheminement où l'auteur se met parfois à nu et se présente sans fausse pudeur, évoquant son alcoolisme, son manque d'hygiène, sa vision de la médecine entre autres.
Si le parcours de ce roman est plutôt rapide et appréciable, il y a néanmoins certains aspects qui m'ont moins plu : les remarques parfois légèrement sexistes de l'auteur, des longueurs par moments. Sans que cela n'entache le plaisir que constitue ce court livre et dans lequel tous les amoureux et familiers de chats reconnaîtront leurs matous à un passage ou un autre.
Je retiens de ce roman la sensibilité et l'altruisme de l'auteur envers les animaux. La balade qu'il nous fait entreprendre au travers de ses souvenirs et réflexions déploie un paysage mental riche et parfois grave, qui ne tombe cependant jamais dans le pathos. La sérénité de ses animaux vient ramener en lui une certaine joie, un recul salutaire sur la vie et l'on se prend même à sourire à plusieurs reprises quand on voit l'influence que ses compagnons peuvent avoir sur lui à bien des égards.
Lecture agréable et rapide sous forme de chroniques qui constituent autant de portraits du quotidien de l'auteur et de sa maisonnée, Nosaka aime les chats offre avec une plume malicieuse et sensible une plongée dans l'univers félin depuis le regard d'un homme qui protège autant qu'il apprend aux côtés de ses nobles compagnons.
Lien : http://wp.me/p12Kl4-MO
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
clairejeanne
  28 mai 2016
Pour les amoureux des chats, un livre composé de textes consacrés à l'observation de ces petits félins de compagnie et à l'amour que Nosaka et sa famille leur porte ! D'après lui, on a beaucoup à apprendre d'eux : "Pour quelle raison l'homme est-il le seul à rouler des mécaniques en se prétendant roi de la Création ?" (p 33)
L'auteur a été frappé par l'attitude des chats quand ils sentent venir la fin : ils s'isolent, ne mangent plus et quittent la vie plutôt tranquillement. "A en juger par la manière dont les animaux meurent, j'ai le sentiment que la différence entre les hommes et les bêtes réside dans leur relation à la mort plutôt que dans le fait que les premiers disposent de la parole et des outils, et s'entretuent de façon absurde." (p 40)
L'auteur de "La tombe des lucioles" nous parle avec humour de ses cinq himalayens (persans "colourpoint") et de son tigré roux, Charly, un sacré lascar qui aime les prunes à l'alcool, miaule pour saluer son maître le matin, ne mange que ce que les humains laissent dans leurs assiettes et prétend partager leur bain !
Plus sérieusement, l'auteur constate que, après la fin de la seconde guerre mondiale les japonais ont recommencé à adopter chiens et chats alors que longtemps après le tremblement de terre de Kobé, les gens n'ont pas repris de compagnons à quatre pattes ; pour lui, le séisme a été encore plus traumatisant que la guerre. La peur des tremblements de terre est très présente ; Nosaka raconte les bêtises faites par les chats ou la chienne huski (prénommée Zizi en l'honneur de Zizi Jeanmaire) alors qu'il fait refaire sa maison selon des normes parasismiques. On sent un traumatisme important dans la vie de l'auteur.
Beaucoup d'observations attentives des comportements des chats et du chien de la maison ; mais lui, Nosaka, qu'en retire-t-il ? "C'est moi qui me dévoue à sens unique, et si je veux bien admettre que ce soit dans l'ordre des choses, je m'estime aussi en droit de les voir esquisser un geste qui m'apporterait quelque consolation, eh bien, je t'en fiche !" (p 214)
Textes très bien écrits, de façon fine et soignée, et c'est souvent très drôle, bien qu'il y ait, en fond, une certaine tristesse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Rhodopsine
  13 mai 2016
Nosaka aime les chats. Tant mieux pour lui, puisqu'il vit entouré de cinq ou six chats (et d'un chien). N'étant pas moi-même félidolâtre, je me suis vite lassée des descriptions des faits et gestes des uns et des autres, chroniques de la vie des chats (et des humains qu'ils tolèrent à leurs côtés). Il reste une observation très fine des moeurs des animaux, un immense respect de la vie des chats (des oiseaux, des chiens).
A réserver aux passionnés des chats!
Commenter  J’apprécie          92

Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   26 décembre 2017
A en juger par la manière dont nos animaux meurent, j'ai le sentiment que la différence entre les hommes et les bêtes réside dans leur relation à la mort plutôt que dans le fait que les premiers disposent de la parole et des outils, et s'entretuent de façon absurde.
Commenter  J’apprécie          150
kuroinekokuroineko   26 décembre 2017
Comment se fait-il que des gens qui élèvent un ou des animaux chez eux (...) ne cessent de se quereller comme on le voit si souvent? Entre nations, on parle de guerre, entre confessions, tribus, cultures, c'est la jalousie, c'est l'envie, c'est la rancoeur, et moi qui contemple mes chats plongés dans le sommeil autour du brasero, j'ai conscience d'être un peu primitif, car même si c'est moi qui assure leur bien-être, j'avoue qu'ils me font envie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
kuroinekokuroineko   26 décembre 2017
Un ballon de rugby à demi dégonflé me fait un oreiller idéal pour ma sieste. Si je commets l'étourderie de le laisser ensuite sur place, je le retrouve immanquablement compissé. Depuis cinq ou six ans, j'ai cessé de perdre mes cheveux en haut du crâne, peut-être, me dis-je, que ce qu'il dépose dans le creux de ce ballon-urinoir possède des vertus anticalvitie. Si tel est le cas, voilà qui serait tout bénéfice.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
celine85celine85   13 mars 2018
On parle facilement d'"animaux de compagnie". Mais les chats méritent une autre appellation. Ils sont nos égaux.
Commenter  J’apprécie          70
kuroinekokuroineko   26 décembre 2017
Les animaux, dit-on, sentent venir la fin avec sérénité, ils se dissimulent pour mourir en sorte de ne pas laisser leur cadavre à la vue de tous.
Commenter  J’apprécie          40

Videos de Akiyuki Nosaka (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Akiyuki Nosaka
Payot - Marque Page - Akiyuki Nosaka - La Tombe des lucioles
autres livres classés : chatsVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Les mangas adaptés en anime

"Attrapez-les tous", il s'agit du slogan de :

Bleach
Pokemon
One piece

10 questions
643 lecteurs ont répondu
Thèmes : manga , littérature japonaiseCréer un quiz sur ce livre