AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Barbe bleue (289)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
PERCE_NEIGE
15 septembre 2017
Alors si je devais faire la transposition exacte du conte Barbe bleue à notre époque. Comment est-ce que je m"y prendrais?
Y a un os.
Épouser 8 femmes, et devoir les tuer à chaque fois. Non, on a le divorce maintenant. ça colle plus.
Et la jeune femme du conte arrive chez un mari qu'elle ne connait pas, qu'elle n'a jamais vu, ça colle plus du tout avec les moeurs actuelles, ça
Trouvons autre chose.
Allez, on va dire que c'est un psychopathes qui attire ses femmes contre une chambre en colocation. ça fait faits divers, c'est plus réaliste. Et ça met un soupçon de suspens.
Allez, tope-là, c'est tout ce que je change, le reste je l'adapte, je me débrouillerais. Je rajoute des détails à valeur humoristique supposée, comme des clichés sur les nationalités, ça fait toujours sourire mon public. J'en fais un Barbe Bleue d'opérette, qui lirait les minutes de l'Inquisition pour se détendre, comme tout bon psychopathe, pour être bien dans le cliché qui fait rire. Histoire qu'on comprenne que c'est un psychopathe tu vois, parce qu'on ne l'avait pas deviné en lisant le titre.
Je glisse des petites anecdotes sur l'histoire, question d'image, travailler mon côté fofolle érudite dans les yeux du public, tant pis si je dis des âneries sur le plan historique, c'est pas grave, de tout façon on s'en fout de l'histoire. le secret c'est de se donner l'air intello, d'en avoir l'air, pas de l'être. On va dire que l'inquisition pratiquait l'ordalie, les gens savent même pas ce que c'est de toute façon, pourquoi s'emmerder.

Voilà, vous l'avez compris, je trouve ça trop facile, sans surprise, du copié-collé pratiquement; J'ai lu de meilleures fan fictions.
Pour le côté positif: c'est vrai que ça se lit très facilement, même pour les gens qui n'aiment pas lire, ça passe tout seul. le style est simple, et pas désagréable, même s'il faut toujours qu'elle emploie des mots ou des tournures ronflants, histoire de se donner un petit genre. Quand je la lis, j'ai quelques fois l'impression de l'entendre prononcer certains mots peu commun avec emphase, avec sa petite voix un peu bourgeoise dombalesque, ou un petit côté Catherine Frot en plus pincée et intello. ça fait partie du personnage. Celui qu'elle s'est créé. Y a D'Ormesson qui aime bien faire ça aussi.
Le problème, c'est que c'est pas du tout crédible. Elle doit être bien particulière, la Belle, pour rester quand elle voit que le mec ne cherche que des jeunes femmes, on a affaire à une maso, et la Bête est tellement caricaturale. Peut-être à force de faire du second degré avec ses personnages? On n'y croit pas, on s'ennuie:

L'histoire d'amour n'a rien de romantique, elle est gnangnan, désolée de le dire aussi crûment pour ceux qui ont cru. Quand on veut faire dire à un mec qui vient te rencontrer "je vous aime", et que ça fasse pas ridicule, il faut autre chose qu'un récit minimaliste un peu simpliste.
Le mec m'énerve avec son Espagne fantasmée et ses répliques sensées être drôles tellement elles sont originales, son côté aristocrate pervers mais raffiné, ça sonne faux, ça ne me fait pas rêver.
L'histoire est vraiment trop simple, on dirait une histoire pour enfant. ça pourrait passer si les dialogues ou les personnages avaient un peu de relief, moins clichés.

THE END

********Trucs pas intéressants pour ceux qui n'ont que ça foutre de les lire.*********

Au fait Amélie, on dit colocataire, pas colocatrice.
c'est un mot épicène (je fais mon Amélie Nothomb), donc valable pour un homme et pour une femme. C'est rare de dire, tiens, je vais recevoir la locatrice de mon appart! ça fait pas sérieux Amélie voyons!
Les mots en "aire" sont naturellement épicènes. Disquaire, libraire, etc, et pas disquetrice, libretice. Je sens que ça va faire comme "auteure" ce truc là, mais c'est encore "colocataire" le bon usage.

Pour ceux qui aiment bien l'histoire, les ordalies étaient surtout pratiquées dans l'Antiquité (Très populaires chez les Egyptiens, les Romains, et à peu près tous les peuples de l'Antiquité) et au début du Moyen-âge chez les chrétiens, en héritage des coutumes franques. Dès le 9ème siècle, elles sont frappées d'interdictions par l'Eglise à plusieurs reprises, ayant été considérées comme incompatibles avec la Bible, et condamnée par elle ("Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu"), mais toujours pratiquées "sous le manteau". On ne supprime pas facilement des siècles de "tradition", c'est un peu comme la corrida. En 1255, le roi se fâche et rajoute des décrets d'interdiction plus "autoritaires".
Ce qui veut pas dire que l'Inquisition était une période fantastique. Mais c'est bien aussi de ne pas inventer des détails par ce que "ça fait bien", les faits suffisent. J'ai l'impression qu'elle voulait absolument recaser le mot "ordalie". Y a un quota pour ce genre de mots?
Je pense qu'elle est fâchée avec l'histoire, parce que le reste est pareil. Ou peut-être que les clichés sont fait exprès. (Et soit disant élevée dans un famille catho, mais elle n'a pas trop de culture religieuse non plus)

EDIT: je viens d'écouter une interview d'Amélie Nothomb, à propos de la genèse de son histoire, bien j'ai mis dans le mille avec l'intro de ma critique, c'est tout à fait ça. J'ai vraiment voyagé dans sa tête!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
benedicteetxavier
31 août 2017
J'ai lu Combustibles et n'ai pas accroché. J'ai lu Acide sulfurique et j'ai trouvé ça mieux mais sans plus. J'ai lu celui-ci et je l'ai trouvé meilleur. Je voulais découvrir la fin! C'est une première pour moi avec Amélie Nothomb 😊
J'aime assez le principe de la fin mais je la trouve aussi trop brusque par rapport au raffinement du roman et à son rythme.
Commenter  J’apprécie          20
missparker18
19 août 2017
Un roman plein d'humour et quelque peu mystérieux, et ce dès le début du roman.
Cette fois on entre dans le monde de la colocation, mais pas vraiment celle que l'on connaît ! Les deux personnages sont finalement très particuliers et détonants !!
Comme dans Pétronille, le champagne est à l'honneur et aussi la bonne cuisine pour aller avec.
La fin est comme souvent dans les romans d'Amélie Nothomb assez inattendue, mais elle a son charme !
Commenter  J’apprécie          20
Peirle
06 juin 2017
Une redécouverte du conte fraîche et décalée! Les personnages sonnent juste, le ton -comme souvent avec Amélie Nothomb - sait se faire léger malgré le sujet! On retrouve ici notre nouveau Barbe Bleue et sa dernière victime en date! de très jolies passages presque philosophiques sur l'amour. Les notions de beauté, de couleurs aussi. Les joutes verbales entre les deux personnages principaux sont succulentes!
Encore une fois avec cette auteure, rien n'est laissé au hasard! L'amie de Saturnine offre des parenthèses agréables.
Haine, folie, amour: encore une fois bien plus liés que ce qu'on pense.
Commenter  J’apprécie          10
Ilfioredelmale
30 avril 2017
Enfant, je dois bien avouer que parmi tout les contes de Perrault, celui m'ayant fait pleurer était le Petit Poucet et celui m'ayant le plus marqué était Barbe Bleu.

J'ai donc lu ce livre, qui est mon deuxième de cette auteur, après Hygiène de l'assassin, me disant qu'au titre déjà, on avait un parfum de ce que contiendrait ce livre.

Les dialogues sont vraiment ce que j'ai apprécié dans ce livre, à défaut de ne pas connaitre toutes les références culturelles qu'il y renfermaient.

Les personnages ont eux -mêmes étaient simplistes je dirai mais l'homme m'a un peu plus intéressé quand elle vient dans sa chambre l'interroger.

L'idée des couleurs étaient vraiment bien. J'avoue ne pas y avoir fait attention et j'ai donc été surprise. Mais je dois dire que la fin m'a laissé mi-figue mi-raisin. La causalité de l'acte me paraissant stupide mais la finalité me satisfaisant.

D'ailleurs, cette tournure m'a rappelé celle de hygiène de l'assassin que cependant, j'ai bien plus apprécié.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
fertiti65
23 avril 2017
Une petite annonce parue dans un journal : une chambre de 40m2 avec salle de bains, accès libre à une grande cuisine équipée" pour un loyer de 500 euros, on pense aussitôt soit à une arnaque soit à une erreur. Il s'agit en fait d'une co-location.
Saturnine, une jeune prof à l'Ecole du Louvre tente sa chance et le propriétaire des lieux l'a choisi très vite...
Commenter  J’apprécie          00
bollengc
22 avril 2017
Comme chaque année depuis vingt ans, le nouveau cru d'Amélie Nothomb est en librairie. Comme chaque année depuis maintenant quelques années, le lecteur se demande si le livre sera intéressant ou une nouvelle déception, s'il dépassera les cent pages et si la police utilisée sera de taille standard (et non en gros caractères).
L'a priori est donc plutôt négatif à l'ouverture de ce nouveau ‘roman': 168 pages et une police plutôt grosse. Voyons le côté positif, la souffrance n'en sera que plus courte...

Pour ce nouveau cru 2012, l'auteure a décidé de revisiter un conte traditionnel, Barbe Bleue.
Fidèle à ses traditions, ses personnages portent des prénoms originaux et la protagoniste est belge.
Saturnine, victime de la crise du logement parisien, répond à une offre de colocation plutôt alléchante (qui n'aurait pas rêvé d'une chambre de 40m² avec salle de bain et cuisine pour la modique somme de 500 euros par mois en plein centre de Paris!). C'est dans la file d'attente qu'elle apprend les rumeurs sur le maître de maison: les huit colocataires précédentes auraient mystérieusement disparu...
Mais ce ne sont pas ces sombres histoires qui feraient refuser à notre héroïne ce somptueux appartement. Seule condition particulière au contrat, n'entrer sous aucun prétexte dans la chambre noire du propriétaire des lieux.
S'ensuit un dialogue entre nos deux protagonistes. le maître des lieux, Don Elemirio Nibal y Milcar, très pédant et fier de ces origines nobles espagnoles, déclare sa flamme à Saturnine à la fin du premier repas qu'ils partagent, suite à son analyse pertinente et artistique du dessert à base d'oeuf qu'il a concocté.
Nous avons ensuite à subir, au fur et à mesure des repas, des échanges plutôt philosophiques qui n'accrochent pas le lecteur. On croirait relire les dialogues de l'Hygiène de l'assassin, dans lequel Prétextat Tach (mais où va-t-elle chercher les patronymes de ses personnages?) qui vivait reclu dans son appartement (encore un point commun avec Don Elemirio) voue également une passion pour les oeufs crus (quel renouvellement!). Et, surprise, Saturnine tombe amoureuse malgré elle de son hôte.

Malgré ce côté un peu niais, la construction de l'histoire est plutôt intéressante.
Même si les prénoms des personnages sont un peu tirés par les cheveux, le fait que les colocatrices de Don Elemirio aient toutes un prénom finissant par ‘-ine' fait sourire.
Les représenter chacune par une couleur du spectre donne un côté scientifique et artistique à ce récit et achever l'histoire de ce barbe bleue des temps modernes par la découverte de la couleur manquante du spectre, qui lui sera fatale, permet de finir ce roman en apothéose, un peu à la manière de l'arroseur arrosé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Fani56
12 février 2017
Une ode à la couleur, bien que la fin me laisse perplexe, une lecture agréable, malgré le fait que je ne sois pas une grande fan d'amelie nothomb
Commenter  J’apprécie          00
Guigui10
04 février 2017
Du Amélie Nothomb craché avec beaucoup de références culturelles très variées où l'on se perd un peu parfois.
Mais entre suspense, joie, peine, banalité du quotidien, le tout saupoudré de folie, le récit nous tient en haleine
Commenter  J’apprécie          00
Yuean
30 décembre 2016
Barbe bleue est un roman très sympathique, avec une fois de plus une ambiance et des personnages loufoques !
Commenter  J’apprécie          00


Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Barbe bleue d'après Amélie Nothomb

Dans ce livre comment se nomme le personnage principal féminin ?

Capucine
Saturnine
Emeline
Ursuline

9 questions
102 lecteurs ont répondu
Thème : Barbe bleue de Amélie NothombCréer un quiz sur ce livre