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ISBN : 2253155039
Éditeur : Le Livre de Poche (15/05/2003)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 1653 notes)
Résumé :
Depuis "Hygiène de l'assassin,"" elle est fidèle au poste ! Amélie Nothomb fait donc sa rentrée avec "Cosmétique de l'ennemi." Au rythme – soutenu – d'un roman par an, on se demande bien comment elle peut encore nous surprendre. N'ayez crainte, elle y parvient… Coincé dans un aéroport alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Barcelone, l'homme d'affaires Jérôme Angust se voit contraint de supporter, en plus du retard de son avion, la logorrhée d'un étrange ind... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (154) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  11 avril 2018
un grand bof pour ce roman d'Amélie Nothomb....
Un roman qui se lit vite .... bhen oui c'est du Nothomb !!
Evidemment c'est loufoque.... bhen oui c'est du Nothomb !!
Les dialogues sont parfois drôle... bhen oui c'est du Nothomb !!
Donc rien de très transcendant en soit... j'avoue avoir beaucoup apprécié certains romans de l'auteure, mais ici pas plus que cela. Il reste plaisant à lire malgré tout mais l'histoire en elle même n'apporte pas grand chose, malgré le côté une peu barré de l'auteure.
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le_Bison
  07 février 2013
Personne sur le quai. Esprit zen, visage serein, je profite de la quiétude du moment.
La journée démarre sous les meilleurs auspices, les oiseaux pépient dehors. Manque plus que le soleil printanier et les minijupes des passantes pour combler mon bonheur. Assis sur un banc isolé, en plastique rouge clinquant si esthétiquement laid et inconfortable, j'attends la prochaine rame de métro. Elle ne devrait plus tarder maintenant que quelques congénères de mon espèce sont venus occupés de façon éparse quelques bribes du quai, encore désert il y a cinq minutes. le remède à ces attentes qui peuvent parfois s'avérer interminablement longues : un bon bouquin, petit format, passe-partout. Je décide alors de le sortir de ma besace, léger regard autour de moi juste pour m'assurer que le métro n'est pas sur le point d'arriver à quai. Commence alors ma lecture, tranquille, isolé du monde, seul dans mon monde. Un livre sur la cosmétique. Je sens déjà ces odeurs de parfum et de transpiration qui vont naviguer autour de mes récepteurs olfactifs, et émulent quelques étranges sensations entre rêverie et dégoût. Cela sent le musc frais, cela pue la vieillesse aigre, les effluves passent du doux à l'acide, du fruité à l'alcoolisé…
« La cosmétique est la science de l'ordre universel, la morale suprême qui détermine le monde. Ce n'est guère ma faute si les esthéticiennes ont récupéré ce mot, ayant pour unique but de m'induire en erreur… »
Par conséquent, aucun rapport avec la parfumerie, les crèmes de soins pour les mains, pour le visage, pour les pieds, pour le jour ou la nuit, ni avec la cire épilatoire… L'oeil en coin, regard bref à ma gauche, puis sur ma droite. Un type s'est installé sur le fauteuil voisin. Il me regarde, me guette, m'observe, avec insistance même. Je n'ai pas l'impression de le connaître. Il semble vouloir entrer en communication avec moi. Surtout ne pas relever ma tête. Les yeux toujours rivés sur mon bouquin. Qu'est-ce qu'il me veut ?
« - Qui êtes-vous donc ?
- Mon nom est Texel. Textor Texel. »
Et voilà qu'il se met à débiter sa litanie. Avec un accent hollandais, en plus. A part planter des tulipes, fabriquer du gouda ou boire de la Trappe de Koenigshoven sur une musique de Dave… A quoi peut bien servir un hollandais. Tout juste savent-ils jouer au football dans leur uniforme orange. Bon, il s'appelle Textor, et alors ? Est-ce que j'ai une tête à m'appeler Saturnin et à écouter les déboires d'un hollandais en tongs ? Non, moi tout ce que je veux, c'est lire mon bouquin, tranquille, pépère peinard. Et lui qu'il continue à m'emmerder avec ses histoires à dormir debout.
« - Que me demandez-vous, au juste ?
- de m'écouter.
- Il y a des psy, pour ça.
- Pourquoi irais-je chez un psy quand il y a des aéroports pleins de gens désoeuvrés tout disposés à m'écouter ? »
Un discours en forme d'aveu. Il a des remords, ce pauvre type. Et moi qu'est-ce que je dois faire dans ces conditions. L'écouter avec compassion, lui apporter du réconfort, comprendre ses actes ? Mais, ce gars, il pense à moi, un peu, assis sur mon banc ? Je suis en train de lire mon roman, et il s'incruste dans mon univers. Il s'appelle comment, déjà ? J'ai oublié… ah oui, Textor Texel… et pourquoi pas Tyrannosaurus rex… Je ne sais même plus où j'en suis, moi, dans mon bouquin, avec l'autre abruti qui me cause sans cesse. Et pourquoi moi, d'ailleurs ? Voilà une bonne question. Pourquoi est-ce moi qu'il a choisi pour déclarer ses remords, comme si j'avais le pouvoir d'absoudre le moindre de ses péchés, comme si mon visage, si zen et serein du début, lui ouvrait le droit de venir m'importuner impunément. Je ne suis pas seul, ici, dans ce bas monde, sur ce quai de métro, de plus en plus bondé. Tout ça pour l'entendre discutailler sur des histoires de viol et de meurtre. Mais je vais appeler la Police, et qu'on en finisse ainsi ! Les autres passants me regardent maintenant, d'un air louche et méfiant. Ils ne se rendent pas compte de ce qu'il se passe. Ils ne voient pas les gouttes de sueur perlées sur mon front. Ils ne font rien contre cet importun malpoli et mal autrui. Mais, s'il vous plait, aidez-moi, ai-je envie de hurler ! Au risque d‘être pris pour un fou, ou pire un ivrogne aviné de bon matin.
« - Oui, la vie est pleine de ces petits désagréments qui la rendent insane. Bien plus que les problèmes métaphysiques, ce sont les infimes contrariétés qui signalent l'absurdité de l'existence.
- Monsieur, votre philosophie à deux francs cinquante, vous pouvez vous la… »
Bon, OK, j'ai compris le message. Je ne vais pas m'énerver. Aujourd'hui n'est pas un jour pour lire. Je n'ai plus qu'à refermer mon bouquin, que je pressens captivant bien que prévisible. Je regarde une dernière fois la couverture, avant de le refourguer dans ma besace : Amélie Nothomb, « Cosmétique de l'ennemi » ! Je ne vais quand même pas me fracasser la tête contre le mur à cause d'un banlieusard venu emmerder son monde, juste pour le plaisir d'assouvir ses besoins de confessions impudiques.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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cicou45
  07 septembre 2017
Le gros quiproquo, et double qui plus est. le premier, en empruntant cet ouvrage, j'ai cru lire "Cosmétique de l'ennui" et non pas cosmétique de l'ennemi" (bon, là, c'est entièrement de ma faute car après plusieurs nuits sans sommeil réparateur, on peut mettre cela sur ma fatigue et mon état de stress actuel) mais le deuxième est tout simplement du au génie de l'auteure et je ne m'entends pas à vous le dévoiler.
Un homme , Jérôme August, patiente non sans une pointe de nervosité sur les banc d'un aéroport et est fortement contrarié car son avion est annoncé avec plusieurs heures de retard. La débarque un homme qu'il ne connaît pas, un certain Textor Texel qui ne va que faire qu'accroître sa nervosité. Alors qu'il patientait dans ce qu'il espérait être le calme, ce dernier va lui bouffer son énergie vitale en s'incrustant dans la conversation si conversation réelle il y a car il s'agit plutôt d'un monologue. Alors que notre protagoniste n'a absolument pas envie de parler et surtout pas avec cet inconnu qui le révulse dès le premier abord, l'autre ne va pourtant par, comme tout homme respectable, le laisser tranquille avec lui-même mais va pousser le bouchon beaucoup plus loin en lui parlant de lui et des actes les plus répréhensibles qu'il a accompli tout au long de sa vie. Même si ces derniers sont atroces, au-delà du supportables même, pour Texel, ils sont normaux puisqu'il assure les avoir tous accompli par amour. Mais peut-on réellement bouffer de la pâté pou chien, violer et voire même tuer par amour et de surcroît, y prendre un certain plaisir ? Il affirme que oui bien que son interlocuteur d'un jour et forcé, ne soit absolument pas d'accord avec lui sur ce point, tout comme le lecteur d'ailleurs. Cependant, dans son discours, Jérôme August va découvrir une vérité insupportable pour tout esprit humain, à la limite de la folie voire de la schizophrénie (si vous trouvez ce mot trop poussé, je ne peux que vous inviter à découvrir cet ouvrage par vous-mêmes pour découvrir de quoi il retourne et surtout à à quoi il fait réellement allusion).
Un roman pervers, mais très bien manigancé et avec un retournement de situation auquel le lecteur ne s'attend absolument pas ! Si cette lecture m'a perturbée voire même dérangée, c'est que une fois encore, Amélie Nothomb a encore une fois admirablement réussi son coup de théâtre...L'homme est-il Un, soit tout noir soit tout blanc ou se pourrait-il qu'il y ait une part refoulée de cruauté en chacun d'entre nous ? Je le crois tout comme je suis persuadée du contraire ! A découvrir !
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scarlett12
  25 janvier 2018
Jérôme Angust, homme d'affaires, est bloqué dans un aéroport car son avion est retardé pour une durée indéterminée en raison de problèmes techniques.
Pour passer le temps, il se met à lire lorsqu'il est interrompu par un certain Textor Texel (eh oui, les fameux noms d'Amélie Nothomb ;-)), un hollandais qui le harcèle de sa conversation insensée.
Jérôme cherche à s'en débarrasser en lui demandant de le laisser tranquille, lui disant que sa conversation ne l'intéresse pas le moins du monde. Texel s'en moque, il affirme que "dans la vie, il ne fait que ce qu'il a envie".
Jérôme change de place, Texel le suit, il se bouche les oreilles mais ne peut rester longtemps dans cette position inconfortable. Et l'inconnu continue de lui raconter sa vie où il se prétend coupable de meurtres par exemple : avoir, enfant, prié pour qu'un de ses camarades de classe dont il était jaloux meure, le lendemain le camarade de 8 ans est décédé d'une crise cardiaque incompréhensible ... Les propos de Texel deviennent encore plus confus lorsqu'il s'accuse avoir mangé la nourriture des chats de ses grands-parents et autres absurdités du genre.
Jérôme, excédé, le prend pour un fou jusqu'au moment où ... Texel lui fait d'autres révélations qui vont cette fois atteindre Jérôme le menant de l'indécision au doute puis à la révélation concernant les explications de cet inconnu.
Un roman court de 120 pages qui se lit en en peu plus d'une heure et qui sans être exceptionnel sait pourtant captiver l'intérêt progressif du lecteur.

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rabanne
  08 décembre 2016
Bon, je vais faire court. Je n'ai pas apprécié. Tu m'avais prévenue, Geodaney ! ;-)
Je voulais lire le seul roman qui végétait encore dans ma bibliothèque... Le style ne fait même plus mouche. Redondances, analogies, aphorismes, oxymores. Lassant. Je n'ai pas été sensible à cet énième portrait schizophrénique, ce criminel à la culpabilité refoulée, et surtout à cette prose de mégalomane, paranoïaque et hystérique, même si elle sert la compréhension de l'intrigue.
Des quinze livres que j'ai lu d'Amélie Nothomb, j'en retiendrai cinq : Métaphysique des tubes, Stupeur et Tremblements, Ni d'Eve ni d'Adam, Les catilinaires et Antéchrista (dans une moindre mesure).
En toute subjectivité, bien entendu... ;-)
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Citations et extraits (105) Voir plus Ajouter une citation
metymety   21 juin 2012
"- je crois en l'ennemi. Les preuves de l'existence de Dieu sont faibles et byzantines, les preuves de son pouvoir sont plus maigres encore. Les preuves de l'existence de l'ennemi intérieur sont énormes et celles de son pouvoir sont écrasantes. Je crois en l'ennemi parce que, tous les jours et toutes les nuits, je le rencontre sur mon chemin. L'ennemi est celui qui, de l'intérieur, détruit ce qui en vaut la peine. Il est celui qui vous met en lumière votre bassesse et celle de vos amis. Il est celui qui, en un jour parfait, vous trouvera une excellente raison d'être torturé. Il est celui qui vous dégoûtera de vous-même. Il est celui qui, quand vous entreverrez le visage céleste d'une inconnue, vous révélera la mort contenue en tant de beauté.
- N'est-il pas également celui qui, quand vous êtes en train de lire dans la salle d'attente d'un aéroport, vient vous en empêcher par son accablante conversation ?
- Oui. Pour vous, il est cela."
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scarlett12scarlett12   25 janvier 2018
Heureusement, la plupart des gens ont trouvé le remède : ils ne pensent pas. Pourquoi penseraient-ils ? Ils laissent penser ceux dont ils considèrent que c'est le métier : les philosophes, les poètes. C'est d'autant plus pratique qu'on ne doit pas tenir compte de leurs conclusions.
Ainsi, un magnifique philosophe d'il y a trois siècles peut bien dire que le moi est haïssable, un superbe poète du siècle dernier déclarer que je est un autre : c'est joli, ça sert à converser dans les salons, sans que cela affecte le moins du monde notre réconfortante certitude - je suis moi, tu es toi et chacun reste chez soi.
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bykissbykiss   02 février 2011
- Si vous aviez tant besoin de mourir pour expier, pourquoi ne vous suicidiez-vous pas ?
- Quel est ce charabia romantique ? D'abord, je n'avais pas besoin de mourir, j'avais besoin d'être tué.
- Cela revient au même.
- La prochaine fois que vous aurez envie de faire l'amour, on devrait vous dire : " Masturbez-vous. Cela revient au même. "
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le_Bisonle_Bison   25 février 2012
- Que me demandez-vous, au juste ?
- De m’écouter.
- Il y a des psy, pour ça.
- Pourquoi irais-je chez un psy quand il y a des aéroports pleins de gens désœuvrés tout disposés à m’écouter ?
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augureyaugurey   28 novembre 2008
C'est drôle ce besoin qu'ont les gens d'accuser les autres d'avoir gâché leur existence. Alors qu'ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l'aide de quiconque
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