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EAN : 9782253139454
128 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.31/5 (sur 1266 notes)
Résumé :
Saviez-vous qu'un pays communiste, c'est un pays où il y a des ventilateurs? Que de 1972 à 1975, une guerre mondiale a fait rage dans la cité-ghetto de San Li Tun, à Pékin ? Qu'un vélo est en réalité un cheval ? Que passé la puberté, tout le reste n'est qu'un épilogue? Vous l'apprendrez et bien d'autres choses encore dans ce roman inclassable, épique et drôle, fantastique et tragique, qui nous conte aussi une histoire d'amour authentique, absolu, celui qui peut naît... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (107) Voir plus Ajouter une critique
Jean-Daniel
  05 août 2018
Ne soyons pas trop exigeant avec Amélie Nothomb, ses récits ont le mérite d'être simples, courts et vite lus, ce qui leur épargne le plus souvent de devenir ennuyeux. Vite lue, vite oubliée, il ne restera rien de cette histoire qui rappelle un peu « La guerre des boutons » mais qui ne parvient jamais à convaincre. Nothomb est simplement un auteur qu'on aime ou qu'on n'aime pas.
Pourtant son style simple d'adolescente douée peut séduire, car elle fait souvent preuve de malice et d'humour, et elle a la capacité de pouvoir écrire comme un enfant, sans se ridiculiser, et nous fait découvrir au fil de son oeuvre quelques aspects de sa personnalité. Reconnaissons-le, Nothomb est une championne de l'autodérision et de l'ironie.
Paru en 1993, « le sabotage amoureux » est le second roman publié par Nothomb. Dans ce court récit, elle nous raconte sa vie en Chine de 1972 à 1975, où son père a été muté, alors qu'elle est âgée de 7 ans. Le narrateur-personnage raconte l'histoire à la première personne car Nothomb adopte le style autobiographique pour nous nous livrer ses réflexions amusantes sur la vision du monde à 7 ans. Avec beaucoup d'humour elle décrit son environnement quotidien. Comme toujours, le style est simple, les phrases courtes, à l'image du roman, et Nothomb fait preuve de beaucoup d'imagination dans la cruauté des enfants qui ne s'embarrassent pas d'idéologie, tout leur est bon pour épancher leur agressivité.
Pour résumer : un court récit, pas vraiment passionnant mais à la portée de tous, qui peut accompagner le lecteur dans le train ou sur la plage, ou meubler une soirée où on n'a pas le courage d'attaquer un « pavé », ne rien attendre de plus.
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Harioutz
  01 juillet 2018
Ce roman, écouté en livre audio, est d'une grande fraîcheur. Autobiographique, comme l'a révélé Amélie Nothomb lors de plusieurs interviews, il nous permet de découvrir ses souvenirs d'enfant expatriée, les guerre entre clans, les rivalités, mais surtout ses premiers émois amoureux pour une "camarade" qui a déjà compris qu'être aimée et admirée est nettement moins amusant que de vouloir l'être !
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missmolko1
  13 mai 2016
J'ai passé un bon moment avec Amélie Nothomb aujourd'hui.
Dans le sabotage amoureux, elle nous livre ses souvenirs d'enfance en Chine ou après avoir passé quelques années au Japon, son père diplomate est muté. Elle a alors environ 7 ans et nous livre la découverte de ce pays. La Chine des années 70 n'a pas l'air d'être un pays ou il fait bon vivre (difficulté a trouver a de la nourriture, saleté et j'en passe) mais pour la petite Amelie tout ça est secondaire. Elle nous livre son histoire avec les autres enfants qu'elle rencontre, leur jeux parfois cruels mais aussi sa première histoire d'amour.
C'est loufoque, c'est drôle, le style est incomparable et l'on passe un excellent moment avec ce roman. La plume est toujours aussi agréable a lire et ce court roman se dévore en quelques heures a peine.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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stokely
  25 avril 2016
Quelle déception que cette lecture effectivement avec Amélie Nothomb il y a des hauts et des bas mais certaines personnes trouvent que les premiers romans de cet auteur sont les meilleurs. Celui-ci est le second il ne fait que 122 pages mais je l'ai trouvé tellement long et ennuyeux.
On suit Amélie et ses parents qui déménagent en Chine après le Japon, et Amélie petite gamine trouve tout affreux en Chine. Que dire de ce livre à part sa rencontre avec Elena d'origine italienne. Un livre sans intérêt, une vraie perte de temps...
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Herve-Lionel
  10 septembre 2019
La Feuille Volante n° 1382 – Septembre 2019.
Le sabotage amoureux - Amélie Nothomb - Albin Michel.
C'est un roman autobiographique d'Amélie Nothomb. Elle passe en effet en Chine une période de 5 à 8 ans (1972 à 1975) où son père est nommé ambassadeur de Belgique. Elle a auparavant habité au Japon où son père était également en poste et elle regrette ce pays parce que Pékin est laid, sale et surveillé.
Pour l'enfant qu'elle est à cette époque le monde se divise en deux, celui des adultes qu'elle regarde et celui des enfants dans lequel elle vit en toute liberté. Ils se juxtaposent mais ne se mélangent pas. Je n'ai pas compris grand chose à cette histoire de guerre entre enfants européens du ghetto et encore moins de la paix qu'ils signèrent. A moins que cela ne soit un prélude à ce dont les hommes raffolent depuis toujours ou alors que cela soit à rapprocher du regard que porte les enfants sur le monde des grands qui les entoure et où ils ne voient que des choses différentes, à la fois violentes comme dans la réalité et merveilleuses comme dans les contes qu'ils entendent. C'est sans doute aussi pour cela que la petite Amélie prétend posséder et monter un cheval alors qu'il ne s'agit ... que d'un vélo. Pourquoi pas après tout et il ne coûte rien au lecteur d'entrer de plain-pied dans son univers et se laisser porter par cet amour qu'éprouve subitement la narratrice pour Elena, une Italienne de six ans, la très belle mais très indifférente, fille d'un diplomate. Cette petite fille est même un peu cruelle et inaccessible et cela augure mal de sa vie de femme adulte. Cet amour né du premier regard suscite chez Amélie une volonté d'attirer son attention mais cela tombe à plat et elle avoue elle-même que cette expérience lui a fait découvrir en même temps "éblouissement, amour, altruisme et humiliation". Elle vit en effet dans l'illusion de l'enfance, de son imaginaire chevaleresque et médiéval, éprouve pour Elena une véritable fascination. La petite Amélie fait ici l'apprentissage de l'amour, pas celui des adultes qui est bien différent, sensuel, hypocrite et éphémère, mais c'est un sentiment sans arrière-pensée, pur, absolu, parfait, seulement inspiré par la beauté et qui s'exprime dans la seule volonté d'être avec Elena, de la regarder, de lui obéir aveuglément, de monopoliser son attention, son intérêt. Il s'agit bien d'un sabotage, c'est à dire d'une destruction volontaire, mais par Amélie elle-même, presque un sabordage. Il est bien question ici d'un premier amour d'enfant qui lui aussi préfigure celui des adultes, avec sans doute le plaisir, les illusions, mais surtout la souffrance qui va avec.
Il s'agit du deuxième roman d'Amélie Nothomb paru en 1993. il retrace par le menu une sorte de voyage dans l'enfance, un parcours initiatique avec ses compassions, son merveilleux, son exaltation, ses projets, mais aussi ses folies, sa naïveté, ses fantasmes, sa culture du secret, ses espoirs forcément déçus, ses trahisons, ses violences, ses déceptions, un peu comme si elle voulait retarder son entrée dans l'autre monde, celui des adultes, celui de la vraie vie où tout est compromis voire compromissions. J'observe quand même que, même si elle évoque l'univers de l'enfance, elle met parfois dans sa propre bouche d'enfant des remarques d'adultes.
Ce livre est court comme le seront ceux qui suivront et ce n'est pas pour me déplaire quoique j'apprécie le style simple mais classique de l'auteure, ce qui pour moi en facilite la lecture. Cela dit je l'ai peu accompagnée dans son voyage et, à certains moments, j'ai eu le sentiment que des passages n'étaient pas destinés à autre chose qu'à meubler et à nourrir des longueurs toujours fastidieuses pour le lecteur.

©Hervé Gautier.http:// hervegautier.e-monsite.com
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Citations et extraits (108) Voir plus Ajouter une citation
ElpuebloElpueblo   26 mai 2020
Bien sûr, il y avait la Cité Interdite, le Temple du Ciel, la Colline Parfumée, la Grande Muraille, les tombes Ming. Mais ça c’était le dimanche.
Le reste de la semaine, c’était l’immondice, la désespérance, la coulée de béton, le ghetto, la surveillance- autant de disciplines dans lesquelles les Chinois excellent.
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MahaDeeMahaDee   08 avril 2017
Au grand galop de mon cheval, je paradais parmi les ventilateurs.
J'avais sept ans. Rien n'était plus agréable que d'avoir trop d'air dans le cerveau. Plus la vitesse sifflait, plus l'oxygène entrait et vidait les meubles.
Mon coursier déboucha sur la place du Grand Ventilateur, appelée plus vulgairement place Tien An Men. Il prit à droite, boulevard de la Laideur Habitable.
Je tenais les rênes d'une main. L'autre main se livrait à une exégèse de mon immensité intérieure en flattant tour à tour la croupe du cheval et le ciel de Pékin.
L'élégance de mon assiette suffoquait les passants, les crachats, les ânes et les ventilateurs.
Je n'avais pas besoin de talonner ma monture. La Chine l’avait créé à mon image : c'était une emballée des allures grandes. Elle carburait à la ferveur intime et à l'admiration des foules.
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Marylou26Marylou26   25 septembre 2019
L’erreur, c’est comme l’alcool: on est très vite conscient d’être allé trop loin, mais plutôt que d’avoir la sagesse de s'arrêter pour limiter les dégâts, une sorte de rage dont l’origine est étrangère à l’ivresse oblige à continuer. Cette fureur, si bizarre que cela puisse paraître, pourrait s’appeler orgueil: orgueil de clamer que, envers et contre tout, on avait raison de boire et raison de se tromper. Persister dans l’erreur ou dans l’alcool prend alors une valeur d’argument, de défi à la logique: si je m’obstine, c’est donc que j’ai raison, quoi que l’on puisse penser. Et je m’obstinerai jusqu’à ce que les éléments me donnent raison - Je deviendrai alcoolique, j'achèterai la carte du parti de mon erreur, en attendant que je roule sous la table ou que l’on se fiche de moi, avec le vague espoir agressif d’être la risée du monde entier, persuadée que dans dix ans, dans dix siècles, le temps, l’Histoire ou la Légende finiront par me donner raison, ce qui n’aura d’ailleurs plus aucun sens, puisque le temps cautionne tout, puisque chaque erreur et chaque vice aura son âge d’or, puisque se tromper est toujours une question d’époque.
En fait, les gens qui s’obstinent dans leurs torts sont des mystiques: car ils savent bien, au fond d’eux-mêmes, qu’ils investissent à trop long terme, qu’ils seront morts longtemps avant la caution de l’Histoire, mais ils se projettent dans l’avenir avec une émotion messianique, persuadés qu’on se souviendra d’eux - qu’au siècle d’or des alcooliques on dira: « Machin, pilier de bar, était un précurseur », et qu’à l’apogée de l’Idiotie on leur vouera un culte. (p. 119-120)
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x-Kah-mix-Kah-mi   20 décembre 2010
Ma mère se lança alors dans une explication des lois de l'univers. Elle dit qu'il y avait sur terre des personnes très méchantes et, en effet, très séduisantes. Elle assurait que, si je voulais me faire aimer de l'une d'entre elles, il y avait une seule solution : il fallait que je devienne très méchante avec elle, moi aussi.
– Tu dois être avec elle comme elle est avec toi.
– Mais c'est impossible. Elle ne m'aime pas.
– Sois comme elle et elle t'aimera.
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MorganeJollivetMorganeJollivet   04 juin 2012
Oui, ma bien-aimée, tu souffres par moi, ce n'est pas que j'aime la souffrance, si je pouvais te donner du bonheur, ce serait mieux, seulement j'ai bien compris que ce n'était pas possible, pour que je sois capable de t'apporter du bonheur, il faudrait d'abord que tu m'aimes, et tu ne m'aimes pas, tandis que pour te donner du malheur, il n'est pas nécessaire que tu m'aimes, et puis, pour te rendre heureuse, il faudrait d'abord que tu sois malheureuse - comment rendre heureux quelqu'un d'heureux -, donc, il faut que je te rende malheureuse pour avoir une chance de te rendre heureuse après, de toute façon, ce qui compte, c'est que ce soit à cause de moi, ma bien-aimée, si tu pouvais éprouver pour moi le dixième de ce que j'éprouve pour toi, tu serais heureuse de souffrir, à l'idée du plaisir que tu me ferais en souffrant.
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