AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782702835593
39 pages
Éditeur : Le Grand Livre du Mois (30/11/-1)

Note moyenne : 2.98/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Manuel, le meilleur ami de Jacques est tombé fou amoureux d'Hélène. Jacques brûle de la rencontrer. Elle doit être tellement belle, tellement brillante cette jeune fille qui a su séduire le plus courtisé des avocats bruxellois !
Mais Hélène n'est ni jolie, ni intelligente et elle n'aime pas Manuel qui l'adore. Pour Jacques c'est le mystère par excellence.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Myiuki
  06 janvier 2013
Quand je vois un roman estampillé Amélie Nothomb, je ne marche pas, je cours ! Alors, quand je suis tombée par hasard sur cette nouvelle j'ai fait de même ! Aussitôt acquise, aussitôt lue ! Et, qu'en dire ? Pour une fois, les mots me manquent ... mystère et boule de gomme.
En fait, ce qui me chagrine avec ce texte, c'es que je me demande si le fait qu'il soit si ... insipide est voulu ou non. Si c'est une intention de l'auteur, alors, contrat rempli ! Je me suis ennuyée tout au long de ma lecture que j'ai trouvée fade et totalement dénuée d'émotions, presque clinique. Des faits bruts, sans nuances, sans intensité, juste un morceau de vie, banal, inintéressant. Comment dire ? le mystère n'en est pas un, il réside dans la quête d'une vérité qui semble totalement absurde, celle d'un homme qui cherche à comprendre en quoi la femme qui a séduit son meilleur ami est si exceptionnelle que cela alors qu'il la considère passablement irritante et dénuée de charme ou d'atouts quelconques. Elle est juste terne, insignifiante, alors comment a-t-elle réussi à envoûter son meilleur ami ? Si le style d'écriture d'Amélie Nothomb dans cette nouvelle tend à coller à ce personnage sans personnalité, creux et insipide, alors, encore une fois, on peut prendre la mesure de tout son talent. Si, au contraire, elle ne cherchait pas cet effet-là ... je m'inquiète ! Heureusement que cette nouvelle est courte parce qu'elle est d'un ennui mortel ! Il ne se passe rien, rien, rien. Les actions sont molles, prévisibles, les réactions des personnages aussi, c'est sans surprise, on a le sentiment de regarder s'étirer lentement les aiguilles de l'horloge au-dessus de notre tête tout au long de la lecture, un calvaire insoutenable. Et je me suis demander si ça venait vraiment de l'écriture ou du sujet. Pourtant, je sujet en lui-même peut être intéressant, vraiment. Il y a matière à réfléchir, sur les jugements trop hâtifs, sur les apparences, la mesquinerie, la tromperie, oui, c'est avant tout une critique sociétale et psychologique indéniable cette nouvelle, ça saute aux yeux et les leçons sont nombreuses. Certes, je peux accorder cela au crédit de l'auteur. Mais où veut-elle réellement en venir ? Avec une fin pareille, on se demande. Je ne sais pas comment l'expliquer, j'ai été déçue par ma lecture et, en ayant refermé le livre, je me pose toujours la question de savoir où voulait en venir l'auteur, peut-être nulle part ... En fait, je me demande si cette nouvelle n'est pas une nouvelle version de la notion d'absurde dans sa définition de genre. A méditer !
Quant aux personnages ... pfff. Pas un auquel se raccrocher, s'attacher un minimum, ils sont ... mous. Même leurs échanges n'étaient pas à la hauteur, ici rien de ces discussions caustiques et croustillantes dont a l'habitude Amélie Nothomb. Bon, on peut peut-être accordé que les piques sarcastiques de Jacques à l'égard d'Hélène sont souvent bien trouvées et peuvent faire sourire, mais, franchement, si peu ? Alors qu'il y a tant de possibilité pour rendre l'ironie encore plus présente dans le texte. Je ne sais pas, c'est comme si ce récit manquait de tout ce qui me fait aimer le style de l'auteur, du punch, des dialogues recherchés et intrigants, une intrigue qui a un fond à la fois philosophique et critique, j'ai eu l'impression d'une coquille vide. On a la trame mais pas la forme. Ces personnages m'ont rebutée, je les ai trouvé pathétiques, tous autant qu'ils sont et ils tombent quand même bien bas dans la niaiserie, l'ineptie, ça m'a fait mal à lire. Alors oui, on sent bien le rôle de chacun, sa place dans l'histoire, limite, j'ai compris vers quoi ils tendaient, mais ils sont si superficiels que je n'ai pas pu m'impliquer dans cette histoire avec eux. J'ai eu le sentiment de perdre mon temps. Oui, c'est à la fois drôle et ridicule de voir Hélène confronter à son ex par exemple, ça la rend encore plus "stupide" à nos yeux, oui, ça m'a paru totalement ahurissant et imbécile la façon dont Manuel réagit à la fin du roman quand Jacques se confie sur son voyage, n'importe quoi ! J'ai eu le sentiment de vraiment toucher le fond de l'absurde et que l'auteur creusait encore une fois arrivée là. Des personnages creux, aux vies frivoles et aux histoires vides, hum, alors, quel est l'intérêt de cette nouvelle ? Je le cherche encore. Je suis déçue au possible de la plume, ici, pas d'émotions, pas de sentiments, même s'ils sont décrits, ils ne touchent pas, on reste en retrait tout du long, en observateur non intégré, il y a une sorte de distanciation qui se met en place dès les premières lignes, du coup, comment apprécier ce texte ? En fait, étant donné que le narrateur m'a agacée dès le début ça a été dur pour moi de le suivre dans les méandres de ses réflexions, au schéma étrange par moments d'ailleurs, et de ses actions, incompréhensibles parfois. C'est sûr qu'on est loin de la perfection avec cet ouvrage à moins qu'il ne soit destiné, comme je le disais plus haut, à faire l'éloge de l'absurde, là, c'est tout à fait ça ! Il m'a manqué l'étincelle, le feu de la passion, du mystère, les dialogues alambiqués, plus de profondeur, moins d'apparences ... C'est un peu trop transparent pour que j'adhère.
Pour conclure, voilà une nouvelle qui m'a déçue, vraiment, qui m'a ennuyée, alors que le concept en lui-même a du potentiel. le fond, certes, mais pas la forme. Et quand l'un va s'en l'autre, mieux vaut se tourner vers une autre lecture. Un récit qui aurait pu être beaucoup plus que ce que l'auteur nous en présente, dommage ...
Lien : http://coeurdelibraire.over-..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Magenta
  02 avril 2013
J'adore Amélie Nothomb mais alors là, c'est bien la première fois que je m'ennuie en sa compagnie...
Je suis tombée par hasard sur cette (très) courte nouvelle, ravie de ma découverte, je m'installe confortablement et...22 minutes plus tard exactement, je me suis demandée ce qu'elle nous avait pondu là...
Une histoire banale : un gars ne comprend pas ce que son meilleur ami trouve à sa nouvelle copine. Un peu d'argumentation autour du sujet mais comme tout le monde le sait, l'amour ayant ses raisons que la raison ignore, pas grand chose à en dire de plus.
Sitôt lue, sitôt oubliée, je ne prendrai même pas la peine d'en publier une citation, aucune n'en vaut vraiment la peine!
Bon, je dirais que c'est un accident de parcours, on n'est pas forcé d'aimer tout ce qu'un de nos auteurs favoris a écrit!
Et puis ce n'est que mon avis...
Commenter  J’apprécie          140
Antyryia
  31 août 2016

Difficile de juger d'une courte nouvelle en dehors de tout contexte, mais considérée pour ce qu'elle est - une petite histoire amusante - j'ai pour ma part beaucoup aimé ces 33 pages de lecture.
Sur le thème "L'amour rend aveugle" ( voire "l'amour rend stupide" ) Amélie Nothomb relate la rencontre de Jacques et de la bien aimée de son meilleur ami Manuel. Cette fille - Hélène - n'a strictement rien pour elle. Elle n'est ni jolie , ni intéressante , ni intelligente , ni amusante ni même amoureuse apparemment de Manuel. Cette nouvelle nous relate donc ce grand mystère. Comment un bel avocat réputé aux multiples qualités peut il s'enticher à ce point d'une femme aussi insipide et gourde ? ( Sa sottise étant magnifiquement illustrée par le trop grand nombre d'Italiens à ... Venise ). Pourra t-il tout pardonner par amour ? Jacques parviendra t-il à lui faire entendre raison ? Ce grand mystère n'est il pas simplement que l'amour a ses raisons que la raison ignore ?
Tout à fait dispensables , ces quelques pages auront eu le mérite pourtant de me faire sourire , de me faire passer une demi-heure fort agréable , et de me permettre de me réinterroger sur ce qu'on est prêts ou pas à pardonner par amour , et sur l'inutilité de vouloir toujours chercher à expliquer ce sentiment.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Gwenaweb
  27 février 2015
Satisfaite de ma lecture, je viens lire les critiques se trouvant sur Babelio. Et bien… Ca c'est du taillage de costume… Peut-être que j'ai lu cette nouvelle pour ce qu'elle était, c'est-à-dire, une nouvelle et que c'est pour ça que je ne suis pas aussi déçue que les autres lecteurs. J'ai bien aimé, je ne me suis pas ennuyée. La situation est un peu absurde, et les réactions des personnages aussi, tout en étant pas surprenantes du tout dans le monde actuel (mais oui madame/monsieur, le monde va mal).
J'ai eu un peu l'impression que l'auteur aimait son histoire mais pas suffisamment pour en faire un roman, et qu'une nouvelle était donc plus appropriée (bon là-dessus, remarquez que la nouvelle fait 40 pages et que les romans en font dans les 100-120 à peu près à chaque fois, avec un grand corps de caractère et avec beaucoup d'espace… La différence est pas transcendante).
Je trouvais que le tout était bien amené… et franchement, qui n'a jamais revu un(e) ami(e) pour rencontrer son ou sa partenaire, et se dire "mais bon sang, qu'est-ce qu'il/elle fout avec lui/elle ??". Identification assurée aux personnages.
En plus, grâce à l'auteur, j'apprends toujours un nouveau mot. Le mot du jour : panégyrique. Ma culture est sans doute à son plus bas pour que je n'ai jamais eu vent de ce mot indispensable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Herve-Lionel
  07 janvier 2015

N°850 – Janvier 2015
LE MYSTÈRE PAR EXCELLENCE - Amélie Nothomb – le grand livre du mois (1999)
Par goût personnel, j'aime beaucoup la nouvelle et j'ai toujours pensé que le talent d'un auteur s'y exprime plus que dans un roman classique. J'ai donc ouvert ce livre avec mon habituelle envie de ressentir une nouvelle fois le plaisir de lire. Après tout même si l'intrigue n'a rien d'exceptionnel elle peut donner à l'écrivain l'occasion de faire dans l'original et pourquoi pas dans le style. Après tout, la littérature peut aussi être le reflet de la vie quotidienne et l'amour est un des thèmes classiques si souvent traité. Alors pourquoi pas ?
Manuel et Jacques sont amis d'enfance. Manuel, un célèbre avocat bruxellois, est tombé éperdument amoureux d'Hélène et, évidemment Jacques est curieux de cette jeune fille qu'il imagine belle, brillante, bref à la mesure de cet ami très courtisé et, il faut le dire, franchement Don Juan. Sauf que, contrairement à ce qu'en dit son ami, elle n'est rien de tout cela, qu'elle est d'une banalité affligeante, qu'elle n'a rien de ce dont Jacques a imaginé et, pire peut-être, elle n'aime pas Manuel ! Voilà donc le thème de cette intrigue qui constitue un « mystère » et la nouvelle va donc développer cette lutte entre deux êtres, ce schéma amoureux dont je me suis dit que Amélie Nothom allait tirer une histoire d'autant plus passionnante qu'à priori elle n'avait rien d'original. Après tout un homme qui aime une femme qui ne l'aime pas, quoi de plus courant ! D'autre part, je n'ai qu'une piètre expérience de ce genre de relations, je connais sans doute autant que les autres les arcanes de l'esprit des hommes et les mystères de la passion quand elle l'anime, l'aveuglement amoureux étant une chose somme toute ordinaire, quant la beauté des femmes qui vous font perdre la tête, c'est une situation plutôt commune, je m'attendais donc à de l'inédit !
Las il n'en fut rien. le lecteur a droit à tous les poncifs ordinaires sur le temps qui fane la beauté, qui modifie le caractère, sur l'amitié qui explose devant la beauté d'une femme, sur le regard qu'on porte sur quelqu'un qu'on aime et sur les qualités qu'on lui attribue largement et qui ne manqueront pas, avec le temps de se révéler comme un leurre, sur le malaise qu'éprouve chacun d'entre nous quand on se sent jugé. Je ne parle pas de l'hypocrisie qui entoure ce genre de circonstances, les tentations auxquelles on ne manque pas de succomber avant qu'elles ne s'éloignent, les trahisons et les brouilles qui en résultent. Quant aux aveuglements que provoque l'amour, je préfère ne pas en parler !
Le style est ordinaire, sans grande originalité. Il caractérise les romans d'Amélie Nothom qui ont au moins l'avantage de se lire facilement. Au milieu de cet océan de lieux communs j'espérais au moins que l'épilogue serait différent, qu'il manifesterait ce qui fait le talent d'un auteur : étonner son lecteur. Là aussi, ce fut la déception...malgré la citation de Chardonne !
©Hervé GAUTIER – Janvier 2015 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
ange77ange77   02 octobre 2017
Tous les défauts d’une oie blanche sans ses vertus, tous les défauts d’une putain sans ses points forts : telle était la lamentable équation de la fiancée de Manuel.
Commenter  J’apprécie          150
ErrantErrant   04 juin 2018
Il me semblait cependant que le premier cas était moins désolant. Tomber amoureux de la fiancée de son meilleur ami, c’était tragique, mais cela prouvait au moins une véritable communauté spirituelle avec lui ; on était à ce point en connivence que l’on partageait même sa passion la plus intime. Tandis que le second cas était le révélateur d’une faille profonde dans cette belle amitié : si le meilleur ami pouvait aimer une telle dinde, il apparaissait soudain comme étranger, et peut-être ces dix années de fraternité n’avaient-elles reposé que sur un malentendu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ange77ange77   01 octobre 2017
Je me préparais le cœur : « Ne tombe pas amoureux. Ce n’est jamais qu’une femme comme il y en a tant. Ne tombe pas amoureux. Sa beauté se flétrira, elle deviendra tôt ou tard une emmerdeuse de plus… »
Commenter  J’apprécie          90
raynald66raynald66   31 octobre 2016
- c'est l'hymne national des secrétaires de Direction ?

- Ignare ! c'est le canon de Pachelbel

Je hurlai de rire :
- C'est vous qui avez perdu une belle occasion de vous taire.
Il se trouve que je connais ce canon à la perfection.
Et ce que vous fredonniez ressemblait d'avantage à
la danse des canards.
Décidément, ma pauvre Hélène,
vous n'avez de talent pour rien
Commenter  J’apprécie          30
VampCruciVampCruci   27 mai 2015
Et c'est ainsi que je découvris le comble des combles: non seulement Hélène n'avait pas le moindre talent pour la bagatelle, mais en plus elle était la dernière des filles faciles. Tous les défauts d'une oie blanche sans les vertus, tous les défauts d'une putain sans ses points forts: telle était la lamentable équation de la fiancée de Manuel.
Commenter  J’apprécie          32

Videos de Amélie Nothomb (133) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Amélie Nothomb
https://www.editions-harmattan.fr/livre-angst_poeme_stephane_magarelli-9782343222752-68329.html
« L'oeuvre de Stéphane Magarelli est une Iliade à fleur de nerf. » Amélie Nothomb Angst traduit avec une précision chirurgicale l'indicible expérience de l'angoisse et restitue l'ambiguïté de ses vertiges qui, dans les silences intérieurs, s'immiscent en chacun.
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Que savez-vous d'Amélie Nothomb ? (niveau facile)

Amélie Nothomb est née...

En Chine
En France
A Bruxelles

8 questions
996 lecteurs ont répondu
Thème : Amélie NothombCréer un quiz sur ce livre