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EAN : 9782253141709
160 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 1722 notes)
Résumé :
Émile, ancien professeur de latin et de grec, se retire avec sa femme Juliette dans une maison paradisiaque, éloignée de tout, avec la certitude d'y couler des jours heureux. Au bout d'une semaine d'éblouissements et de bonheur absolu, voici qu'on sonne à la porte de leur thébaïde : c'est Palamède Bernardin, leur unique voisin, qui va prendre l'habitude de s'imposer ainsi tous les jours, de quatre à six heures, sans dire un mot, ou presque. Cette présence muette, gr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (134) Voir plus Ajouter une critique
Yggdrasila
  29 juillet 2017
On dit que le bonheur est un rayon de soleil que le moindre nuage peut voiler. Cette histoire en témoigne.
Ils voulaient vivre heureux en couple.
Rien qu'à deux, pour finir tranquillement leurs vieux jours.
Isolés du monde.
C'était leur rêve et ils l'ont réalisé.
Seul ombre au tableau: Palamède Bernardin, leur voisin. Un étrange médecin qui s'impose chez eux chaque après-midi de quatre à six heure.
Il s'installe et se mure dans le silence.
La situation dans laquelle Amélie Nothomb plonge ses personnages est assez surprenante. Elle décrit bien l'impuissance de Juliette et Emile, ce pauvre couple face au sans-gêne de ce voisin trop encombrant.
Bizarrement dans cette histoire, le temps semble être suspendu, mais on ne s'ennuie pas.
L'anthropomorphisme que l'auteure emploie pour décrire les personnages de Palamède et de son épouse Bernadette, comme s’ils étaient des monstres répugnants est à la limite de l'exagération. Je pense qu'elle a voulu dresser de façon imagée deux portraits de couples qui s'opposent, mais qui restent avant tout des êtres humains qui ont des sentiments.
Ce roman démontre bien qu'en fonction des situations, on ne se connaît pas vraiment. Nos réactions peuvent être à l'opposé de ce que l'on imagine de nous-même.
Ici, Amélie Nothomb utilise les harangues de Cicéron comme une base sur laquelle elle vient greffer habilement son histoire.
Il y a très peu de personnages. le cadre est très restreint, mais le message derrière est très riche.
Un roman très court mais passionnant, qui fait réfléchir sur la solitude, l'espoir et le désespoir, ainsi que sur la notion du bonheur.
À lire.
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Ladybirdy
  25 février 2019
Si je ne me trompe, ce roman fait partie des premiers de la romancière belge. Certains semblent voués une plus grande admiration à ses premiers opus, je pense mais cela reste à confirmer, que j'apprécie davantage ses derniers romans moins tirés par les cheveux et moins alambiqués dans tous les termes désuets qu'elle manie toutefois avec grand panache.
Une histoire de voisin ici, de voisin emmerdeur comme l'écrit plusieurs fois Amélie et qui s'emmerde royalement dans la vie au point de s'imposer de 4 à 6 chez ses nouveaux voisins, Émile et Juliette, retraités depuis peu. le couple n'aspirait qu'à la tranquillité dans cette Maison de leur rêve à la campagne. Mais Palemède Bernardin semble en avoir décidé autrement. Pourquoi ne pas s'emmerder à plusieurs? Palemède est plutôt vieux, cardiologue à la retraite, il ne connaît que deux mots : oui et non. Sa présence quotidienne et forcée n'a donc rien de plaisant pour le couple. Palemède est aussi marié. À un vilain très vilain kyste avec des tentacules en guise de main, un gros souci de surpoids et une bonhomie dégoûtante pour la sauce au chocolat qu'elle engloutit par tous ses pores ou presque.
Dans ce contexte assez sombre, il ne se passe pas grand chose. Nous avons affaire à quatre personnages qui ne ressentent pas la solitude de la même façon, qui regardent la vie avec des yeux diamétralement opposés. Amélie Nothomb dresse un portrait tantôt tendre tantôt sarcastique sur la pénibilité de la vie, du temps qui passe, de l'ennui, comparant la vie à une prison, les horloges à un instrument utile pour compter le temps qui nous rapproche de la mort. Un Amélie peut-être pas utile mais toutefois intelligent et interpelant qui nous sert de l'ennui mais sans nous ennuyer. Seule la dame aux chapeaux excentriques est capable d'un tel coup de maître.
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jeunejane
  22 juin 2015
Emile Hazel, ancien professeur de philologie classique, choisit de s'établir avec sa femme Juliette dans une maison de rêve, isolée dans une clairière. Ils forment un couple joyeux et fusionnel.
Tout s'annonce bien.
C'est sans compter sur le voisinage de Palamède Bernardin, un médecin très étrange qui vient s'installer chaque jour dans leur maison de quatre à six heures de l'après-midi.
Le livre commence par un paragraphe qui signale qu'on ne se connaît pas soi-même et se termine par la même constatation. On se croirait dans le questionnement proposé par Socrate.
L'auteure nous offre une oeuvre magistrale, très riche philosophiquement avec, en toile de fond, les discours de Cicéron : "les catilinaires" qui aboutissent à la mort de Catilina.
C'est très habilement mené et pas ennuyeux du tout avec, oserais-je le dire de l'humour noir.
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cicou45
  31 octobre 2012
Emile et Juliette Hazel sont un couple de retraités partis s'installer à la campagne afin de pouvoir enfin profiter du calme absolu, sans aucune contrainte, sans voisinage si ce n'est un vieux médecin et sa femme qui habitent la maison d'à côté.
Ils avaient donc pensé à tout pour enfin pouvoir profiter de la vie comme bon leur semblerait mais ils étaient loin de s'imaginer qu'en emménageant dans "La Maison" (comme ils se plaisent à l'appeler tant celle-ci remplit tous leurs souhaits) deviendrait vite pour eux, avec cette unique maison proche de chez eux, un enfer. Palamède Bernardin, le médecin propriétaire de cette dernière est un homme rustre, qui, au début, en leur rendant une première visite banale, que l'on pourrait considérer comme une banale visite de courtoisie entre nouveaux voisins, vient petit à petit s'incruster chez eux, tout les jours, de 4 heures à 6 heures de l'après-midi, ne leur faisant absolument aucune conversation et répondant seulement à leurs questions par "oui" ou par "non".
Qui est réellement cet étrange personnage, qui les répugne de par son apparence effrayante et leur empoisonne la vie ? Quel est le sens de ses visites quotidiennes et pourquoi s'obstine-t-il à laisser sa femme toute seule chez eux ?
Un livre étrange, dont je n'ai jamais trop su quoi penser jusqu'à la toute dernière ligne. J'ai par moments été indignée par la description que fait Amélie Nothomb de ses personnages, le médecin et sa femme, qui sont obèses, certes mais qu'elle décrit comme étant des monstres. Puis, au fil de ma lecture, j'ai découvert qu'elle voulait inspirer en réalité au lecteur, non pas du dégoût ou de la pitié, mais au contraire, de l'empathie et leur faire comprendre que ces deux êtres, avec leurs "anormalité" n'en demeuraient pas moins des êtres pensants mais surtout des êtres souffrants. A découvrir !
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Patrijob
  23 avril 2020
Pause Amélie Nothomb...
Une histoire sordide à souhait truffée d'humour noir auquel, cette fois, je n'ai pas accroché.
Comme d'habitude, ça se lit facilement et vite.
À travers la mésaventure de ce couple de retraités, retiré à la campagne, qui se voit envahi par un voisin morne et obèse, l'auteure aborde plusieurs thèmes dont un qui lui tient à coeur, à savoir les convenances et ce qu'elles peuvent avoir de surfait, d'hypocrite.
Par souci de la bienséance, Emile Hazel et son épouse Juliette ne s'opposent que mollement à Palamède Bernardin lorsqu'il s'incruste journellement chez eux de 16 à 18h.
De plus, ce vieux et gros cardiologue, marié à une femme repoussante et difforme, n'a aucune conversation et se mure dans un silence indifférent.
Dans l'espoir de le lasser et donc de s'en débarrasser, notre Emile se lance dans de longs discours ennuyeux.
Rien n'y fait..
La situation devenant de plus en plus intolérable pour le couple, il se verra contraint d'enfreindre les codes tout en se persuadant d'agir en bonne conscience.
"Enfin, je m'étais conduit d'une manière généreuse : la vraie générosité est celle que personne ne peut comprendre. Dès que la bonté entre dans le domaine de l'admirable, elle n'est plus de la bonté."
Sous la satyre pointe également la souffrance engendrée par la différence qui peut mener à la dépression, à la non-existence.
Malgré ces pistes de réflexion, je suis restée de marbre.
Peut-être la caricature est-elle trop poussée pour moi.
N'y a-t-il toutefois pas une part de vérité dans le fait qu'on ne se connaît jamais complètement soi-même et que, bien souvent, nous anéantissons la nuit le personnage que nous nous composons le jour...et réciproquement.
Je vous laisse à votre réflexion.
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Citations et extraits (112) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   06 septembre 2013
On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses. Ce n'est pas un problème. Où est l'inconvénient de vivre la vie d'un inconnu ? Cela vaut peut-être mieux : sachez qui vous êtes et vous vous prendrez en grippe.
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26052605   13 septembre 2012
_ Et si on achetait la télévision ?
Juliette faillit renverser la cafetière.
_ Tu es fou.
_ Pas pour nous. Pour lui. Comme ça quand il viendrait ici, on l’installerait devant la télévision et on serait tranquilles.
_ Tranquilles, avec ce bruit infernal ?
_ Tu exagères. C’est vulgaire, mais pas infernal.
_ Non, c’est une très mauvaise idée. De deux choses l’une : soit monsieur Bernardin n’aime pas la télévision, et il sera encore plus mécontent qu’avant, mais il ne délogera pas pour autant. Soit il aime la télévision et il passera quatre heures, cinq heures, sept heures par jour chez nous.
_ Horreur. Je n’y avais pas pensé. Et si on leur offrait la télévision ?
Elle éclata de rire.
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26052605   11 septembre 2012
Nous eûmes beau attendre, il ne répondit rien. Je ne pouvais pas m’empêcher de l’admirer ; qu’il fût demeuré ou non, il avait ce courage ou ce culot que je n’avais jamais eu : ne rien répondre. Ni « je ne sais pas », ni haussement d’épaules. Indifférence absolue de la part d’un homme qui s’imposait chez moi pendant des heures, cela relevait du prodige. J’étais fasciné. Et je l’enviais d’en être capable. Il n’avait même pas l’air gêné – c’était nous qui l’étions ! Le comble ! J’avais tort de m’en étonner d’ailleurs : si les rustres étaient honteux de leurs manières, ils cesseraient d’être rustres. Je me surpris à songer que ce devait être merveilleux d’être une brute. Quelle réussite : se permettre toutes les indélicatesses et en faire retomber les remords sur les autres, comme si c’étaient eux qui s’étaient mal conduits !
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x-Kah-mix-Kah-mi   20 décembre 2010
Les choses étaient mal faites: la plage impartie à Monsieur Bernardin finissait par devenir l'essentiel de nos jours. Nous n'osions pas nous l'avouer, mais nous étions sûrs de partager le même avis sur ce point.J'avais pris le parti de la vaillance. Puisque notre hôte s'imposait pour ne rien dire, n'était-il pas logique que je l'arrose d'un flot de paroles ininterrompu et fastidieux? Ininterrompu afin que je ne m'ennuie pas, et fastidieux afin que je l'ennuie. Je dois avouer qu'il m'arrivait de prendre plaisir à cet exercice. Moi qui n'avais jamais beaucoup parlé en société,j'y étais désormais contraint - à supposer que l'on puisse qualifier le docteur de société.
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mandarine43mandarine43   08 août 2011
[ Incipit ]

On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses.
Ce n'est pas un problème. Où est l'inconvénient de vivre la vie d'un inconnu ? Cela vaut peut-être mieux : sachez qui vous êtes et vous vous prendrez en grippe.
Cette étrangeté ordinaire ne m'aurait jamais gêné s'il n'y avait pas eu - quoi ? je ne vois pas comment dire -, si je n'avais pas rencontré monsieur Bernardin.
Je me demande quand a commencé cette histoire. Des dizaines de datations conviendraient, comme pour la guerre de Cent Ans. Il serait correct de dire que l'affaire a commencé il y a un an ; il serait juste aussi de dire qu'elle a pris sa tournure il y a six mois. Il serait cependant plus adéquat de situer son début aux alentours de mon mariage, il y a quarante-trois ans. Mais le plus vrai, au sens fort du terme, consisterait à faire commencer l'histoire à ma naissance, il y a soixante-six ans.
Je m'en tiendrai à la première suggestion : tout a débuté il y a un an.
Il y a des maisons qui donnent des ordres. Elles sont plus impérieuses que le destin : au premier regard, on est vaincu. On devra habiter là.
À l'approche de mes soixante-cinq ans, Juliette et moi cherchions quelque chose à la campagne. Nous avons vu cette maison et aussitôt nous avons su que ce serait la maison. Malgré mon dédain des majuscules, je me dois d'écrire la Maison, car ce serait celle que nous ne quitterions plus, celle qui nous attendait, celle que nous attendions depuis toujours.
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