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ISBN : 2253141704
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 1354 notes)
Résumé :
Émile, ancien professeur de latin et de grec, se retire avec sa femme Juliette dans une maison paradisiaque, éloignée de tout, avec la certitude d'y couler des jours heureux. Au bout d'une semaine d'éblouissements et de bonheur absolu, voici qu'on sonne à la porte de leur thébaïde : c'est Palamède Bernardin, leur unique voisin, qui va prendre l'habitude de s'imposer ainsi tous les jours, de quatre à six heures, sans dire un mot, ou presque. Cette présence muette, gr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (95) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
31 octobre 2012
Emile et Juliette Hazel sont un couple de retraités partis s'installer à la campagne afin de pouvoir enfin profiter du calme absolu, sans aucune contrainte, sans voisinage si ce n'est un vieux médecin et sa femme qui habitent la maison d'à côté.
Ils avaient donc pensé à tout pour enfin pouvoir profiter de la vie comme bon leur semblerait mais ils étaient loin de s'imaginer qu'en emménageant dans "La Maison" (comme ils se plaisent à l'appeler tant celle-ci remplit tous leurs souhaits) deviendrait vite pour eux, avec cette unique maison proche de chez eux, un enfer. Palamède Bernardin, le médecin propriétaire de cette dernière est un homme rustre, qui, au début, en leur rendant une première visite banale, que l'on pourrait considérer comme une banale visite de courtoisie entre nouveaux voisins, vient petit à petit s'incruster chez eux, tout les jours, de 4 heures à 6 heures de l'après-midi, ne leur faisant absolument aucune conversation et répondant seulement à leurs questions par "oui" ou par "non".
Qui est réellement cet étrange personnage, qui les répugne de par son apparence effrayante et leur empoisonne la vie ? Quel est le sens de ses visites quotidiennes et pourquoi s'obstine-t-il à laisser sa femme toute seule chez eux ?
Un livre étrange, dont je n'ai jamais trop su quoi penser jusqu'à la toute dernière ligne. J'ai par moments été indignée par la description que fait Amélie Nothomb de ses personnages, le médecin et sa femme, qui sont obèses, certes mais qu'elle décrit comme étant des monstres. Puis, au fil de ma lecture, j'ai découvert qu'elle voulait inspirer en réalité au lecteur, non pas du dégoût ou de la pitié, mais au contraire, de l'empathie et leur faire comprendre que ces deux êtres, avec leurs "anormalité" n'en demeuraient pas moins des êtres pensants mais surtout des êtres souffrants. A découvrir !
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jeunejane
22 juin 2015
Emile Hazel, ancien professeur de philologie classique, choisit de s'établir avec sa femme Juliette dans une maison de rêve, isolée dans une clairière. Ils forment un couple joyeux et fusionnel.
Tout s'annonce bien.
C'est sans compter sur le voisinage de Palamède Bernardin, un médecin très étrange qui vient s'installer chaque jour dans leur maison de quatre à six heures de l'après-midi.
Le livre commence par un paragraphe qui signale qu'on ne se connaît pas soi-même et se termine par la même constatation. On se croirait dans le questionnement proposé par Socrate.
L'auteure nous offre une oeuvre magistrale, très riche philosophiquement avec, en toile de fond, les discours de Cicéron : "les catilinaires" qui aboutissent à la mort de Catilina.
C'est très habilement mené et pas ennuyeux du tout avec, oserais-je le dire de l'humour noir.
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Linepoo
30 novembre 2010
Qui ne s'est jamais plaint de l'un de ses voisins? Nuisances nocturnes, tondeuse le dimanche à 9h, voiture mal garée devant notre garage.. Bref, chacun a son petit lot de malheurs du voisinage. Pas étonnant que de plus en plus de gens préfèrent s'exiler à la campagne : tranquillité assurée! Enfin... pas si certain.
La première partie de l'histoire est traitée avec beaucoup d'humour, on se demande bien ce qu'Amélie Nothomb va encore nous pondre comme histoire tordue! On se surprend à sourire, particulièrement lors du passage de la description de la voisine où j'ai bien eu de la peine à me dresser un portrait de cette pauvre femme tellement elle est déshumanisée! On assiste à la montée du désarroi d'Emile et de Juliette, qui ne savent plus comment se sortir de ce pétrin en alliant délicatesse et honneur. Un meurtre plus tard, et c'est la catastrophe! Tout semble se compliquer pour ce couple tranquille qui ne cherchaient qu'un endroit paisible pour leur retraite... On oublie l'humour et laisse place à la panique. Et jusqu'au bout, Amélie Nothomb nous tien en haleine, on ne lâche pas le bouquin avant le dernier mot, quitte à sauter un repas...
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ladesiderienne
25 juillet 2015
CHALLENGE ATOUT PRIX 2015/2016 (8/8)
Prix Jean Giono -Jury- 1995
Dans son gant de velours, la main d'Amélie Nothomb trempe sa plume dans le venin et je crois que c'est ce qui fait son charme à mes yeux. Même si parmi les quelques romans de cette auteure que j'ai lus, "Les Catilinaires" n'est pas mon préféré, j'en ai apprécié l'audace indiscutable.
Emile et Juliette, l'heure de la retraite ayant sonnée, décident de s'établir en pleine campagne, pour finir leurs jours dans la plus grande tranquillité et pour continuer à profiter pleinement de leur amour qui dure depuis leur 6 ans. Ils ont enfin trouvé la Maison de leurs rêves. Tout se déroule pour le mieux jusqu'à la visite de leur seul et unique, mais ô combien encombrant voisin et de sa non moins encombrante épouse, Palamède et Bernadette Bernardin.
Les visites de cet inopportun personnage peu disert sont l'occasion au début, pour Emile et Juliette, quand ils parviennent à surmonter leur agacement, de philosopher sur la vie et sur l'être humain. Ancien professeur de latin et de grec, Emile excelle dans la réflexion philosophique. Juliette, quant à elle, est plus sentimentale et pourtant son amour du prochain va être soumis à rude épreuve. Le lecteur va voir comment 65 années de bonne éducation peuvent être réduites à néant en peu de temps.
Ces débats entre nos deux vieux amoureux sont tout simplement jouissifs même si ma patience a eu du mal à faire face à la personnification du vide que représente Mr Bernardin. Amélie Nothomb ne se départit pas de son humour incisif, ce qui fait accepter l'inacceptable, à savoir la solitude de ces deux voisins hors normes. Pour conclure, je dirai simplement "Fallait oser !" et qui pouvait mieux le faire que la dame au chapeau, en nous offrant une fin totalement inattendue. Un 16/20 pour ce roman qui pourrait être une illustration de la phrase de Socrate "Connais-toi toi-même".

« Jusqu’à quand, Catilina, abuseras-tu, enfin, de notre patience ?
Combien de temps encore serons-nous le jouet de ta fureur ?
Jusqu’où s’emportera ton audace effrénée ? »
— Cicéron, Première Catilinaire.
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frgi
12 novembre 2016
Entre deux thrillers, je viens une nouvelle fois de lire un Amélie Nothomb, une auteur(e) que j'affectionne tout particulièrement. Pas seulement parce qu'elle partage sa nationalité avec moi mais parce que j'aime son univers, son personnage, ...
Que dire sur ce livre qui n'ait déjà été dit? Et bien pas grand chose ....
Une fois encore, Amélie Nothomb nous livre une histoire surprenante (enfin pas tant que ça quand on la connaît bien), avec des dialogues savoureux voire surréalistes et des personnages hors norme. Son récit, comme à son habitude, est court, très rythmé et construit de telle manière qu'on ne peut arrêter notre lecture qu'une fois le livre terminé.
Dans ce "presque" huis clos, Amélie Nothomb met en place une atmosphère pesante qui m'a parfois fait penser à celle que j'ai ressentie en lisant "Le Chat" de Georges Simenon (ça fait tellement longtemps que je l'ai lu qu'il est possible que je me trompe !). Dans "Les catilinaires", l'auteur(e) nous permet de réfléchir à la frontière entre la perception du bien (que l'on pense parfois faire) et du mal (que l'on peut faire).
Un livre que l'on "mange" sans faim !
Encore merci à Vous Amélie Nothomb de me faire passer d'aussi bons moments de lecture !
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Citations & extraits (99) Voir plus Ajouter une citation
WhiteRoseWhiteRose18 avril 2017
Ensuite nous nous rincions l'un l'autre pendant des heures. Nous nous sentions trop bien sous ce jet d'eau chaude, nous n'avions aucune envie de sortir. Il fallait pourtant s'y décider. Je fermais le robinet en un coup, ma femme tirait le rideau et une bouffée d'air froid nous assaillait. Nous hurlions de concert et nous nous jetions sur les serviettes.
Juliette bleuissait, je devais la frictionner. Elle riait, claquait des dents et disait : "Je vais mourir." Elle enfilait sa longue chemise de nuit blanche et m'enjoignait de la rejoindre très vite au lit pour la réchauffer.
J'arrivais dans la chambre et je ne voyais dépasser de la couette que les cheveux mouillés : c'était le seul signe tangible de sa présence car son corps mince ne suffisait pas à bomber l'édredon. Je me glissais à côté d'elle et voyais son visage farceur. "J'ai froid !" disait-elle. Alors je la prenais dans mes bras, la serrais très fort et soufflais de l'air chaud dans son cou.
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MimimelieMimimelie06 septembre 2013
On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses. Ce n'est pas un problème. Où est l'inconvénient de vivre la vie d'un inconnu ? Cela vaut peut-être mieux : sachez qui vous êtes et vous vous prendrez en grippe.
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2605260513 septembre 2012
_ Et si on achetait la télévision ?
Juliette faillit renverser la cafetière.
_ Tu es fou.
_ Pas pour nous. Pour lui. Comme ça quand il viendrait ici, on l’installerait devant la télévision et on serait tranquilles.
_ Tranquilles, avec ce bruit infernal ?
_ Tu exagères. C’est vulgaire, mais pas infernal.
_ Non, c’est une très mauvaise idée. De deux choses l’une : soit monsieur Bernardin n’aime pas la télévision, et il sera encore plus mécontent qu’avant, mais il ne délogera pas pour autant. Soit il aime la télévision et il passera quatre heures, cinq heures, sept heures par jour chez nous.
_ Horreur. Je n’y avais pas pensé. Et si on leur offrait la télévision ?
Elle éclata de rire.
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2605260511 septembre 2012
Nous eûmes beau attendre, il ne répondit rien. Je ne pouvais pas m’empêcher de l’admirer ; qu’il fût demeuré ou non, il avait ce courage ou ce culot que je n’avais jamais eu : ne rien répondre. Ni « je ne sais pas », ni haussement d’épaules. Indifférence absolue de la part d’un homme qui s’imposait chez moi pendant des heures, cela relevait du prodige. J’étais fasciné. Et je l’enviais d’en être capable. Il n’avait même pas l’air gêné – c’était nous qui l’étions ! Le comble ! J’avais tort de m’en étonner d’ailleurs : si les rustres étaient honteux de leurs manières, ils cesseraient d’être rustres. Je me surpris à songer que ce devait être merveilleux d’être une brute. Quelle réussite : se permettre toutes les indélicatesses et en faire retomber les remords sur les autres, comme si c’étaient eux qui s’étaient mal conduits !
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x-Kah-mix-Kah-mi20 décembre 2010
Les choses étaient mal faites: la plage impartie à Monsieur Bernardin finissait par devenir l'essentiel de nos jours. Nous n'osions pas nous l'avouer, mais nous étions sûrs de partager le même avis sur ce point.J'avais pris le parti de la vaillance. Puisque notre hôte s'imposait pour ne rien dire, n'était-il pas logique que je l'arrose d'un flot de paroles ininterrompu et fastidieux? Ininterrompu afin que je ne m'ennuie pas, et fastidieux afin que je l'ennuie. Je dois avouer qu'il m'arrivait de prendre plaisir à cet exercice. Moi qui n'avais jamais beaucoup parlé en société,j'y étais désormais contraint - à supposer que l'on puisse qualifier le docteur de société.
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