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ISBN : 222617964X
Éditeur : Albin Michel (22/08/2007)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.57/5 (sur 1614 notes)
Résumé :
"Stupeur et tremblements" pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employés. "Ni d'Ève ni d'Adam" révèlera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un Tokyoïte très singulier. (A. N.)
Une initiation amoureuse et culturelle, drôle, savoureuse, insolite et instructive (si les codes de la société japonaise demeurent souvent impénétrables, l'étranger qu'est l'Occidental est a... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (162) Voir plus Ajouter une critique
mariech
17 octobre 2013
Quel beau livre , bien écrit , avec des phrases percutantes , parfois non politiquement correctes , parfois émouvantes .
Un tour de force , j'ai ri , souri , été agréable surprise par la pertinence de certaines phrases et émue par les dernières pages .
AN évoqué le Japon tout en finesse , montrant le courage de ce peuple qui réussi à évoquer Hiroshima de façon presque poétique ( dixit l'auteur ) , pour qui l'ascension du Mont Fuji est un acte de foi national , même les personnes âgées en font l'ascension chaque année .
Mais l'auteur nous montre aussi un autre côté du Japon , perfectionniste , presqu'inhumain pour nous occidentaux , un Japon où il y a une pression terrible sur les enfants qui passent un examen important à l'âge de 5 ans , la réussite de cet examen va déterminer leur avenir , où on travaille sans relâche dés que l'on commence sa vie professionnelle jusqu'à la retraite , c'est d'ailleurs pour cette raison que les jeunes japonais profitent au maximum d'une parenthèse enchantée où il ne font que ce qu'ils appellent ' jouer ' .
AN va rencontrer Rinri , un jeune japonais attiré par la langue française mais surtout par la personnalité atypique d'Amelie , il lui confie la préférer aux jeunes japonaises qui lui paraissent manquer de naturel .
Rinri est également atypique , s'il emmène bien Amelie sur le parcours balisé de tous les amoureux japonais , si en digne représentant de son peuple , il adoré la technologie , les gadgets , il ne possède pas d'appareil photo , incroyable non ?
Il y a quelques anecdotes amusantes comme le repas de pouples fraîches , la version décalée d'AN d'Adam et Ève où l'auteur se rend compte , nuance importante , qu'elle aime ' bien ' Rinri , lorsqu'il va lui cueillir les kakis désirés , elle ne lui propose pas de partager son festin , tout à son plaisir égoïste .
La fin est sublime , émouvante .
Je tiens avant de terminer à remercier un ami lecteur qui m'a conseillé de ' relire ' AN , il se reconnaîtra .
Oui merci de m'avoir suggéré cette lecture d'une bien talentueuse écrivain belge .
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Eve-Yeshe
23 décembre 2013
Amélie fait ses études au Japon et décide de donner des cours de Français à des Japonais pour améliorer sa propre pratique de la langue japonaise. C'est ainsi qu'elle rencontre Rinri.
Au début, ils parlent de choses et d'autres. Puis, leur relation change, ils se tutoient, Amélie fait la connaissance des parents de Rinri et des grands-parents déjantés (sénilité), il vient la chercher en Mercédès blanche (donc elle imagine qu'il est un Yakusa) et ils finissant par devenir amants.
Il l'emmène visiter les endroits qu'il aime, lui raconte un drame de son enfance : ne pas avoir réussi les sélections pour entrer dans une des meilleures écoles primaires et le mépris de son père qui lui, les avaient réussis, le fait encore pleurer à l'âge adulte.
Il l'emmène visiter, le stade olympique, Hiroshima, escalader le Fuji-Yama, invite ses copains à manger chez eux, épisode cocasse.
Il finit par lui demander de l'épouser, et je vous laisse découvrir la suite car elle vaut son pesant d'or.
Ce que j'en pense :
Leur premier rendez-vous est à hurler de rire, Rinri est coincé, il a du mal à prononcer certains mots : Ourrrrhhh pour dire oeuf, et il essaie d'expliquer le terme « jouer » en japonais car c'est ce qu'il préfère dans la vie : quand on ne travaille pas, on joue…. En fait un éloge à la paresse !!!
Autre scène épique : la fondue, Rinri arrivant avec une valise contenant le matériel et les ingrédients donc le fromage ressemble à du polystyrène : « je compris que les Nippons adoraient manger de la fondue suisse pour le côté ludique de l'affaire et qu'ils en avaient créé une qui éliminait le seul détail fâcheux de ce plat traditionnel : sa saveur ». P 57.
L'auteure évoque la sélection dramatique des écoliers qui passent des tests très difficiles et qui débouchent sur des vies brisées, voire des suicides à l'adolescence, lorsqu'ils échouent.
Elle découvre que Rinri n'aime pas la cuisine traditionnelle nippone contrairement à elle, et se nourrit mal, réaction peut-être à son enfance qui a été si stricte, une sorte de rébellion d'ado tardive.
La visite d'Hiroshima est très émouvante. L'auteure la décrit sobrement, restant au plus près de la dignité nippone qui nous étonne tant.
Le chapitre que j'ai préféré est celui de l'escalade du Fuji-Yama, 3 776m en moins d'une journée, pèlerinage que tout bon Japonais doit faire au moins une fois dans sa vie sans tomber dans la descente gluante de lave sous peine d'avoir à recommencer car l'exploit est annulé. Elle y croise même des vieillards. Elle adore marcher, escalader, en proie à une ivresse des montagnes, en se prenant pour Zarathoustra. Et la récompense suprême le lever du soleil.
J'aime cette histoire d'amour où l'un est visiblement plus engagé que l'autre et la tendresse avec laquelle elle parle de Rinri, la vie qu'elle partage avec lui lors de son premier travail en entreprise qui s'avère cauchemardesque et qu'elle raconte si bien dans un autre roman « stupeur et tremblements » grâce auquel je l'ai découverte.
Ce roman est touchant, comme le sont surtout ceux qui se passent au Japon, comme « la nostalgie heureuse » récemment. Elle est consciente qu'elle entretient un quiproquo, et cela la trouble et parfois la désespère, mais ne elle ne sait comment s'en sortir sans faire du mal à l'autre.
Ce roman a été un sas pour moi, après la lecture de « kinderzimmer » puis du « quatrième mur », deux livres très durs. Là j'ai pris du plaisir, je me suis amusée. C'est la bonne recette pour faire une pause pour moi. Ou alors un bon polar facile type Camilla Läekberg…

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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claudine42
27 janvier 2015
Un roman frais, drôle, burlesque et pour une fois, il y a une 'vraie' histoire et une 'vraie' fin. J'ai particulièrement aimé les moments durant lesquels elle essayait d'expliquer de quel pays elle provenait, la Belgique apparaissant comme un pays aux contours flous, voire imaginaire pour ses amis étrangers. Quant à sa description de son ascension du Mont Fudji, tel Zarathoustra (non pas que Zarathoustra ait un jour gravi le Fudji Yama!), elle m'a donnée une force incroyable (le pouvoir des mots! ;)).
'Ni d'Eve, ni d'Adam' est en fait inspiré de la vie d'Amélie Nothomb et a pour cadre le Japon, pays où elle vécut durant son enfance. le livre narre l'histoire amoureuse qu'a connue l'auteur avec un jeune Japonais de bonne famille. Rencontré initialement dans le cadre de ses cours particuliers de français, Rinri va s'éprendre de la jeune Amélie, alors âgée de 21 ans, qu'avec maladresse il commence par nommer « ma maîtresse ».
De son propre aveu, Amélie Nothomb n'a jamais autant écrit sur le sentiment amoureux.
'Le moyen le plus efficace d'apprendre le japonais me parut d'enseigner le français. Au supermarché, je laissai une petite annonce: « Cours particuliers de français, prix intéressant ».
le téléphone sonna le soir même. Rendez-vous fut pris pour le lendemain, dans un café d'Omote-Sando. Je ne compris rien à son nom, lui non plus au mien. En raccrochant, je me rendis compte que je ne savais pas à quoi je le reconnaîtrais, lui non plus.
Et comme je n'avais pas eu la présence d'esprit de lui demander son numéro, cela n'allait pas s'arranger. « Il me rappellera peut-être pour ce motif », pensai-je. Il ne me rappela pas. La voix m'avait semblé jeune. Cela ne m'aiderait pas beaucoup. La jeunesse ne manquait pas à Tokyo, en 1989. A plus forte raison dans ce café d'Omote-Sando, le 26 janvier, vers quinze heures.Je n'étais pas la seule étrangère, loin s'en fallait. Pourtant, il marcha vers moi sans hésiter.'
Une belle écriture. Amélie Nothomb tendre, pleine d'humour et parfois incisive à souhait !!
J'ai beaucoup aimé ce livre.

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tynn
23 avril 2014
Amour à la japonaise!
Ou comment Amélie choisit entre la liberté ou le gentil nippon!
L'originale auteure belge a encore écrit une pépite d'humour et de fantaisie en revenant sur les années de son expatrition japonaise, déjà décrite avec un contexte glacial d'entreprise dans Stupeurs et Tremblements.
On joue ici dans le registre léger d'une histoire d'amitié puis de d'amours d'étudiants entre deux individus que leur culture oppose mais que leur curiosité rapproche au point d'envisager une vie commune.
Amelie revient sur les anecdotes du quotidien, offre des moments d'anthologie (ah! la scène de la fondue suisse!), un décryptage de l'identité japonaise faite d'éducation formelle, de sérieux olympien et de conditionnement sociétal ( ah! la visite au musée!, ou le repas des amis du fiancé!)
Je me suis régalée de l'humour, de l'autodérision, de ce savoir faire dans l'écriture qui étonne, instruit, et fait rire. Un livre bien sympathique décrivant un pays aimé et une expérience de vie enrichissante et un peu nostalgique.
( lu en audio avec la voix de Sylvie Testud: une certaine gêne dans le rythme que je ne m'explique pas)
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sylvaine
16 février 2017
Pourtant j'avais décidé plus de romans d' Amélie Nothomb ! les derniers lus m'avaient laissé un sentiment de facilité, de légèreté et effectivement de tous ceux que j'ai pu lire, hormis Stupeur et tremblements, du vent il ne reste rien dans ma mémoire même pas les titres c'est tout dire ! Alors lorsque pour un motif bien futile - un challenge - c'est peu dire je me suis décidée à replonger dans l'univers d' Amélie Nothomb je n'en menais pas large... Et ô surprise je me suis surprise à apprécier ce que je lisais . Ce roman purement autobiographique nous raconte son histoire d'amour avec Rinri ce jeune japonais , issu d'une riche famille de joaillers, qui se prend d'amour pour elle et veut même l'épouser. C'est aussi un regard tendre mais lucide sur ce Japon qu'elle aime , qu'elle vénère , gens , coutumes, paysages tout est prétexte à une narration légère souvent drôle, Amélie Nothomb manie admirablement l'autodérision! Au final une expérience agréable mais pas suffisamment convaincante pour me donner envie de récidiver.
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Citations & extraits (158) Voir plus Ajouter une citation
LolitaNieEnBlocLolitaNieEnBloc04 novembre 2008
Dire à quelqu'un que c'est terminé, c'est laid et faux. Ce n'est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi ? Un être qui a compté compte toujours.
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leluezleluez16 février 2014
J’aimais l’idée de ne pas savoir si j’allais voir de la peinture, de la sculpture ou une rétrospective de divers bidules. Il faudrait toujours se rendre dans les expositions ainsi, par hasard, en toute ignorance. Quelqu’un veut nous montrer quelque chose : cela seul compte.
J’aimais l’idée de ne pas savoir si j’allais voir de la peinture, de la sculpture ou une rétrospective de divers bidules. Il faudrait toujours se rendre dans les expositions ainsi, par hasard, en toute ignorance. Quelqu’un veut nous montrer quelque chose : cela seul compte.
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Eve-YesheEve-Yeshe23 décembre 2013
J’allais contempler la nuit sur une ville où, chaque année, la majorité des enfants de cinq ans apprenaient qu’ils avaient raté leur vie. Il me sembla entendre résonner des concerts de larmes étouffées.
Rinri s’en tirait en étant le fils de son père : c’était compenser une douleur par la honte. Mais les autres, qui échouaient aux tests savaient dès leur plus jeune âge qu’ils deviendraient, au mieux, de la chair à entreprise, comme il y a eu de la chair à canon. Et l’on s’étonne que tant d’adolescents nippons se suicident. P 69-70
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ShaarillaShaarilla05 septembre 2010
De mon côté, je suivais aussi des cours de progressais en japonais comme je le pouvais. Je ne tardais pas à me faire mal voir. Chaque fois qu'un détail m'intriguait, je levais la main. Les divers professeurs manquaient de peu d'avoir une crise cardiaque quand ils me voyaient brandir mes phalanges vers le ciel. Je croyais qu'ils se taisaient pour me laisser parler et posais hardiment ma question, à laquelle on répondait de façon étrangement insatisfaisante.
Cela dura jusqu'au jour où l'un des maîtres, avisant mon geste coutumier, se mit à me hurler dessus avec une violence formidable :
- Assez !
Je restai tétanisée, tandis que tous les étudiants me regardaient fixement.
Après le cours, j'allais m'excuser auprès du professeur, surtout pour savoir quel était mon crime.
- On ne pose pas de question au Sensei, me gronda le maître.
- Mais, et si je ne comprends pas ?
- On comprend !
Je sus alors pourquoi l'enseignement des langues boitait au Japon.
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x-Kah-mix-Kah-mi18 décembre 2010
Les pires accidents de la vie sont langagiers.Un soir de semaine, après minuit, tandis que le sommeil m'emportait par le fond, Rinri me demanda en mariage pour la deux cent quarantième fois.Trop fatiguée pour être évasive, je répondis non et m'endormit aussitôt.
Au matin, près de mon écritoire, je découvris un mot du garçon :"Merci, je suis très heureux."
J'en tirai des leçons d'une haute valeur morale:"Tu as rendu quelqu'un heureux en étant claire.Il faut oser dire non.Il n'y a rien de gentil à laisser de faux espoirs.L'ambiguïté est la source de la douleur, etc.
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Vidéo de Amélie Nothomb
La célèbre écrivaine Amélie Nothomb parle de son dernier livre « frappe toi le coeur ». Son 26ème roman publié.
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