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ISBN : 2226229752
Éditeur : Albin Michel (17/08/2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.29/5 (sur 840 notes)
Résumé :
"Allez savoir ce qui se passe dans la tête d’un joueur."

En 2010, Amélie Nothomb est intriguée par Joe Whip et Norman Terence, deux magiciens américains, croisés dans une fête, que tout semble séparer.
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Critiques, Analyses et Avis (154) Voir plus Ajouter une critique
latina
  18 juillet 2016
Petite construction intellectuelle sur la paternité, la révolte de l'adolescence et son désir de faire du mal. Je m'explique :
- Petite : les livres d'Amélie Nothomb ne sont jamais très épais, ils se lisent en quelques heures, et celui-ci ne faillit pas à la règle.
La réflexion n'est d'ailleurs pas très approfondie, disons qu'il s'agit plutôt d'un schéma pouvant amorcer de plus amples pensées.
- Construction : tout est bien pesé, comme dans un schéma narratif bien classique, bien scolaire, depuis la « perturbation », càd le départ de Joe, 15 ans, du domicile familial (si on peut appeler « famille » là d'où il vient, sa mère en perpétuelle recherche d'amants l'ayant chassé), en passant par les « péripéties », l'arrivée de Joe chez Norman, un grand magicien, qui l'accueillera comme un fils, avec sa compagne plus jeune. Joe y fera l'apprentissage de la famille, et se construira grâce et face à Norman, la figure du père. Il développera aussi son art inné, celui de la magie des tours de carte. Et puis nous arrivons au dénouement, qui aura lieu lors du festival « Burning Man », le festival de magie très hippie du Nevada, dont je ne parlerai pas (je déteste détruire le plaisir de lecture des futurs lecteurs).
- Intellectuelle : l'émotionnel n'a pas sa place ici, du moins pour moi. Jamais je ne suis bouleversée par aucun roman d'Amélie Nothomb, mais j'apprécie sa prose purement pensée, menant souvent à des chemins que je n'avais pas prévus. C'est ça qui m'amuse.
Paternité, donc. Et révolte de l'adolescent. Point.
Mais n'allez pas dire qu'Amélie Nothomb est l'auteure belge par excellence! La littérature belge est une littérature de non-dits, de tendresse, de bouleversements et de pudeur.
La construction intellectuelle n'y a pas sa place.
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missmolko1
  01 juillet 2015
Quand j'étais plus jeune, j'avais lu quelques livres d'Amélie Nothomb et j'avais été déçu, je n'arrivais pas a adhérer au style de l'auteur.
Et puis j'ai eu envie de réessayer une lecture, et j'ai choisi Tuer le père un peu au hasard et je suis vraiment surprise car c'est un gros coup de coeur. Je ne connais pas l'auteur tant que ça alors soit son style a évolué soit ce sont mes goûts en matière de lecture qui ont changé mais en tout cas je suis vraiment séduite.
La narratrice, l'auteur elle même s'interroge sur deux magiciens qu'elle rencontre : Joe Whip et Norman Terence. En a peine quelques pages, on retourne dans le passé, et l'on retrouve Joe, adolescent, qui ne connaît pas son père et dont la mère est plus préoccupée par trouver l'homme de sa vie plutôt que de s'occuper de son fils. Joe a donc un passe temps pour lequel il est doué : la magie. Il va faire la rencontre d'un homme qui l'incite a rencontrer le plus grand magicien de la ville : Norman. Ce dernier va prendre Joe sous son aile, lui enseigner son art, mais aussi l'accueillir chez lui et veiller sur lui comme un fils.
Amélie Nothomb nous emmène dans l'univers de la magie et les magiciens : "Le but de la magie, c'est d'amener l'autre à douter du réel". mais aussi de la triche :
" - de toute façon, dit Joe, la magie, c'est de la triche.
- Je ne suis pas d'accord. Il y a une différence fondamentale: la magie déforme la réalité dans l'intérêt de l'autre, afin de provoquer en lui un doute libérateur; la triche déforme la réalité au détriment de l'autre, dans le but de lui voler son argent." ou encore "Le magicien aime et estime son public; le tricheur méprise celui qu'il plume." On pourrait relever grand nombre de citations car j'ai trouvé ce roman relativement bien écrit.
Au delà de ça, le roman est aussi une belle réflexion sur la relation entre père et son fils :
"- Tu as peur de lui.
- Non. J'ai peur pour lui.
- Alors, il est ton fils."
J'avais lu que la fin était inattendue, et en effet j'avais imaginer tout sauf ça ! Amélie Nothomb prouve qu'elle a plus d'un tour dans son chapeau !
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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cicou45
  18 novembre 2012
Le narrateur Joe Whip, n'a rien d'un homme ordinaire. Attiré dès son plus jeune âge par l'univers de la magie, il s'y adonne corps et âme et heureusement pour lui car c'est là son unique refuge. N'ayant jamais connu son père et sa mère multipliant les amants, Joe va donc bien être obligé de se débrouiller par ses propres moyens lorsque sa mère, sous prétexte que son "nouveau et énième beau-père" ne le supporte pas le met à la porte de chez elle en lui promettant de l'aider financièrement. Cependant, ce dernier va très vite apprendre que l'argent que sa mère lui verse tous les mois ne lui permet pas de vivre, il doit se trouver des petits boulots. C'est ainsi qu'il fait la connaissance d'un homme belge qui loue des vidéos lui conseille de se rendre chez le "maître" en matière de magie à Reno, un prénommé Norman. C'est ce que fit Joe et jusqu'à sa maturité, il vécut chez lui et sa compagne Christiana afin que le grand magicien lui apprenne toute sa science.
Mais attention, lequel des deux va réellement être l'élève et l'autre le maître ?
C'est là où Amélie Notomb nous bluffe et nous entraîne dans une histoire inimaginable et où même le lecteur se laisse surprendre par les apparences.
Mais, après tout, n'est-ce pas là le propre de la magie ?
Un ouvrage très bien écrit, qui ne m'a vraiment pas déçu et où toutes sortes de mythes s'entrecroisent, tels celui d'Oedipe (d'où le titre du livre, vous comprendrez pourquoi en lisant le livre) mais aussi celui de l'univers fabuleux de la magie ! A découvrir !
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Magenta
  13 novembre 2012
J'aime la plume d'Amélie Nothomb! Elle m'a pourtant déjà déçue mais rien n'y fait, j'aime son univers surréaliste, tordu, ses envolées psychédéliques, sa marginalité. Mais c'est vraiment uniquement sa plume que j'aime parce qu'elle, je ne la supporte absolument pas!
Enfin passons, je ne suis là que pour donner mon humble avis sur ce 20ème opus de la dame au chapeau!
On s'en serait douté, "tuer le père" nous parle du complexe d'oedipe.
Première chose étonnante : je pense que c'est le livre le plus...normal, que j'aie lu d'elle! Pas de prénoms inconcevables, pas (trop) d'excentricités, que des rapports plus ou moins normaux entre parents et enfant, si ce n'est que l'histoire se déroule dans un milieu hors du commun : la magie, et, par définition, la tricherie.
Les rapports sont un peu tronqués puisque Joe, principal protagoniste, n'est pas le vrai fils de Norman et Christina et qu'il est, en plus, fou amoureux de celle-ci.
Nous suivons donc l'évolution de ce jeune prodige de la magie dans ses rapports avec un couple qui l'accueille et va tenter de parfaire son éducation comme s'il était LE fils. A vous de découvrir l'intrigue!
J'ai beaucoup aimé cette histoire, lue en deux heures, et surtout, j'ai retrouvé le "style Amélie" d'avant qu'elle ne succombe un peu trop souvent à la facilité... Il n'empêche que je reste une inconditionnelle, comme les bons vins, il y a de bonnes années et d'autres moins bonnes! Pour moi, 2011 était un très bon cru!
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OhOceane
  20 septembre 2011
Soyons clair, elle n'est pas ma tasse de thé.
Mais… Pourtant…
Parlons d'abord de ce que je peux bien lui reprocher. Pas grand chose en fait, si ce n'est de légèrement bâcler ses romans. C'est mon avis (et je le partage…) mais j'ai tout un gout de trop peu quand je referme ses livres. Elle a le talent nécessaire pour allumer comme des braises, puis ça s'éteint brusquement. Comme si elle ne voulait pas aller au-delà d'un certains nombre de pages. La plupart du temps, c'est vraiment l'effet que ça me fait : Amélie stoppe parce qu'il faut stopper. Alors qu'elle ouvre par ailleurs de telles possibilités d'écriture, des caractères à explorer, des failles chez ses personnages qu'elle ne creuse pas assez…
Ce nouveau roman, Tuer le Père, est aussi court que frustrant. Frustrant parce que j'ai aimé le lire, j'ai aimé les personnages et la démarche décrite.
Joe habite avec sa mère, une femme qui tient plus aux nombreux hommes qui passent dans son lit, qu'à son fils. Elle ne le comprend pas, ne se sent pas de liens avec lui. Joe est passionné de magie, et c'est bien la seule chose qui le tient debout. L'absence d'un père, l'indifférence de sa mère, l'incompréhension générale, il finira pas s'en débarrasser et accepter de quitter le domicile maternel sur demande de sa mère. En effet celle ci a un énième homme dans sa vie, lequel ne supporte pas Joe. Elle propose donc à son fils de quitter la maison en échange d'une petite somme mensuelle.
Du haut de ses 15 ans, Joe va habiter à l'hôtel, et se servir de ses dons de magiciens pour gagner sa vie, de-ci delà. Un soir, il rencontre un homme, qui lui dit que des talents tels que les siens trouveront à s'épanouir avec le bon professeur, et lui parle de celui qui est le meilleur magicien de la ville et du monde.
C'est comme ça que Joe atterrit chez Norman et Christina. Une sorte de lien va se créer, une famille même. Norman et Christina vont s'occuper de Joe, comme d'un fils. Norman lui apprendra ses tours, fera de lui le meilleur manipulateur de cartes possible. Jusqu'à la première trahison de Joe. Qui sera pardonné, car un père pardonne à son fils, lui dit Norman.
Jusqu'à la deuxième trahison de Joe, qui sera aussi pardonné, car Norman aime Joe comme le fils qu'il s'est choisi.
Et c'est là le noeud gordien de l'affaire. Qui est le père de Joe ? Norman ? Ou celui pour qui Joe le trahi depuis le début, comme il le lui expliquera ?
Est-ce que Joe en infligeant à Norman de telles trahisons, en le tuant littéralement à travers ses actes, le reconnait comme père malgré ses dénégations ?
Joe tue Norman à travers ses actes, aussi précisément qu'un enfant cherche à tuer son père. C'est ce que Norman pense, et c'est ce qui l'aide à pardonner et à continuer d'aimer Joe, malgré Joe lui-même. Pendant que l'enfant lui, explique que ses actes ne sont que la fidélité qu'il marque au vrai père qui l'a choisi. Et toute la confrontation est là, entre un père qui veut trouver la faille chez ce fils, et un fils qui choisi de reconnaître un autre homme pour père. Un homme qu'il n'aura vu que 2 fois dans toute sa vie, le temps de trahir Norman.
Les 150 pages du romans sont denses, prenantes, et la petite heure que j'ai passé à le lire m'a laissé quand même sur ma faim. J'aurais aimé que Nothomb creuse un peu plus du côté de la confrontation Norman-Joe après la révélation de la trahison originelle.
En somme, j'aurais envie de le conseiller, parce que je l'ai lu d'une traite et que j'ai adoré le sujet, mais je trouve le traitement incomplet…
A lire quand même.
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critiques presse (6)
LaLibreBelgique   27 août 2012
Ce gros roman, magnifique d’émotions, prolonge l’histoire de ces "héros" qu’il affectionne, ces êtres écorchés vifs, tombés dans les marges de la société marchande et consumériste mais qui résistent.
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LaPresse   10 octobre 2011
[…] ce court récit qui joue, assez mollement, la carte de la parabole ou du conte initiatique, et qui se termine par une pirouette mal préparée. Bref, si ce livre se lit d'une traite, c'est en bonne partie parce qu'il ne fait que 150 pages.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama   05 octobre 2011
C'est fort d'écrire un livre où apparaît cent quarante fois la locution verbale présentative « c'est ». […] C'est que ça serait bien si Amélie Nothomb recommençait à faire ce qu'on sait qu'elle sait faire : de la qualité. C'est peu dire et c'est aussi simple que ça.
Lire la critique sur le site : Telerama
LePoint   26 septembre 2011
Cette tragique et folle histoire, Amélie la raconte avec son habituelle alacrité. Si noires que soient ses visions, si vives ses critiques de notre société de faussaires, elle sait danser avec elles. Il y a, bien sûr, un peu de magie là-dedans.
Lire la critique sur le site : LePoint
Bibliobs   26 août 2011
C'est son 20e roman. Il se lit en trois quarts d'heure. Sans plaisir ni déplaisir. On l'oublie aussi vite. Pas de quoi s'énerver.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   25 août 2011
[…] un petit livre cruel et dur, non dénué de cet humour purement nothombien qui s'exerce dans les dialogues tout autant que dans l'emploi de la grammaire française
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
TempuslegendaeTempuslegendae   21 décembre 2012
« Tuer le père » est un roman d’Amélie NOTHOMB dont beaucoup de lecteurs paraissent avoir retenu la magnifique citation: « Les enfants que ne reconnaît pas leur père souffrent. Mais il existe une souffrance plus grande : celle d’un père que son enfant ne reconnaît pas». Une belle phrase qui mériterait d’être dissertée après être pensée . Lesquels ne pourraient s’empêcher de penser à une réflexion de Katherine PANCOL, lorsqu’elle fait allusion à la souffrance dans «Un homme à distance»? Elle y cite: «La souffrance, c’est magnifique quand on en guérit, quand on la transforme en compassion». Pardonnez-moi de rester encore dans un fond épistolaire…
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MimimelieMimimelie   04 août 2013
Nous vivons avec ce malentendu que chacun possède un corps. Dans l'immense majorité des cas, nous n'occupons pas ce corps, ou alors si mal que c'est une pitié, un gâchis, comme ces superbes palazzi romains qui servent de sièges à des multinationales quand ils étaient destinés à être des lieux de plaisir. Personne n'habite autant la totalité de son corps que les grands danseurs.
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BibliolibraBibliolibra   27 avril 2012
" - De toute façon, dit Joe, la magie, c'est de la triche.
- Je ne suis pas d'accord. Il y a une différence fondamentale: la magie déforme la réalité dans l'intérêt de l'autre, afin de provoquer en lui un doute libérateur; la triche déforme la réalité au détriment de l'autre, dans le but de lui voler son argent."
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cicou45cicou45   18 novembre 2012
"Les sages affirment que rien n'a de sens. Les amoureux possèdent une sagesse plus profonde que les sages. Qui aime ne doute pas une seconde du sens des choses."
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frgifrgi   13 décembre 2016
"Les enfants que ne reconnaît pas leur père en souffrent. Mais il existe une souffrance plus grande : celle d'un père que son fils ne reconnaît pas" (p.74)
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