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Critique de traversay


Publié en 2013 en Croatie, Terre, mère noire est le deuxième roman de Kristian Novak, a été traduit en français de très brillante façon par Chloé Billon, aux éditions Les Argonautes. Après un court prologue, qui évoque des faits tragiques remontant à 1991 : 8 suicides successifs, en 2 mois, dans un petit village de la région du Medjimurje, au nord de la Croatie, le livre commence véritablement, 20 ans plus tard avec un romancier prénommé Matija, dont les deux premiers ouvrages ont connu le succès et qui vit une belle relation avec sa fiancée. Sauf que son troisième roman, pas encore paru, est jugé irrémédiablement désastreux par les amis qui en ont eu la primeur et que son couple se brise, à la suite de ses mensonges de plus en plus fréquents. S'opère alors un flashback vers l'enfance de Matija, depuis longtemps refoulée, précisément dans le village ont eu lieu les suicides, alors que la Yougoslavie se délitait. Terre, mère noire est un roman très étonnant où les dialogues enlevés et prosaïques de la première partie cèdent la place à un environnement très sombre, dans la majeure partie du livre. Si l'humour et le pittoresque persistent encore un peu, ils s'effacent devant une terrible noirceur maléfique, à laquelle deux follets surgis de l'imagination de Matija enfant ne contribuent pas qu'un peu. Certains passages sont assez atroces par ce qu'ils décrivent de ce village en proie à la peur et à la haine mais aussi par ce qu'ils disent des pensées d'un petit garçon perturbé (euphémisme). le roman est aussi haletant qu'un thriller mais ses côtés obscurs et morbides ont vraiment de quoi faire frissonner d'horreur.
Lien : https://cinephile-m-etait-co..
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