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ISBN : 0399180982
Éditeur : Del Rey (10/07/2018)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
With the Nebula Award–winning Uprooted, Naomi Novik opened a brilliant new chapter in an already acclaimed career, delving into the magic of fairy tales to craft a love story that was both timeless and utterly of the now. Spinning Silver draws readers deeper into this glittering realm of fantasy, where the boundary between wonder and terror is thinner than a breath, and safety can be stolen as quickly as a kiss.

Miryem is the daughter and granddaughte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (0) Ajouter une critique
maude6344a18
  15 octobre 2018
J'ai choisi de lire Spinning Silver parce que les romans de Naomi Novik me procurent généralement du plaisir. C'est un plaisir simple et chaleureux, réconfortant, celui de vouloir connaître la suite, celui de m'évader dans un monde imaginaire qui me rend heureuse.
Je n'ai pas retrouvé ce plaisir dans Spinning Silver. Je me suis même plutôt ennuyée — ce qui, pour Barthes (1973), n'est pas nécessairement antithétique à la jouissance... mais l'a été ici — en lisant cette nouvelle exploration du conte et du folklore de l'Europe de l'Est signée Naomi Novik.
Il y a pourtant de bonnes idées dans Spinning Silver, à commencer par celle de se réapproprier la figure malmenée du prêteur d'argent juif pour insister sur la nature transactionnelle des relations qui animent les contes de fées. Mais, justement, le texte — qui n'est jamais pour Barthes que la lecture que j'en fais (Desrochers, 2018) — est peut-être trop occupé par ses bonnes idées, par l'engrenage du récit : il ne reste plus beaucoup de place pour le débordement, pour quelque « cela » qui m'aurait fait tomber dans le plaisir.
Dans Le plaisir du texte (1973), Barthes soutient en effet qu'il n'y a pas de degrés dans le plaisir, pas de dialogue. Lorsqu'il vit le plaisir, le lecteur serait réduit à s'écrier : « C'est ça ! [...] c'est cela pour moi » (Barthes, 1973, p. 24). Cette exclamation serait le seul jugement possible devant les débordements d'un texte (Barthes, 1973).
Que serait alors le « cela » d'un texte qui ne m'a pas procuré de plaisir ? Y a-t-il un « ce n'est pas cela pour moi ! » équivalent pour les textes qui ne nous touchent pas ? « Texte frigide » (Barthes, 1973, p. 12) ? C'est trop fort. Je ne suis pas entièrement prête à dire que Naomi Novik ne m'a pas cherchée, qu'elle n'a pas ouvert d'« espace de jouissance » — créé justement pour laisser place à une « imprévision de la jouissance » (Barthes, 1973, p. 12), justement pour me laisser l'espace de jouir ou pas.
J'arguerais qu'il n'y a pas que l'écrivain qui crée l'espace de jouissance : le lecteur aussi doit mettre son corps en jeu s'il veut être touché. Mon corps de lectrice était encore plein de Vérité et amour (Legendre, 2013), quand j'ai commencé à lire Spinning Silver — Claire Legendre ne lui a pas laissé de place.
Spinning Silver ? « Ce n'est pas cela pour moi », certes. Mais surtout : « ce n'est pas cela pour moi maintenant. »
Liste de références
Barthes, R. (1973). Le plaisir du texte. Paris, France : Éditions du Seuil.
Desrochers, N. (2018). SCI6344 : notes du module 1 [Cours en ligne]. Repéré dans l'environnement StudiUM : https://studium.umontreal.ca/
Legendre, C. (2013). Vérité et amour. Paris, France : Grasset.
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Cigaes
  25 juillet 2018
C'est un conte de fées, raconté comme un roman. Ou plutôt plusieurs contes de fées, car quand le premier conte touche de nouveaux personnages, il donne naissance à de nouveaux contes pour raconter l'histoire de leur point de vue, et tous ces contes fusionnent à la fin.
C'est aussi une histoire de filles qui refusent leur lot, qui refusent de se soumettre. Elles refusent leur lot, et elles trouvent leur propre voie, et elles découvrent qu'elles y sont douées.
C'est aussi une histoire sur la gentillesse, sur l'entraide, et comment elles sont supérieures au marchandage et à la logique des obligations.
J'ai apprécié que la magie, bien que pas assez rigide pour être prévisible — ce serait étrange dans un conte de fées —, suive une logique interne et je n'ai jamais eu l'impression que ce soit de la triche quand elle sert à résoudre une difficulté.
J'ai apprécié que les voix des différents narrateurs soient très distinctes et expriment les différences d'âge, de maturité et de connaissance du monde.
J'ai apprécié que les protagonistes puissent avoir des objectifs contradictoires pour des raisons valables, et s'opposent tout en se comprenant.
Je n'ai pas apprécié… je ne crois pas que quoi que ce soit m'ait déplu.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
jainasjainas   13 février 2019
He was still holding my hand in his. I left it there deliberately, thinking of Judith singing in her sweet voice to make Holofernes’s eyes go heavy in his tent, and what else she’d endured there first. I was so angry I had gone cold straight through. Let him think he had me, and could have my heart for the lifting of a finger. Let him think I would betray my people and my home just to be queen beside him. He could hold my hand the rest of the way if he wanted to, as a fair return for the gift he’d given me, the one thing I’d wanted from him after all: I’d lost even the slightest qualm about killing him.
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jainasjainas   13 février 2019
There are men who are wolves inside, and want to eat up other people to fill up their bellies. That is what was in your house with you, all your life. But here you are with your brothers, and you are not eaten up, and there is not a wolf inside you. You have fed each other, and you kept the wolf away. That is all we can do for each other in the world, to keep the wolf away. And if there has been food in your house for you, then I am glad, glad with all my heart. I hope there will always be.
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jainasjainas   13 février 2019
But the world I wanted wasn’t the world I lived in, and if I would do nothing until I could repair every terrible thing at once, I would do nothing forever.
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jainasjainas   13 février 2019
But I had not known that I was strong enough to do any of those things until they were over and I had done them. I had to do the work first, not knowing.
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jainasjainas   13 février 2019
"Because my demon told me to” isn’t a generally accepted reason.
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Videos de Naomi Novik (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Naomi Novik
Beaucoup de nouveautés de fantasy dans ce point lecture, mais aussi un livre contemporain !
Pour plus de vidéos lectures : https://www.youtube.com/user/Lanylabooks
Les livres cités : - Déracinée de Naomi Novik publié chez Pygmalion - Arkane, tome 1 : la Désolation de Pierre Bordage publié chez Bragelonne - Sénéchal, tome 1 de Gregory Da Rosa publié chez Mnémos - La forêt des renards pendus d'Arto Paasilinna publié chez Folio
Contact mail : lanylabooks[at]gmail.com
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