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EAN : 9791025103814
405 pages
French Pulp Éditions (13/09/2018)
3.42/5   12 notes
Résumé :
Tonio qui partait braconner avec son chien autour du golf dans lequel il est jardinier, ne s’attendait pas à trouver le cadavre de Victor Sanga. Son chef s’est suicidé, en tuant par la même occasion Dakar, son chien. Qui était Victor, celui qu’ils appelaient le « nègre » ? Pourquoi Marcus et Lucie vivaient avec lui ? Marie, Joseph, Maxime et Tony, des personnes limite asociales. Tout ce petit monde vit dans le golf du Val-des-Sources, chacun détestant l’autre… Jusqu... > Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
paulmaugendre
  09 octobre 2018
Jardinier au golf du Val des sources, Tonio aime aussi pratiquer, hors saison, le braconnage en compagnie de son chien Loupiot.
Ce jour de la fin mars, il découvre dans la cabane de chasse située non lion du golf son responsable Victor, surnommé Tété, mort assis sur un banc, tenant son arme, un Merkel de grande valeur. Une balle en plein coeur, et son chien Dakar a lui aussi reçu une balle mortelle. Un suicide apparemment, d'autant qu'une feuille déposée non loin précise que Tété s'est donné volontairement la mort. Quelque chose cloche toutefois, car ce n'est pas avec une carabine que l'on peut se tuer. Alors, n'écoutant que son courage, relatif, Tonio appelle les forces de l'ordre de Sponge, la ville proche, avec le portable de Tété.
Le décor est mis en place, il ne reste plus qu'à remonter le temps et découvrir les différents personnages qui gravitent dans cette histoire pleine de secrets et de rebondissements.

Tonio est donc jardinier au golf du Val des sources en compagnie de Maxime, Joseph et Marie, surnommée Marie-couche-toi là, justement pour sa propension à partager le lit de ses collègues, contre rétribution. Faut pas abuser non plus. Ils sont sous les ordres de Victor, dit Tété, et ils ressentent parfois une certaine acrimonie à son encontre. Etre dirigés par un Noir, un Sénégalais pensent-ils avec raison, sinon pourquoi aurait-il appelé son chien, un magnifique griffon Khortals, Dakar, ne leur convient guère. Ils ne disent pas Noir entre eux, mais nègre ou négro, ce qui démontre leur ressentiment. D'autant qu'il habite seul une demeure de prestige toutefois entachée par un sombre drame. Les anciens propriétaires ont été retrouvés pendus, suicidés probablement.
Tonio et ses collègues pensent que la richesse parfois ostentatoire de Victor provient d'un trésor qui fut caché dans la maison. Or cet argent ils aimeraient bien en voir la couleur.
Seulement, le directeur du golf embauche sur recommandation Marcus, un prêtre défroqué qui depuis quelques années était novice dans un couvent proche. Et comme si cela ne suffisait pas, s'ajoute au personnel la belle Lucie qui s'occupera de l'accueil et qui écoute à longueur de journée des chansons des années 1960 et 1970. Des rengaines sirupeuses dont elle fait profiter son entourage. Et Victor s'entiche de ces deux nouvelles recrues, leur proposant d'habiter dans des chambres, elles sont nombreuses, de sa demeure, au lieu de vivre dans des mobile-home comme les autres employés.
Tous ces personnages possèdent leurs secrets, leurs failles, qu'ils gardent jalousement par devers eux. Une coupure de presse provenant d'un journal sénégalais dévoile quelque peu le passé de Victor. Il n'était pas, selon le journaliste, jardinier dans un golf de ce pays africain, mais simple caddy. Et il serait mêlé à une sombre affaire, ce qui l'aurait obligé à se réfugier en France.

Deux parties composent ce roman, après la présentation et la découverte du cadavre. Deux parties qui sont l'avant et l'après de ce suicide, ou meurtre maquillé en suicide. Et le lecteur apprend peu à peu les origines, les secrets, les tensions, les rapprochements entre deux clans, tout ce qui va amener au drame. Ensuite ce sont les démarches effectuées par un policier de Sponge concernant la fin brutale de Victor. Et sa frustration lorsqu'il se voit destitué de l'enquête, alors qu'il est persuadé tenir un fil dans cet embrouillamini. Ce sont également les déambulations et le devenir des employés du golf qui sont narrés.
On pénètre peu à peu dans l'esprit des personnages, qui se dévoilent soit par leurs actions au cours du récit, soit par des retours dans le passé. Mais à petites doses, afin d'entretenir le suspense pour une intrigue dont l'épilogue est moral, ou presque.
La religion est évoquée, non seulement parce que Marcus est un moine ou plutôt un novice défroqué, mais parce qu'elle est un ingrédient du comportement de certains protagonistes. Une sorte d'envie et de besoin s'exprimant également sous une forme de rejet.
Un roman tendre et dur à la fois, qui permet à Jean-Paul Nozière d'affirmer tout son talent de conteur, sortant des sentiers battus, avec des personnages atypiques et pourtant si proches, le reflet de l'humain dans ce qu'il a de meilleur et de pire.

Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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StefEleane
  24 septembre 2018
Ce roman qui vient de sortir chez French Pulp Éditions est encore un excellent roman noir, un livre avec une atmosphère prenante.
Victor Sanga est retrouvé mort dans une vieille cabane de chasse. Tout pourrait laisser croire à un suicide, mais son chien est également mort avec lui. Ce vieux qui habite « la maison des pendus » avait beaucoup de secrets. Son passé. le mythe d'une fortune caché chez lui. Sa relation avec deux employés du Golf. Pour comprendre, il vous faut remonter l'histoire.
Jean-Paul Nozière ne vous offre pas un livre avec une enquête effrénée. Ici, c'est plutôt un décor, des personnages aboutis, une ambiance presque en huis clos avec le Golf, la maison et les bois. Un roman noir quoi !
Construit en trois parties. La découverte du mort. le passé puis l'après, vous permets de prendre votre temps pour comprendre chaque élément, chaque perso et chaque lien.
Les personnages sont exceptionnels. Difficile de les aimer pour certains. Tous manipulateurs sauf un. le seul personnage qui m'a touché est Marcus, le plus simple, le plus pur. Tous employés du Golf, on se retrouve avec un panel de mesquinerie et jalousie…. Tout y passe, enfin beaucoup de choses que j'exècre comme la chasse, le racisme. On est propulsé dans ce que l'Homme fait de mauvais.
Une ambiance donc comme je le disais. Il m'a fait penser au roman Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith, par son rythme lent et cette noirceur. Un chouette roman à découvrir !
Lien : https://lesciblesdunelectric..
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Ladoryquilit
  03 septembre 2018
Alors que Tonio partait braconner avec son chien autour du golf, il tombe sur le cadavre de Victor Sanga, son chef. Ce dernier s'est suicidé avec son fidèle chien Dakar. Ce suicide relève bien d'autres questions parmi tous ceux qui travaillaient à ses côtés au golf. Qui était vraiment Victor qu'on surnommait le "nègre" ? Pourquoi vivaient-ils avec Marcus et Lucie ? Comment pouvait-il avoir une telle maison ? Bien des questions, qui trouveront leur réponse dans un esprit marqué par la jalousie et la haine...
Après L'affaire Rose Keller de Ludovic Miserole dont je vous parlais par ici, j'ai donc découvert La maison des pendus de Jean-Paul Nozière, un autre titre de French Pulp Éditions.
C'est au sein du golf que toute cette histoire prend forme. Là où une équipe de jardiniers veille sur les précieux greens, les relations entre chacun ne sont pas forcément au beau fixe. Tonio, Marie, Joseph et Maxime forment une petite bande qui n'apprécie pas forcément Victor Sanga leur chef, ni Lucie et Marcus qu'il a pris sous son aile et dans sa maison. Pourquoi tant de ressentiments ? Pourquoi Victor s'est il suicidé ? Voilà certaines des questions que l'on se pose en se plongeant dans ce roman.
La Maison des pendus, est un thriller sombre où règne la haine et la cupidité. Au fil des pages nous découvrons les relations entre chacun, les jalousies qui empoisonnent la vie et les pensées les plus sombres de chacun. On est loin d'imaginer ce qui nous attend vraiment quand on commence ce roman, loin de se douter des vérités exposées au fil des pages.
Victor Sanga est un personnage assez particulier, on en vient à se demander qui il est vraiment quand on découvre comment Tonio ou Joseph en parlent. Mais au fil des pages, on découvre le vrai visage de l'homme, on découvre ce qu'il manigance aussi et on en apprend plus sur son histoire personnelle. Chaque personnage a sa propre histoire, ses propres problèmes, mais tous sont portés par un esprit quelque peu malsain. Chacun est rapidement porté par une cupidité froide, une cupidité plus forte que tout et qui est capable de les amener loin, très loin même.
Thriller sombre, l'intrigue de la Maison des pendus n'offre point de sang à tout-va ou de frissons à faire froid dans le dos, l'intrigue réside dans le malaise ambiant. En lisant La maison des pendus, il y a toujours eu ce petit côté malveillant qui flotte au-dessus des pages, un je ne sais quoi de malsain qui se dévoile petit à petit. C'est la haine ordinaire qui prend le dessus sur tout le reste, la haine qui déforme tout, provoque les gens, fait basculer les destins et atteint un degré de violence psychologique conséquent.
Jean-Paul Nozière avec La maison des pendus réussit à accrocher le lecteur dès les premières pages. On ressent que quelque chose n'est pas normal, que quelque chose s'est passé ou se trame. Au fil de la lecture, l'atmosphère devient lourde, pesante même parfois, pourquoi tant de haine ? Pourquoi cette cupidité presque maladive ? Les réponses à nos questions ne seront pas forcément celles que l'on attend. Chaque personnage cache quelque chose, un secret parfois bien lourd et tout s'imbrique parfaitement au fil des chapitres.
La Maison des pendus a été une bonne découverte pour moi. J'ai vraiment apprécié l'intrigue et ses personnages sombres dont je me méfiais presque. L'atmosphère de ce roman est pour moi le point fort de ce titre, elle n'a de cesse de s'assombrir et pèse presque de plus en plus sur les épaules du lecteur. Surtout, cela nous permet de voir à quel point la cupidité et la haine peuvent avoir de terribles conséquences. Une haine presque ordinaire, qui nous fera douter de tous.
La Maison des pendus de Jean-Paul Nozière sera disponible dès le 13 septembre chez French Pulp Éditions.
Lien : https://ladoryquilit.blogspo..
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Mavic_lit
  19 février 2019
Voici ma première déception de l'année. Ce qui aurait pu être un thriller haletant ou un roman noir prenant, est au final une histoire un peu bancal avec des personnages pour lesquels il est difficile d'avoir de la compassion. Si l'intrigue en soi est intéressante, j'ai trouvé que cela partait dans tous les sens et qu'au final beaucoup de questions restaient et restent encore en suspens.
Difficile de dire que l'on a pas aimé un livre. J'essaye au maximum de tirer du positif dans tous les livres que je lis. Mais ici c'est compliqué… parce que j'ai eu l'impression d'être dans un espèce de nanard où les personnages misent en scène sont plus antipathiques les uns que les autres et où je passe complètement à côté de l'intrigue. Pourtant le prologue donnait, suscitait l'envie malgré les pensées un peu ronflantes de Tony, chasseur qui découvre le corps de Victor Senga.
D'ailleurs c'est ce qui a rendu ma lecture pesante et quelques peu laborieuse, les pensées des jardiniers du Val-des-sources. Que c'est long ! Ce n'est pas forcément intéressant à part pour se dire qu'ils reflètent le parfait cliché de « beauf » qui n'a que trois passions dans la vie : la chasse, l'argent et le sexe. Ah et l'alcool aussi!
De plus les relations entre tous les personnages et je dis bien tous, sont malsaines et dérangeantes. Entre sexe, manipulation et méchanceté gratuite on est servis. D'autant qu'à mon sens cela n'apporte pas grand chose à l'histoire mis à part de l'abandonner ou de le finir au plus vite.
Ainsi l'histoire se compose en deux parties : avant la mort de Victor Senga et l'après. Si l'auteur prend le temps de poser sa première partie, j'ai trouvé que la deuxième était assez vite expédiée. Et pourtant niveau répartition on est sur du quasi 50/50. Pourquoi ce ressenti alors ? Car si l'on reste sur les mêmes points de vue qu'au début, vient s'ajouter celui du flic en charge de l'enquête et qui s'ennuie bien profond dans sa bourgade.
Ce nouveau point de vue redonne un rythme à l'histoire, et heureusement, mais il manque de détails, d'approfondissement. Moi qui aime quand c'est concis et précis, j'avoue que pour le coup je me suis sentie frustrée par le manque d'informations. Tout va beaucoup trop vite. Là où l'auteur peut parfois trop s'appesantir notamment sur le côté quelque peu graveleux des protagonistes, il va parfois trop vite sur des éléments qui entraînent des questions sans réponses. Ou alors il faut lire entre les lignes, chose que je n'ai pas su faire.
Pourtant le thème abordé aurait pu être bon encore une fois. L'appât du gain et ce que cela entraîne comme réaction. Surtout dans un petit village où a l'air de régner la précarité. de principe je trouve cela vraiment intéressant surtout que l'on ne sait pas du tout ce qui est arrivé à Victor. Meurtre ou suicide ? Clairement cette question est très vite oubliée pour autre chose mais de beaucoup moins intéressant. Et encore une fois, c'est dommage.
En bref,
Ca n'a pas fonctionné avec La maison des pendus et moi. J'ai trouvé l'intrigue bancal, pas forcément intéressante de par la manière dont c'est amené. Des personnages insipides, exaspérants et d'autres pas assez exploités. Là où cela aurait pu être un très bon roman noir de par les thèmes évoqués, je n'ai ressenti que lassitude et exaspération. Evidemment je vous laisse vous faire votre propre avis, si l'envie vous dit.
Lien : https://unlivretoujours.word..
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Bogusia
  12 octobre 2018
Le Golf des Sources, en Bourgogne, est très fréquenté, célèbre pour son accueil en musique sentimentale et pour un excellent entretien des gazons assuré par ses quatre jardiniers. Les jardiniers encadrés par Victor dit Tété, le mystérieux Sénégalais intraverti, arrondissent leurs fins de mois en braconnant et en vendant la viande au noir. Chacun est dans le besoin, le SMIC n'est pas grand-chose pour tenir jusqu'à la fin du mois.
La colère contre le responsable monte, il y en même qui songent à le supprimer… Mais Victor a une histoire qu'il dévoilera à Marcus, celui qu'il choisira comme confident et comme fils…
Un jour, Victor est trouvé mort dans le pavillon de chasse. Rien ne va plus, l'équipe a disparu, partie le même jour.
La police reconnaît la voix qui l'a prévenue de la présence du corps. un crime crapuleux, un suicide ? Tout est possible, la maison des pendus où vivait la victime avec Marcus et Lucie, l'agent d'accueil, est connue pour un crime familial…
Le personnage principal de ce roman est l'argent : il va transformer les héros, créer des envies, même la tentative du meurtre, la pauvreté dérange ceux qui sont pauvres qui souhaitent changer leur sort, vivre dans l'opulence. L'argent assujettit, les personnages perdent leur dignité et leurs principes de base, après avoir raté leur vie, ils sont capables de tenter le tout pour le tout pour s'enrichir vite.
Le décor des terrains des golfs augmente la disparité entre deux mondes : les riches qui dépensent de l'argent pour jouer et qui dénigrent ceux qui n'en ont pas (des caddies, des jardiniers…)
Le rythme est rapide, le livre se lit vite, ne manque pas d'humour noir, on s'attache aux personnages même aux pires crapules, on les aime ou on les déteste mais on a envie de les suivre.
La fin est très sympathique :)
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
chris973 chris973   01 novembre 2018
-- Dieu n'existe que pour les lâches. Il n'y a pas d'invention humaine plus abjecte que celle d'un Dieu bon et miséricordieux. S'il existait, il serait la pire des crapules et chaque être humain se devrait alors de Lui cracher son dégoût à la gueule.
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