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Christian Surber (Traducteur)
EAN : 9782264033222
314 pages
10-18 (02/05/2002)
4.19/5   8 notes
Résumé :
Soyaan, un brillant économiste attaché à la Direction de la planification de la Présidence, meurt mystérieusement, empoisonné. Il est enterré sans autopsie. Son frère jumeau, Loyaan, un paisible dentiste sans convictions politiques, décide de mener une enquête à l'issue de laquelle il découvrira la nature véritable d'un régime de terreur.

« Du lait aigre-doux [...] est un vrai roman, envoûté, lyrique, visionnaire, avec un suspens digne de John Le Carr... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique

Au tout début, on se sent un peu perdu en ouvrant du lait aigre-doux. Avec la meilleure volonté du monde, j'ai trouvé difficile le style, poétique certainement mais semblant chargé et trop tarabiscoté à mon goût. Et pourtant, l'histoire en elle-même est fascinante.

Lorsque l'auteur laissait un peu de côté les figures de style, j'étais happée à la fois par la description de l'époque, de l'ambiance dans la Somalie des années 70, et par le prétexte à ce voyage: les efforts d'un frère pour comprendre si oui ou non son jumeau a été supprimé par le gouvernement pour avoir refusé de s'aligner dans la dictature communiste du moment.

La description, tout en petites touches, de la vie sous une dictature est glaçante d'effroi et saisissante de vérité: pas étonnant que l'auteur ait du s'exiler! C'est étonnant d'ailleurs, ce n'est pas un régime qu'on évoque souvent quand on parle des ravages du communisme, on pense plutôt à Cuba, à l'URSS, mais , bien tristement, la Somalie ne semble rien avoir eu à leur envier!

Ce n'est pas forcément un livre que j'offrirai: la chance qu'il laisse de marbre à cause du style est trop élevée. Ceci dit , si vous le trouvez dans une bibliothèque, je ne peux que vous encourager à essayer !

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Citations et extraits (1) Ajouter une citation

Tout homme ou toute femme qui était là et qui prononçait son nom aujourd'hui le louait. Mais qu'en serait-il s'il n'était pas mort? S'il n'était pas mort , tous ces gens tiendraient-ils son nom en telle vénération et admiration ? N'était-il pas l'homme que certains parmi ces gens même avait surnommé " Soyaan le planificateur des supercheries" ? Certains d'entre eux ne l'avaient ils pas désapprouvé en raison de ses vues politiques? Certaines des femmes présentes n'avaient-elles pas trouvé insupportable qu'il ne se soit pas mis en quatre pour quelqu'un parce qu'il ou elle lui était apparenté par la tribu? Les gens à principes se font plus d'ennemis que d'amis dans une société telle que la nôtre, avait-il l'habitude de dire.

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Video de Farah Nuruddin (1) Voir plusAjouter une vidéo
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