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Jacqueline Bardolph (Traducteur)
EAN : 9782842612184
236 pages
Le Serpent à plumes (04/03/2008)
3.22/5   9 notes
Résumé :
Au seuil de l'indépendance de son pays, Ebla, jeune villageoise, décide de quitter sa famille pour échapper au mari que son grand-père lui a choisi.

Rejoignant une caravane, elle descend en ville. Elle y découvre une toute autre vie, difficile à comprendre, qu'elle s'efforce de traverser intacte. On veut à nouveau la vendre, alors elle partira à nouveau, pour Mogadiscio, une ville plus grande encore. Elle y cherchera un mari, en trouvera deux. Comme l... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique

J'ai retrouvé ce livre en fouillant dans le débarras de la maison. Je l'avais déjà lu il y a plusieurs années mais il ne me restait plus que des bribes. Mon avis a sûrement évolué et je regrette presque de mettre cette note.

L'idée de l'auteur était excellente: à travers Ebla, il souhaitait critiquer l'asservissement des femmes somaliennes, leur statut inférieur (elles étaient considérées comme venant d'une côte fêlée d'Adam) et leur absence totale de droits. Mais au bout de quelques pages, j'étais réellement déçue : les dialogues sont totalement vides, superficiels et presque inutiles. Ils apparaissent sans aucune cohérence d'ensemble et se limitent à deux ou trois malheureux mots d'une syllabe. le style d'écriture est vraiment moyen, notamment les descriptions.

Quant à Ebla, si au début elle semblait attachante, au fur et à mesure elle m'a profondément agacé. Je n'ai pas compris son comportement : quitter une prison pour entrer dans une autre, s'accrocher au mariage à tout prix, suivre les choix des autres au lieu de développer son propre point de vue...D'un côté, la vision de l'auteur est assez réaliste car, au final, Ebla est une paysanne illettrée tentant tant bien que mal de trouver sa place. Les personnages secondaires qui gravitaient autour d'elle m'ont paru creux et caricaturaux. Pour résumer, beaucoup de petits détails m'ont dérangé : ils se sont accumulés ce qui explique cette note insatisfaisante !


Lien : http://leslecturesdehanta.co..
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Une belle occasion de découvrir cet auteur. L'histoire est magnifique et le personnage d'Ebla, fort attachant. Un vibrant hommage à la condition féminine. (Lu en 2002)

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tres interessant surtout dans le style d'ecriture

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Citations et extraits (2) Ajouter une citation

Dans l'obscurité, les cases moutonnent. On dirait de grosses fourmilières. Faites de claies tressées, grossièrement chapeautées, elles émergent, portées par leur grêles pilotis. Chacune s'ouvre par une porte d'un mètre de haut, à peu près. Toutes peuvent se transporter, à dos de chameau, vers les lointains pâturages. Différentes des maisons de pierre ou des cabanes de torchis que l'on voit dans les villes, ces cases suivent les nomades qu'elles abritent. Au sud, au nord, à l'est, à l'ouest...

Partout.

Car la vie des gens est étroitement liée à celle de leurs troupeaux qui se déplacent à la recherche d'une herbe pour eux vitale. Le sort des familles est marqué par ce perpétuel voyage d'un pâturage à l'autre. Sans herbe, point de vie.

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Elle savait d'expérience que les jeunes filles sont des matériaux , comme des objets , ou des produits sur les rayons d'une boutique . On les vendait et on es achetait comme les bergers vendaient leurs chèvres sur la place du marché , ou comme les boutiquiers vendaient leurs denrées à leurs clients. Pour un marchand , quelles différence y avait-il entre une fille et ses produits à vendre? Aucune , absolument aucune.Quel supplice , quelle situation révoltante ! Naturellement , les filles naissaient au bout de neuf mois , à moins de cas anormal , tout comme les hommes.Pourquoi est-il obligatoire qu'une femme rembourse une somme donnée à ses parents sous forme de dot , tandis que le garçon doit avoir cette somme et d'autres chose encore , pour se procurer une femme? Pourquoi est-ce que, dans une famille , on ne compte que les fils? C'est sûr , ce monde est e monde de l'homme ; c'est son empire. Il lui appartient et lui appartiendra tant que les femmes seront opprimées , tant que les femmes seront vendues et achetées comme des chameaux , tant que ceci demeure le seul système en vigueur. La nature est contre les femmes.

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