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ISBN : 2205066765
Éditeur : Dargaud (15/10/2010)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 91 notes)
Résumé :
Le 2 mars 1953, en pleine nuit, Joseph Staline, le Petit Père des peuples, l'homme qui régna en maître absolu sur toutes les Russies, fit une attaque cérébrale. Il fut déclaré mort deux jours plus tard. Deux jours de lutte acharnée pour le pouvoir suprême, deux jours qui concentrèrent toute la démence, la perversité et l'inhumanité du totalitarisme. A partir de faits réels, Fabien Nury, scénariste d'Il était une fois en France, et Thierry Robin, le créateur de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
colimasson
  15 juin 2014
Le risque de cette Mort de Staline retravaillée par Fabien Nury et Thierry Robin serait de nous faire confondre réalité et fiction, surtout lorsque les deux se mêlent habilement sous la fluidité narrative des auteurs.

Il en résulte un récit étrange à la précision documentaire si pointue qu'elle ne laisse même pas imaginer la possibilité de digressions fictionnelles. Pour peu que l'on ne connaisse pas vaguement le déroulement de la mort de Staline et qu'on oublie de se renseigner après la lecture de cet album, on risque de confondre les hypothèses dramatiques et savoureuses venant éclaircir le mystère de sa mort avec les doutes et accusations incertaines de la réalité. Passe à la trappe l'hypothèse admise de l'empoisonnement politique, alors qu'elle se serait inscrite dans la continuité du projet de démonstration du totalitarisme mis en oeuvre par Fabien Nury et Thierry Robin.

S'il est intrigant d'imaginer avec les auteurs le déroulement de la mort de Staline, et si le projet se déroule avec un sens de la progression haletant et dynamique, le point de vue adopté n'est cependant pas très original et la densité des évènements à traiter laisse parfois place à la confusion. On comprend toutefois que Fabien Nury et Thierry Robin aient voulu s'y frotter… Lorsqu'on se souvient de l'annonce officielle du 5 mars 1953, on comprend que le mystère de la disparition de ce personnage puisse susciter des vocations littéraires :

« le coeur de Joseph Vissarionovitch Staline,
Compagnon d'arme de Lénine et génial continuateur de son oeuvre,
Guide sagace du parti communiste et du peuple soviétique…
… a cessé de battre »
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Nastie92
  02 juin 2014
Quelquefois, le hasard fait bien les choses. J'ai vu cette BD sur un présentoir de ma bibliothèque : le thème m'a intéressé, la couverture m'a accrochée, je l'ai empruntée. Et je ne l'ai pas du tout regretté.
Les auteurs ne prétendent pas avoir fait une oeuvre historique, ils le disent bien en introduction ; ils ont raconté une histoire, à leur façon.
Dans ce volume 1, nous assistons à la mort de Staline. Et c'est très amusant. Oui, vous avez bien lu, c'est très amusant !
Staline est retrouvé inconscient, mais avant qu'un médecin soit appelé à son secours, il en faudra du temps. C'est que certains craignent de mal faire, redoutent qu'il leur soit reproché de prendre de mauvaises décisions, d'autres laissent volontairement les choses traîner car la mort de Staline les arrange, et finalement, tous s'agitent en tous sens, et placent déjà leurs pions en vue de la succession, alors que le maître du Kremlin n'est pas encore mort. Tout ce petit jeu politique, toutes ces magouilles, ces manoeuvres en tout genre sont l'occasion de scènes très amusantes.
Plus généralement, on a une caricature très comique de l'URSS de l'époque, comme dans cette scène où le respirateur artificiel enfin arrivé sur les lieux s'avère être un modèle américain fonctionnant sur du 110 volts, ne pouvant donc pas être utilisé.
Vous l'avez compris, voilà une BD pleine d'humour et d'ironie.
Un mot concernant les dessins : le graphisme n'est pas exceptionnel (c'est du moins mon avis), mais on reconnaît bien les principaux protagonistes : Staline bien sûr, Béria, Krouchtchev, Malenkov et autres. Les couleurs en revanche sont magnifiques. L'ensemble est sombre, utilisant une palette de couleurs ternes : du gris, du kaki, de l'ocre foncé, etc. et de temps à autre, tranchant d'une façon très nette, du rouge, cette couleur emblématique de l'URSS. C'est esthétiquement très réussi.
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SpaceshipGraphics
  14 juillet 2013
Dès le début du livre, on est prévenu, bien qu'inspiré de faits réels, cette histoire reste une fiction dont la documentation a parfois été contradictoire. Toutefois, les auteurs rappellent qu'ils n'ont pas grandement eu besoin de leur imagination, étant incapables d'imaginer quelque chose d'équivalent à l'absurdité des personnages de cette histoire…

Diptyque sur la mort de Staline, ces bandes-dessinées nous font surtout découvrir l'envers du décor de la passation de pouvoir après le décès du dictateur et la lutte acharnée entre Lavrenti Beria et Nikita Khrouchtchev. J'aime assez les fictions politiques (non vous n'avez pas du tout remarqué…) et vu les critiques toutes élogieuses, je ne pouvais pas vraiment passer à côté, et j'ai plutôt bien fait! Dans une ambiance bouffée par la paranoïa, cette fiction sonne affreusement réaliste malgré toute une série de situations proches de l'absurde, ce qui est parfois drôle d'ailleurs sans le vouloir mais le plus souvent terrifiant par la folie stalinienne.

Les dessins sont très chouettes aussi! Un rien caricatural et géométrique, il n'en reste pas moins très expressif, particulièrement pour les visages. Les couleurs à tendance froide et la mise en scène font parfaitement ressentir l'ambiance, presque glauque et glaçante de l'époque. Pour venir contraster, il y a bien évidemment le rouge. Rouge sang, Rouge communiste, elle est symbolique du parti de Staline. Bien plus présente dans le tome 2 que le premier, et pour cause puisque le deuxième présente les funérailles du dictateur et qu'au contraire du quasi huis clos du premier tome, il contient bien plus de scènes d'extérieur. Les deux couvertures sont également magnifiques avec un soin particulier apporté au graphisme avec une typographie constructiviste ainsi qu'à la mise en page avec les plongées (l'image du dictateur) et contre-plongées (la mort de Staline, décadence de l'URSS).

Les deux tomes sont très rythmés, et avide de connaître la suite, je les ai dévoré l'un après l'autre. Certes, c'est assez court, ça se lit très bien, mais c'est largement moins complexe qu'un V for Vendetta qui il est vrai est beaucoup moins volumineux mais qui est surtout bien moins facile à apprivoiser et à lire. Quoi qu'il en soit, cette série m'a en tout cas donné envie d'en voir plus sur le travail de Nury & Robin.
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chocobogirl
  15 décembre 2010
Nous sommes le 2 Mars 1953, en URSS. Un concert de musique classique est donné en direct à la radio. Un coup de fil mystérieux est passé au directeur lui demandant de rappeler dans 17 minutes précisemment. Ce dernier s'exécute et se retrouve avec Staline au bout du fil lui demandant un enregistrement du dit concert. le concert n'ayant pas été enregistré, c'est la panique au sein de la maison de la radio. Staline obtiendra malgré tout son disque mais son écoute provoquera une attaque cérébrale dont il ne se relèvera pas...
Voilà une entrée en matière digne du petit père des peuples ! Ce qu'il exige, il l'obtient même si cela doit se faire au détriment du peuple...
Plus qu'un portrait d'un dictateur, "La mort de Staline" nous plonge dans les méandres du parti communiste et des batailles rangées de sa succession.
Alors que l'homme agonise, les membres du Comité et du gouvernement soviétique se réunissent pour désigner d'un commun accord les médecins qui s'occuperont du chef d'état, personne ne voulant prendre la responsabilité personnelle d'un décès qui le mènerait tout droit à la mort (ou au goulag).
La scène en serait presque risible s'il n'y avait pas en parallèle des luttes de pouvoir qui se font jour entre les différents hommes politiques qui se verraient bien prendre la place d'un homme pas encore mort...
Le lecteur y découvrira, parmi d'autres, Beria qui semble manipuler tout le monde, Khrouchtchev ou bien encore . Chacun chercher à tirer parti de la situation et à tirer la couverture à lui. Des alliances se forment et c'est à celui qui remportera le plus d'adhésion.
Staline, adulé par le peuple russe, finira par mourir seul, soigné sans grand espoir par des médecins recrutés de façon quelque peu rocambolesque, pendant que son fils se vautre dans la luxure.
Voilà un sujet historique traité de façon bien cynique ! Si les faits ne sont pas réels, ils s'appuient néanmoins sur une trame tout à fait réaliste des 2 derniers jours vécus par Staline.
L'album se révèle finalement un bel exercice alliant évènements historiques et fresque tragi-comique.
Le trait réaliste de Robin sert assez bien le propos de l'album dont le scénario ménage de petits passages ironiques comme celui évoqué ci-dessus ou bien encore l'épisode de l'autopsie en plein garage qui se termine en farce absurde !
Bref, un premier tome très intéressant qui dépasse le cadre classique de la fiction historique et apporte une relecture orginale et quelque peu humoristique à un évènement qui l'est bien peu !
Découvrez cette courte série normalement prévu en 2 tomes !

Lien : http://legrenierdechoco.over..
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Apikrus
  23 février 2012
Présentée comme une "fiction inspirée de faits réels", cette bande dessinée raconte une version de la mort de Staline qui n'est pas incompatible avec l'ambiance qu'il avait créée autour de lui. L'hypothèse qu'elle présente est aussi plausible, et encore plus ironique que celle que l'on m'avait enseignée sur les bancs de l'école. J'avais en effet retenu, mais cette version là est aussi à vérifier*, que Staline était mort faute d'avoir pu être secouru à temps après une hémorragie cérébrale, dans l'une des multiples chambres qu'il s'était installé et dans lesquelles il dormait successivement sans en informer quiconque afin de limiter les risques d'attentat à son encontre.
Dans cet album, les portraits de Staline et des autres membres du Comité Central du PCUS sont sans concession, à l'image de la représentation donnée du régime politique soviétique. Il s'agit d'une courte bande dessinée (format classique en 56 pages) qui, avec le recul, prête à sourire, malgré les tragédies que l'on y devine en partie. Je l'ai beaucoup appréciée mais suis un peu resté sur ma faim, car j'aurais aimé en savoir un peu plus sur la façon dont Khroutchev lui a finalement succédé.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   02 juin 2014
AVERTISSEMENT
Bien qu'étant inspirée de faits réels, cette histoire n'en demeure pas moins une fiction, librement construite d'après une documentation parcellaire, parfois partiale, et souvent contradictoire...
Les auteurs précisent toutefois qu'ils n'ont guère eu besoin de forcer leur imagination, étant incapables d'inventer quoi que ce soit d'équivalent à la folie furieuse de Staline et de son entourage.
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MurielTMurielT   20 janvier 2016
A tous les membres du Parti...
A tous les travailleurs de l'Union Soviétique...
Le cœur de Joseph Vissarionovitch Staline...
Compagnon d'armes de Lénine et génial continuateur de son œuvre...
Guide sagace du Parti communiste et du peuple soviétique...
...a cessé de battre
Commenter  J’apprécie          20
colimassoncolimasson   15 juin 2014
Camarades ! Camarades, j’ai une grande nouvelle à vous annoncer. J’ai le plaisir de vous annoncer que Staline lui-même vous a écoutés ce soir… et il a beaucoup aimé. Il m’a chargé personnellement de vous transmettre ses félicitations et il souhaite recevoir un enregistrement du concerto. Il lui en faut un pour demain. Nous allons rejouer spécialement pour lui.
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BenJBenJ   23 octobre 2010
Le chauffeur :
Où on va ?
Béria :
Vers un avenir radieux Khroustaliov. Un avenir radieux... A la datcha de Staline.
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Videos de Fabien Nury (55) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fabien Nury
Au cinéma le 17 janvier 2018 La Mort de Staline est une comédie satirique franco-britannique réalisée par Armando Iannucci dont la sortie est prévue pour janvier 2018. Il s'agit de l'adaptation cinématographique de la bande dessinée du même nom de Thierry Robin et Fabien Nury. En savoir plus sur la bande dessinée : http://www.dargaud.com/bd/Mort-de-Staline-La/Mort-de-Staline-La
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