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Gabriel Ringlet (Préfacier, etc.)
EAN : 9782220039183
169 pages
Éditeur : Desclée de Brouwer (11/02/1997)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 30 notes)
Résumé :
" Nous vous en prions, sous le familier, découvrez l'insolite, sous le quotidien, décelez l'inexplicable. Puisse toute chose dite habituelle vous inquiéter. " Colette Nys-Mazure a pris au sérieux l'exhortation de Brecht pour nous offrir cette Célébration du quotidien. Car dans la routine des jours, nous sommes bien souvent ailleurs, absents à nous-mêmes, sourds à ce miracle continu qu'est notre vie ordinaire. A travers une écriture poétique et très féminine, Colette... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  11 mars 2016

Je connaissais déjà l'auteur, pour ses magnifiques nouvelles , dans le recueil "Sans y toucher", empreintes de poésie et de finesse.Ce livre peut être considéré comme un essai poétique , un long poème en prose qui exalte la beauté des petites choses du quotidien, auxquelles nous ne prêtons pas assez attention , bien souvent.
Colette Nys-Masure célèbre, à la manière d'un journal intime, sans chronologie préétablie, les femmes, les livres, l'amour, l'amitié, la routine dans ce qu'elle a de touchant, de singulier à qui veut le voir,elle évoque aussi la mort, celle de ses parents, celle annoncée de son amie Elisabeth, qu'elle accompagne dans sa maladie.Mais tout baigne dans un climat de douceur, de sérénité, de grâce.
Elle se livre à un voyage intérieur, à des réflexions, pensées, qui m'ont beaucoup touchée, un itinéraire émouvant et magnifiquement transcrit par les mots.
Au début de ce livre, l'auteur écrit: "Attentive aux mille détails de chaque jour, je ne le trouve jamais routinier.(...) Si nous étions présents à nous-mêmes, si nous ne nous absentions pas en regrets ou désirs , nous dilaterions notre existence,nous ne perdrions aucune parcelle de vie.Nous ne nous étonnons pas assez, nous ne nous émerveillons qu'occasionnellement.Alors, pour moi comme pour vous, j'ai entrepris une célébration de ce quotidien décrié, ignoré, délaissé."
Comme elle a raison et que j'ai aimé suivre le fil dénoué de sa vie, en touches subtiles, en instantanés lumineux et sensibles !
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DonQuirano
  30 mars 2014
Tout en accompagnant son amie souffrante d'un cancer, l'auteur fait l'éloge de tous les petits moments du quotidien dont nous oublions trop souvent d'imprimer les images dans nos mémoires. Elle nous livre ces moments sous forme de lettres écrites au cours de moments volés au quotidien de la vie. La langue est exquise et merveilleusement poétique et le ton est juste. Les mots sont admirablement ciselés pour adhérer à la perfection au relief des sentiments et des émotions. Lisez ce livre et tous les ouvrages nous livrant des recettes pour trouver le chemin du bonheur qui envahissent les étalages de nos libraires deviendront superflus.
Mars 2014
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FRANGA
  23 juillet 2012
A part une ou deux réflexions intéressantes, je n'ai pas du tout accroché à ce livre.
Je ne lui ai trouvé qu'une succession de répétitions et redondances qui ont fini par me lasser, à moins que tout simplement je n'ai pas saisi l'importance du texte !
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Flodopas78
  06 septembre 2012
A travers une écriture poétique, l'auteur célèbre le quotidien et nous rappelle que nous avons une vie à vivre pleinement, consciemment, avec ses joies et ses peines, au risque de devenir le spectateur désabusé de notre existence. Elle nous invite à redécouvrir les gestes ordinaires de la vie, à habiter de l'intérieur les moments de notre existence les plus habituels et à contempler paisiblement ce qui nous entoure pour en découvrir toute la profondeur.
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lecomtee
  26 février 2017
La beauté du quotidien. L'extra de l'ordinaire. Tout est poésie. C'est ce livre qui m'a un jour séduit au point de me mettre à écrire moi aussi. Moi qui croyais que l'on ne devenait écrivain que si l'on avait une histoire à raconter. J'avais 20 ans.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
FRANGAFRANGA   20 juillet 2012
Ce n'est pas la répétition des gestes et des mots, l'hallucinante succession des saisons qui nous usent mais notre absence à cette marche, notre défaut de présence à ce miracle continu. Faut-il avoir été dépourvu par le le fait de la guerre, d'une catastrophe publique ou privée, d'une maladie, d'un exil, faut-il avoir été sevré de cette nourriture quotidienne, de cet accord, pour en ressentir le prix ? Serait-ce une question de nature, d'aptitude innée au bonheur d'être ici, maintenant, de ne rien gaspiller ?
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FRANGAFRANGA   20 juillet 2012
Si nous étions présents à nous-même, si nous ne nous absentions pas en regrets ou en désirs, nous dilaterions notre existence, nous ne perdrions aucune parcelle de vie. Nous ne nous étonnons pas assez, nous ne nous émerveillons qu'occasionnellement. Histoire d'éveil et question d'usure.
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MalviraMalvira   18 août 2014
A chaque fois, la stupeur du réveil : je suis vivante, je suis au monde. En ce bref instant s'épanouit la conscience précaire du présent, tel un cadeau sans prix. Un jour de plus, un jour comme un autre, pris dans le tissu continu des jours sans reliefs apparents, mais un jour à moi, un jour à vivre au milieu des autres, sur cette terre.
A quel niveau d'assoupissement se déroule le fil de notre existence pour que nous soyons blasés ? Dans cet intervalle qui sépare le sommeil de la première action, s'aiguise l'affût de chaque sens
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MoumouneMoumoune   25 mars 2010
Comment cultiver la légèreté, l'allégresse ? Cicatriser sans nier, renier la blessure ? se délivrer des chaînes les plus pesantes, comme des plus subtiles, celles dont on se libère en arrrachant un peu de chair........ Le secret serait-il de renouveler à chaque aube le voeu de bonté ?......... Aller vers ce qui vient, les mains nues, le coeur simple, sans anxiété ni impatience. La joie du vif plutôt que le poids du mort.
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DonQuiranoDonQuirano   30 mars 2014
Page 22
Je mesure le privilège de pouvoir m’y attacher, m’y attarder, alors que tant d’êtres sont aveuglés par le mal, la souffrance, le désespoir. J’aurais peur de les blesser, de paraitre artificielle ou inconsciente. Si je cherche ma voie, ce n’est pas pour m’écouter écrire, mais pour que nous nous entendions et que nous nous reconnaissions. Ce n’est pas facile. J’ai envie de vous écrire, mais, entre enfants, petits-enfants, amis, parents, inconnus qui surgissent, entre impromptus et déplacements, mon travail est en miette. Ma Célébration n’aura rien de triomphant. Les grandes orgues ne résonneront pas. J’ai un faible pour les fêtes plus intimes, les éloges à voix plus mesurée, le chant de ma petite fille qui fredonne tout en jouant à la dinette à mes côtés. Pas de cuivres, mais une musique de chambre, une célébration à la mesure de la vie, miraculeuse et modeste. Cette lettre que j’aurais voulue d’un seul élan, comme un trop-plein jailli du cœur, comme une phrase amicale et bien balancée, elle sera morcelée. Telles nos existences que nous tentons en vain d’organiser et qui s’émiettent comme le pain à donner aux oiseaux. Je vous écrirais chaque jour, je le promets, mais comme je le pourrai, tantôt à l’aube et tantôt entre 2 repas; près de mon amie malade ou dans la salle d’attente d’une gare, de ma maison de livres et d’amitié, d’un appartement surpeuplé au bord de la mer écumante ou à bord de la nuit. Une lettre pauvre, souvent mal fagotée ; avec des redites ; des mots ou fil du cœur et des yeux, mais qui, je le voudrais tant, vous toucheront là ou vous êtes. Je vous écris d’ici et de maintenant.

Mars 2014
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Videos de Colette Nys-Mazure (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Colette Nys-Mazure
Entretien avec Marie-Amélie Senot, attachée de conservation en charge de l'art moderne et de l'art contemportain, et Colette Nys-Mazure, écrivain, autour de l'oeuvre de Amedeo Modigliani, Maternité.
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