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ISBN : 2072478383
Éditeur : Gallimard (28/02/2013)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
"J’ai été analphabète pendant dix ans. Je n’ai rien su écrire, je manquais de ce livre. J’ai perdu des êtres aimés et rencontré d’autres gens qui se sont mêlés à ma vie, mon père qui n’arrivait plus à habiter ce monde-ci, un jeune homme qui cherchait à être un bon frère, une logeuse avide de mettre tout le genre humain à l’abri, des Marocains et des Français qui ne se comprenaient pas ni ne comprenaient leurs sentiments. Tous ces analphabètes, c’est nous." Rachid O.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
michelcombebellin
  12 août 2014
Ce pseudo-roman laborieux et mal ficelé (pour sa rédaction, l'auteur a pourtant obtenu le soutien du Centre National du Livre) est aussi pathétique que navrant. Quelle déception ! Quel inutile ressassement ! À l'évidence, après 10 ans de silence, l'auteur n'a plus rien à dire aujourd'hui et ne sait toujours pas le dire, encore moins l'écrire.
Son « Enfant ébloui » (1995) avait au moins le charme d'un fruit acidulé rafraîchissant quand « Analphabètes » est une compote rance et réchauffée. Des morceaux entiers et beaucoup de pépins ! Aucune promesse n'est tenue. Rien n'est approfondi. Nul développement. Il y avait pourtant tellement à écrire sur l' « analphabétisme » sentimental – et pas seulement des gays ! Ici, vaille que vaille, au gré de fragments mal reliés, seulement un pointillisme appliqué dans lequel ne jouent plus ni le charme de l'ingénuité ni la vérité de l'enfance. Hélas, le Petit Prince de Tanger, s'est perdu chez nous… mais il a bien voulu encore faire plaisir et s'y remettre, car à quarante ans Rachid reste docile et gentil. Donc des efforts, beaucoup d'efforts pour boucler vaille que vaille le pensum espéré. Comme quoi, ni la panne d'inspiration ni le forcing textuel ne sont des gages de perfection littéraire, plutôt un clignotant qu'il faut savoir déceler à temps : crise = danger et opportunité. Danger de récidiver ; opportunité de s'absenter.
Encore un mot, presque une supplique : qui aura la bonté de dire à l'auteur en panne d'écriture qu'il lui faut s'émanciper pour de bon, ne plus laisser son entourage forcer son clavier ni certains critiques (gays ?) complaisants encenser sa sincérité d'homo écorché ? Très franchement, je ne comprends pas qu'une vénérable maison d'édition continue de publier ça, du moins tel quel, si l'auteur ne consent pas de lui-même - et seulement s'il en a envie - à renouveler son inspiration et à perfectionner la forme. Si, en dehors de son destin personnel, somme toute assez banal, il n'a rien à imaginer, à méditer, à contester, à sublimer par les mots, c'est qu'il n'est décidément pas un écrivain. Car écrire, c'est d'abord un métier, pas un défoulement sur commande. Et l'on peut vivre très heureux, sans écrire !
Rachid O. aura alors le temps de ne plus ressasser son passé, d'habiter le silence et de méditer le conseil de Rilke que chaque auteur, confirmé ou apprenti, voire repenti, se doit de connaître par coeur : « Entrez en vous-même, cherchez le besoin qui vous fait écrire : examinez s'il pousse ses racines au plus profond de votre coeur. Confessez-vous à vous-même : mourriez-vous s'il vous était défendu d'écrire ? Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit : “Suis-je vraiment contraint d'écrire ? ” Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse. » (Lettre à un jeune poète).

Lien : http://michel-bellin.fr
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simeon
  17 septembre 2013
Livre autobiographique sur le retour de l'auteur au Maroc pour voir son père une dernière fois et assister ensuite à ses funérailles. Occasion de parler de l'homosexualité au Maroc, de sa perception à travers diverses anecdotes.
Rachid nous livre surtout le fond de sa pensée à coeur ouvert, il parle de ses émotions, de ses amitiés, de ses rencontres.
Les analphabètes ne sont pas ceux que l'on croit, il s'agit aussi des européens instruits qui vivent au Maghreb sans connaître l'arabe, mais aussi ceux qui refoulent leur orientation sexuelle sous la pression religieuse et sociale, qui ne savent pas lire au fond de leur coeur.
Livre concis mais chaud et honnête, agréable comme un voyage au soleil de nos émotions.
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critiques presse (1)
Liberation   25 février 2013
Analphabètes évoque plusieurs ignorances : les Occidentaux n’apprennent pas la langue arabe, les Marocains rejettent celle du désir homosexuel. Plus généralement, ne sommes-nous pas tous confrontés à des langues étrangères, qu’elles soient celle de l’enfance, ou celle des sentiments ?
Lire la critique sur le site : Liberation
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