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Hélène Bury (Traducteur)
ISBN : 2740427964
Éditeur : Mango (11/02/2011)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 390 notes)
Résumé :
Dans le monde où vit Gaia, il y a ceux qui habitent dans l'Enclave, derrière les murs du Bastion, et ceux, pauvres, comme elle, qui vivent à l'extérieur. Tous les mois, la jeune fille aide sa mère, sage-femme, à donner à l'Enclave un quota de trois bébés, qu'elle marque d'un étrange dessin à l'encre. Jusqu'au jour où ses parents sont brutalement emprisonnés. Gaia comprend alors que le Bastion en a après le ruban que son père lui a légué et sur lequel est brodé un my... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (110) Voir plus Ajouter une critique
tousleslivres
  05 août 2012
Dans les années 2040, Gaia aide les jeunes mères à accoucher, elle est comme ça mère, sage-femme. Elle doit donner à l'Enclave, les trois nouveaux nés de chaque mois. Un soir, quand, Gaia rentre chez elle, ses parents ne sont plus là, ils ont été fait prisonniers entre les murs de l'Enclave.
Sa mère lui a laissé un sac qui contient un ruban contenant un message brodé dans un langage secret.
Tout commence à bouger quand, Gaia reçoit un message de sa mère prisonnière La mère parce qu'elle tenait des listes.. Ce message codé lui dit d'aller rejoindre sa grand-mère morte...
Mais Gaia va découvrir qu'en fin de compte l'Enclave n'est pas le paradis qu'elle s'en faisait depuis toujours, elle va découvrir que les gens qui l'ont fondé sont parti de rien et on planifier cette oasis avec soin pendant des années. Ils ont développé la technologie de l'après-pétrole, maîtrise l'énergie solaire et la géothermie dont tous les habitants à l'intérieur et à l'extérieur de l'Enclave ont besoin pour produire les mycoproteines et pour purifier l'eau. Mais tout n'est pas aussi rose, en fait, à l'intérieur de l'Enclave les enfants se meurent et il y a beaucoup de cas d'hémophilie. En effet étant donné que majeur partie de la population sont des enfants qui proviennent de l'extérieur du mur et que ses enfants ont grandis et qu'ils se marient et ont des enfants, le problème vient des unions consanguines à la fois de famille des premiers fondateur et entre enfants avancés.
Mais il y a des listes. Les listes que les sage-femmes ont fait clandestinement et que les autorités de l'Enclave veulent récupérer pour conjurer le malheur.
Les mycoprotéines sont des moisissures. Elles ont été découvertes et raffinée à l'age du frais, du temps où on communiquait par satellites, où il y avait des voitures, des routes. Ils voulaient un aliments qui pousse même dans le noir, au cas où un événement catastrophique couvrirait le monde de nuages. Maintenant ils les cultivent dans l'Enclave dans d'énormes cuves.
J'ai trouvé ce premier tome très intéressant, l'auteur nous fait découvrir tout un univers entièrement. Caragh M. O'bien ne se contente pas de planter un très impressionnant décors, elle nous fait vivre des aventures multiples. Les énigmes se résolvent au fil des pages, comme les taches de rousseurs que la maman de Gaia, puis Gaia elle même, tatouaient au pied des bébés nouveaux nés, comme des signatures... le décodage du fameux ruban, tout y est, rien n'est laissé de coté.
C'est une histoire comme je les aime, avec un début et une vraie fin, qui laisse tout le même l'ouverture à une belle suite, j'en suis certaine. Certain auteurs laissent en suspend les réponses pour le tome suivant et je n'aime que moyennement ça.
J'ai moins apprécié la fin qui tarde un peu, c'est trop long par rapport à la rapidité des trois quart du livre, je me suis un peu ennoyée sur cette fin qui était évidente en elle-même...
Un très bon premier tome qui promet une belle suite, si elle est du même acabit...
Lien : http://tousleslivres.canalbl..
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InMyBookWorld
  18 août 2012
Le début fut un peu moyen, je n'étais pas très emballée, même si quelque part je me suis sentie concernée immédiatement par cette histoire de bébés avancés. Dès le chapitre 1, Gaia s'occupe de son premier accouchement en solo. Chaque sage-femme doit avancer (donner) les 3 premiers bébés qu'elles accouchent, ce bébé est donc destiné à l'Enclave, et la séparation avec la jeune maman ne se passe pas au mieux (ce qui nous pour nous est logique j'ai envie de dire, mais ici, les parents sont comme résignés, voire contents de pouvoir offrir une vie meilleure à leur enfant dans l'Enclave) et bouleverse un peu Gaia. Mais Gaia est loyale à l'Enclave, elle respecte les règles, et met de côté ses sentiments pour donner le bébé.
De retour chez elle, elle apprend que ses parents ont été arrêté pour être interroger, mais Gaia reste forte, et surtout confiante, ses parents n'ont rien à se repprocher, l'Enclave est juste et va donc les libérer rapidement.
Pourtant, quelques semaines plus tard, c'est le choc, on lui annonce que ses parents vont être exécutés. Gaia remet alors en cause tout ce en quoi elle croyait. Pourquoi resterait-elle loyale à l'Enclave quand celle-ci s'apprête à exécuter injustement ses parents ?
Elle va alors tout tenter pour pénètrer dans l'Enclave et secourir ses parents, mais tout ne se passera pas comme prévu. Elle qui était si convaincue que l'Enclave était un paradis, va découvrir quelle monstruosité c'est en réalité. On n'hésite pas là-bas à pendre un homme et une femme enceinte de plus de 8 mois car ils se sont mariés contre la loi. C'était une scène vraiment dure, et Gaia ne pourra se résoudre à laisser le bébé mourir, même si elle doit y perdre la vie. Elle rencontrera des personnes qui cacheront bien leur jeu, en qui elle pensait pouvoir avoir confiance mais qui la trahiront, et d'autres qui feront tout pour l'aider, même s'ils doivent y laisser leur liberté, voire leur vie.
Le style de l'auteur est très agréable, on se laisse emporter sans peine. A travers cette dystopie, l'auteur nous fait réfléchir sur notre façon de consommer, de gaspiller ce que l'on a. Elle nous fait également frissonner et pour ma part, pleurer, lors de scènes déchirantes et bouleversantes aussi bien en dehors du mur, avec ces bébés que les habitants sont contraints de donner, et à l'intérieur du mur, avec ces lois de l'Enclave qui ne recule devant rien pour punir et diriger.
Il y a quelques petites longueurs mais le suspense et les rebondissements les font vite oublier, la tension monte sans arrêt, si bien que j'ai lu sans m'interrompre la grosse dernière partie du livre, oui j'y ai passé mon dimanche après midi, mais que c'était bon !
Côté personnage, j'ai adoré Gaia. Cette jeune fille n'a pas eu la vie facile à cause d'une brûlure qu'elle porte sur le visage, la reléguant au rang de phénomènes (handicapés). Elle a peu d'amis, se sent laide et se cache derrière sa mèche de cheveux. Par quelques côté elle m'a fait penser à l'héroïne de Delirium. Au début on découvre une jeune fille qui suit aveuglément les règles, étant certaine que c'est la façon juste de faire, mais très vite, elle va réaliser que tout ça ne l'est pas, et que l'autorité de l'Enclave est tyrannique. J'ai trouvé ces réactions réalistes, quand par exemple elle comprend que l'Enclave a arracher des bébés à leur mères par son intermédiaire, ou encore quand elle ne peut pas rester sans rien faire devant le meurtre d'un bébé innocent même pas encore né. C'est une jeune fille forte et qui m'a bouleversée plus d'une fois.
Leon, je dois reconnaître que je suis tombée immédiatement sous son charme, même quand au début c'est jeune homme dur et froid qu'on rencontre, il dégage tellement quelque chose de fort et de rassurant, mais surtout, on devine ses tourments, ses peines et les combats quotidiens qu'il mènent depuis des années.
Il y aura entre les deux une belle histoire, pleine de tendresse, parfois de tension, de l'humour aussi, mais surtout, un grand respect et une grande dévotion.
La fin est horrible, mais ce que j'ai moins apprécié, c'est la ressemblance avec la fin de Delirium, d'ailleurs, je l'ai sentie venir quasiment de suite, et j'étais un peu déçue, j'ai même poussé un juron, c'est pour dire ^^ Et autant vous prévenir, c'est sur un sacré cliffhanger que l'auteur nous laisse, donc prévoyez d'avoir la suite sous la main !
Mais j'étais surtout triste de quitter Gaia, et à la dernière page, oui, j'ai versé ma petite larme, j'ai ressenti ce vide que parfois on ressent à la fin d'un livre.
C'est un roman fort, qui ne peut pas laisser indifférent, un roman sur la vie, sur la mort, sur la liberté de chacun, sur l'amour et l'amitié, sur l'entraide. Un roman qui m'a émue.
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verobleue
  19 janvier 2018
« Rebelle » est le premier tome de la trilogie Birth Marked, écrit par Caragh M. O'Brien et qu'il m'a été permis de découvrir via l'application Youboox. Encore une dystopie….
Le contexte n'est pas original : un monde futur divisé en deux.
Tout d'abord, l'enclave où vivent les privilégiés, et, en dehors du mur qui la cerne, Wharfton où le reste du peuple vit et travaille. Cette population plus pauvre doit, chaque mois, offrir les trois premiers nouveau-nés à l'Enclave afin de contribuer à son bon développement et en échange recevoir des mycoprotéïnes pour pouvoir manger à sa faim.
Le rôle des sages-femmes est de mener à bien cette tradition et d'appliquer scrupuleusement cette loi. Tout comme sa mère qui l'a formée, c'est la fonction exercée par la jeune Gaïa, 16 ans, l'héroïne du roman. Chaque enfant né dans leur secteur est marqué par elles de quelques points d'encre au-dessus du pied. Gaïa est, au début du roman, endoctrinée et obéissante, parfaitement soumise aux règles de l'Enclave. Au cours de la lecture, on comprend les motivations de la sélection et du contrôle des naissances.
Gaïa est catégorisée à cause de sa cicatrice sur le visage, trace d'une brûlure faite enfant. La jeune fille cache sans arrêt sa joue gauche, vivant très mal les regards de pitié des gens qui l'entourent.
Après avoir « avancé » le nouveau-né de son tout premier accouchement géré seule, Gaïa apprend par une voisine l'arrestation de ses parents. Cette dernière lui donne un mystérieux ruban où sont brodés d'étranges signes...
Gaia se retrouve seule, perdue. Personne ne veut lui donner d'information sur ses parents alors elle décide de passer le mur et d'entrer dans l'Enclave pour les retrouver...
J'ai beaucoup aimé lire ce premier tome ; je l'ai trouvé intéressant de par ses références scientifiques et surtout interactif car on tente avec l'héroïne de comprendre, de traduire le message codé. On y parle de consanguinité, de stérilité et de gestion des ressources naturelles. On sait qu'il y a eu un « avant » mais on a peu d'informations à ce sujet.
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Elamia
  30 janvier 2015
Voila une dystopie originale et bouleversante.
C'est sur les conseils d'une amie, (à qui je fais un petit coucou au passage ^^) que j'ai choisi d'inclure cette jolie dystopie à mon challenge ABC.
C'est un genre littéraire que je lis à de rares exceptions, uniquement lorsque le sujet me plaît et m'intrigue. Malgré un choix actuel des plus vastes, je préfère sélectionner avec précaution dans quoi je me lance pour ne pas tomber sur un roman trop superficiel, ou sur une énième copie de ce qui existe déjà en Y-A.
Or, Birth Marked se distingue par bien des aspects. C'est une histoire originale, porteuse d'un thème poignant. Ce premier tome est vraiment prometteur. le récit relaté par un narrateur omniscient, constitue un choix très pertinent car il nous permet d'être réellement spectateurs de l'action et de prendre le recul nécessaire. Cela nous évite donc de nous perdre dans les méandres de la conscience d'une héroïne à qui on ne s'identifie pas forcément. Je crois que c'est en partie grâce à ça que j'ai trouvé Gaïa réellement attachante. Ce récit à la troisième personne, apporte une vision d'ensemble, et un confort évident dans la compréhension de l'intrigue. Intrigue, qui loin d'être complexe en réalité, s'avère plus difficile à résumer. Je vais quand même tenter de vous en dire quelques mots, car le but premier de ma chronique est de vous donner envie de lire ce livre.
Le monde de Birth Marked est scindé en deux. D'un côté on a l'Enclave, lieu idyllique, où vivent les habitants les plus privilégiés. de l'autre coté du mur, c'est le monde des indigents, l'Extérieur. Là d'où vient Gaïa, notre jeune héroïne. Dans cet univers si particulier, les nouveaux-nés de l'Extérieur sont avancés, c'est à dire qu'ils sont arrachés à leur parents et envoyés dans l'Enclave, pour vivre une vie meilleure, à l'abri de la pauvreté. Ce concept n'est pas si surréaliste qu'on pourrait le croire. On se sert donc de la population lorsque c'est nécessaire, et on la laisse vivoter le reste du temps. Dans ce premier tome, aucune guerre ni conflit ne vient ébranler la communauté. Même si on devine qu'à un moment ou à un autre, l'Extérieur finira par se soulever contre l'oppression de l'Enclave. Derrière le mur se trame une machination assez sordide. Les instances au pouvoir, incarnées par la personne du Protecteur, privilégie la survie de tous au détriment de l'individu. Ses manipulations démographiques ne sont bien sûr pas sans conséquent. Car à force de jouer avec la génétique, de graves maladies apparaissent, et des solutions draconiennes s'imposent pour sauver la majeure partie de la population. Si Gaïa devient si importante pour l'Enclave c'est parce qu'elle incarne à elle seule un espoir, elle détient des informations capitales pour les nouveaux plans matrimoniaux du Protecteur. Je ne sais pas si j'ai été bien claire, mais il est très difficile de faire un résumé intelligible sans pour autant dévoiler l'intrigue.
Les protagonistes sont pour une fois, assez loin des stéréotypes classiques. Un héros masculin torturé par son passé, qui voit son pouvoir s'étioler au fur et à mesure, jusqu'à devenir, comme Gaia, un fugitif. Une héroïne propulsée dans un tourbillon de catastrophes, mais qui parvient toujours à se relever. J'apprécie le fait que l'auteure n'exagère pas trop dans le pathos et qu'elle joue plutôt sur les rebondissements de dernière minute pour faire basculer la chance. Des personnages intelligemment exploités donc, qui ont tous un rôle primordial à jouer dans l'intrigue et qui ne sont pas là juste pour combler un vide. le récit garde un rythme constant, sans brutale interruption, ou vide scénaristique. Tout est très bien amené, avec de l'imprévisibilité, une tension palpable et un flot d'émotions distillé tout le long du roman.
J'ai beaucoup aimé ce livre, qui nous montre que même quand tout va mal, il reste toujours de l'espoir. C'est le cas pour Gaia qui même privée de ses parents, arrivée au fond du gouffre, continue de se battre pour vivre aux côtés de la famille qui lui reste. Birth Marked pose des questions profondes sur le fait même de l'adoption. Au final, les enfants de l'Enclave,qui ont vécu dans l'opulence sont-ils plus heureux que ceux de l'Extérieur vivant dans la pauvreté, mais entourés par des familles aimantes ? Est-ce l'argent ou l'amour véritable qui fait le bonheur ?
C'est un des nombreux sujets sensibles que soulève cette dystopie des plus troublantes.
Ce premier tome Birth Marked a eu un véritable impact sur moi, j'ai adoré le style, les questions d'éthique qu'il soulève et m'a emportée dans un véritable tourbillon d'émotions. Je continuerai très prochainement à lire les aventures de Gaia car l'intrigue m'a tenue en haleine du début à la fin.
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cho0kette
  11 avril 2012
Dans le monde où vit Gaia, jeune fille de 16 ans, il y a les gens de l'Enclave : ceux qui vivent à l'intérieur du mur, qui ont la chance d'être instruit, de ne manquer de rien, et de vivre dans de bonnes conditions; et il y a les autres, appelés les gens de l'Extérieur, qui ne bénéficient pas du même traitement, qui vivent avec peu de choses mais doivent s'estimer heureux de ce qu'ils ont. C'est à cette seconde catégorie qu'appartiennent Gaia et ses parents. Son père est couturier, et sa mère est sage-femme, métier auquel se destine également Gaia. Celui-ci est encadré par une loi stricte : tous les mois, chaque sage-femme remet trois nouveaux nés à l'Enclave. C'est pour cette raison qu'elle ne connaît pas ses deux frères, ils ont été avancés à l'Enclave avant sa naissance..
Le soir où, pour la première fois, elle aide seule une femme à accoucher, elle rentre chez elle en pensant célébrer cet évènement. Seulement, elle se rend compte que tout autre chose l'attend. Ses parents ont été arrêtés et emmenés à l'intérieur de l'Enclave. Elle est interrogé sur des choses qu'elle ignore, elle ne sait comment s'y prendre pour aider ses parents, mais va tout faire pour les faire sortir. Elle est sur le point de faire des découvertes qui vont la changer irrémédiablement..
Comment vous dire.. C'est une excellente dystopie que je viens de lire !!! Vraiment ! Il ne fait aucun doute que ce livre va rejoindre illico-presto mon top 10 de livres préférés.
Ce premier tome est puissant, terrible à lire. Dès le début j'ai été embarquée dans cet univers complètement fou, qui vous laisse bouche bée. le monde dans lequel vit Gaia est ahurissant. Des bébés sont pris à leur mère pour être remis à d'autres parents à l'intérieur des murs.. on a du mal à y croire tellement c'est horrible, et pourtant c'est ce qui se passe !
Les rebondissements commencent quand ses parents sont emmenés pour être interrogés, Gaia se retrouve fourrée dans des histoires qu'elles ne comprend pas. On attend d'elle qu'elle coopère, qu'elle livre ses secrets, alors qu'elle n'a aucune idée de ce qu'elle est censée savoir.. donc c'est assez compliqué ! Elle est vraiment dans le pétrin, et je me suis demandée à plusieurs reprises comment elle allait s'en sortir !
On apprend un paquet de choses dans ce premier tome, et j'ai adoré ce que j'ai lu. Impossible d'avoir des certitudes sur ce que l'on découvre, on navigue à vue dans un monde où rien n'est évident, pour elle comme pour nous. Un tas d'évènements se succèdent, des révélations sont faites, et ça va crescendo jusqu'à la fin. On ne s'ennuie pas une seule seconde avec ce livre, même s'il y a un petit moment plus calme au début, pour le reste c'est assez rythmé, il y a de l'action, du suspens, des surprises et des scènes qui vous prennent aux tripes, vous serrent la gorge.. C'est tellement bon, différentes émotions s'enchaînent, on a à peine le temps de souffler que ça repart de plus belle, jusqu'à la dernière ligne.
L'ensemble des personnage est extra, du plus gentil au plus mauvais, c'est un bonheur à lire ! Gaia est une héroïne absolument géniale. Elle parait docile et timide au début mais, finalement, va se révéler pleine de courage, de témérité et ne va pas hésiter à se mettre en danger pour faire ce qu'elle pense être juste. Elle est entière, adorable, débrouillarde. Je me suis vraiment attachée à elle, avec tout ce qui lui arrive..
Il y a aussi le personnage de Léon que j'ai adoré. On ne sait pas trop quoi penser de lui au début, il est intriguant. Son comportement, ce qu'il dit ou fait, nous font tiquer. On a qu'une envie : qu'il se dévoile enfin !! Et puis on craque (enfin moi du moins !), on s'attache aussi à lui, et on s'inquiète évidemment..
J'en suis à me demander pourquoi on n'en parle pas plus sur la blogo.. C'est vraiment à lire, une saga à découvrir de toute urgence ! On est loin du monde des bisounours dans ce premier tome, c'est une dystopie plutôt dure et bouleversante mais franchement ça vaut le coup, si vous aimez le genre bah.. foncez ;D
J'ai le second tome dans ma bibliothèque et je ne vais pas attendre longtemps avant de m'y plonger. Surtout avec une fin pareille, j'ai plus que hâte de découvrir la suite !!
Lien : http://cho0kette.blogspot.fr..
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CielvariableCielvariable   27 décembre 2016
Dans la sombre masure, la mère se contracta pour pousser une dernière fois de toutes ses forces, et le bébé glissa dans les mains de Gaia prêtes à l'accueillir.
— Vous avez fait du bon travail, dit-elle. Superbe. C'est une fille.
L'enfant cria d'indignation et Gaia poussa un soupir de soulagement en vérifiant ses orteils, ses doigts et son dos parfait. C’était un beau bébé, en bonne santé et bien constitué malgré sa petite taille. Elle enveloppa l'enfant dans une couverture puis le tourna vers la lumière dansante du feu pour que la mère épuisée le voie.
Gaia aurait aimé que sa propre mère soit là pour l'aider, surtout pour examiner le placenta et donner les premiers soins au bébé. Elle savait que, en principe, elle n'était pas censée laisser la maman tenir l'enfant, pas même brièvement, mais celle-ci tendait les bras à présent et elle n'avait pas assez de mains pour tout faire.
— S'il vous plaît, murmura la jeune femme.
Ses doigts lui faisaient tendrement signe de lui confier l'enfant.
Les cris du bébé se calmèrent et Gaia le lui donna. Elle essayait de ne pas écouter les doux gazouillis de la maman tandis qu'elle nettoyait son entrejambe et se déplaçait avec légèreté et efficacité, comme sa mère le lui avait appris. Elle était tout excitée et assez fière. C'était son premier accouchement, sans assistance qui plus est. Elle avait aidé sa mère à de nombreuses reprises et savait depuis des années qu'elle voulait devenir sage-femme, mais c'était enfin devenu une réalité.
Presque fini. Se tournant vers sa sacoche, elle en sortit la petite bouilloire et les deux tasses que sa mère lui avait offertes pour ses seize ans, à peine un mois plus tôt. À la lueur du foyer, elle transvasa de l'eau d'une bouteille dans la bouilloire. Elle alimenta le feu ; une lumière jaune jaillit sur la mère et son bébé emmailloté.
— Vous vous en êtes bien sortie, fit Gaia. Combien d'enfants cela vous fait-il, déjà ? Quatre, m'avez-vous dit ?
— C 'est ma première, répondit la jeune maman d'une voix chaleureuse empreinte de plaisir et d'admiration.
— Quoi ?
Les yeux de la femme luirent brièvement quand elle regarda Gaia et elle sourit. Embarrassée, elle lissa une boucle moite de sueur derrière son oreille.
— Je ne vous l'ai pas dit avant. J'avais peur que vous refusiez de rester.
Gaia s'assit doucement près de l'âtre, accrocha la bouilloire à une tige métallique et l'avança au-dessus du feu pour qu'elle chauffe.
Les premiers accouchements étaient les plus difficiles, les plus risqués, et, bien que celui-ci se soit déroulé sans encombre, Gaia savait qu'elles avaient eu de la chance. Seule une sage-femme d'expérience aurait dû s'occuper de cette naissance, non seulement pour le bien de la mère et de l'enfant, mais aussi pour ce qui allait suivre.
— Je serais restée, dit Gaia doucement, mais uniquement parce que personne d'autre ne pouvait venir. Ma mère était déjà partie à un autre accouchement.
La femme paraissait à peine l'entendre.
— N'est-elle pas magnifique ? murmura-t-elle. Et elle est à moi. Je peux la garder.
Oh, non, pensa Gaia. Son plaisir ainsi que sa fierté s'évanouirent et elle regretta, à ce moment-là plus que jamais, que sa mère ne fût pas présente. Ou même la vieille Meg. Ou n'importe qui, à vrai dire.
Gaia ouvrit sa sacoche ; elle en sortit une aiguille neuve et une petite bouteille d'encre marron. Elle secoua une boîte au-dessus de la bouilloire pour y faire tomber un peu de thé. L'arôme léger embauma doucement la pièce et la mère sourit à nouveau, lasse, détendue.
— Je sais qu'on ne s'est jamais parlé, dit la jeune maman. Mais je vous ai vues, vous et votre mère, aller et venir à travers la grand-place et monter jusqu'au mur. Tout le monde dit que vous serez aussi douée que votre mère pour le métier de sage-femme et, désormais, je peux en témoigner.
— Avez-vous un mari ? Une mère ?
— Non. Plus de ce monde.
— Qui était le garçon que vous avez envoyé me chercher ? Un frère ?
— Non. Un gamin qui passait dans la rue.
— Vous n'avez donc personne ?
— Plus maintenant. Maintenant j'ai mon bébé, ma petite Priscilla.
Ce n'est pas un bon nom, pensa Gaia. Et le pire, c'était que cela m'avait pas d'importance, car elle ne le garderait pas. La jeune fille versa le thé en silence dans les deux tasses après avoir saupoudré celle de la mère d'une pincée d'agripaume, réfléchissant à la meilleure façon de procéder. Elle laissa tomber ses cheveux pour dissimuler le côté gauche de son visage tandis qu'elle rangeait la bouilloire vide et encore chaude dans sa sacoche.
— Tenez, dit-elle en tendant le thé additionné d'agripaume à la jeune femme étendue sur le lit et en reprenant en douceur le bébé allongé à côté d'elle.
— Que faites-vous ? demanda la mère.
— Buvez. Cela apaisera la douleur.
Gaia but une gorgée de sa tasse pour donner l'exemple.
— Je n'ai plus vraiment mal. Juste un peu sommeil.
— C'est bien, dit Gaia en reposant sa tasse près de l'âtre.
Sans bruit, elle rangea son matériel et regarda les paupières de La mère devenir de plus en plus lourdes. Elle démaillota les jambes de l'enfant pour doucement en sortir un pied, puis elle le posa sur la couverture par terre près de la cheminée. Il ouvrit les yeux et les tourna vers les flammes : des prunelles sombres, ternes. Impossible de dire de quelle couleur ils seraient plus tard. Gaia essuya le fond de sa tasse de thé avec un bout de chiffon propre, absorbant ce qu'il restait du liquide chaud, puis le frotta sur la cheville du bébé pour la nettoyer. Elle plongea l'aiguille dans l'encre marron, la tint brièvement à la lumière puis, rapidement, comme elle l'avait déjà fait sous la supervision de sa mère, elle enfonça l'épingle dans la cheville du nouveau-né à quatre reprises. L'enfant cria.
— Que faites-vous ? demanda la mère, bien réveillée à présent.
Gaia emmaillota de nouveau le bébé qu'elle avait tatoué et le prit fermement dans un bras. Elle glissa la tasse, l'aiguille et l'encre dans sa sacoche. Puis elle s'avança, saisit la seconde tasse à côté de la mère, et souleva son bagage.
— Non ! cria la mère. Vous ne pouvez pas ! On est le 21 avril ! Personne n'avance jamais de bébé si tard dans le mois !
— Ça ne dépend pas de la date, dit Gaia doucement. Ce sont les trois premiers bébés de chaque mois.
— Mais vous avez déjà dû en mettre au monde une demi-douzaine ce mois-ci, hurla la femme en se levant.
Elle parvint tant bien que mal à déplacer ses jambes jusqu'au bord du lit.
Gaia recula d'un pas, s'armant de courage.
— C'est ma mère qui les a mis au monde. Celui-ci est mon premier. Ce sont les trois premiers bébés de chaque sage-femme.
La mère la dévisagea, le choc et l'horreur se succédant sur son visage.
— Vous ne pouvez pas, murmura-t-elle. Vous ne pouvez pas prendre mon bébé. Il est à moi.
— Je le dois, dit Gaia en reculant. Pardonnez-moi.
— Mais vous ne pouvez pas, souffla la femme.
— Vous en aurez d'autres. Vous en garderez certains. Je vous le promets.
— S'il vous plaît, supplia la femme. Pas celui-ci. Pas mon seul enfant. Qu'ai-je fait ?
— Pardonnez-moi, répéta Gaia.
Elle avait maintenant atteint la porte. Elle vit qu'elle avait laissé sa boîte de thé près de la cheminée, mais il était trop tard pour retourner la chercher.
— On prendra bien soin de votre bébé, fit-elle, se servant des phrases toutes faites qu'elle avait apprises. Vous rendez un grand service à l'Enclave, et vous serez dédommagée.
— Non ! Dites-leur de garder leur sale dédommagement ! Je veux mon bébé !
La mère s'élança à travers la salle, mais Gaia s'y attendait et, en un instant, elle sortit de la maison pour descendre promptement la sombre ruelle. Au deuxième coin de rue, elle dut s'arrêter car elle tremblait si fort qu'elle avait peur de tout lâcher. Le nouveau-né émit un murmure inquiet et Gaia replaça sa sacoche sur son épaule droite afin de réconforter de ses doigts tremblants le petit enfant emmailloté.
— Chut, murmura-t-elle.
Loin derrière elle, elle entendit une porte s'ouvrir, puis une plainte déchirante.
— S'il vous plaît ! Gaia ! appelait la voix
Le cœur de la jeune fille se serra.
Elle renifla fort et tourna son visage vers le sommet de la colline. C'était bien pire que ce qu'elle avait imaginé. Redoutant d'entendre un autre cri dans la nuit, elle reprit sa marche et gravit rapidement la colline en direction de l'Enclave. La lune diffusait une clarté bleue sur les sombres bâtiments de bois et de pierre qui l'entouraient ; elle trébucha sur un caillou. Contrastant avec le sentiment d'urgence qui la faisait avancer, un silence profond et paisible régnait. Elle avait fait ce trajet à de multiples reprises pour sa mère mais, jusqu'à cette nuit, il ne lui avait jamais semblé si long. Elle savait que tout irait bien pour le bébé, même mieux que bien. Elle savait que la mère en aurait d'autres. Mais avant tout, elle savait que la loi exigeait d'elle qu'elle livre cet enfant ; si elle ne le faisait pas, elles pourraient toutes deux le payer de leur vie.
Elle savait tout cela mais, l'espace d'un instant, elle aurait aimé qu'il en aille autrement. En dépit de tout ce qu'on lui avait appris, elle aurait aimé ramener le bébé à sa mère et lui dire : « Tenez, reprenez la petite Priscilla. Partez pour le désert et ne revenez jamais. »
Elle tourna à un dernier croisement et se retrouva dans la lumière qui tombait sur les portes de l'arche Sud, une seule ampoule qui brillait au centre d'une lanterne dont les miroirs réfléchissaient l'éclairage sur les portes et la terre battue. Deux soldats en uniformes noirs se tenaient devant deux imposantes portes en bois. Elle laissa glisser ses cheveux pour couvrir sa joue gauche et, instinctivement, garda ce côté du visage dans l'ombre.
— Tiens ! Ne serait-ce pas une petite livraison ? demanda le plus grand des hommes.
Il ôta son chapeau à large bord d'un ample geste du bras et le cala sous son coude.
— Tu nous apportes un des bébés de ta mère ?
Gaia s'avança doucement, le cœur cognant contre ses côtes. Elle dut s'arrê
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orbeorbe   20 avril 2013
(...) Gaia eut l'impression que le Bastion avait deux fonctions distinctes : l'élégante maison où vivaient Geneviève et les enfants, et la partie utilitaire dans laquelle elle pénétrait en tant que prisonnière. D'une certaine façon, ce n'est qu'une version extrême de la société dans laquelle je vis déjà, pensa Gaia, une autre cloison, comme celle qui sépare ceux qui vivent à l'intérieur et à l'extérieur du mur. Elle venait de voir où les deux mondes entraient en collision.
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CielvariableCielvariable   27 décembre 2016
- J'espère que l'orange était mûre, dit-il.
- C'est vous qui l'avez envoyée ?
Il glissa la main dans sa poche.
- Une amie m'a dit qu'elle vous avait vu les regarder au marché.
Sa voix se fit plus douce, plus sourde.
- Enfin, "baver devant" est le terme qu'elle a employé, il me semble. Je vous en aurais bien envoyé plus, mais il n'est pas facile d'en trouver.
Elle se souvint des autres cadeaux faits aux médecins. Elle leva les yeux vers lui.
- C'est vous qui avez envoyé la laine ? Le livre et le reste ?
Il croisa son regard brièvement.
- Je les ai suggérés au Protecteur. Tu as fait réfléchir beaucoup de gens, Gaia. Certains critiquent l'emprisonnement des médecins ces derniers temps et, parfois, il suffit de peu pour faire bouger les choses.
C'était donc bien lui... Gaia repensa au jour où elles avaient reçu l'orange et comment, depuis, l'atmosphère de la cellule K s'était légèrement améliorée. C'était toujours une prison, c'était toujours horrible, mais elles avaient maintenant un peu d'espoir. Un pigeon se joignit à des roitelets sur le bord de la route pour picorer des miettes et elle les contourna en montant sur le trottoir. "Je devrais le remercier", pensa-t-elle, mais les mots restaient coincés dans sa gorge.
- On m'a assigné au détachement chargé de décoder ton ruban, ajouta-t-il.
Un frisson d'inquiétude parcourut les nerfs de la jeune fille. Ils avaient donc découvert que le ruban était un message codé. Combien de temps leur faudrait-il pour le déchiffrer ? Avaient-ils déjà réussi ? Elle leva les yeux et lui trouva une expression pensive.
- Je devrais dire qu'on m'y a assigné au départ, corrigea-t-il d'une voix sévère. Puis on m'a confié une mission moins sensible. Apparemment, je ne suis pas digne de confiance quand il s'agit de toi.
Elle regarda le haut de la rue et serra ses mains devant elle.
- Je devrais leur en être reconnaissante, je suppose, commenta-t-elle.
- Pourquoi donc ?
Elle haussa les épaules et laissa une pointe de sarcasme nuancer sa réponse.
- Avec votre vive intelligence, vous l'auriez probablement déchiffré en quelques jours.
- Tu savais donc que c'était un registre ?
Elle se rendit compte de son erreur.
- Non, mentit-elle.
- Sais-tu ce qu'il contient ?
Elle croisa les bras devant elle.
- Pourquoi me le demandez-vous ? Je n'ai aucun intérêt à coopérer avec vous. Si vous voulez m'y contraindre, bien sûr, vous pouvez essayer. Mais je ne vous dirai rien de mon plein gré. L'Enclave a tué mon père.
Parler de lui ravivait sa peine.
Le capitaine Grey s'arrêta à côté d'un mur de pierre, appuya ses deux mains dessus et dirigea son regard vers l'horizon.
- Ça n'aurait pas dû arriver.
Gaia laissa échapper un rire étranglé.
- Non ? Vous croyez ?
- Nous aussi, nous commettons des erreurs, dit-il doucement.
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tousleslivrestousleslivres   24 juillet 2012
Il est des actes qui, un fois commis, ne peuvent jamais être remis en cause parce que, dans le cas contraire, on ne pourrait pas aller de l'avant. Et nous le devons, chaque jour.
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CielvariableCielvariable   27 décembre 2016
Un soldat blond de haute taille s'approcha ensuite.
- Je crois qu'on a trouvé notre jeune disparue de l'extérieur, capitaine, dit-il d'une voix de ténor légère et affectée.
Gaia survola le groupe d'hommes du regard. Le capitaine Grey se tenait dans la rue ensoleillée, son uniforme noir impeccable, un nouveau galon luisant sur sa poche de poitrine gauche. C'est lui qui avait donné l'ordre de ne pas tirer. Sous le bord noir de son chapeau, il avait l'air inflexible.
Le visage toujours tourné vers le haut, Gaia tapota le bébé pour dénoncer le vrai crime.
- Regardez qui a été assassiné, dit-elle sur un ton cinglant. Capitaine.
Le jeune homme ne trahit aucune émotion.
- Emmenez-la à la prison, ordonna-t-il. Laissez-lui le bébé pour l'instant. Je préviendrai la nursery que nous avons eu une nouvelle naissance.
Le garde qui tenait ses cheveux finit par la relâcher, mais seulement pour la remettre debout sans ménagement.
- Mais, capitaine, intervint le garde blond, c'est l'abomination.
Gaia vit une lueur soudaine dans les yeux du capitaine Grey mais, quand il s'exprima, sa voix était calme.
- C'est un bébé, Bartlett, le corrigea-t-il. Et il a l'air en bonne santé. Les compétences de la fille sont manifestement trop grandes pour être gâchées. Le Protecteur en entendra parler.
Gaia eut le souffle coupé à sa description du bébé. Avant qu'elle n'ait pu baisser les yeux, elle sentit contre son cou les premiers mouvements hésitants du nourrisson qu'elle tenait de façon si possessive ; elle relâcha son étreinte sur le petit poids contre son épaule, le détachant du tissu humide et collant de sa tunique. La tête du nouveau-né dodelina dans un mouvement familier, sa peau arborant un rouge marbré, et, remuant les bras sans coordination, le bébé poussa son premier cri d'indignation ; l'indignation d'être vivant.
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