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Pierre-Emmanuel Dauzat (Traducteur)
EAN : 9782848050874
445 pages
Éditeur : Sabine Wespieser (02/09/2010)
3.03/5   75 notes
Résumé :

Edna O’Brien écrit ici le roman tumultueux et enfiévré de l’amour maternel. Il faudra un long chemin à Eleanora pour comprendre la vraie nature de sa mère, Dilly, qui pour elle avait toujours représenté le poids de la morale et de la tradition.

Dilly avait eu beau vouloir dans sa jeunesse échapper à son destin de fille d’Irlande, elle était revenue au pays, résignée, et s’était mariée, après sa tentative avortée de fuite aux États-Unis.
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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pyrouette
  17 mars 2014
L'amour d'une mère pour sa fille est souvent trop encombrant. Les paroles souvent mal comprises, les regards mal interprétés. C'est un gros paquet, un énorme paquet dont on ne sait quoi faire. Dilly va mourir, elle attend sa fille. Elle se souvient de toutes les lettres qu'elle a écrites et envoyées à sa fille, des lettres souvent sans réponse. Eleanora ne s'est jamais doutée que sous le poids des traditions de la société, sa mère était une rebelle avant l'heure. Une dernière rencontre ratée, elles se seront connues et comprises avec des lettres et un journal intime oublié. Nul n'est parfait sur terre, l'important ? C'est l'amour !
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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hanyrhauz
  31 mars 2021
Parmi les reliques de ma PAL, c'est à dire les livres notés sur un bout de papier qui attendent qu'un jour je daigne les emprunter à la bibliothèque, il y a avait Crepuscule irlandais. Un roman d'Edna O'Brien, autrice irlandaise de renom, que je découvre dans le cadre du challenge @autricesdumonde
Ce roman, c'est avant tout une histoire de femmes. Dilly, la mère et Eleanora, la fille. Une histoire d'amour maternel, trop grand, trop encombrant, pour une fille qui ne trouve pas sa place.
Une histoire de rêves, d'une fuite au loin, d'amours romanesques, romantiques, d'une vie moins terne, plus exubérante.
L'immigration irlandaise aux États-unis fait partie de l'histoire de ce roman. Ce rêve américain, cette soif d'horizons nouveaux et le désenchantement, qui arrive dès le premier pas sur Ellis Island. En écho, le départ pour Londres, la possibilité qu'offre une grande ville, et l'enfermement d'une banlieue grise.
Ce roman est d'une grande mélancolie, il dit tout ce qui ne s'est pas dit entre ces deux femmes. Une histoire semblable qui restera cachée dans des lettres envoyées, à peine écrites.
C'est un roman qui m'a rendu triste, un peu, devant cette impossibilité à se retrouver, à se prendre dans les bras.
J'ai lu avec intérêt toutes les pages sur le parcours de Dilly, j'ai trouvé toutes celles consacrées à Eleonora moins fortes, en comparaison.
Si les relations filiales vous intéressent, ce roman est à lire, sans aucun doute. Mais je le trouve malgré tout assez froid. Comme si l'autrice ne nous autorisait pas tout à fait à côtoyer ses personnages, à entrer en empathie avec eux.
Et si je devais vous faire une seule recommandation : ne lisez pas la quatrième de couverture qui en dit déjà trop. Essayez seulement de pousser la porte de la maison de Dilly.
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Nepenthes
  03 décembre 2012
Je suis assez mitigée en refermant ce roman. A bien des égards, c'est un très beau roman sur l'amour et le lien mère-fille. Relation houleuse et pourtant teintée d'un amour sincère et profond. Deux vies qui se ressemblent malgré tout.
Mais j'ai eu beaucoup de mal avec le style et la narration du récit. le début a été très confus pour moi, je n'étais pas sûre de bien comprendre... Et puis au fil des pages, ça allait mieux. J'avais mis cette incompréhension sur une lecture peut-être un peu "distraite" de ma part. Sauf qu'arrivé au dernier tiers du roman, rebelote ! de nouveau, le récit devient chaotique, j'ai eu du mal à suivre parfois de quoi il était question ou de qui il était question. le style oral n'était par moment pas évident et cela a ralenti ma lecture.
La structure même du roman et son découpage en parties n'a aucune logique. J'ai fini par me dire que c'était peut-être là l'effet désiré. Un récit un peu secoué par le chaos des deux vies que le lecteur suit. Une bonne idée - si c'est intentionnel - mais encore faudrait-il que le lecteur comprenne de quoi il retourne.
Dommage, car Edna O'Brien livre une très belle histoire. Même s'il y a beaucoup de digressions tout au long du livre, que l'histoire semble totalement décousue, qu'on ne voit pas toujours l'intérêt d'évoquer autant de détails... bref, ce roman met en scène les relations mère-fille dans toute son ambiguïté, de l'amour profond à la déchirure.
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maevedefrance
  24 mars 2012
Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je me suis royalement fait suer avec ce roman. Je n'avais jamais encore lu la sulfureuse Edna O'Brien, qui fit scandale dans les années 60 en Irlande et je dois dire que là, j'ai dû vraiment m'accrocher pour terminer le livre. Une écriture qui imite parfois le langage oral, dans des phrases à rallonge qui rappelle Proust (mais sans réussir à faire le même effet parce que son écriture est "raide"), des temps narratifs qui s'embrouillent finissent par donner une impression de fouillis : on ne sait plus trop où l'on en est, on en perd le sujet et on se demande où est-ce qu'elle veut en venir...
Vraiment dommage, parce que l'histoire annoncée par la quatrième de couverture était bien alléchant et cela faisait un moment qu'Edna O'Brien m'intriguait, que je voulais découvrir son univers littéraire si décrié dans son pays il y a quarante ans et par certains aujourd'hui encore. On l'a dit féministe etc. Bref, elle avait tout pour me plaire. Peut-être faut-il lire ses premières oeuvres...
En plus je n'aime pas dire du mal de la littérature irlandaise, alors je suis doublement frustrée !
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caro64
  22 février 2011
Tout commence pourtant bien, par un beau prologue qui évoque « la soirée esseulée des mères qui disent que ce n'est pas notre faute si nous pleurons, c'est la faute de la nature, qui nous a faites d'abord pleines, puis vides. Tel est le courroux des mères(…) qui n'en finit pas jusqu'au dernier jour(…) au crépuscule et à la poussière des mortels. » Il s'agit bien d'un livre sur cet amour si complexe, si fort et à la fois si étouffant : l'amour maternel. Mais, je n'ai pas accroché... le Crépuscule irlandais ne m'a pas touchée, je n'ai pas du tout été émue par cette chronique douce-amère américano-irlandaise au terme de laquelle l'amour maternel doit triompher….
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critiques presse (1)
Telerama   20 février 2012
Un magnifique roman sur l'amour maternel, le poids du silence et de la morale.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Cath36Cath36   11 février 2011
La paix qu'elle et son mari avaient faite était fragile... Il; travaillait la nuit. Une lumière à sa fenêtre, et une lumière à la sienne, voilà ce que trouverait par hasard un voyageur, deux lumières qui signifiaient une maison divisée... Ombre et pénombre, ils déambulaient entre les rangées d'arbres au clair de lune, avec la lumière qui zébraient le chemin où ils marchaient et s'arrêtèrent, chacun surpris de trouver l'autre dehors à une heure aussi tardive. Elle était sortie par la porte de l'arrière-cuisine et lui, se dit-elle, il avait dû sortir par la porte qui donnait sur la serre de bouturages. Puis passèrent leur chemin, comme le ferait des inconnus.
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Cath36Cath36   09 février 2011
Plus tard, au lit, elle a dit que les gens au pays, les siens, croyaient que l'Amérique était un pays de riches, mais que rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité. L'Amérique était un pays de bluff et de rêves brisés, et j'aurais de la veine si je trouvais une place de bonne dans une grande maison. Je serais une femme de chambre, un canari de cuisine
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Cath36Cath36   11 février 2011
Il paraît que t'aurais dit que tous les écrivains sont toqués, et qu'ils sont dispensés des moeurs ordinaires. Ils ne le sont pas et ils doivent pas l'être. A toi de dominer l'écriture plutôt que de te laisser dominer par elle. Il ne fait pas bon fuir la réalité dans la vie, comme t'en as l'habitude.
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pyrouettepyrouette   17 mars 2014
Le crépuscule fond sur elle dans cette cuisine, dans cette obscurité partielle, la douce et belle lumière d’un instant de proximité ; la franchise d’âme, la magnanimité d’âme, qui traverse craintivement l’univers et craintivement fond sur nous.
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michelekastnermichelekastner   01 juin 2018
Comme si, juste sous la surface, quelque chose était tapi, dangereux et inquiétant. Elle et Hermann, ça ne collait pas. Ce qu'il fallait, c'était qu'ils fussent plus égaux, non pas maître et esclave, parce que déjà elle cessait d'être esclave, trouvant dans les bouquins qu'elle lisait non seulement des richesses, mais la rébellion et dans certains, quoique de manière entortillée, elle savait qu'elle lui était infidèle et il le voyait bien, il le sentait. Elle s'était enfuie dans une transe, précipitamment, avec une docilité qui 'était qu'un masque, mille fois révoltée au fond d'elle-même et envers lui. Tout en se débattant elle espérait qu'un soir il l'appellerait dans son bureau et qu'ils parleraient franchement, qu'ils parleraient des choses qui les avaient séparés, et que de leur franchise naîtrait un amour véritable, un amour durable qu'ils avaient tous les deux envisagé.
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Edna O'Brien, guerrière de l’écriture
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