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Carine Rabier (Traducteur)
ISBN : 270670540X
Éditeur : Salvator (25/10/2008)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Traduit de l'anglais par Catherine Rabier

- Père, dit le Pape, vous vous demandez pourquoi nous vous avons fait venir ici à Rome dans des circonstances si inhabituelles.
- Oui, Saint-Père.
- L'affaire qui nous échoit ne concerne que très superficiellement l'archéologie. C'est un sujet des plus délicats. Je vous demande de garder les choses dont nous allons parler dans la plus grande confidentialité.

Père Elijah est le réci... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
KORTO
  09 novembre 2011
Pour commencer cette critique une petite précision : Père Elijah m'a été gracieusement attribué dans le cadre de Masse Critique, merci donc à Babélio.
Que dire d'un livre que l'on n'aurait peut-être pas acheté soi-même ? Que dire d'un « énième » roman d'intrigue « au coeur du Vatican » ? Si ce n'est que celui-ci ne ressemble en rien aux autres…
Père Elijah, pour replacer le personnage, est issu d'une culture juive, est rescapé de la Shoah, a souffert du terrorisme religieux en Israël, et s'est converti au christianisme, avant de se replier dans un monastère, seul dans la prière, très en retrait du monde extérieur. Personnage par définition ambigu…
Il est alors appelé au Vatican, pour une mission contre les « forces du mal », et cet homme simple et pur, habité de controverses, de doutes, se retrouve fer de lance d'une « vraie » chrétienté.
Vous l'aurez compris : le livre est un récit de l'Apocalypse, très religieux, très documenté, la casuistique y est excellente.
Faut-il préciser, quand on critique un livre, que l'on est athée ? Je me suis retrouvé plusieurs fois très en décalage vis-à-vis de mes convictions profondes, très perturbé par l'image donnée du Vatican et de son dogme conservateur, ainsi que par ce personnage très habilement décrit, dans sa psychologie, ses forces et faiblesses. Plusieurs fois j'ai eu le net sentiment de lire une version moderne du Nouveau Testament, d'ailleurs Père Elijah n'est-il pas le Second Fils de l'Homme, d'où son origine juive? Si l'auteur écrit cette version pro-biblique, le lecteur doit-il être de ce camp ? Est-ce un roman pour grenouilles de bénitier ? Comment suivre un roman quand les notions de Bien et du Mal ne sont pas partagées ?
C'est là où l'auteur est d'une force stupéfiante : il ôte un par un les vêtements de mon refus, et me pare de ses certitudes, le dialogue se fait entre le livre et la pensée intime, et il en ressort… plus de compréhension vis-à-vis des positions vaticanes, vis-à-vis du dogme et de la pensée catholique. Pour ma part, c'est un sacré tour de force, une belle ouverture que celle entrainée par les mots. On est loin des facilités d'un Dan Brown et de la légèreté médiocre de ses derniers ouvrages (par pitié, ne comparons pas à chaque fois un livre ésotérique au Da Vinci Code !).
Au final, Père Elijah est-il un roman ? L'épopée est certes romanesque, avec des complots et des intrigues comme on les aime, mais il me semble qu'un second niveau de lecture peut nous questionner sur la pensée profonde de l'auteur. Pensée profonde ou immersion réelle dans la peau de son héros ? Quelques recherches sur le net me confirment sur le profond lien entre cet auteur et le catholicisme.
Qu'importe. La notion de morale sur le déclin des cultures, le culte autour des hommes de pouvoir, les dérives de l'Eglise, le pouvoir de l'argent et celui de l'esprit, tous ces thèmes sont traités habilement, finement, tant est que l'on soit un minimum tolérant et ouvert aux mots, aux idées.
Un livre qui peut plaire à beaucoup de monde, à condition d'en accepter le parti-pris ; un livre qui peut se refermer très vite, si ce n'est pas le cas. Un roman qui peut se lire comme tel, et s'apprécier comme tel. Un roman d'initiation, où chaque histoire à son rôle dans la construction du personnage pour sa bataille finale, même si on ne sent pas à chaque fois comment placer les événements sur le récit global; de nombreuses facettes en somme, qui peuvent énerver (voir d'autres critiques plus excitées que la mienne), interroger (les "ça donne à réfléchir à pas mal de choses"), ou encenser .
Un grand moins tout de même sur l'ouvrage: le non-respect de la ponctuation, notamment dans les dialogues, qui perturbe sérieusement la lecture.
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servantking
  20 juin 2016
J'avais tellement aimé "Theophilos" de Michael O'Brien que j'ai cherché un autre livre de lui (ce que je ne fais jamais) et j'ai choisi "Père Elijah", étiquetté "thriller spirituel". le côté "thriller" me plaisait pour l'aspect captivant, suspense ; le côté "spirituel" me plaisait car c'est souvent ça que je cherche dans les romans que je lis. Mais j'appréhendais un peu la rencontre des deux, étant donné que la dimension "spirituelle" est quelque chose de personnel, d'intime - à la fois fragile et précieux.
Je suis rentré très facilement dans "Père Elijah" qui m'a d'emblée captivé. Des personnages bien campés, une intrigue originale, stimulante et bien menée.
CE QUE JE N'AI PAS AIME
1- Vision de l'Eglise
Dès les premières pages quelque chose me dérangeait dans la vision de l'Eglise qui était proposée. Pour moi l'Eglise catholique s'étend sur un spectre qui va du progressisme le plus libéral au traditionalisme le plus conservateur (sans tenir compte des intégristes qui ne sont pas considérés comme appartenant à l'Eglise). Je considère la papauté comme étant une sorte d'organe de régulation visant à composer avec l'immense diversité des croyants, à définir le socle commun à tous les catholiques. Tel pape peut être plus progressiste ou traditionaliste, mais son rôle reste celui d'un conciliateur qui vise à garder le cap en préservant l'harmonie et à permettre de cheminer vers le Christ, dans le monde d'aujourd'hui, chacun avec ses singularités.
Michael O'Brien nous présente une Eglise profondément divisée entre progressistes et traditionalistes. Il y a des tensions dans la réalité, certes, mais le livre contraste les choses à un point tel que cela semble inconciliable. Ce type d'exagération me semble nuisible car il renforce les stéréotypes mutuels.
Père Elijah, le héros, est dans le camp des "bons" qui sont les traditionalistes. Les "mauvais", les progressistes, sont dès lors dépeints de manière assez caricaturale. La sensibilité ecclésiale du Père Elijah me semble relever d'un traditionalisme assez poussé, émaillé de critiques envers toutes les questions que portent les progressistes aujourd'hui (le rôle des femmes, la collégialité...). Notamment, certains propos à l'encontre du dialogue interreligieux m'ont choqué.
A la limite, je peux accepter que des catholiques tiennent ce type de propos : nous sommes catholiques mais différents. Ce qui m'a davantage gêné dans le livre, c'est qu'il présente le Pape comme appartenant à cette aile traditionaliste. Comme si, sur le spectre ecclésial, c'est cet extrême qui était "juste" et que tout ce qui allait vers le progressisme était déviant, le Pape visant à maintenir une situation conservatrice.
2- Théorie du complot
Le manichéisme assez simpliste qui sous-tend cette vision de l'Eglise imprègne aussi la vision de la société que propose le livre. Il présente un leader politique charismatique qui séduit les foules à l'échelle européenne voire mondiale. Cet homme défend des causes et des valeurs allant à l'encontre de celles de l'Eglise, ce qui peut correspondre à notre réalité contemporaine.
3- Apocalypse
Dans ce contexte, le livre prend sa dimension apocalyptique avec des accents de littéralité qui me dérangent .
CE QUE J'AI AIME
1- Thriller réellement palpitant aux personnages attachants
2- Eléments spirituels intéressants, qui m'ont fait cheminer intérieurement (la quête de sainteté du Père Elijah, ses doutes, le soutien qu'il trouve auprès d'autres...).
3- Une plongée fascinante dans les rouages de l'Eglise (Vatican...), avec un regard original et décalé (le Cardinal qui roule dans sa vieille petite Fiat...).
4- de l'humour, des scènes réjouissantes (le personnage de Billy...).
5- Des scènes très fortes et touchantes (le comte Smocrev...).
CONCLUSION
Si c'était à refaire, je ne lirais pas Père Elijah. Car tous les aspects positifs m'ont fait accrocher au livre en lui donnant du crédit. Mais il abordait des choses essentielles, profondes, intimes (du domaine de la foi) d'une manière qui me heurte. J'en avais à demi conscience, mais en cours de lecture je n'ai pas pu faire clairement la part des choses ; je sentais que des positions me dérangeaient mais en même temps des éléments me nourrissaient. Ce faisant, j'ai constaté que j'étais ébranlé sur le plan spirituel, de manière souterraine. Une fois le livre achevé, il m'a fallu du temps pour mettre cela à distance en me disant : "Non, ce que propose Père Elijah ce n'est pas ma foi, ce n'est pas mon Eglise". Après quelques semaines ce cap désagréable (et périlleux ?) était passé, mais je considère que tout le plaisir éprouvé à la lecture pèse peu à côté du trouble occasionné.
Je ne conseillerais donc pas ce livre aux catholiques... même s'ils se reconnaissent dans la sensibilité "traditionaliste" évoquée ci-dessus, car je craindrais alors que cela les conforte et les pousse dans une voie qui me paraît dommageable. Je ne le conseillerais pas non plus aux non-catholiques car je considère qu'il véhicule une vision peu constructive de l'Eglise et de sa relation avec la société. Pour ma part, j'envisage mon rôle de Chrétien dans le monde d'aujourd'hui sous le signe du dialogue et de la confiance.
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Tchippy
  30 octobre 2011
Je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas de chance avec les livres reçus de masse Critique...
Merci à Babelo et aux Editions Salvator, comme toujours, mais je commence à en avoir assez de distribuer des deux étoiles à tout va.... Moi qui ne demande pas mieux que de décerner quatre voire cinq étoiles à un livre et de l'encenser sur le net !
Mais assez de chouineries, passons à la critique. Ou plutôt, à l'explication de pourquoi je n'ai pas aimé.

Les personnages : Billy est mon préféré, le plus drôle, il met de l'animation dans le roman. Malheureusement, il n'est présent que sur les débuts du roman. On aurait eu pourtant bien besoin de lui pour la suite.
Elijah promettait d'être intéressant : un rescapé de l'Holocauste, juif, qui se convertit au catholicisme au point d'entrer dans un monastère, et d'entretenir une relation privilégiée avec le Pape.
Cool, non ?
Sauf que malgré son passé tumultueux, il n'a aucun caractère, il est tout mou. Officiellement, il est "réservé".
Mais comme le roman e passe de son point de vue et qu'on ne rentre pas pour autant dans sa tête, il ressemble surtout à un prêtre obscurantiste et dépourvu d'émotions compréhensibles pour le commun des mortels.
(Je ne suis pas en train de critiquer les moines, comprenez-le bien, on parle d'un personnage entièrement fictif.)

D'où une impression de superficialité détestable.

A côté de ça, on baigne dans une ambiance de complot politico-religieux auquel je n'ai rien compris jusqu'à la fin (comprise), avec des scènes d'exorcisme au plein milieu de conversations théologiques, et tout le toutim.

A propos de théologie, je n'ai aucune notion de catéchisme, même si je connais un minimum la Bible, et je n'ai rien compris non plus à cette partie "religieuse" qui compose plus du tiers du roman. Super compliqué.
Pour ce qui est des miracles à répétition, ils ont fini par me taper sur le système... Un de temps en temps ça va, mais au bout d'un moment on n'en peut plus !


Autre chose : des longueurs à n'en plus finir. Pour un livre qui se réclame de la catégorie des thrillers, ne comporter que 50 pages accrocheuse sur près de 500, c'est peu, non ?

On passe d'un pays à l'autre, d'un environnement à l'autre, ça, on ne peut pas dire que ce livre ne fait pas voyager ! Mais c'est clairement son seul avantage.
Tout est décousu, des évènement auxquels sont consacrés de chapitres entiers n'interviennent pas dans la suite de l'intrigue et perdent du coup toute leur utilité... (je pense au voyage en Pologne et plus précisément aux longues discussions suivies de la confession de l'abominable vieux noble), bref, toutes ces choses qu'un auteur débutant sait éviter.

De plus le style de l'auteur est plat, sans intérêt, niveau bac avec la moyenne, même si quelques phrases dans le tas valent la peine d'être lues pour leur second degré ou pour leur beauté poétique (cf les citations).

Donc aucun point positif sur ce livre, grosse déception qui se laisse lire et refermer avec un bon mal de tête.
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jeandubus
  02 mars 2014
Père Elijah
Sept ans avant Da Vinci code « père Elijah » , classé « Thriller religieux » par le livre de poche est l'aboutissement d'une série de six romans écrits par Michael O'Brien et tardivement traduits et publiés en français. Michael O'Brien estampillé « vrai spécialiste du Vatican » (comme un camembert) nous livre une histoire plutôt nourrie dont David Schaeffer, ex juif polonais, rescapé de Varsovie et des camps, ex homme politique et finalement moine franciscain (Père Elijah) est le héros.
Prédisant l'apocalypse, enfin « une » apocalypse comme développée dans une courte et confuse introduction, le roman est basé sur la lutte du Père Elijah pour restituer à l'Eglise Romaine et à son Pape une place qu'elle perd et un public de fidèles qui s'effiloche. Tout cela étant symbolisé par le charisme d'un « Président » international, une sorte de SuperSarko entouré de luxe et de concupiscence, vivant dans une somptueuse villa à Capri. C'est le Diable, Satan l'habite.
Il faut avoir la foi chrétienne chevillée au corps et à l'âme pour avaler les échanges théologiques foisonnant dans ce pensum bien écrit et même trop bien écrit avec des mots à cinq syllabes par notre « spécialiste du Vatican » qui barbotte dans l'eau bénite. Mais de Thriller point. Juste un grand moment de propagande religieuse qui ne trouve pas sa justification dans un scénario plutôt bâclé malgré les 560 pages.
Selon O'Brien l'apocalypse aurait notamment été que le Pape fût amené à prendre sa retraite.
Il l'a prise et la terre tourne encore.

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Etoilesonore
  30 octobre 2013
Un livre qui dit bien ce qu'est une apocalypse, pas forcément une série de désastres épouvantables, mais un dévoilement. Ici, la mal se donne des apparences de bien, mais toute l'intrigue du livre va bien d'être de mettre en lumière ce qui est voilé, ce qui est faussé.
Je pense que pour être bien compris, il faut avoir une bonne connaissance biblique et de ce qu'est la religion chrétienne. Pour ma part, je l'ai trouvé captivant... mais je ne donnerais pas 5 étoiles à un ouvrage truffé de faute de français. La traduction est tout bonnement abominable!
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
huguesdepaynshuguesdepayns   22 août 2015
Certains personnages sur la scène mondiale sont en train de se diriger vers le troupeau pour une attaque définitive. Ils approchent du moment où ils mettront tous leurs efforts pour la division et la destruction. Ils crient, paix, paix, mais il n'y a pas de paix. Leurs coeurs sont pleins de meurtres. Ils détestent le troupeau de Dieu, et pourtant de tous cotés on les proclame sauveurs. Cela aussi fait partie du plan de la Providence. Cela aussi, Il le permet, car la confrontation finale entre l'Eglise et l'anti-Eglise doit venir.
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huguesdepaynshuguesdepayns   22 août 2015
Il n'avait aucun doute qu'il y eût des pécheurs et des traitres dans le collège des cardinaux, et parmi les milliers d'évêques dans le monde - la presse se délectait à révéler leur défections et scandales. Il savait que l'Eglise était seulement ce que le Christ avait dit qu'elle était, un filet jeté au large dans la mer de l'humanité, rapportant toutes sortes de prises, certaines bonnes, certaines pas si bonnes. Il en avait toujours été ainsi.
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cannibalectorcannibalector   19 août 2012
le vrai centre ne peut jamais être l'exact milieu entre deux extrêmes, car les pôles sont toujours instables, toujours changeants . le vrai centre est au-dessus
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huguesdepaynshuguesdepayns   22 août 2015
Le feu de la Présence sur l'autel était l'étreinte de l'amour total; il brulait mais ne consumait pas. Il donnait la joie, non la douleur. Il ne ligotait pas ses créatures et ne mutilait pas leur chair. Il les libérait. Il donnait la lumière. Il consolait et les nourrissait. Pourquoi les hommes le détestaient-ils tant?
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huguesdepaynshuguesdepayns   27 août 2015
Quand mon coeur fut frappé à ta vue, j'ai appris pour la première fois de ma vie que l'amour languit de se réaliser dans un autre. Je ne veux pas seulement parler de la rencontre des corps, mâle et femelle, mais plus urgemment, de l'union de l'âme à l'âme. Là où ce désir est absent, l'amour meurt vite.
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