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Critique de HermantM


HermantM
  21 novembre 2012
La Rome antique au cours du premier siècle de l'ère chrétienne. le personnage principal, Théophilos, est un médecin grec, féru de philosophie gréco-latine auquel l'auteur attribue le rôle de père adoptif du futur évangéliste Loukas. C'est donc un roman historique très sérieusement documenté, d'un style agréable et soigné, presque entièrement conçu sous la forme d'un journal. Les différentes régions sont habilement évoquées et les échanges respectent la didactique de l'époque avec des rencontres et des portraits bien évoqués. Je classe les romans historiques en plusieurs catégories : il y a les romans « purs » où un personnage, un événement, issus directement de l'étude historienne, sont mis à l'honneur, « enrobés » pour permettre de mieux les appréhender ; les romans d'aventure, où l'histoire est là pour fournir un cadre picaresque à l'intérieur duquel se développe l'intrigue (dixit ce cher Alexandre Dumas : « Il est permis de violer l'histoire, à condition de lui faire un enfant ») ; les récits dont la valeur historique n'est qu'un prétexte pour permettre à l'auteur d'exposer ses idées, ses convictions ou ses états d'âme, parfois ses critiques reportées du monde contemporain ; enfin, de ces romans incroyables dont la symbiose avec l'époque est telle qu'en faisant oublier l'idée de fiction, elle permet de s'immerger totalement dans l'époque concernée, mieux que ne pourrait le faire une savante analyse (et les ouvrages qui m'ont le plus transportée dans ce genre sont ceux de Zoé Oldenbourg). Bien sûr, certains romans peuvent relever de plusieurs de ces catégories et je dirais que Théophilos a presque atteint la dernière catégorie tant son auteur se révèle fasciné par ce début du christianisme, alors qu'en fait, il serait plutôt adepte de l'avant-dernière car tout, dès le début, amène à la conversion finale du personnage principal. Ce long cheminement vers la foi, avec ces oppositions de la logique latine, n'est là que pour mieux expliquer le bonheur qu'il peut y avoir à y renoncer et on sent que c'est la conviction profonde de l'auteur. Sur ce sujet, j'ai préféré les ouvrages de Mika Waltari, mais Théophilos est un bel ouvrage, à conseiller à ceux qui s'intéressent aux balbutiements du christianisme et à la destiné des premiers convertis.
Merci à Babelio, dans le cadre de Masse critique, et aux éditions Salvator pour m'avoir procuré ce roman : il y a quelque chose de magique de recevoir un livre, comme ça... dans son courrier.
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