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ISBN : 229006985X
Éditeur : J'ai Lu (22/03/2013)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 130 notes)
Résumé :
Le mariage ? Morgana Charbrey ne veut pas en entendre parler ! Elle préfère son indépendance et les sciences, passion qu’elle dissimule derrière une prétendue maladie, loin des regards courroucés de la bonne société.
Lorsqu’elle apprend que le manuscrit de sa sœur a été refusé par un éditeur méprisant l’intellect féminin, Morgana décide d’aller confronter ce personnage cynique et détestable.
Si ce dernier pense pouvoir confondre la demoiselle à coups d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
mellemars
  16 février 2014
Une fois n'est pas coutume, je vais faire une critique de trois kilomètres, il faut dire qu'on m'a filé ce roman en me disant que j'allais pleurer du sang, et avec attente de remarques en retour^^ Donc j'ai essuyé mes yeux tout rouges et j'en profite pour recycler mes remarques (ce qui peut expliquer un peu le fouillis qui va suivre^^) Bon alors, ce roman est affreusement mauvais. C'est une romance qui n'a rien pour elle parce que les deux héros sont totalement antipathiques, la période historique (1800 tout pile à en juger par les maigres indices) est mal traitée, voire maltraitée, et l'intrigue emplie de clichés (et d'horreurs, notamment les scènes de « sexe »).
L'héroïne, Morgana, est une femme du XXI ème siècle (et encore) qui se comporte n'importe comment et ne peut pas vraiment mener la vie que l'auteur lui prête à cette époque. Si on me dit que c'est fait exprès, ben c'est mal fait. Il faut savoir qu'il y a un homme dans la famille, l'oncle des soeurs, qui est leur tuteur. C'est à lui de prendre la responsabilité des filles, peu importe qu'il en ait envie ou pas. Jamais une nana de l'époque régence ne peut mener la vie qu'elle souhaite sans que personne ne lui dise rien, et encore moins inventer ces mensonges autour de sa prétendue maladie pour éviter le monde. Quant à gérer les comptes de la famille, dans la mesure où c'est une fille, alors là.... Si Elinor le fait dans « Raison et Sentiments », c'est parce qu'elles sont seules. Bon, je dis pas que tout ça n'est pas possible (notamment tout ce qui tourne autour des activités scientifiques de l'héroïne (mal pompé sur « Ridicule »)), mais c'est tout de même hautement improbable.
Les dialogues sont très mauvais et surtout, très contemporains. Il y a tout le temps du « ça » au lieu de cela ! C'est de l'oralité, bon sang, « ça » ne se met pas à l'écrit ! (Sauf dans ma critique, mais on s'en fout :P) Et comme ils sont nobles, ils sont d'autant plus sensés parler correctement. On croirait un jeune de banlieue qui s'amuserait à imiter un noble, mais qui en réalité, ne connaît rien à son langage et se contente d'ajouter du vocabulaire ampoulé qu'il ne maîtrise pas et du « ma chère », « mon cher », à chaque fin de chaque phrase. Et puis sérieusement, ils ne s'appelaient pas par leurs prénoms en public T-T Vazy c'est pas la fête du slip. Il y a tout le temps un mauvais usage des noms : par exemple on ne donne pas du milady à l'héroïne quand elle ne l'est pas.
le style est très scolaire, plat, bourré de mots et d'expressions contemporaines (on ne parle pas de « ragots », d' « électricité dans l'air » ni d' « air blasé » par exemple) et les descriptions sont totalement absentes, à part évidemment celle sur le beau physique du héros, obligatoire T-T. J'ai eu l'impression de pantins qui s'agitaient dans un monde tout gris.
Et puis les virgules ça existe ! C'est quoi ces constructions pourries ? Je ne vais pas m'attarder sur le style mais sincèrement, c'est très mauvais. Il y a un nombre de répétitions incroyables : rien que pour exemple, le début du chapitre 3 contient deux fois « sa toute nouvelle » dans la même phrase. On peut trouver des phrases comme : "Il souleva doucement son menton et effleura doucement sa joue". Seriously ? Mais aucun éditeur n'a relu ce truc ou quoi ? Bon, je sais, vous allez me dire mais pour qui elle se prend de juger alors qu'elle écrit comme une patate ? Oui, là, dans ma chronique, c'est fait exprès, histoire de me venger des heures que je passe à tenter de bien tourner mes romans^^ Et avant d'envoyer un roman à un éditeur, je le fais toujours relire par douzmille personnes, parce que je ne suis pas infaillible, loin de là. Seulement pour ce texte-là, personne ne l'a fait ; et si c'est le cas, c'est un peu la honte ! Même si le contexte historique n'est pas le plus important, qu'il est en arrière-plan lointain, il doit tout de même être travaillé. Là ce n'est pas le cas, on trouve des anachronismes à chaque page.
Quand Rosalie avoue à sa soeur qu'elle va publier un roman, celle-ci devrait s'offusquer : ce n'était pas bien vu du tout, surtout pour une femme. C'est comme si des bourges cathos d'aujourd'hui apprenaient que leur fille compte vivre en faisant de la jonglerie^^. Quand Morgana explique ensuite que l'éditeur fait preuve de sottises et de préjugés en ne voulant pas publier de femme, alors là, pour moi, c'est le pompon. Aucun éditeur sérieux ne publiait de nanas à l'époque, et les soeurs Bronté ont commencé par des pseudos masculins. Même Jane Austen se cachait sous du « A Lady ». C'était quand même bien intégré dans les moeurs à cette époque, qu'écrire des romans n'était pas glorieux. Même si Morgana est moderne, elle ne peut pas avoir ce genre de réactions sans au moins passer par une phase de doutes avant.
La relation entre Morgana et sa tante n'est pas crédible pour un sou : jamais une fille de cette époque n'irait raconter des choses aussi intimes, même à sa mère ! Et celle-ci agit vraiment comme une entremetteuse tout du long, on dirait une vieille catin alors que c'est une Lady. Quand je l'ai entendue parler de ses règles en public, j'ai halluciné. Même en privé y avait des tabous là-dessus, alors devant du monde...
Morgana lui dit à un moment : "Figurez vous qu'il vient de m'avouer qu'il nourrissait l'intention d'aller voir notre oncle et de lui demander la main de Rosalie sans même l'en informer, vous imaginez?" Et sa tante lui répond : "C'est ainsi que les choses se font dans certaines familles". Euh, what? C'est comme ça que ça se faisait en grande majorité dans les familles nobles, et Morgana est une noble, elle devrait le savoir ! Enfin, c'est vrai qu'à se laisser embrasser sur les terrasses devant tout le monde, on ne dirait pas. Si cette histoire avait été déplacée au XVIII ème en France, elle aurait été plus crédible, question libertinage et dialogues scandaleux.
Mais ce que je trouve le plus déplorable dans ce livre sont les scènes d' "amour" même si on ne peut pas vraiment les nommer comme cela. Une romance, c'est sensé exciter un peu la lectrice, la faire se mettre à la place de l'héroïne, frissonner, tout ça tout ça, quoi. Ici, je me serais servie du poignarde Morgana à sa place (qui n'a rien à faire là d'ailleurs, c'est pas un roman de piraterie) pour couper les valseuses à ce crétin de Greenwald. Première rencontre : il l'embrasse de force. Première agression sexuelle. Il recommence plus tard au bal, et sur la terrasse en plus, devant tout le monde ce con, histoire de bien la compromettre. Et enfin, les deux scènes de « sexe » : ne sont ni plus ni moins que des viols. Rendus d'autant plus dégueulasses qu'ils sont commis pour des raisons infectes et dans des conditions qui ne le sont pas moins. La première fois, c'est parce que le comte ne sait pas se contenir. Et il rentre chez elle par effraction. Un mec primaire et agressif, c'est sensé être sexy ? D'autant qu'il se finit sur son ventre, ce gros porc, ce qui était humiliant et réservé aux prostituées. Il lui dit qu'il l'aime mais la traite comme la dernière des merdes : ça, c'est sensé faire de l'effet ? Et le second... il la viole encore une fois, cette fois-ci pour la rendre enceinte et l'obliger à l'épouser. Et elle, après s'être moyennement révoltée, lui propose ni plus ni moins... de devenir sa maîtresse. Et donc d'être mise au banc de la société si ça s'apprend, et de perdre tout ce qu'elle a. Mais c'est terriblement romantique tout ça ! Aaaah la la, ça m'a vraiment fait rêver cette histoire. Moi aussi je rêve de me faire violer par une grosse brute agressive, possessive et machiste, et de me faire épouser de force avec la complicité de ma famille qui rigole en voyant qu'il m'a foutu une fessée pour me faire obéir.
Ainsi, ce roman est léger ? Pas pour moi ! J'ai eu l'impression de lourds coups dans l'estomac à chaque ligne. Un pavé indigeste que je ne recommande pas du tout, à part si, comme moi, vous souhaitez lire les règles de ce qu'il ne faut surtout pas faire dans une romance Régence et voulez vous donner envie de faire mieux !
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gabrielleviszs
  07 octobre 2014
Que dire sinon que j'adore ! Il parait que la série Rebecca Kean est la meilleure série française du moment, sauf que j'ai d'abord eut envie de lire cette romance historique. Pourquoi alors que je suis une fervente adepte des fantastique en tout genre, ou presque ? Tout simplement parce que depuis quelque temps, j'ai pris gout aux romances historiques et que ce livre a une très belle couverture.
Les soeurs Charbrey… toute une famille que je qualifierais de... déjanté.
Ce premier tome nous raconte l'histoire de Morgana, l'ainée de trois autres soeurs. Cette jeune femme de 23 ans, vit avec ces cadettes dans la maison de leur oncle du fait qu'un accident leur a fait perdre leurs parents. Morgana est devenue une mère de substitution, mettant de côté sa propre vie mondaine, pour les élever, s'occuper du domaine, de leurs dépendances et surtout de ces travaux scientifique, digne de Léonard de Vinci qui la passionne tant. Parfaitement indépendante, elle va toutefois vouloir que sa soeur Rosalie, qui vient tout juste de fêter ses 18 ans, fasse son entrée dans ce monde mondain, afin qu'elle puisse choisir un mari, si cela lui convient. Car il faut comprendre que cette famille fonctionne différemment des familles de l'époque. Nous devons être au tout début des années 1900, peut-être même avant et dans ses années, les femmes n'avaient pas leur mot à dire et encore moins réfléchir, tout du moins devait garder les apparences qu'elles ne faisaient que ce qu'on pouvait bien leur dire. Les carnets de bal se devaient être bien remplis afin de trouver celui qui ira demander votre main à l'homme de la maison, sans que la jeune femme ne puisse y redire. Les Charbrey sont de jeunes femmes qui aiment leur indépendances, le montrent bien, mais surtout font leur propre choix. Les deux soeurs partent, non sans mal à Londres, afin de présenter Rosalie au monde, tandis que Morgana sera son chaperon et accessoirement aider Rosalie à trouver un éditeur pour… son livre !
Une rencontre qui ne laissera personne indifférent avec le beau Comte Malcom Greenwald, éditeur pour hommes et séducteur de surcroit. Il va jeter son dévolu sur l'ainée, mais les choses ne se passeront pas sans heurt, surtout au vu de leur caractère respectif. Morgana est une jeune femme ravissante, même dans des haillons, et les sorties de bals ne vont pas se passer comme elle le voudrait. Malcom est un homme qui prend ce qu'il veut et ensuite fait en sorte de ne pas en reprendre. Un secret bien gardé sur la maladie de Morgana va remettre en question les visions de tous les personnages et montrer les sentiments de ceux qui ne semblaient pas en avoir.
J'ai beaucoup aimé les personnages de Morgana et Malcom, les principaux, mais la tante de la jeune femme est une femme adorablement excentrique qui m'a beaucoup fait rire avec ses allusions du départ. L'oncle des soeurs me semble effacé, mais lorsque nous lisons comment les quatre soeurs (non pas du docteur March :p) sont, il doit être dépassé par les événements. Les joutes verbales entre les deux M. m'ont bien fait rire. L'humour caustique, les piques qu'ils se lancent entre eux, leur confrontation, tout cela met du piquant dans l'histoire. Morgana a un caractère de chien, il faut bien le dire, effrontée par moment, adorable à d'autre, elle est très intelligente et ne joue pas les ingénues. Son charme met beaucoup de gentlemen à ses pieds et pourtant elle ne fait que passer par-dessus sans s'arrêter, jusqu'à ce que l'un d'entre eux ose se confronter à elle. Malcom est un écossais, vif, un véritable tombeur qui ne comprend pas pourquoi cette jeune péronnelle ne lui tombe pas dans les bras. Il y a plusieurs passages que j'ai beaucoup aimé, mais celui avec Rosalie, lorsqu'elle se retrouve en mauvaise posture, montrant la fougue de sa soeur ainée, et surtout sa ténacité à être toujours là pour sa famille.
Quelques petits mots qui m'ont parus étrange dans le texte, comme des ça, mais sincèrement, cela ne m'a pas plus gênée que cela. le récit est fluide, l'histoire m'a embarqué dans une lecture rapide, une seule après-midi pour le dévorer. Des personnages qui sont présents, une jeune femme Morgana qui défie les lois de l'époque, va de l'avant et j'aime ! Des lieux d'époque qui ne sont pas non plus décrit durant des pages et des pages. le fait que les personnages ne se sautent pas au visage de suite (enfin je me comprends en l'écrivant je me dis, hum… bref :p) mais il n'y a pas de jeu malsain entre eux. Lui la veut, elle le repousse, mais les sentiments, le fait de se voir régulièrement, de se côtoyer sous les yeux d'un chaperon fictif, la pression est de plus en plus imposante, jusqu'à ce qu'au final chacun des deux personnages se rendent enfin compte de ce qu'ils sont en train de vivre. Beaucoup d'autres détails également, mais je préfère garder le mystère, car si je dévoile tout ce qu'il y a dans ce livre, cela ne servirait pas a grand-chose. Aurais-je oublié qu'il s'agissait d'une histoire écrite par un auteur français ? Oui, non, peu importe, c'est fait :p Il vous reste juste une chose : le lire ! J'imagine que le suivant sera pour Rosalie et d'ailleurs : à quand la suite ?
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-soeurs-charbrey-tome-1-sans-orgueil-ni-prejuge-cassandra-o-donnell-a112745174
Lien : http://chroniqueslivresques...
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Yumiko
  11 avril 2013
Quelle joie d'avoir cette petite perle entre les mains. En grande fan de Rebecca Kean, j'avais hâte de découvrir cette nouvelle saga dans un tout autre style et je n'ai pas été déçue. On retrouve la plume sublime de l'auteur avec l'humour qui la caractérise tant. Passer de l'urban fantasy à la romance il fallait le faire et elle y est arrivée de très belle façon.
Morgana Charbrey est une jeune femme qui vit loin des conventions de son temps. Suite à la mort de ses parents, elle a élevé ses soeurs avec l'aide d'autres membres de sa famille. Alors qu'elle serait en âge de se marier, elle n'a jamais fait son entrée dans le monde car elle n'est pas du tout intéressée par une vie de couple. Sa vie se résume à la science, passion à laquelle elle voue tout son temps libre! Mais pour ne pas entacher le futur de ses soeurs, ce fait a été caché derrière une maladie qui l'empêcherait de quitter sa propriété. Mais le jour où elle accompagne une de ses soeurs à Londres pour qu'elle trouve un parti, elle va rencontrer un homme qui pourrait tout changer et chambouler toute sa vie.
Morgana m'a plu dès le début. Cette femme forte qui refuse d'être enfermée et soumise par un homme a un caractère emporté, une intelligence remarquable et des réparties mythiques! J'ai adoré la suivre, voir sa façon anti-conventionnelle de se comporter, tout cela pour le plus grand plaisir du lecteur. Son amour pour ses soeurs est fort et tellement beau! C'est une vraie mère pour elles. Sa force fait qu'elle réussit à gérer toutes ses affaires, bien qu'elle doive parfois faire passer ses décisions comme étant celles de son oncle, puisqu'elle a endossé le rôle de l'homme dans le ménage.
Que dire alors de sa rencontre avec Malcolm? Un homme qui est réputé pour être un séducteur qui accumule les conquêtes... Eh bien, autant dire qu'elle est explosive! Entre une femme qui ne mâche pas ses mots et un homme qui n'hésite pas à se montrer intransigeant, difficile d'en être autrement. En fait, dès leur première rencontrer on sent l'étincelle s'allumer et on attend avec impatience toutes les prochaines retrouvailles, sachant d'avance qu'elles vont être explosives pour notre plus grand plaisir. Il faut dire que Malcolm a un charme certain et qu'il ne laisse vraiment pas indifférent...
Comme dans toute romance qui se respecte, leur relation va passer par des hauts et des bas, et tout ne va pas être simple pour eux. Mais l'auteur réussit à nous emporter dans ce schéma somme toute classique et à se l'approprier de manière originale grâce à son style unique. du coup, dès les premiers chapitres, il est impossible de lâcher ce roman! Ce qui rend la fin on ne peut plus frustrante car ce tome est loin d'être épais et se lit donc extrêmement vite!
En bref, jetez-vous sur cette perle si ce n'est pas déjà fait! Cette romance est géniale et nous rend immédiatement accro à cette série, nous donnant envie d'avoir immédiatement la suite sous la main! Alors rencontrez vite Morgana et Malcolm, deux personnages hauts en couleur que vous n'oublierez pas de si tôt!
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Melisende
  12 mai 2014
Difficile de ne pas penser à Orgueil et préjugés avec un tel titre pour ce premier tome et vous savez à quel point j'aime cette oeuvre classique. Ajoutez à cela une héroïne qui semble indépendante et en avance sur son époque (XIXe siècle ?) et voilà une association qui ne peut que m'intriguer. Force est de constater que, malgré ces arguments séduisants, je ne suis définitivement pas faite pour les romances (historiques ou non d'ailleurs), surtout lorsque les personnages multiplient les clichés.
La découverte n'est pas foncièrement mauvaise car si le fond n'a pas su me convaincre, la forme me paraît intéressante et prometteuse. Cassandra O'Donnell a ce petit quelque chose dans le style qui interpelle et qui me donne envie de me lancer dans son autre saga, de fantasy urbaine cette fois, intrigue qui saura peut-être me séduire davantage.
Morgana, la jeune héroïne de 23 ans, avait tout pour me plaire : mature, responsable, curieuse et indépendante. Plus intéressée par l'éducation de ses trois jeunes soeurs (ses parents sont morts quelques années plus tôt dans un accident) et par ses expériences scientifiques que par les jeux de séduction avec le sexe opposé, Morgana – à l'aide de son oncle et tuteur – a préféré faire croire à la société qu'elle était atteinte d'une maladie incurable. Car à l'époque, pour pouvoir toucher l'indépendance (financière et autre) du doigt, il valait mieux être mourante et donc peu viable pour assurer une descendance, que jeune et jolie amatrice de sciences (ce qui était très mal vu !). Une héroïne très prometteuse donc mais qui a baissé dans mon estime au fil des chapitres.
Dès l'arrivée du beau mâle – évidemment écossais, grand, fort et un peu brutal (je ne comprendrais jamais qu'un tel portrait – surtout le côté brutal – puisse séduire ces dames mais bon...) –, Morgana commence à se transformer. L'évolution n'est pas complètement farfelue, il est compréhensible qu'elle change petit à petit d'avis au sujet du mariage et de la présence d'un homme dans sa vie, mais ça ne m'a tout de même pas convaincue. L'héroïne forte et indépendante qu'on nous vend se laisse finalement très vite "marcher sur les pieds" et au moindre effleurement, elle perd tous ses moyens et toutes ses anciennes convictions. Bof.
Cassandra O'Donnell tente de nous offrir un héros charismatique mais il est finalement si prévisible et si stéréotypé qu'il ne m'a que très peu convaincue et encore moins touchée. Les autres personnages, plus secondaires, servent de faire valoir à la romance entre les deux principaux. Malgré tout, un ou deux d'entre eux ne sont pas si mal croqués et apportent un petit quelque chose en plus (je pense à la tante, notamment).
On peut globalement dire que tout est là où on l'attend : personnages et intrigue surtout. Pas très originale et assez convenue, on sait dès le début à quoi ressemblera le dénouement et même si les étapes pour y arriver ne sont pas désagréables à suivre, l'ensemble manque de surprises, de rebondissements… et de saveurs. D'Orgueil et préjugés, finalement, à part un poil d'orgueil chez l'un et des préjugés chez l'autre… je ne vois pas du tout Miss Elizabeth Bennet et Mr Darcy de cette façon. Ou alors je me fourvoie complètement.
J'aurais aimé que Cassandra O'Donnell développe certains points davantage, l'élément déclencheur de son histoire, par exemple, à savoir la volonté pour Rosalie (une des soeurs de Morgana) d'être éditée. Bien sûr que ce n'est qu'un prétexte pour que les deux héros se rencontrent mais pourquoi abandonner totalement le sujet ensuite ? Pourquoi le laisser complètement de côté, ou presque ? J'ai bien compris que Rosalie n'était pas l'héroïne de ce premier tome (peut-être du deuxième ?) mais quand même… c'est trop vite expédié alors que ça aurait pu avoir un intérêt pour enrichir l'intrigue et notamment son contexte.
Parce qu'il faut l'avouer, d'historique, la romance n'en a que le nom (ou presque). On s'imagine vaguement que les personnages évoluent dans une Angleterre de la fin du XIXe siècle mais à part quelques références aux vêtements, quelques scènes de bals typiques et quelques considérations sur la place de la femme à cette époque… Bref, ça manque de décor, ça manque de détails… ça manque de matière, tout simplement.
En revanche, et c'est sur cette note positive que je souhaite terminer cette chronique, j'ai apprécié le style de Cassandra O'Donnell. Je trouve d'ailleurs que c'est le vrai point agréable de ma lecture et ce qui me donne envie de tester autre chose de l'auteure.
Je le disais, ça manque de détails et donc de descriptions mais, j'ai tout de même trouvé l'ensemble très dynamique (les dialogues y sont pour beaucoup) et plutôt bien dosé. On ne s'ennuie pas et les pages défilent très vite. On peut regretter un style un peu trop moderne par rapport à l'histoire racontée mais finalement, qu'importe ; j'ai vraiment aimé les différentes réparties de l'héroïne (et c'est sans doute pourquoi j'ai été déçue par son évolution un peu trop mièvre). Vraiment une bonne surprise que cette plume qui possède un vrai charme.
N'étant pas le public idéal pour la romance historique, il y avait très peu de chance que celle-ci me séduise totalement. Malgré tout et malgré toutes mes râleries, je reconnais que cette lecture n'a pas été une torture, que pour quelques heures sur la plage sans prise de tête c'est parfait, et que derrière les défauts inhérents au genre, la plume m'a assez convaincue pour me donner envie de lire Cassandra O'Donnell dans un autre genre !
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Koneko-Chan
  09 août 2013
Malgré les nombreux coups de coeur que j'ai pu voir, ce livre ne m'a pas conquise au point d'en être un. Je lis très peu de romances historiques, à part Jane Austen mais malgré tout, j'en attendais plus, beaucoup plus de ce roman.
On parle de romance historique, mais ça aurait très bien pu se passer à notre époque pour plusieurs raison :
- déjà, on n'a aucune date, aucun indice sur l'époque. On sait juste que ça se passe en Angleterre.
- le langage est plus courant que soutenu, et les personnages sont d'emblée familiers entre eux. Certes, le caractère de Morgana est dans cet esprit là, mais on ne retrouve pas la timidité et la romance qui fait rater un battement de coeur En fait, c'est plus charnel qu'autre chose...
Quand je dis ça, je part du fait que Morgana et Malcolm ne ressentent aux premiers abords qu'une attirance physique... Je suis plus du genre à privilégier les sentiments, et ça m'a déçue.
Ensuite, je trouve les personnages creux... Morgana, férue de sciences et au caractère mordant, plus jolie fille du pays (hem hem je vais revenir là dessus plus tard...) qui adore sa famille... Mais on n'en sait pas plus ! Ah si : elle est impertinente au sujet des convenances... Pas besoin de les outrepasser pour être une jeune fille rebelle et attirante hein ! M'enfin bon... Pareil pour Malcolm, et surtout Malcolm ! Il est décrit comme cynique, détestable et Don Juan... ben on ne voit rien de tout ça ! Sauf lors de leur première rencontre où il semble assez dédaigneux. Après, tout n'est que courbettes pour séduire Morgana et la mettre dans son lit. On n'en sait pas assez sur ce personnage, et je trouve ça dommage. Il aurait pu avoir tout du personnage ténébreux que j'aime, mais non.
Et je reviens sur un point qui m'a énervé : les soeurs Charbrey sont décrites comme les plus joliiiiiiies filles de l'Angleterre -> Wahouuuuu ! -_- Je ne vous cache pas que je déteste ce genre de mentalité dans un roman... (comme dans Les chroniques de MacKayla Lane). Morgana est consciente de sa beauté et essaye de ne pas y faire attention. Elle va même jusqu'à mettre une robe qui lui fait ressembler à un sac-à-patates, mais rien n'y fait, elle reste le centre d'attention de toutes les personnes présentes au bal... Et Malcolm est lui aussi avantagé physiquement. Bon c'est souvent le cas dans les romans, mais dire que ce sont les plus beaux spécimens de leur sexe...
Niveau écriture, je ne connaissais pas l'auteur, mais je trouve que ce roman est très court. On n'a quasiment aucune description (à part celle de Morgana : cheveux d'ébène, yeux en amande verts, peau blanche comme de l'ivoire...), surtout des lieux. Dommage. Je n'ai pas tellement eu le temps d'apprécier les personnages comme je le fais d'habitude. Après, c'est juste mon avis.
En fait, j'aurais aimé que ce roman soit plus long, pour plus l'apprécier. Malgré les points négatifs que j'ai souligné, j'ai lu ce roman en une soirée avec l'idée de faire une lecture sans prise de tête -> c'est réussi, mais quelle frustration quand même... Tout va trop vite, et parfois, je trouve que c'est trop gros (la fin, l'acceptation de la petite soeur par exemple...).
ce qui m'avais attiré, c'était la référence à Orgueil et Préjugés. Mais en le lisant, je n'y est vu aucune similitude, sauf quand un livre est intitulé (dans le livre) "Le Coeur et la Raison".

En bref, je dirais que c'est une lecture détente agréable, mais sans plus. Je ne dirais pas que j'ai été déçue, mais je m'attendais à mieux, surtout au vu de la superbe couverture et du résumé. Si on m'avait dit que Morgana était considéré comme la plus belle fille du pays, je n'aurais pas pris la peine de le lire.
J'essaierai quand même de lire l'autre série de l'auteur pour me faire une meilleure idée. Mais pas sure que je continue celle-ci...
Lien : http://miyu-neko.blogspot.fr..
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
sariahlitsariahlit   11 octobre 2013
-Elle a dix huit ans, mon oncle! Et puis devenir une débutante, porter de ravissantes toilettes et être courtisée par les jeunes gens bien élevés n'a rien d'un supplice, il me semble ! rétorqua-t-elle d'un ton léger avant de plonger son oeil dans la lunette du télescope.
-Ça peut le devenir. Les salons de Londres sont des arènes, Morgana, des arènes meurtrières où le coeur d'une jeune fille est parfois malmené...
–Rosalie est une Charbrey, elle est maligne et forte et de toute façon, il est inutile de vous inquiéter puisque j'ai la ferme intention de la protéger et de rester toute la saison à ses cotés, assura-t-elle distraitement tandis qu'elle effectuait un nouveau réglage.
Le comte haussa les sourcils, surpris.
-Comment ? Ne me dis pas que tu comptes accompagner ta soeur à Londres ?
Mais la jeune fille ne l'écoutait pas. Ses yeux étaient rivés sur son engin qu'elle fixait d'un air concentré.
-Je me demande si je ne me suis pas trompée dans mes chiffres, fit-elle en réfléchissant à voix haute, si je...
-Morgana !
La jeune fille interrompit un instant ses calculs pour se reconnecter à la réalité.
-Pardon mon oncle, vous disiez ?
Lord Charbrey soupira.
-Morgana cela fait plusieurs années que nous disons à qui veut l'entendre que tu souffres d'une maladie chronique qui t'empêche de paraître en société, tu imagines le scandale que cela créerait si quelqu'un découvrait que ce n'est pas la vérité?
-Il n'y a aucune raison pour que quiconque découvre quoi que ce soit.
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gabrielleviszsgabrielleviszs   07 octobre 2014
Malcom reporta son attention sur l’échiquier et sourit. Troublé par son délicieux parfum, par les pulsions et le besoin qu’il ressentait, il n’avait pas vu le piège que lui avait tendu son adorable petite peste et en avait perdu son cavalier.

- Il me serait très difficile de le nier, fit-il en la fixant soudain d’un regard si intense qu’elle rougit aussitôt.

L’attirance qu’elle avait ressentie pour Malcom dès leur première rencontre ne s’était pas estompée comme elle avait eut la naïveté de l’espérer. Bien au contraire. Elle avait découvert en le fréquentant que sous ses discours légers et ses provocations risquées se cachait un homme d’une vive intelligence, d’une immense culture et d’une grande profondeur…
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YumikoYumiko   12 avril 2013
- Je suis veuve et très riche. Ma liberté de ton et mon excentricité les amusent. Ce genre de comportement n'est pas concevable chez une jeune fille et, en tant que débutante, ta soeur n'aura droit à aucune de ces libertés, l'avertit-elle.
Morgana soupira et avoua d'un ton gêné:
- Rosalie écrit.
- Catastrophe! Est-ce vrai mon enfant? demanda lady Carrington en se tournant vers Rosalie.
- Oui, ma tante, répondit-elle en ne sachant si elle devait se montrer fière ou pleurer.
- Intelligente, c'est bien ce que je disais... Quel fléau pour une famille. Si encore vous étiez des garçons, mais... enfin, ce qui est fait est fait. On ne peut malheureusement pas vous changer.
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viviMviviM   29 juillet 2013
- Vous êtes réelle ?

Morgana avait parfaitement conscience de l’effet qu’elle provoquait chez la plupart des hommes et était tellement accoutumée à leurs réactions étranges quelle ne songea même pas à feindre de paraître embarrassée ;

- Pourquoi ? Etes- vous habituellement sujet aux hallucinations ? rétorqua-t-elle du tac au tac en le toisant.

Il la fixa un instant sans rien dire puis éclata d’un rire franc. Non seulement la nature l’avait dotée d’une peau blanche et lumineuse, d’un nez fin et aristocratique, d’une bouche sensuelle et d’un corps aux courbes parfaites, mais en plus elle avait de l’esprit. La journée s’améliorait incontestablement.

- Non pas à ma connaissance, fit-il toujours hilare.

- Alors c’est parfait, je détesterais parler affaires avec un homme qui n’a pas toutes sa tête, fit-elle d’un ton espiègle.
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lessorciereslessorcieres   08 octobre 2015
Elle avait toujours eu conscience que derrière la masque de l’aristocrate presque civilisé du monde se cachait un être sombre, dur, passionné mais, à ce moment, face à la rage qui l’habitait, elle voyait pour la première fois en lui la barbare qu’il était réellement.
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Rebecca Kean - Traquée

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