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Stéphane Camille (Traducteur)
ISBN : 2264040785
Éditeur : 10-18 (17/08/2006)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 108 notes)
Résumé :
A vingt ans, Kathleen quitte sa terre natale sans se retourner. Croyant se libérer d'une Irlande qui peut briser les femmes et les enterrer vives sous le poids des traditions, elle rejoint Londres pour mener sa vie d'adulte du côté du vainqueur. Jusqu'au jour où, devenue journaliste, elle rentre au pays enquêter sur un scandale qui ne cesse de la fasciner: la liaison entre une aristocrate anglaise et son palefrenier irlandais au temps de la famine. Une passion folle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  29 février 2016
Kathleen de Burca, l'héroïne de ce roman de Nuala O'Faolain, avance sur un sol mouvant qui se transforme sans cesse: chimères, illusions et désillusions. Kathleen est bien un personnage typique de cet auteur irlandaise que j'adore: la cinquantaine, célibataire, belle bien que vieillissante, peu sûre d'elle malgré sa grande intelligence, sa générosité et son énergie.
Kathleen vient de perdre son ami et confident, Jimmy et avec lui, ce sont ses repères et ses attaches qui se sont évaporées. Elle décide de revenir dans le pays de ses origines, l'Irlande, qu'elle avait quittée jeune adulte sans qu'on en comprenne tout d'abord la raison. Son prétexte: enquêter pour en faire un livre sur la relation adultérine, au 19ème siècle alors que sévit la Grande Famine, d'une aristocrate anglaise avec son palefrenier irlandais. Comment un tel couple, ne parlant pas la même langue, l'une colonisatrice et l'autre issu d'un peuple opprimé et pauvre, ont-ils pu, réellement, s'aimer pendant trois ans?
Kathleen débarque à Mount Talbot, se lie d'amitié avec le vieux Bertie proprio d'un hôtel et avec Nan, bibliothécaire qui lui fournira tous les documents à sa disposition malgré son caractère revêche.
Les recherches de Kathleen et le paysage qui l'entoure la ramèneront au passé douloureux de ce pays qui a vu mourir de faim ou s'exiler des millions d'Irlandais sous les yeux de ces familles aristocrates anglaises qui chassaient de leurs terres ceux qui n'étaient plus bons à rien. Aujourd'hui encore les Irlandais que rencontrent Kathleen gardent une lourde amertume et une hargne difficile à contenir à l'encontre des Anglais qui eux, condescendants, sont pleins de sous-entendus sur ce peuple qui leur est, d'après eux, inférieur... pas étonnants qu'au rugby, les Irlandais sont prêts à soutenir quiconque affrontera les Anglais, même si ce sont ceux qui les ont battus auparavant!
Kathleen s'émeut du sort de cette Marianne Talbot, amoureuse et dévouée, avant que d'autres révélations se fassent... tout comme resurgissent, lorsqu'elle retrouve son frère des années après le décès de leurs parents ou qu'elle rencontre elle-même l'amour, enfin, des faits du passé qu'elle avait enfouis profondément au fond de son coeur...
Ce roman, avec ses retours dans le passé de Kathleen et celui de son pays aborde avec délicatesse et pudeur la difficulté d'être, d'être une femme en particulier mais pas que. Il touche également le thème de la résilience envers ses parents, sa famille, l'oppresseur.
Mais prenez garde: Les titres et les résumés des livres de Nuala O'Faolain sonnent toujours un peu gnan-gnan, et pourtant l'écriture est tout à la fois intelligente, triste et pleine d'humour. Elle ne cède jamais à la facilité et Nuala O'Faolain nous entraîne loin au delà des clichés. Fermer ses romans rend toujours mélancolique...
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Crazynath
  09 janvier 2016
Kathleen, journaliste pour une agence de voyages, vit à Londres depuis une trentaine d'années et a tourné le dos à l'Irlande,son pays natal.
Des événements imprévus dans sa vie vont l'amener à y retourner et aussi à se pencher sur l'histoire d'une aristocrate anglaise qui aurait eu une liaison avec un palefrenier irlandais au milieu du 19 eme siècle. Elle a l'intention d'en faire un livre car le sujet lui parait passionnant.
Tout en menant ses investigations journalistes, on découvre des tranches de vie de Kathleen et on apprend par brides l'origine de sa fuite vers l'Angleterre.
Nuala O'Faolain, nous raconte à travers les souvenirs de son héroïne, la triste réalité de la condition des femmes en Irlande, écrasées et soumises par le patriarcat et surtout par l'Eglise avec un E majuscule.
Kathleen, qui est une femme vraiment attachante, se livre à une réflexion sans concession sur sa vie. Son séjour en Irlande lui permettra certes de faire des recherches pour son livre, mais elle va surtout aller à la recherche d'elle même .
Cette recherche lui permettra peut-être de trouver une sérénité à laquelle elle semble aspirer.
3.5/5 en réalité
Challenge pavés 2015/2016
Challenge ABC 2015/2016
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hubertguillaud
  10 octobre 2007
Voilà un livre que je n'avais pas envie d'aimer. Son épaisseur me rebutait. Sa main me semblait définitivement désagréable – mais elle l'est moins à l'usage, c'est un livre qu'on tient bien – bien que trop lourd - et si la typographie est un peu petite, elle demeure élégante. Ne me parlez pas de la couverture, je pense qu'on ne fait pas plus horrible dans l'édition – si, si ;-).
Les louanges du magazine Lire sur l'auteur ne m'incitaient pas non plus à la découverte, portant peu de crédit aux choix de cette rédaction après avoir remisé il y a très longtemps ce magazine qui m'avait trop déçu. Quant aux thèmes (féminisme, Irlande, la mise en abîme de deux histoires), ils ne m'inspiraient pas plus que la couverture. C'est donc gonflé d'a priori que j'ai entamé ma lecture sur ce livre que je ne souhaitais pas aimer.
Et puis, étrangement, j'avoue que j'en ai lu les deux tiers d'une traite (les quelques jours de congés dont j'ai profité pour accomplir cette « tâche », n'étaient pas assez longs pour terminer ce pavé, qu'il m'a fallu ensuite terminer par petits bouts, ce qui le dessert plutôt). Force m'a été d'admettre donc que Nuala O'Faolain m'a bluffé. On est très loin du roman de gare que j'avais peur de trouver.
Contrairement à ce qu'annonce cette mise en abîme de deux histoires de femmes que tout sépare, ce n'est pas à plusieurs livres auxquels nous sommes confrontés, mais bien à un seul – et c'est certainement la plus grande prouesse de l'auteur que de mettre en miroir ces vies et visages de femmes. Ce ne serait pas même un reproche de dire que c'est un livre de femme (pour femme ?). Il est juste qu'en tant que lecteur masculin, on se sent parfois dans un tel autre univers qu'on est comme exclu – même si pour ma part, je dois reconnaître que ça a plutôt contribué à me séduire. Livre de femme, sur les femmes pour les femmes, Chimères est étonnant par la lucidité absolue de son narrateur – sans ce cynisme masculin qu'on trouve trop souvent, mais au contraire, empli d'une profonde tendresse. Pour moi, Chimères est un vrai livre de femme et c'est une qualité plutôt unique que je n'ai jamais trouvé encore dans des livres écrits par des femmes - on me rétorquera, non sans raison, que je n'en ai peut-être pas assez lus, ce ne serait pas faux.
Finalement, il n'y a pas vraiment de longueur dans ce grand roman, même si on s'essouffle tout de même sur les 730 pages – c'est vraiment trop gros pour moi. L'accumulation dans la déception sentimentale, les à-coups de l'existence, les ratages, en font une oeuvre plutôt contemporaine. Bref, alors que je m'attendais à une saga irlandaise féministe et nian-nian, j'avoue que Nuala O'Faolain est bien plus riche que les a priori que l'on pourrait avoir sur elle.
Enfin, il y a un réel style, sans lyrisme, mais au contraire, pétillant et moderne à la fois. Il y a une simplicité, un naturel, des profondeurs dans ces phrases… Enfin, ce n'est enfin pas une histoire sans sens. Que demander d'autre à un livre ?
Pour moi, c'est une réussite et une belle découverte. le fait que ce soit un premier roman ne nuit pas à mon enthousiasme, au contraire. On se sent un peu comme dans un bon film de Spielberg – avec les violons de John Barry – tout est parfaitement maîtrisé et intelligent. Bien sûr, ce n'est pas pour autant du Bergman. Mais c'est tout de même rondement mené sans céder à la facilité. Belle réussite.
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Woland
  05 août 2008
My Dream of You
Traduction : Stéphane Camille
Rédactrice à la section Voyages de l'Agence Newswrite, Kathleen prend conscience des non-dits que recèle son existence lorsque son collègue, Jimmy, décède de façon brutale. La mort de Jimmy, c'est la faille par laquelle va s'engouffrer le passé, ce passé qui, inexorablement, prend ses racines en Irlande. L'Irlande des années soixante-dix où Kathleen a vu sa mère mourir d'un cancer, faute des soins appropriés que lui refusait l'impitoyable morale catholique de l'époque : une femme portant un enfant, même si elle souffrait le martyre, n'avait pas droit à la chimiothérapie.
Après le décès de la malheureuse, Kathleen a fui son père, sa famille, son pays. Elle a fait sa vie à Londres, elle a passé près de trente ans à s'efforcer d'oublier. Avant tout qu'elle était irlandaise. Mais maintenant, elle veut se rappeler, elle veut comprendre comment un pays possédant une morale aussi arriérée peut encore lui inspirer une telle passion.
En parallèle de l'enquête qu'elle va mener sur elle-même et les siens, Kathleen tentera de résoudre un fait divers qui fit scandale au milieu du XIXème siècle : l'épouse d'un landlord* aurait eu pour amant un jardinier et homme à tout faire irlandais, le tout sur la toile de fond de la Grande Famine.
Epais, foisonnant, le roman de Nuala O'Faolain fait alterner passé et présent en une espèce de manège kaléidoscopique dont la vitesse ne cesse de s'accroître au fur et à mesure que l'on avance dans sa lecture. le ton est à la fois chaud et intimiste, le drame côtoie le rire et L Histoire, une Histoire bien partie pour rattraper les Britanniques, fait ici plus d'une apparition particulièrement saisissante.
L'Européen que l'on ne cesse d'abreuver d'images et de livres sur les horreurs des deux dernières guerres, sur les méfaits de notre colonisation, sur les crimes atroces commis tout récemment encore dans les Balkans par les deux camps en présence, reste sans voix devant les procédés génocidaires - il n'y a pas d'autre mot - employés par les Anglais en Irlande lors de l'épidémie de mildiou qui allait plonger tout un peuple dans l'horreur de la famine quotidienne. Comment se fait-il que jamais, dans notre paysage audiovisuel (pour ne citer que lui) on n'évoque la chose autrement que par quelques mots, sans plus ? Comment ose-t-on passer sous silence ces gros propriétaires anglais qui, plutôt que de soutenir leurs fermiers irlandais, les laissèrent littéralement crever de faim à la porte de leurs manoirs ?
Très consciemment, le gouvernement britannique et une bonne partie des sujets de Sa Très Gracieuse Majesté ont tenté de faire périr le peuple gael dans son intégralité. Et tout cela, pour des motifs à la fois religieux et politiques.
Tant pour la qualité de son récit que pour la vision profondément humaine qu'il donne de l'Irlande et de son Histoire, on ne saurait trop recommander la lecture de "Chimères." ;o)
* : un landlord, littéralement "seigneur de la terre", était un gentilhomme anglais qui, du fait de l'occupation britannique en Irlande, s'était approprié un domaine. Ses fermiers, par contre, étaient irlandais. le landlord, comme tout seigneur digne de ce nom, devait aide et protection à ceux qui travaillaient sur son domaine. Pendant la Grande Famine du milieu du XIXème siècle, ces prétendus aristocrates laissèrent leurs fermiers et leurs familles mourir littéralement de faim plutôt que de les aider à affronter le fléau du mildiou.
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maevedefrance
  26 janvier 2010
Chimères (titre en v.o. :My Dream of You, tellement plus évocateur!) est pour moi l'un des plus beau des romans de la grande Nuala O'Faolain, un tour de force littéraire qui, par le mélange les genres, la mise en abyme entraîne le lecteur vers une quête, comme Kathleen, l'héroïne. Celle de la vérité.
Kathleen qui écrit des articles pour un magazine de voyage, revient sur sa terre natale irlandaise pour enquêter sur une passion qui fit scandale juste après le Grande Famine : la liaison d'une aristocrate anglaise avec son palfrenier irlandais (cette liaison fait penser à une autre lady d'ailleurs...). Cette histoire, véridique, a donné lieu à un procès ("le procès Talbot"). Mais le thème du roman est bien plus qu'une simple histoire d'amour scandaleuse. le lecteur, comme Kathleen, le découvre au fur et à mesure.
Cette histoire, dont Kathleen veut écrire le roman, l'entraîne dans une interrogation sur elle-même, sur la condition des femmes en Irlande, hier et aujourd'hui, sur le rapport à l'écriture, la vérité, le mensonge, la réalité, la fiction, sur le rapport à l'Autre, l'amitié, l'amour, sur l'histoire de l'Irlande, sur le sens de la vie...
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
clarinetteclarinette   06 juillet 2008
On peut difficilement imaginer deux personnes moins susceptibles de se rencontrer que l’épouse d’un landlord anglo-irlandais et un garçon d’écurie irlandais. Chacune d’elle venait d’une culture forte au cœur même de laquelle l’autre était définie comme une culture étrangère. Mais ils s’étaient dépouillés de ces deux cultures afin de s’atteindre l’un et l’autre. Ils n’avaient même pas de langue maternelle en commun, et cependant ils ont transpercé les différentes strates de la coutume, bravé toutes les sanctions, poussés par le besoin de s'exprimer qui sous-tend le désir.
Je connaissais tout de l'amour en tant que non-évènement, mais j'étais encore persuadée que c'était l'acte grâce auquel un individu pouvait vraiment apprendre à en connaître un autre et bâtir quelque chose à partir de ce qu'ils apprenaient. Il me semblait que William Mullan et Mme Talbot avaient été des bâtisseurs - avaient fait l'amour au sens littéral de "faire"-, ils avaient fabriqué l'amour. Leur passion menait à l'amour. Le jugement était plein des petites attentions qu'elle avait pour lui. Et lui -les trois ans qu'il avait passés avec elle étaient les trois mêmes années pendant lesquelles son monde à lui se convulsait et expulsait son propre peuple, mais il était resté avec elle alors qu'il ne pouvait y trouver, en fin de parcours que le châtiment. D'autant plus que je n'avais jamais réussi à faire ce voyage de l'amour; je croyais que le corps menait directement au chemin du coeur et que le coeur menait au chemin de l'âme.
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Myriam3Myriam3   24 février 2016
Le vent se leva cette nuit-là. De jeunes anglaises me montrèrent où se trouvait l'hôtel mais j'étais trop excitée pour y aller. Les rafales de vent chaud projetaient l'eau de mer sur les quais, secouaient les voiliers et les bateaux de pêche. Ils se cognaient les uns contre les autres, leurs haubans et leurs mâts sonnaient comme cloches et cymbales. Les gros ferries pour les îles tiraient leurs amarres, le vent devint plus chaud, de petites vagues venaient s'écraser sur le quai, l'eau ruisselait sur les parkings obscurs et des embruns s'abattaient sur les petites cabanes du quai où des hommes vendaient les tickets.
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Myriam3Myriam3   06 février 2016
Toutefois la famine et la destruction de l'Irlande rurale ne remontaient qu'à quelques générations. Il y avait des gens vivants dont les grands-parents avaient connus ces années-là. Le traumatisme devait être ancré profondément dans le matériau génétique dont j'avais été faite. Je ne peux pas l'oublier, pensai-je, même si je n'en ai pas le souvenir. Cela ne m'appartient pas; mais à qui d'autre cela appartient-il?
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sweetiesweetie   19 février 2014
Les gens que je connais qui se portent très bien - c'est ce qu'il a dû leur arriver. Leurs mères avaient dû les accompagner sur le chemin de la vie. La mère qui se tient derrière son enfant et le laisse avancer sur ses jambes arquées, flageolantes et il sait qu'au-dessus et derrière lui se tient une masse d'amour - si attentive que même lorsqu'il tombe, il n'a pas peur. En fait - c'est quand il tombe qu'on l'aime le plus. Ce doit être ce qui donne aux gens sains cet air parfaitement naturel. Ils peuvent se laisser aller sans paniquer. Ils peuvent observer quelque chose ou écouter n'importe quoi sans se méfier - leurs bouches entrouvertes, leurs yeux brillants, leur regard allant d'un orateur à l'autre. Ils peuvent regarder dans les yeux, avec une parfaite candeur, ceux qu'ils aiment, en oubliant leur propre moi. Ils n'ont pas peur de s'oublier eux-mêmes. Ils n'ont pas besoin de faire un effort pour dire la vérité. Ils sont eux-mêmes d'un bout à l'autre. La protection de l'amour rend honnêtes.
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Myriam3Myriam3   28 février 2016
les évènements que vous enterrez au plus vite en vous gardent toute leur puissance tant que vous ne les avez pas encore analysés.
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