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Stéphane Camille (Traducteur)
ISBN : 2848050314
Éditeur : Sabine Wespieser (13/01/2005)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 46 notes)
Résumé :
J'y suis presque.Je ne savais pas que je m'embarquais pour un voyage quand j'ai écrit les premiers mots de On s'est déjà vu quelque part ?, et je ne pensais pas que des eaux calmes m'attendaient peut-être, moi aussi. Mais je comprends qu'un mouvement a commencé à ce moment-là qui ne sera pas terminé avant que je connaisse la sérénité. [...] Je me dis parfois que j'y arrive, que j'y suis presque. N. O'F.

Le succès inattendu de son premier récit a chang... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  30 octobre 2014
Décidément, Nuala O'Faolain m'intéresse. Suite au succès de ses Mémoires publiées sous le titre de "On s'est déjà vus quelque part?" -oui, le titre est franchement pas terrible..- six ans plus tard, et à quelques années seulement de son décès, elle décide d'écrire sur cette période où de simple chroniqueuse elle est devenue célèbre en Irlande, mais également publiée aux Etats-unis et en Australie.
D'apparence relativement décousue, on y perçoit une trame, une petite mort puis lentement une renaissance. L'auteure nous livre, mais avec pudeur, humour et en gardant une certaine réserve, sa vie et ses tourments de femme vieillissante, seule, solitaire et pas loin de l'alcoolisme. le fantôme de ses parents, de sa mère surtout, hante le roman de la première à la dernière page, contre qui elle garde rancune et qu'elle refusera de pardonner pour son alcoolisme et son indifférence envers ses 9 enfants.
Ce roman est un va-et-vient constant entre l'Irlande et les Etats-Unis, l'enfance , les années de solitude de sa vie de femme et la sexagénaire qu'elle est maintenant. D'une écriture résolument contemporaine et d'un récit qui se veut de prime abord anecdotique se révèlent toute la profondeur de l'angoisse et des questionnements d'une femme qui ne cesse de se chercher et d'essayer de se comprendre, tout comme elle essaye de mettre un nom sur ce que signifie d'être Irlandais (du Sud et du Nord), ou d'être une femme, tout simplement, une femme sans enfant et seule.
Auparavant, j'avais lu l'Histoire de Chicago May, que j'avais beaucoup aimé pour son style, et je retrouve ici, encore, cette écriture qui fouille et tente de révéler.
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peneloppe277
  29 mars 2010
Nuala O'Faolain écrit un livre intelligent, drôle, féroce, émouvant, honnête et généreux sur la période de la vie qu'elle traverse : «La cinquantaine, c'est l'adolescence qui revient de l'autre côté de la vie adulte - le serre-livres correspondant - avec ses troubles de l'identité, ses mauvaises surprises physiques et la force qu'il faut pour s'en accommoder.»
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Bellonzo
  11 janvier 2014
J'y étais déjà, favorable à la grande Nuala O'Faolain, après avoir lu "On s'est déjà vu quelque part?" Et je le suis plus encore après avoir lu "J'y suis presque", écrit dans la foulée. le talent de cette écrivaine irlandaise éclate dans ces Mémoires ironiques, sévères, d'une rare profondeur. J'ai décidé de vous proposer quelques extraits, plus parlants peut-être. Nuala O'Faolain restera une femme irlandaise lucide, qui aura réussi dans ce pays que j'aime tant mais dont j'ai déjà dit qu'il n'avait pas été exemplaire, à faire bouger les choses au delà du journalisme et de la littérature?

Nuala O'Faolain trouve des mots de tous les jours pour évoquer sa solitude, son penchant pour l'alcool et sa fratrie nombreuse (neuf enfants d'une mère elle-même alcoolique).Elle écrit aussi divinement sur l'Amérique et le 11 septembre. Et surtout à l'âge de soixante ans elle nous parle de l'âge venant avec une lucidité et une détermination qui, si elles vacillent parfois, demeurent inébranlables. Je tiens ce récit pour une oeuvre de toute première importance.

Un petit florilège, ce que je fais rarement mais je voudrais tant faire découvrir ou mieux connaître ce livre:
"La cinquantaine, c'est l'adolescence qui revient de l'autre côté de la vie adulte-le serre-livres correspondant-avec ses troubles de l'identité, ses mauvaises surprises physiques et la force qu'il faut pour s'en accommoder"

"Il se peut que je commence à m'apaiser au sujet de mon père, mais je pense que je serai à jamais hantée par ma mère. Cependant, je ne suis plus sûre que la meilleure chose soit de lui pardonner, et ça aussi me donne de l'espoir. Il se joue plus ici et maintenant que jamais auparavant et c'est beaucoup, beaucoup plus tard dans la vie. Pourquoi ne pas s"armer de courage pour rompre avec elle cette fois-ci?Pour lui dire de se débrouiller toute seule, enfin?"

"En grimpant sur mes propres mots et ceux des autres, le trajet n'a cessé de me pousser plus haut. L'écriture m'a ramenée des mondes souterrains. J'ai été mon propre Orphée"

A noter aussi les mots troublants et magnifiques sur la dualité Irlande-Amérique qui est au coeur de presque toute la prodigieuse littérature irlandaise. J'ai appelé cela "Le regard d'Aran sur Ellis Island". Se plonger dans "J'y suis presque", après "On s'est déjà vu quelque part?" c'est toucher au plus près le mal de vivre mais aussi la paix d'écrire de part et d'autre de l'Atlantique.
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MAPATOU
  25 janvier 2017
Je suis tombée par hasard sur ce livre, publié il y a 10 ans aux Editions 10-18 et je l’ai acheté tout de suite car c’est le seul de Nuala O’Faolain que je n’avais pas encore lu.
« J’y suis presque » n’est pas un roman mais un bouleversant témoignage de l’auteure sur sa vie professionnelle et surtout personnelle. Nuala O’Faolain se livre sans fards à ses lecteurs mais elle a eu la délicatesse auparavant de demander leurs avis et leurs avals à ses 8 frères et soeurs.
» Quand un frère ou une soeur lit des Mémoires, le matériau est un no man’s land, à la fois trop proche et trop distant. Je pense que ce doit être comme de lire des lettres qu’on a soi-même écrites ; même si on les a écrites il y a peu de temps, on dirait déjà qu’elles ont été rédigées par quelqu’un de presque étranger. »
Si le succès de « On s’est déjà vu quelque part » lui a apporté l’indépendance et l’aisance financière, cela n’a pas apaisé ses tourments alors qu’elle abordait la cinquantaine, ni comblé sa solitude : « Il y avait des gens, dehors, qui m’aimaient ou qui auraient pu m’aimer ou qui en tout cas m’avaient dans leurs pensées. Mais j’étais résolue à ne pas laisser entrer l’amour. Ou à ne pas coopérer avec les actions de l’amour. Si mon coeur devait être touché, alors ce devait être de telle manière que je n’aie pas à lever le petit doigt. »
Et pourtant, elle rencontrera l’Amour à nouveau, provoquant elle-même la rencontre qui allait déboucher sur une belle histoire. Toutefois, la petite fille ( profondément blessée et marquée par le comportement de sa mère alcoolique) qui sommeille en elle fera tout pour parasiter cette relation et compromettre la suite. Nuala O’Faolain est là particulièrement touchante. Elle est décédée d’un cancer en 2008.

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veroherion
  09 mars 2015
Deuxième et dernier volet de l'autobiographie de Nuala O'Faolain qui aborde à nouveau avec sincérité tous les sujets sensibles, souvent tabous, liés à la soixantaine. Après son succès littéraire, elle refait le tour d'elle-même avec auto-dérision et un peu plus de recul.
Elle est émouvante et drôle.
Tous les sujets ne m'ont pas fascinée, mais la fin est extrêmement délicate et montre tellement de fragilité chez cette femme hors du commun, que cela efface les passages qui m'ont semblé parfois un peu longs.
Sincérité, ironie et délicatesse.
Un beau mélange.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   25 octobre 2014
Il existe une idée courante dans la culture dominante: en écrivant sur quelque chose de douloureux, on guérit la douleur. Je n'étais pas, lorsque j'ai commencé à écrire l'histoire de ma vie, et je ne suis pas, encore maintenant, guérie de ma mère. Mais on gagne effectivement une petite distance avec les choses en les gardant en suspension dans son esprit pendant qu'on s'efforce de trouver les mots qui correspondent. Le processus est si lent, si progressif, qu'on ne remarque pas ses effets, mais l'important est que c'est un processus.
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tamara29tamara29   13 novembre 2016
Il est des êtres aimés que nous ne faisons que rêver. Ils ne sont pas de vraies personnes pour nous ; ils sont l'incarnation d'un rêve. Nous déployons nos manques et nos besoins au dessus d'eux, et pendant que nous rêvons, nous croyons qu'ils peuvent remplir le puits sans fond où le manque et le besoin sont infiniment renouvelés.
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Myriam3Myriam3   30 octobre 2014
Cette fois il fera froid - en Irlande aussi l'hiver se rapproche. Je n'ai jamais été aussi consciente des saisons. La contraction du futur, alors que je vieillis, le rétrécissement du tunnel du temps, font que chaque jour compte plus.
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Myriam3Myriam3   30 octobre 2014
J'atteindrai sans doute l'ouest du Clare si tôt le matin que, dans la ferme où vit Molly, mes amis dormiront encore, mais je sais qu'elle sera tapie dehors sur le chemin en train d'épier les lions, les tigres et les tracteurs. La dernière fois, je l'ai aperçue juste avant qu'elle saute sur ses pattes, tremblante, en reconnaissant le bruit du moteur. J'ai ralenti, me suis penchée pour ouvrir la portière côté passager, elle a sauté dans la voiture, elle a regardé droit devant, et nous avons fait comme si nous nous étions déjà vues ce matin-là.
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Myriam3Myriam3   25 octobre 2014
Mais alors je ne réalisais pas, n'ayant jamais écrit auparavant sur des gens que j'avais connus de manière intime, qu'ils sont pratiquement obligés d'être contrariés. Même les portraits les plus flatteurs sont sans doute un choc pour les autres et l'image complexe qu'ils ont d'eux-mêmes. L'écrivaine sait qu'elle ne choisit que quelques rares détails de l'ensemble vivant d'un souvenir, alors que ce que voit le lecteur sur la page est maigre.
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Video de Nuala O'Faolain (1) Voir plusAjouter une vidéo
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