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EAN : 9782714454355
360 pages
Éditeur : Belfond (09/01/2014)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 177 notes)
Résumé :
Après Cette main qui a pris la mienne, récompensé du Costa Award, Maggie O'Farrell signe un roman éblouissant, chargé de délicatesse et de grâce. Des rues de Londres aux studios Arty du New York des seventies, en passant par un village irlandais, le portrait inoubliable d'une famille suffoquant sous les mensonges et les non-dits.

Comme chaque matin depuis trente ans, Robert Riordan part acheter son journal. Mais en ce jour caniculaire de juillet 1976... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  27 mars 2016
Je suis entrée dans ce livre comme dans une pièce confortable, chaude et moelleuse, un endroit familier et rassurant où je me suis tout de suite sentie à l'aise. Pourtant cette histoire n'a rien de commun avec la mienne, du moins je le pensais.
Un matin, un retraité londonien à la vie bien réglée part acheter son journal et ne revient pas. Ses trois enfants et son épouse essayent de comprendre quelle mouche a piqué cet homme droit et loyal. Une enquête et une introspection familiale qui pendant cet été caniculaire de 1976 virent au règlement de comptes. Les mensonges et les non-dits ont fait long feu, chacun découvre, souvent à son corps défendant, que la vérité n'est jamais celle que l'on s'est imaginée.
On navigue dans ce roman comme dans une mer déchaînée, une jungle familiale où l'on blesse ceux qu'on aime, sans le vouloir, par rigidité, par égoïsme ou par amour. Quand les rancoeurs et les jalousies s'exacerbent, il faut trouver le chemin de la réconciliation puisque les ennemis du jour sont les parents, les frères, les soeurs, peut-être le meilleur rempart contre le monde extérieur. Une évidence que nous livre magistralement Maggie O'Farrell.
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sabine59
  23 mars 2018
Été 1976 ( souvenez-vous, pour les plus âgés...) : canicule. Londres.
Robert Riordan, homme retraité discret, qui vit dans l'ombre de sa remuante femme, Gretta, part, dit-il, faire une course...et ne revient pas!
Tout va ensuite se cristalliser autour de cette disparition, incompréhensible aux yeux des siens, dans la moiteur d'un été anormalement chaud. Les trois enfants, séparés par des malentendus, des non-dits, vont se retrouver auprès de leur mère perdue. Chacun avec ses angoisses, ses problèmes personnels: Monica, Michael Francis et Aoife. Tous trois attachants, tous trois à un moment difficile , décisif de leurs vies. La recherche du père et surtout des raisons de son absence va les révéler à eux-mêmes, leur permettre de s'ouvrir, de se pardonner enfin.
Le secret paternel n'est pas pour moi l'essentiel du livre, c'est juste le détonateur qui changera chacun. Il n'est pas palpitant, je le trouve même assez mélodramatique mais il ne nuit pas à la qualité du livre.
J'ai aimé surtout la façon subtile de l'auteure d'appréhender les relations si complexes entre frères et soeurs, leur force aussi, malgré les mésententes . J'ai eu une tendresse particulière pour Aoife ( prénom gaélique), enfant sauvage et tourmentée qui devient une jeune femme émouvante dans son désir de cacher son handicap personnel.
Tout commence et tout se termine en Irlande, une île à laquelle je suis profondément attachée, les racines de cette famille s'y trouvent et elle y connaîtra un second souffle. Un roman tendre et profond, différent de " L'étrange disparition d'Esme Lennox", moins puissant et prenant certes, mais intéressant aussi.
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sylvaine
  23 juillet 2018
Ete 1976. Il fait chaud, chaud , très chaud . Londres comme une grande partie de l'Europe suffoque. Gretta tôt le matin prépare son pain , Robert son époux part chercher le journal .Les heures passent Robert s'est volatilisé ! Les enfants arrivent, Michael Francis est le premier sur les lieux , Aoife arrive de New-York et Monica la suit de peu .Une famille comme tant d'autres face à un départ soudain . Les questions affluent , la mère se tait désemparée, les enfants à travers l'histoire de leurs parents font le point sur leur vie...
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé l'écriture de Maggie O'Farrell. Une fois de plus elle nous embarque dans son univers avec brio . L'Irlande est là bien sur omniprésente, l'Irlande et le parcours de ces irlandais arrivés en Angleterre poussés par la famine et si mal accueillis eux les catholiques dans ce monde anglican et puritain ....
Des individus écorchés vifs mais avec au fond des tripes la rage de vivre, d'aimer et d'être aimé . Un bien beau roman qui n'égale cependant pas à mes yeux La disparition d'Esme Lennox mais ceci vous en conviendrez n'est que mon modeste avis .
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diablotin0
  03 avril 2017
Je suis déçue, je ne m'attendais pas à ce style d'histoire. La quatrième de couverture me faisait penser qu'il s'agissait d'une disparition subite et inexpliquée du mari. Ces disparitions du jour au lendemain me font peur, m'angoissent, m'interpellent et de fait j'ai besoin d'en savoir plus. Or, ici, cette disparition est presque secondaire, elle va être l'occasion de réunir les deux filles et le fils. Cette histoire de famille tourne autour de secrets, de non-dits, de rancoeurs, de rivalités.
La recherche du père va être l'occasion de mettre sur table tout ce poids qui leste chaque membre de la famille.
Maggie O'Farrell a choisi de situer l'action sous la canicule faisant alors un lien, un parallèle avec le climat oppressant qui règne entre les enfants mais aussi entre les enfants et la mère.
Certes, Maggie O'Farrell dépeint avec finesse le portrait psychologique de chaque personnage mais je n'ai pas su m'attacher à leur histoire , je n'ai pas réussi à m'imprégner de l'atmosphère. J'ai lu avec une certaine distance, ce qui n'est pas mon habitude. C'est dommage, c'était mon premier livre de Maggie O'Farrell.

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motspourmots
  14 août 2015
Maggie O'Farrel fait partie de mes valeurs sûres, une romancière qui parvient toujours à faire vibrer une petite corde sensible. Sous l'aspect de roman "classique", elle trouve à chaque fois le petit twist qui le rend mémorable grâce à l'émotion qu'il suscite. Dans En cas de forte chaleur, la famille est encore le thème central, avec ses secrets, ses non-dits et surtout ses liens particuliers; une famille qu'elle parvient à nous rendre terriblement proche. En situant l'intrigue pendant un épisode caniculaire à Londres en 1976, l'auteure exacerbe les passions, utilisant la chaleur comme détonateur. Une sorte d'effet "cocotte-minute"...
En ce mois de juillet 1976, alors que Londres étouffe, la famille Riordan est éparpillée, les liens entre ses différents membres semblent distendus, chacun vit sa vie (ou tente de la vivre, comme dans la plupart des familles). Gretta a beau déclarer à tout le monde que Robert n'a jamais été aussi heureux que depuis sa retraite, on sent qu'elle-même en doute. Michaël Francis, le fils aîné, fait face à des difficultés de couple tandis que Monica, sa soeur cadette tente de faire sa place dans son nouveau foyer, recomposé, face à deux belles-filles hostiles. Et puis il y a Aoife, la plus jeune soeur, partie vivre à New York après avoir été une enfant puis une adolescente difficile. Lorsque Robert disparaît subitement et sans rien dire, les membres de la famille se rassemblent enfin de façon un peu forcée. Cet événement va les mettre face à leurs propres contradictions et les obliger à regarder leurs problèmes en face. Et surtout, va permettre à la fratrie de se retrouver.
La fratrie, voilà ce qui est important. Bien plus que le secret qui conduira tout ce petit monde sur la terre d'Irlande, là où se trouvent ses racines et peut être quelques réponses. L'auteure parvient à décortiquer de façon quasi chirurgicale ce qui tisse le lien entre des frères et soeurs, des liens faits d'amour, de tensions, de jalousies, de déceptions... mais surtout des regards que les uns portent sur les autres. Une intimité qui peut être aussi pesante que rassurante.
Une jolie ballade irlandaise avec une petite musique nostalgique qui laisse penser que l'auteure a puisé dans ses souvenirs personnels pour parler si bien de ces affinités particulières.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
diablotin0diablotin0   02 avril 2017
Lorsqu'elle a appris que sa mère avait perdu plusieurs bébés, elle l'a imaginée en train de les laisser négligemment tomber d'un panier à provisions ou de la poche de son manteau, comme de la petite monnaie ou des épingles à cheveux.
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Zazette97Zazette97   09 février 2014
Gretta n'arrive pas à croire que cette époque puisse être révolue. Pour elle, c'est encore d'actualité, ça le sera toujours. Ses trois enfants ont déposé quelque chose de leur vie dans les briques, le ciment et le plâtre de cette maison.
Elle ne parvient pas à croire qu'ils sont partis. Et qu'ils sont revenus.
Quant à l'absence de Robert, Gretta n'est même pas capable de la concevoir. Elle a tellement l'habitude de l'avoir près d'elle qu'elle n'accepte pas l'idée de sa disparition.
Un peu plus et elle lui parlerait ; ce matin, elle a descendu deux tasses de l'étagère.
Ils sont restés tant d'années ensemble qu'ils ne sont plus deux personnes distinctes mais une étrange créature à quatre jambes.
Pour elle, leur mariage est synonyme de conversation : elle aime parler, il aime écouter.
Sans lui, elle n'a personne à qui adresser ses remarques, ses observations, ses commentaires incessants sur la vie en général.
(...) Le flot des paroles non prononcées, non écoutées, lui comprime les tempes. p.199
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litolfflitolff   01 février 2014
C'est Eve en gaélique.
Comment ça s'écrit ?
Elle épela d'une voix chantante : A, O, I, F, E
Incroyable. Il n'y a qu'une consonne. On dirait que vos parents ont lancé un caillou sur une machine à écrire et ont choisi pour votre prénom le mot qui s'écrivait sur la page.
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NadaelNadael   14 janvier 2014
« En ce moment, il est de nouveau complètement celui qu'il est censé être : un homme qui, dans sa cuisine, porte sa fille. Il pose la cuillère en bois, la casserole et enlace l'enfant. Il est submergé par... quoi ? Quelque chose de plus que l'amour, de plus fort que l'affection. Quelque chose de si puissant, de si primaire, que ça ressemble à un instinct animal. Pour l'instant, il se dit que la seule façon d'exprimer ce qu'il ressent, c'est le cannibalisme. Oui, il a envie de manger sa fille, en commençant par les plis de son cou et en descendant sur la peau lisse, opalescente de ses bras. »
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motspourmotsmotspourmots   14 août 2015
Il faut que ça marche, pas question de reculer, pas question que quelqu'un sache qu'elle a une fois de plus rencontré un échec. Un diplôme d'infirmière qu'elle n'a pas réussi à décrocher, des enfants qu'elle n'a pas eus, un mari qui l'a quittée ; elle ne veut pas être cette femme qui rate tout. Elle habitera cette maison avec son toit branlant, ses plinthes qui craquent la nuit, son mobilier mangé aux mites, ses voisins hostiles. Elle habitera ici sans émettre une seule plainte.
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Video de Maggie O’Farrell (1) Voir plusAjouter une vidéo
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