AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Marcelle Sibon (Traducteur)
ISBN : 2743616350
Éditeur : Payot et Rivages (07/02/2007)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 21 notes)
Résumé :
La veille de Noël, à la soirée du club sportif où fréquente l’aristocratie industrielle de Gibbsville, Julian English lance son verre à la figure de Harry Reilly…pour rien, simplement parce que Julian en a assez de la figure de Harry. Et, par ce geste, apparemment dénué de sens, Julian a fixé sans le savoir ce rendez-vous qui ne saurait s’annuler. Il mettra deux jours à s’y rendre, pas plus. Et tout ce qu’il fera, la moindre de ses paroles, au cours de ces 48 heures... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
tara001
  09 septembre 2018
Rendez-vous à Samarra - Rendez-vous avec la mort, par référence à Somerset Maugham - et donc nous connaissons la fin du roman avant de le commencer. Ce livre est resté enfoui dans ma bibliothèque depuis des décennies et j'ai failli ne jamais le lire, ce qui eut été vraiment très dommage. C'est la belle découverte d'un auteur relativement peu connu en France. Il a été comparé en son temps à Fitzgerald, à Hemingway, et même au Balzac français. Il s'agit de son premier roman, et le meilleur, parait-il. (J'en ai quand même acheté un second, à la fin de ma lecture).
Je me suis sentie dans l'ambiance d'un film en noir et blanc des années 1930/1940, avec sa petite ville de province, ses travailleurs, sa bonne société, ses préjugés, son petit gangster bootlegger, la prohibition et les soirées alcoolisées.
Le roman nous raconte la dégringolade, autodestructive, en 2 jours, de Julian English, jeune homme qui a tout pour être heureux, une bonne situation, une jolie femme amoureuse, des amis. Par des actes qui ne sont pas irrémédiables, qui pourraient tous s'arranger, mais qui, du fait de la faiblesse de son caractère, et sa mauvaise habitude de boire beaucoup trop, lui font trop peur, il se sent acculé au suicide à 30 ans.
Malgré ses défauts, il est aimé et regretté par les autres protagonistes de l'histoire et l'on s'attache soi-même au personnage. Sa fin nous parait triste puisque complètement inutile.
En conclusion, Hemingway aurait dit "Si vous rêvez d'un roman magnifique écrit par un auteur qui maîtrise parfaitement son sujet, lisez Rendez-vous à Samarra".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
oblo
  26 mai 2015
Gibbsville est une petite ville de Pennsylvanie : tout le monde se connait, la bonne société comme la pègre locale se fréquentant dans les clubs et soirées privées. Julian English y fait figure d'homme idéal : époux vertueux, il gère un garage et est unanimement apprécié. le soir de Noël, pourtant, il jette son verre à la figure d'Harry Reilly, catholique richissime qui courtise sa femme, Caroline. L'affaire, qui semble sans importance, prend bientôt une ampleur que peu auraient soupçonné, conduisant Julian English à s'éloigner de cette société si parfaite en apparence, cependant qu'il voit ses amis se détourner de lui.
Ce roman qu'on peut rapprocher de Babbitt de Sinclair Lewis, bien que plus tragique, décrit très bien les mécanismes de la vie d'une petit vile provinciale, rythmée par les conventions sociales de la société bourgeoise. On y voit les luttes de pouvoir, l'omnipotence de l'apparence, l'hypocrisie sociale. Julian English, lui, se perd et s'autodétruit : un roman comme une dissection de la société américaine des années 1930.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
celinezug
  26 janvier 2015
Jamais les codes et les apparences d'une société bien pensante n'ont été aussi visibles que dans ce roman. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque pour apprécier la subtilité de l'écriture et la vacuité de la vie des ses personnages ou seules les apparences ont de l'intérêt mais qui finissent quand même par être souffrance et déception.
Commenter  J’apprécie          20
gauthier_nathalie
  29 septembre 2013
Descente aux enfers d'un homme décidé à rater sa vie sciemment. Actes manqués? Alcoolisme aggravant? Chaque pas le mène irrévocablement à sa perte. Une spirale; un domino poussé nonchalamment par le protagoniste qui fait basculer tous les autres jusqu'à la fin... tragique.
Commenter  J’apprécie          20
Nanne
  11 septembre 2009
Gibbsville, une veille de Noël au club sportif où se retrouve tous ceux qui comptent dans l'économie de la ville. Au cours de cette soirée largement arrosée d'alcool, Julian English observe Harry Reilly raconter une blague vaseuse et catholique en imitant l'accent irlandais. English n'en peut plus de ce type. Il n'a jamais pu le supporter, ni lui, ni ses plaisanteries idiotes. Bien sûr, Harry Reilly est riche, très riche même. Mais c'est un vrai parvenu. Sa réussite sociale, c'est grâce à l'argent des Reilly qu'il la doit. Il appartient au Comité des fêtes de la ville, il est membre de l'Assemblée de Gibbsville, mais pas encore un vrai notable. Et, d'un coup, Julian English a juste envie de le ridiculiser devant son auditoire. Pour voir sa réaction, juger de son comportement face à une offense.
Lien : http://dunlivrelautredenanne..
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
tara001tara001   09 septembre 2018
Ceci est une histoire sans fin.
Vous tirez la pointe d'une grenade à main : quelques secondes plus tard elle explose, et dans un rayon restreint, des hommes tombent, tués ou blessés. Résultat : cadavres à enterrer, malades à soigner. Veuves, enfants sans père, parents privés de leurs enfants. Ce qui déclenche le mécanisme des pensions et développe chez les uns l'esprit pacifiste, une haine durable chez les autres.
Un autre homme, qui s'était arrêté, deux minutes avant, à l'endroit même ou l'engin devait sauter, se met désormais à croire en Dieu, ou prend pour fétiche une patte de lapin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
NanneNanne   11 septembre 2009
Aussi, lorsque le liquide le frapperait, il garderait tout juste ce qu'il faut de contrôle sur lui-même, c'est probable, pour se rappeler qui le lui avait lancé et sans doute ne dirait-il pas les choses qu'il aurait envie de dire. Ce fils de garce au sang de navet, il sortirait probablement son mouchoir et il essaierait en riant de faire passer ça pour une plaisanterie, ou, s'il voyait que personne d'autre ne trouvait la chose comique, il jouerait le rôle du monsieur impassible et froidement indigné et dirait : "Quelle saloperie d'avoir fait ça ! A quoi ça rime ? ... Hein ?". "Et moi, se disait Julian intérieurement, j'aimerais pouvoir lui dire qu'à mon idée, il était grand temps que quelqu'un s'avisât de la lui boucler".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
gauthier_nathaliegauthier_nathalie   29 septembre 2013
"-Oh! Je trouve que tu es de mauvaise foi. Je trouve ton manège ignoble et tu recommences toujours. Tu me mets en colère et puis, tout à coup, tu refuses de poursuivre la discussion et, au lieu de ça, tu prends un air folâtre et tu parles d'amour et de coucheries. C'est dégoûtant, parce que, si je refuse de dire que je t'aime, c'est toi qui deviens la personne offensée, et tout. C'est lâche et déloyal et tu le fais continuellement."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Video de John O'Hara (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John O'Hara
Butterfield 8 - Original Trailer
autres livres classés : prohibitionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1294 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre