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ISBN : 275785982X
Éditeur : Points (03/10/2016)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 162 notes)
Résumé :
Tout semble aller comme il se doit dans la petite ville de Carthage en ce début de juillet 2005, si ce n’est que Juliet Mayfield, la ravissante fille de l’ancien maire a, pour des raisons peu claires, rompu ses fiançailles avec le caporal Brett Kincaid, héros de retour de la guerre d’Irak. Un héros très entamé dans sa chair et dans sa tête, dont pourtant Cressida, la jeune sœur rebelle de Juliet, est secrètement amoureuse. Or, ce soir-là, Cressida disparaît, ne lais... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
Jackiedream
07 février 2016
Dieu que j'aime Carol Oates. Dieu que cette femme a du talent. Celui de raconter l'Amérique et les êtres humains comme nul autre. Celui de sonder les sombres méandres de l'âme humaine. Chacun de ses livres est pour moi une claque magistrale...
Ici c'est une famille américaine, les Mayfield, qui vit dans une petite ville nommée Carthage. le père, Zeno, est estimé pour ses fonctions de maire. Il a deux filles, Juliet et Cressida. L'une est belle, appréciée de tous, souriante et tranquille. L'autre est laide, "compliquée", tourmentée. Un jour, Cressida, la "laide" disparaît. Il semble alors que ce soit l'ancien fiancé de Juliet qui l'ai tuée. Brett Kincaid est en effet brisé, physiquement comme psychiquement, par la guerre d'Irak. Très vite, le jeune homme fait ses aveux, confirmant les soupçons qui pesaient sur lui.
Le livre est très dense, hypnotique. Encore une fois Joyce Carol Oates parvient à créer des personnages absolument convaincants, qui sonnent incroyablement justes. Des hommes et des femmes avec leurs faiblesses, mais qui s'aiment malgré tout très fort. J'ai trouvé le personnage de Cressida très puissant, allant jusqu'à m'identifier à cette jeune fille incomprise de tous, si fragile au fond. Il y a également des thèmes qui m'ont beaucoup plus : le retour au pays après la guerre, la prison, le couloir de la mort... Une plongée dans l'Amérique profonde, dans tout ce qu'elle a de plus excessif et de plus particulier. Je n'ai pas pu lâcher le roman, que j'ai dévoré. le récit est écrit très habilement, l'auteure alterne les narrateurs et les points de vue, laissant toujours le lecteur dans l'expectative. Il y a ainsi un vrai suspense. J'ai trouvé l'histoire incroyablement touchante, bouleversante. Ces personnages sont tous blessés, chacun à leur manière, pourtant ils ne cessent de s'aimer et de se supporter les uns les autres. C'est donc aussi une très belle histoire d'amour, mais un amour de la vraie vie, fort et douloureux. Je crois que c'est ce que j'apprécie par dessus tout : la justesse des mots qui fait qu'on ne cesse jamais de croire au récit et aux personnages.
Que dire de plus, à part que cette écrivaine est définitivement l'un de mes auteurs préférés.
Lien : http://lantredemesreves.blog..
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indira95
16 novembre 2016
Alors que seulement une semaine s'est écoulée depuis la victoire de Trump, j'ai éprouvé le besoin de me plonger à corps perdu dans un roman américain. Peut-être l'envie de comprendre le pourquoi du comment, de sonder l'âme américaine qui nous semble à nous, Européens, parfois trop complexe à appréhender. Et le hasard faisant bien les choses, je m'étais récemment offert un des derniers romans de la grande Joyce Carol Oates, Carthage. Et comme un fait exprès, ce roman nous y parle de la guerre, celle d'Irak plus précisément et le traumatisme qu'elle a engendré à la fois sur ces soldats partis vaillamment défendre une certaine idée de la liberté, porte-étendards d'une démocratie chrétienne, croisade post-moderne menée à des fins non moins économico-stratégiques et sur ceux restés au pays. Et qui mieux que cette grande dame de la littérature américaine pour dénoncer avec un art consommé, cette imposture et le désespoir d'une société américaine moribonde. Dieu que j'ai aimé ce roman ! Pour tout dire, j'ai dévoré avidement plus de 600 pages le temps d'un week-end, entraînée malgré moi dans ce pays divisée, berné, à la fois libertaire et conservateur, ouvert sur l'autre et pour autant, chien enragé prêt à défendre son modèle, son système de valeurs, persuadé qu'il n'y en a pas de meilleur.
Joyce Carol Oates nous raconte cette société post 11 septembre par le prisme d'une ville, Carthage, bourgade moyenne de l'état de New-York. Zeno Mayfield, ancien maire de la ville, cherche désespérément sa fille, Cressida, 19 ans, qui n'a toujours pas reparu depuis la veille au soir. Tout Carthage est sollicité pour retrouver cette jeune femme, pourtant peu appréciée, petit bout de femme-adulte à qui on donnerait à peine 12 ans, que d'autres diraient moche, mais dotée d'une intelligence remarquable qui vire à l'effronterie. Quand on est moche, reste le verbe, acerbe, le jugement trop rapidement porté sur cette communauté de pequenauds qui n'y comprennent rien. Jusqu'au prénom, Cressida, acre, dérageant, déroutant. le dernier à l'avoir vue en vie serait Brett Kincaid… Ah ce brave Brett, héros d'Irak, purple heart comme seule récompense, blessé au combat, rapatrié, rendu aux siens mais dans quel état, n'étant plus rien du beau jeune homme parti la fleur au fusil défendre la démocratie. Un être blessé, bête repliée sur elle-même, homme défiguré, handicapé, adieu avenir radieux auprès de la belle et douce Juliet, la fille ainée des Mayfield, la soeur aînée de Cressida. Deux soeurs radicalement différentes d'ailleurs, que tout oppose.
Pourquoi Cressida a-t-elle été à la rencontre de Brett seulement une semaine après qu'il aie rompu ses fiançailles avec Juliet ? Que s'est-il passé ce fameux soir dans la réserve naturelle des Adirondacks qui est toute proche ? Sans corps, difficile d'accuser et pourtant l'ancien soldat avoue le meurtre. En filigrane ces interrogations : Brett est-il une victime innocente d'un système qui envoie à l'abattoir sa jeunesse à des fins économiques, exaltant avec perfidie la fibre patriotique ? Cressida n'est-elle pas un peu responsable de son malheur, à force de vouloir se démarquer des autres par un ton et une posture qui dérangent la morale bien pensante ?
Carthage est une saisissante radiographie d'une Amérique malade. Que de thèmes brassés, ça virevolte dans tous les sens : guerre, sentiment patriotique, culpabilité, rédemption, famille, peine de mort. Whaouh, quelle maitrise, quelle fougue madame Oates !  Je suis restée suspendue aux lèvres de ce grand écrivain, qui manie le verbe avec tant de panache, fascinée par son regard sans complaisance mais jamais accusateur ou moralisateur. 600 pages auprès de Cressida qu'on a envie de détester, de Brett qu'on aurait envie de pardonner, de Zeno, le père qu'on aurait envie de réconforter. Mais rien n'est jamais aussi simple dans la vie. Telle est la morale de cette brillante histoire.
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spleen
17 janvier 2016
Comme souvent, J C Oates dissèque avec minutie les failles , les faiblesses et les peurs de l'Amérique, acutisées par le 11 Septembre 2001.
Son livre est divisé en trois parties distinctes .
La première est une tragédie grecque ; elle se déroule dans la petite ville de Carthage en 2005 et débute par la disparition de Cressida, la fille cadette de Zeno et Arlette Mayfield, famille honorablement connue, le père , ancien maire est apprécié par les habitants et tous se mettent à la recherche de la jeune fille .
Les soupçons se dirigent rapidement vers le Caporal Brett Kincaid, l'ex fiancé de Juliet, la soeur ainée de Cressida .
En parallèle de ces recherches , J C Oates nous fait entrer dans l'histoire de ces personnages : l'opposition entre les deux soeurs : La belle ( Juliet ) et l'Intelligente mais laide (Cressida ) ;
l'engagement dans l'armée de Brett Kincaid comme une évidence pour cet homme jeune après les attentats du 11 Septembre mais son retour comme beaucoup d'autres soldats en homme brisé, blessé et infirme sans espoir de retrouver une vie normale et anéanti psychologiquement par ce qu'il a vécu .
La deuxième partie, peut-être la plus marquante : "le conte philosophique" avec la visite du couloir de la mort d'une prison de Floride par l'Enquêteur et la Stagiaire, un plaidoyer contre la peine de mort , une performance pour l'écrivain qui dénonce les vices du système carcéral actuel.
La dernière partie sous forme de parabole: le retour de l'enfant prodigue : c'est celle que j'ai la moins aimée, plus lente donc plus longue.
On ne sait pas vraiment à la fin du livre ce qui c'est réellement passé, sans doute que cela importe peu et ce n'est pas le but de l'écrivain de nous livrer une enquête policière en bonne et due forme.
Il faut noter également un style narratif particulier : les faits principaux sont donnés en préambule des chapitres puis J C Oates sonde en profondeur ses personnages pour donner une vision ciselée de l'âme humaine et de ses défaillances .
Donc, une nouvelle fois un roman marquant de J.C Oates !
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Renod
21 décembre 2015
Les Mayfield forment une famille exemplaire. Zeno et Arlette et mènent une vie bourgeoise dans un quartier cossu de Carthage, une ville de l'Etat de New York. Tout oppose leurs deux filles. Juliet, l'aînée, ancienne reine du bal des terminales du lycée, est radieuse, sans malice, sans ombre, naturellement heureuse. Quant à Cressida, la cadette, les gens qui connaissent les Mayfield la décrivent généralement comme intelligente, par opposition à sa jolie soeur. Elle est brillante, rebelle, pleine d'une ironie mordante. Plus tortueuse, elle a le sentiment d'être moins aimée que sa soeur. Elle souffre d'une jalousie qu'elle se refuse à avouer. Juliet est fiancée au caporal Brett Kincaid. D'origine modeste, Kincaid est un gars bien et un superbe sportif qui s'est engagé dans l'armée peu de temps après les attentats du 11 septembre. Il participe à deux reprises à la campagne d'Irak. Il reviendra de sa seconde mission grièvement blessé. Invalide, contraint de suivre un traitement très lourd, souffrant de stress post traumatique, il choisit de rompre les fiançailles. Peu après, au cours de l'été 2005, Cressida disparait dans la réserve forestière du Nautauga. Kincaid est retrouvé à proximité, ivre, sans connaissance, au volant de sa jeep. Cressida a été aperçue à ses côtés le soir de sa disparition. Quelques jours plus tard, il avoue le meurtre de la jeune fille. Ce fait divers va briser la vie de ces êtres. Mais le destin réserve parfois des surprises.
Dans "Carthage", Joyce Carol Oates se montre très critique vis-à-vis de l'engagement américain en Irak, la peine de mort et le système pénitentiaire. Elle s'emploie à détailler la complexité et les contradictions des psychologies de cinq personnages. Elle sait détailler avec brio la jalousie d'une soeur, le mal-être d'une adolescente, la désolation d'une famille face à la disparition d'un de ses membres, les différentes manières de faire son deuil, l'âme brisée d'un vétéran, l'éloignement d'un couple que tout unissait, le besoin de pardonner. Carthage est un roman parfaitement pensé et construit, intelligent et agréable à lire.

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MarjorieD
12 février 2017
Cressida est la cadette des soeurs Mayfield, l' « intelligente », la « pas jolie ». Une nuit de juillet 2005, elle disparaît dans la réserve du Nautauga (Adirondacks). Les recherchent s'organisent et tandis qu'à des km de là, emporté par la rivière, est retrouvé le petit pull rayé que lui a donné Juliet, sa soeur ainée. le caporal Brett Kincaid, l'ex fiancé de Juliet, s'accuse du meurtre de la jeune fille. le dernier à avoir été en contact avec Cressida, on l'a retrouvé le lendemain de la disparition, inconscient, au volant de sa Jeep qui révélera des traces de sang et des cheveux de la présumée victime…
Ça démarre comme un polar, ça a des airs de polar mais ce n'en n'est pas un et c'est dit dès le prologue :
« On ne m'aimait pas assez.
C'est pour ça que j'ai disparu. A dix-neuf ans. Ma vie jouée à pile ou face ! »
Carthage est un roman dense, complexe, non dans sa construction (roman-chorale, roman linéaire dans sa chronologie malgré les flash-backs nécessaires à la compréhension des personnages et de leurs motivations) mais par la richesse des thèmes et des idées -tranchées- de son auteur. Complexes aussi sont les personnages de ce roman :
Zéno Mayfield : le père, le mari, ancien maire de Carthage, progressiste et sceptique
« Il avait défendu le professeur de biologie, Cassidy, qui avait enseigné la théorie de l'évolution à l'exclusion du créationnisme –ou, plus exactement, tourné le « créationnisme » en ridicule et profondément offensé certains élèves –et leurs parents- chrétiens évangélistes »
C'est un homme fort et actif que la disparition de sa fille va presque briser.
Arlette Mayfield : la mère au foyer, l'épouse, qui trouvera dans la foi et le pardon une autre (raison de) vi(vr)e.
Juliet : la « jolie », celle que tout le monde adore, amoureuse de Kincaid et jalousée par sa petite soeur.
Brett Kincaid : un jeune homme qui s'est toujours efforcé d'être « quelqu'un de bien ». Mais il n'est pas né sous une bonne étoile. Un père qui a « servi » dans la première guerre du Golfe et qui s'est ensuite volatilisé ; c'est pour lui faire honneur qu'il ira faire la guerre en Irak d'où il reviendra broyé tant physiquement que moralement. Et une mère abandonnée par son conjoint, qui n'est plus que regret et amertume. Il a espéré trouver une famille, une vraie, en devenant le gendre des Mayfield.
Cressida, enfin, que j'ai plaint mais à laquelle je ne me suis pas attachée. Une enfant et puis une jeune femme qu'on a du mal à aimer parce qu'elle est incapable d'aimer et avant tout de s'aimer elle-même. Elle ira loin dans la (auto)destruction.
Par le prisme de cette famille et de ce microcosme qu'est la ville de Carthage, Oates nous dépeint la société américaine dans son ensemble au lendemain des attentats de 2001. J'ai vraiment eu la sensation qu'elle avait articulé son récit autour de ses opinions. Il est question de la famille, de religion, de foi, de pardon, de rédemption et de patriotisme. Carthage est un vibrant plaidoyer contre la peine de mort (Oates nous montre dans toute son horreur l'univers carcéral d'une prison de haute sécurité où ont lieu des exécutions capitales), contre ces guerres menées en Irak et en Afghanistan (certains passages sont insoutenables) sur des motifs fallacieux, au nom de la défense de la démocratie à laquelle certains ont cru sincèrement :
« Après l'attaque terroriste contre le World Trade Center, le printemps et l'automne 2002 avaient été une période de ferveur patriotique ; une période où la lucidité n'était pas de mise, surtout chez des jeunes gens comme Brett Kincaid, qui voulaient sincèrement défendre leur pays contre ses ennemis […] Difficile pour Zeno Mayfield qui avait atteint sa majorité dans les dernières années cyniques de la guerre du Vietnam de comprendre ce qui pouvait pousser un jeune homme intelligent comme B.K. à s'engager volontairement dans l'armée. Pourquoi, alors qu'il n'y avait pas de conscription ! C'était de la folie.
Il voulait « servir » le pays… le pays de qui ? Quel fils ou fille d'homme politique s'était engagé dans les forces armées ? Quels étudiants ? En 2002, déjà, on pouvait se douter que la guerre serait faite par les classes pauvres, sous la supervision du ministère de la Défense […] Brett avait été élevé dans une religion protestante quelconque-la méthodiste peut-être. Il n'était pas critique, curieux. Il n'était pas sceptique. Il voulait croire, et donc il voulait servir. »
Ceux qui en reviennent, brisés, broyés sont laissés pour compte :
« Les anciens combattants : le pays en était rempli. Dans les coins perdus des Appalaches, dans les communautés hispaniques de l'Ouest et du Sud Ouest, dans les États des Grandes Plaines comme dans l'est de l'état de New York, les anciens combattants de la croisade contre la terreur : blessés à peine ambulatoires, mutilés (visiblement ou invisiblement), « handicapés ». Quand il longeait la rivière en voiture jusqu'à la ville, traversait les quartiers ouvriers à l'ouest de Carthage, il en voyait de plus en plus souvent, des jeunes gens, de jeunes vieillards, appuyés sur des béquilles, en fauteuil roulant. Peau noire, peau blanche. Les victimes de la guerre. Maintenant que les guerres d'Afghanistan et d'Irak ralentissaient, les anciens combattants allaient être rendus à la vie civile, telles des épaves sur une plage après le reflux d'une grande marée.
En tant qu'homme politisé, progressiste, Zeno Mayfield était sensible à leur sort. Il savait que le gouvernement fédéral ne pourrait jamais dédommager ces hommes de tout ce qu'ils avaient sacrifié dans la naïveté de leur patriotisme. Mais en tant que père, il éprouvait une rage déraisonnable. Ces hommes avaient appris à tuer à la guerre et ils revenaient au pays avec leur appétit de meurtre et sa fille avait été assassinée par l'un d'eux, une machine de guerre devenue folle furieuse. »
En conclusion, j'ai vibré avec Carthage et j'aime son auteure même si je n'ai lu que quelques-uns de ses romans. Joyce Carol Oates fait partie de ces écrivains, de ces artistes, que me réconcilient avec les États-Unis d'Amérique et qui me font espérer : non, tout n'est pas perdu !
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Les critiques presse (1)
Telerama03 décembre 2015
La romancière met en scène un drame provincial pour sonder, avec sa clairvoyance rare, la psyché de l'Amérique contemporaine.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
tamara29tamara2909 septembre 2017
Il nous est nécessaire d’être farouchement aimé par une personne pour exister.
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RenodRenod15 décembre 2015
Difficile pour Zeno Mayfield qui avait atteint sa majorité dans les dernières années cyniques de la guerre du Vietnam de comprendre ce qui pouvait pousser un jeune homme intelligent comme Brett Kincaid à s’engager volontairement dans l’armée. Pourquoi, alors qu’il n’y avait pas de conscription ! C’était de la folie.
Il voulait « servir » le pays… le pays de qui ? Quel fils ou fille d’homme politique s’était engagé dans les forces armées ? Quels étudiants ? En 2002, déjà, on pouvait se douter que la guerre serait faite par les classes pauvres, sous la supervision du ministère de la Défense.
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RenodRenod17 décembre 2015
Il était malade de honte. Malade de culpabilité. Amassée en lui comme dans un égout bouché. Il ne pouvait s’en débarrasser.Mieux valait mourir. Mieux aurait valu mourir… « au combat ».Maintenant c’était trop tard. Il avait été tué mais n’était pas mort – pas tout à fait.
Un truc fabriqué à la vague ressemblance d’un être humain, voilà l’effet qu’il se faisait, une momie, un mannequin. Des bouts de vraie peau racornie comme du cuir, des touffes de cheveux comme dans un musée d’histoire naturelle.
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MarjorieDMarjorieD12 février 2017
Dans Friendship Park, sur les marches du majestueux belvédère victorien, une jeune femme se fait photographier dans une robe blanche éblouissante - une jeune mariée en fait, avec son compagnon [...] A mon insu, mon pied a relâché sa pression sur l'accélérateur, je ne m'en aperçois que lorsque Arlette me sort de ma rêverie: Oh oui, n'est-ce pas, qu'ils sont beaux!
Elle semblait vouloir en dire davantage. Oh oui, n'est-ce pas, qu'ils ont du courage de prendre ce risque?
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rkhettaouirkhettaoui09 octobre 2015
On ne veut pas décevoir ceux qui vous aiment ou qu’on aime. La solution la plus facile est toujours de les tuer, comme il est plus facile de tuer un civil qui risque de vous foutre dans la merde en portant plainte, plus facile que de négocier un accord, une fois que quelqu’un est mort il n’y a plus deux versions de l’histoire.
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Videos de Joyce Carol Oates (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joyce Carol Oates
Chronique animée en Stop Motion du roman "Confessions d'un gang de filles" de Joyce Carol Oates.
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