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ISBN : 2757864955
Éditeur : Points (20/04/2017)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 107 notes)
Résumé :
Avec Daddy Love, Oates emmène son lecteur aux frontières de l'horreur. Une horreur qui commence dans le centre commercial où Robbie, cinq ans, l'enfant chéri des Whitcomb, est enlevé sous les yeux de sa mère.Le ravisseur, un technicien du kidnapping, collectionne les petits garçons dont il se débarrasse dès qu'ils atteignent onze ou douze ans. Devenu « Gideon », Robbie va ainsi passer sept ans à « obéir » à Daddy Love afin de survivre aux traitements abominables que... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
07 septembre 2016
Pas besoin de mille pages pour marquer les esprits : Joyce Carol Oates n'y va pas pas quatre chemins pour conter l'horreur de la violence humaine.
L'entrée en matière est surprenante. après avoir parcouru le premier chapitre, on a un doute : c'est avec les mêmes mots que débute le deuxième chapitre! Une erreur d'impression? Non, quelques mots différent et d'autres détails arrivent. Même chose pour les deux chapitres suivants : un exercice de style? Cet artifice donne finalement du relief à la scène inaugurale, et la transforme en obsession, en rumination inévitable que génère tout drame, pour reconstruire ce que l'histoire aurait pu être si….
Le rapt de l'enfant et l'accident de sa mère sont alors mis de côté pour que l'on passe du côté de la victime. Sans pudeur, L'auteur décrit avec précision et méticulosité le fonctionnement du prédateur, qui va formater son butin, le rendre conforme à son désir pervers, avec cruauté et jamais une once de compassion. C'est à la limite du soutenable.
Curieusement après avoir décrit le calvaire du petit garçon avec luxe détails, six ans s'écoulent et l'on comprend bien que la fin de cette relation dévastatrice est proche. L'enfant a perdu son charme, il est temps de le remplacer. C'est alors que l'auteur décrit avec adresse le ressenti de ce presque adolescent, des sentiments contradictoires faits de haine et d'un attachement proche du syndrome de Stockholm.
Pendant tout ce temps, six ans, la mère panse ses blessures physiques, celles de l'âme sont beaucoup plus tenaces et l'image de la petite main qu'il n'aurait pas fallu lâcher est là, bien présente et obsédante. La reconstruction d'un corps crée des douleurs avec lesquelles on peut vivre, la souffrance d'une absence quotidienne est beaucoup plus délétère.
L'issue de ce récit dense et riche, laisse par contre un sentiment d'inachevé, comme si l'auteur déléguait au lecteur la mission de s'en débrouiller; C'était déjà le cas avec Mudwoman.
C'est donc une construction assez originale que nous propose Joyce Carol Oates, avec ce début répétitif, puis deux périodes espacées de six ans et une fin pas vraiment finie….Au risque de ne garder le souvenir que des moments les plus pénibles.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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jujuramp
20 août 2017
Joyce Carol Oates.
Ca en jette quand même comme nom, non?
Bref, je m'attaque à cet auteur légendaire américain pour la première fois. Je n'ai pas été déçu du voyage.
Daddy Love, un homme monstrueux kidnappe des jeunes enfants puis les tue lorsqu' « ils deviennent trop « vieux ». Robbie Whitcomb va devenir sa prochaine victime et nous allons suivre son calvaire, ainsi que celui de ses parents.
L'écriture est fine. La psychologie des personnages approfondie. Rien que les 4 ou 5 premiers chapitres qui racontent tous la même scène décrite de plusieurs façons m'ont séduit. Puis elle m'a entraîné jusqu'à la fin dans cette terrible histoire. Il y a une puissance d'écriture chez elle qui emporte le lecteur.
Daddy Love, un livre marquant qu'on referme un peu soufflé. La force d'un grand écrivain.
Je pense dans les mois à venir me faire une cure de Oates. Mais l'oeuvre semble gigantesque ! Je ne sais où donner de la tête !!
Pour mon plus grand plaisir.
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Fleitour
23 octobre 2016
Un roman nécessaire sur le scandale de la pédophilie aux États Unis
Chet Cash, un évangéliste, au dessus de tout soupçon, est la figure centrale du livre de Joyce Carol Oates, Daddy love. Un prédicateur adulé est pris au coeur de l'horreur, au coeur du scandale de la pédophilie aux États Unis.
Ce pasteur, responsable de la tourmente d'une famille, anéantie par le mal absolu, prêche pourtant pour l'Église de l'espoir éternel.
C'est la militante autant que la romancière Joyce Carol Oates, qui dénonce ici le puritanisme de la société américaine, quand elle rend possible, une protection ou quand elle offre la couverture idéale à des individus, habités par la perversion, à des prédateurs sans scrupules.
Ce prélat n'est-il pas un homme charmant, dont les prêches subjuguent, il est bien intégré et même actif dans la société de kittatinny Falls; artiste admiré faisant des oeuvres en macramés appréciées dans toute la région. N'a t-il pas souffert ayant perdu sa femme et élevant seul cet enfant timide,  et particulièrement bien élevé, "il a quelque chose de moi dans les yeux"p117 !
Daddy love, du être, l'un des romans les plus délicats à écrire, de la très longue carrière littéraire de Joyce Carol Oates . C'est avec ses convictions qu'elle mène le débat, sa détermination s'exprime, sa parole s 'affirme devant toute la société américaine, trop souvent indifférente à ce douloureux problème, car elle ne peut pas se louper, elle veut être comprise, il faut être dans le vrai, sans fausse pudeur sans voyeurisme.
Patiemment elle nous prend par la main, celle du jeune Robbie, enlevé à l'age de 5ans, violemment, entre les mains de sa mère : "elle avait conscience de sa terrible perte. La main de l'enfant arrachée à la sienne. Maman avait dû lâcher prise."p. 27
Elle nous décrit toutes les manipulations de cet imposteur. Avec une patience de chat, le révérant cajole, punit Robbie, petit chiot que la bonne parole divine va dresser sans faiblesse, anonymement, froidement.
Les moments de tendresse viendront quand la docilité sera totalement installée, pasteur, d'un mouton appelé désormais Gidéon qui ne sait plus que bêler. Les douleurs, imaginées ne sont jamais décrites, juste le mot, saignement.
Un pas de trop, un geste cruel de trop, offrir un chiot à cet enfant qu'il appelle Missy, mais, pour mieux le crucifier ensuite en tuant Missy , sous ses yeux, pour une broutille, est-ce cela la cruauté évangélique du mont des oliviers, ou celle lâche d'un prélat qui se lasse de sa proie, pour mieux l'anéantir.
L'enfant se dédouble, le fils obéit, Gidéon est maintenant prêt à mordre. Gidéon verra poindre un autre espoir dans un sursaut de vengeance !
Chet Cash sera ce faux prélat jusqu'au bout, prédicateur d'une autorité supérieure, prêtre devant la justice des hommes, son avocat affirme : Mon
client reconnaît avoir agi en marge de la loi séculaire pour se conformer à une “loi morale supérieure”. le révérend Cash est
“non coupable” d'enlèvement ou de tout autre chef d'accusation
parce qu'il est “non coupable” d'avoir violé cette loi supérieure. ››
p182
Pour Joyce Carol Oates il fallait démontrer que le pasteur détruit de façon méthodique les fibres affectives d'un enfant. le réquisitoire est foudroyant comme sont ses analyses; on touche du doigt la capacité de Chet Cash totalement pervers de salir, d'assouvir pour son seul plaisir ses fantasmes les plus odieux.
Daddy Love est un livre noir, implacable, puissant, du Joyce Carol Oates et sa maîtrise des mots et sa connaissance de l'âme humaine.
Magnifique. Une intensité émotionnelle rarement atteinte, à vivre les souffrances et la douleur de parents déchirés.
Une vérité incontournable, un courage et une réussite.
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nannou71
19 mai 2016
Ce livre est perturbant.
Robbie, petit garçon de 6 ans est enlevé et séquestré par Daddy Love.
La 1ère partie du livre décrit l'enlèvement, puis les premiers jours de l'enfant en compagnie de Daddy Love. Ce n'est pas une narration descriptive traditionnelle. Il s'agit plutôt de ressentis, comme des souvenirs fugaces...
Dans la 2ème partie du livre, on saute directement 6 ans plus tard.
Puis la dernière partie du livre, on retrouve Robbie de retour dans la maison parentale.
Durant tout la lecture, on ressent un malaise. Chaque personnage est perturbé (on le serait à moins). On ressent ce malaise, mais aussi parfois de la colère face aux évènements.
Comment sortir de cet enfer ? Peut-on, peuvent-ils, en sortir indemnes ?
Ce livre nous questionne... mais y a t il des réponses ?
Ce roman noir est superbement écrit. On ne s'apitoie pas, on ressent. le style d'écriture n'est pas traditionnel, on se sent happé par la narration... Quelques secondes, un évènement se passe et le retour en arrière est impossible... On n'est pas maître de notre destinée, nous ne sommes à l'abri de rien...
+ Lire la suite
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zwyns
06 février 2017
Je viens de terminer cette lecture. Je reconnais de très bonnes critiques.
Si certaines personnes trouvent le roman de Jc OATES génial ,ce n'est pas mon cas .Pourquoi ? Je considère ce livre comme un roman à la sauce US ,c'est à dire complètement débile et convenu ,je n'ai jamais ,à sa lecture été complètement horrifié comme d'autres l'ont été...De plus , ce qui m'énerve c
hez nos chers amis US , c'est leur rapport avec la foi et leur croyance à la con.
Un roman à éviter
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Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
FleitourFleitour23 octobre 2016
Son avocat affirme : mon
client reconnaît avoir agi en marge de la loi séculaire pour se
conformer à une “loi morale supérieure”. Le révérend Cash est
“non coupable” d'enlèvement ou de tout autre chef d’accusation
parce qu'il est “non coupable” d'avoir violé cette loi supérieure. ››
p182
Commenter  J’apprécie          140
nannou71nannou7119 mai 2016
Elle n'avait pas cessé d'espérer - naturellement. Les désespérés ne cessent pas d'espérer, c'est une preuve de leur désespoir.
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zwynszwyns31 janvier 2017
Une femme est une nécessité . Impossible d'y couper , qu'on le veuille ou pas .
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AriAri09 mai 2017
Le véritable désavantage, c'est que tu attribues le reste de ta vie - chaque humeur, chaque passage à vide - à cette catastrophe. Tu es incapable d'imaginer une autre vie. Il n'y a que celle-là. Tu n'as pas de perspective.
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FleitourFleitour23 octobre 2016
Ministre chrétien dévot, un "homme de Dieu", qui avait sauvé ces garçons de parents maltraitants; il avait sauvé le petit Robbie Whitcomb d'une
"mauvaise mère" et le garçon lui était reconnaissant de l'avoir recueilli.
Telle serait la défense de Cash à son procès.
p182
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Videos de Joyce Carol Oates (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joyce Carol Oates
Chronique animée en Stop Motion du roman "Confessions d'un gang de filles" de Joyce Carol Oates.
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