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ISBN : 2848767022
Éditeur : Philippe Rey (04/10/2018)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 302 notes)
Résumé :
Des larmes me piquaient les yeux. Pas les larmes provoquées parle coup de téléphone de ma mère, la veille, mais les larmes de bonheur de mon rêve. Car la voix de mon professeur Andre Harrow était la voix même de mon rêve, sans aucun doute possible. Tu seras aimée, Gillian. Je prendrai soin de toi. "


Un campus féminin, dans la Nouvelle-Angleterre des années 1970. Gillian Bauer, vingt ans, brillante étudiante de troisième année, tombe amoureuse ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  19 décembre 2017
On est chez Oates et déjà, le titre (de l'édition française) de cet ouvrage donne le ton.
Nous sommes en 1975, Gillian Brauer, entichée de son professeur de littérature, se prend de passion pour les cours qu'il anime au détriment de tout le reste.
On est chez Oates donc c'est vénéneux, parfois gênant, souvent non dit mais terriblement là. le lecteur est mal à l'aise. Autant par ce qu'elle raconte que par tout ce qu'elle nous laisse deviner.
Les étudiantes ici semblent manipulées pour dévoiler leur intimité, exciter un professeur et son épouse aux moeurs particulières. de leur fantasme à la réalité, on ne sait parfois où situer le récit.
On est chez Oates donc c'est terriblement bien écrit. Ce qui d'ailleurs me fascine chez elle, cette manière unique de raconter une histoire, un sentiment, un égarement.
Ici, il s'agit bien de « pourritures » mais elles n'ont rien de délicieuses. Pourtant, on se surprend à tourner les pages et à voir arriver cette fin attendue. Cet embrasement.
Ma découverte de la bizarre, de la géniale, de l'affolante Joyce Carol Oates continue …

Lien : https://labibliothequedejuju..
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marina53
  28 mai 2014
Paris, février 2011. Alors qu'elle arpentait les couloirs du musée du Louvre, Gillian s'arrête devant un totem de plus de trois mètres de haut et reste coite et stupéfaite devant cette statue. Cette dernière lui rappelle en effet ces années où elle était étudiante au Heath Cottage dans les monts Berkshire. Prise de frisson, elle manque de s'évanouir...
Heath Cottage, février 1976. La jeune Gillian Bauer en est à sa troisième année au sein du Catamount College. Brillante élève, elle suit assidûment ses cours, notamment celui de littérature enseigné par Andre Harrow. Homme charismatique au charme certain, la plupart des étudiantes craquent pour lui et n'hésitent pas à se mettre en avant pour se faire remarquer. Homme marié, sa femme, Dorcas, est également très populaire. Sculptrice de renom, ses oeuvres à caractère sexuel font débat et intriguent. Ses grandes statues en bois étaient considérées par certains comme outrageuses, dépravées et laides. Ce couple hors norme pourtant fascinait, de par leur manière de vivre et leur liberté de penser. Celui-ci prenait parfois sous son aile de jeunes étudiantes qui servaient d'assistantes à Dorcas et voyageaient avec le couple. Amoureuse d'Andre, Gillian va tout faire pour attirer son attention...
Très vite, on pénètre dans une ambiance glauque, parfois malsaine ou pesante. Entre Andre, le professeur qui tente de mettre à nu ses élèves en les invitant à se dévoiler via leur journal intime, Dorcas, femme volontaire et énigmatique, les alarmes incendie qui se déclenchent en pleine nuit installant ainsi un sentiment d'insécurité et de méfiance ou certaines élèves qui décident de se couper les veines, l'atmosphère est tendue, la tension palpable et une certaine forme de jalousie ou d'animosité s'installe progressivement. Les personnages sont énigmatiques et noirs au possible jusqu'à cet improbable perroquet. Ce court roman décrit sans expliquer, survole plus qu'il n'approfondit et laisse un sentiment malsain une fois la dernière page tournée. L'écriture est sèche et hachée. Cette première découverte de Joyce Carol Oates ne m'aura pas totalement convaincue.
Délicieuses pourritures... tout un poème...
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palamede
  31 juillet 2016
En 1970, à Catamount College, Massachussets, presque toutes les étudiantes de la classe de littérature sont amoureuses de leur professeur.
Il faut dire qu'André Harrow est charismatique et ne fait rien pour décourager l'engouement de ses élèves. Bien au contraire. Il pousse les jeunes filles à livrer leurs pensées les plus intimes dans un journal et à les partager en classe. Avec la complicité de Dorcas, son épouse sculptrice, il en convie même certaines à venir chez eux. Gillian Bauer fait partie des heureuses élues. Mais après avoir vécu ce qui se cache derrière ces invitations, la vie de la brillante étudiante bascule.
Délicieuses pourritures est le roman de l'adolescence et de ses vulnérabilités. Joyce Carol Oates y décrit parfaitement la fragilité de jeunes gens confrontés à des adultes manipulateurs. Si l'auteur rend hommage au grand D. H. Lawrence et à sa poésie érotique, ce n'est pas pour justifier ce type de comportement. Elle dénonce au contraire, avec beaucoup de finesse, la perversité de ceux qui profitent de leur autorité pour abuser les plus fragiles.
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Crossroads
  22 octobre 2012
Gillian , 44ans , éprouve un choc en visitant le Louvre et plus particulièrement en posant son regard sur une statue lui rappelant instantanément sa troisième année passée à Poudlard , heuuu , Heath Cottage , école de filles de la Nouvelle-Angleterre .
Elle a désormais 20 ans , se revoit entourée de ses amies qui , comme elles , sont alors sous le charme d'André Harrow - signifiant flèche en français , clin d'oeil ironique d'une rare finesse a Cupidon j'imagine... - professeur de littérature DSKophile et élément déclencheur de ce roman . Excusez la tenue , je sors de la douche...
Bon , j'ai pas été emballé plus que ça pour tout dire . Il n'est pas rare , dans la littérature , que de jeunes adultes voient leur amour immodéré , pour tel ou tel professeur , contrarié . Prof qui , comme de bien entendu , repoussera gentiment mais fermement leurs avances , question de déontologie aidant . de plus , André est marié à Dorcas , sculptrice se complaisant dans la réalisation d'oeuvres à caractere sexuel toutes plus laides les unes que les autres...Nom d'une pipe !
Ici , tous les codes sont inversés . André , au contraire , attisera volontairement tous ces sentiments naissants , encouragera ses courtisanes à dévoiler leurs pensées les plus intimes , allant même , aidé en cela par sa douce moitié , jusqu'à instaurer un système de favorites ayant alors le triste mais si envié privilège de séjourner quelques jours dans la maison familiale...André et Dorcas font alors figure de modèles que l'on se doit de cotoyer a tout prix et le prix est élevé !
S'en suivront immanquablement des jalousies entre filles , des amitiés malmenées , le but ultime étant de devenir la favorite attitrée . Wuaouh , trop bo le prauf , ce sera trop de la balle si je pouva lui tapé dans l'yeux...soupir...
Le point intéréssant de ce bouquin , c'est son complet anti-conformisme ! 20ans , le bel age pour s'ouvrir à l'amour...et non pas à la noirceur des âmes et des corps en succombant à un grave André graveleux au possible , Dorcas n'étant pas en reste , son travail étant l'exact reflet de son ame...Connaissez-vous Saint-Claude ?
Récit , de plus , émaillé régulièrement d'alertes incendie - de jeunes pyromanes en herbe ayant surement pris au pied de la lettre Allumez le Feu d'un jauni Johnny chaud comme la braise, wok'n'woll ! - incendies mysterieux légitimant une conclusion des plus logique...
Amateurs de belles histoires Harlequin champion de l'amourgloireetbeauté au romantisme exacerbé , passez votre chemin...Tout comme ces jeunes nymphes , j'ai moi-même été en fleur..comment ?...à Honfleur ?...au temps pour moi...
Un livre malsain sur l'éveil des sentiments amoureux , le coté poétique en moins...Jeu pervers du chat et de la souris à l'issue surprenante..
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TheWind
  19 septembre 2015
Mon premier Oates...
Pour une première rencontre avec cette auteure américaine, on va dire que je ne suis certainement pas tombée sur l'un de ses meilleurs romans car je n'ai pas été emballée plus que cela !
Gillian Brauer, jeune femme de 20 ans étudie à Catamount College, université réservée aux filles, dans le Massachussets.
A l'instar de son journal intime, elle dévoile sa passion dévorante pour son professeur de littérature, Andre Harrow, qui n'a pas pour son pareil pour déclamer des poèmes à merveille et enflammer par la même occasion le coeur de ses jeunes étudiantes.
Ambiance campus américain ? Non, pas franchement...En tout cas, ce n'est pas vraiment l'idée que je m'en fais.
Ici, l'atmosphère est mystérieuse, un brin étouffante et pesante mais surtout glauque et sulfureuse. Entre totems aux formes érotiques prononcées, poésie voluptueuse et professeur libidineux, j'avoue que le sujet ne m'a pas transcendée.
Certes, les émois et désarroi des jeunes étudiantes sont évoqués de façon fort habile. A peine effleurés, susurrés du bout des lèvres de façon si insidieuse entre les lignes que le lecteur ne peut leur échapper. Mais cela n'a pas suffi à faire de moi une lectrice comblée.
Cela dit, je ne m'avoue pas vaincue. Un autre roman de Oates m'attend sur ma table de chevet. Espérons que celui-ci saura me séduire !
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   19 août 2016
Andre Harrow était verbeux, tyrannique. Il était gentil et condescendant. Il ne cessait de nous interrompre tout en nous exhortant à « dire ce que nous pensions, si ne voulions pas que quelqu’un le fasse à notre place ». Lorsqu’il parlait, il s’animait et transpirait ; il essuyait son visage empourpré et son nez, d’un revers brusque de la main ; il dégageait une franche odeur de transpiration masculine, comme un cheval surmené.
À la différence de nos autres professeurs qui pendant les cours restaient assis ou plantés derrière leur pupitre, M. Harrow bondissait sur ses pieds chaque fois qu’une idée lui venait. Il marchait de long en large en faisant de grands gestes, parlait avec animation, le visage luisant. Ses yeux cherchaient les nôtres.
À Catamount, on pensait qu’Andre Harrow savait « tout ». C’est-à-dire, tout ce qui valait la peine d’être su. Les aphorismes de Nietzsche, déclamés staccato : « Ce qui est fait par amour se fait toujours par-delà le bien et le mal » ; « Il n’y a pas de phénomènes moraux, seulement une interprétation morale des phénomènes ». Il récitait des poèmes de Blake, Shelley, Whitman, Yeats et Lawrence avec une telle ferveur que l’on comprenait que la poésie valait que l’on meure pour elle. Pourtant M. Harrow n’était pas lui-même poète, semblait-il. Nous nous demandions pourquoi.)
M. Harrow s’habillait décontracté, mais avec une certaine recherche. Il portait des jeans avec des blazers bleus en cachemire, des pantalon kaki avec de beaux pulls tricoté main. Il portait des tee-shirts noirs qui épousaient son torse étroit bien musclé ; il portait une ceinture de cuir ornée d’une boucle d’argent proéminente qui attirait l’attention sur sa taille presque anormalement fine. Il portait des joggeurs, des chaussures de marche. Par temps chaud, des sandales. Les jours même à peine ensoleillés, des lunettes d’un noir tropical, comme si la lumière lui blessait les yeux.
Son humour pouvait être cruel (il citait certains de nos vers pour souligner leur faiblesse) mais il n’était jamais méchant. Si nous essuyions une larme, si nous nous mordions les lèvres pour ne pas pleurer, nous étions aussi flattées.
Il s’intéresse à moi. Il pense à moi. Je compte pour lui.
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scarlett12scarlett12   05 février 2018
M.Harrow disait en conclusion : "Lawrence nous enseigne que l'amour - l'amour sensuel, sexuel,charnel - est notre raison d'exister. Il détestait l'amour de "devoir" ... pour les parents, la famille, la patrie, Dieu. Il nous dit que l'amour devrait être intense, individuel. Pas illimité. Cet amour illimité sent mauvais"
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CyclamenCyclamen   27 janvier 2013
Dois-je avouer que j'aurais aimé fumer, moi aussi? La pratique me paraissait sophistiquée, séduisante. J'enviais l'assurance avec laquelle Dominique et Marisa faisaient glisser paquet de cigarettes et briquet de leur sac à main sur la table. J'enviais la nonchalance avec laquelle les fumeurs s'offraient des cigarettes, ou en demandaient; la jalousie me perçait le coeur lorsque je voyais Marisa, cheveux soyeux tombant sur le visage, accomplir ce rituel érotique consistant à approcher sa cigarette, serrée entre ses lèvres maquillées, de l'allumette enflammée de M. Harrow, oser mettre ses petites mains en coupe autour de la sienne, puis inhaler avec volupté. "Merci, Andre!" J'enviais les fumeurs mais ne pouvais les imiter; la fumée me piquait les yeux et me faisait tousser. J'étais une enfant jouant avec des jouets d'adultes.
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FRANGAFRANGA   27 novembre 2012
Dominique (qui, comme d'autres filles de Catamount, avait une provision de pilules pour chaque occasion) me proposa un "bennie" - de la Benzédrine ? - pour me remonter le moral. Non merci ! répondis-je catégoriquement.
Je voulais affronter les yeux ouverts ce que l'on appelle la réalité.
J'en ai fait un des principes de ma vie;
Je me demande parfois si la décision était sage.
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marina53marina53   28 mai 2014
Dans l'amour de loin, il faut inventer tant de la vie. Dans l'amour de loin, on apprend les stratégies du détour.
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