AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782848768366
Éditeur : Philippe Rey (17/09/2020)
3.95/5   11 notes
Résumé :
Une plongée intrigante dans les univers troubles de personnages aux limites de la folie

Une célèbre peinture d’Edward Hopper prend vie : il est 11 heures, une femme nue, chaussée de talons hauts, le regard tourné vers une fenêtre, attend un homme. Au même moment, celui-ci est en route pour honorer ce rituel quotidien, tandis que le lecteur pénètre l’esprit des deux amants, chacun empreint pour l’autre de désir, de dégoût et de haine...

... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
kuroineko
  22 novembre 2020
Un nouveau livre de Joyce Carol Oates, j'aurais simplement envie de dire: "ouvrez et lisez." La déception ne figure pas au programme de l'auteure. Mais là, force m'est de reconnaître une subjectivité certaine.
Donc avis subjectif certes. Pas forcément aveugle pour autant. Dans Femme à la fenêtre et autres histoires à suspense (six en tout), Mme Oates fait montre de son talent à tisser des récits prenants et qui interpellent souvent. Ses sources d'inspiration et les thèmes abordés sont divers. Ainsi la nouvelle éponyme, la première du recueil, s'inspire d'un tableau de Hopper de 1926.
Le ton de chaque histoire diffère également, tantôt sombre, tantôt angoissant ("Les maigres bêtes de la nuit" se révèle particulièrement réussie de ce point de vue), tantôt d'une ironie féroce.
Toutes comportent suffisamment d'intérêt et de qualités pour rendre la lecture de l'ensemble formidable et immersive. Ma préférence irait sans doute à la nouvelle "Le sujet expérimental", récit palpitant, dérangeant et posant nombre de questions sur la recherche scientifique. Et pourtant, aussi odieux nombre de propos soient-ils, l'histoire est grandiose. On y retrouve des thèmes qu'elle a traités, selon des approches différentes, dans d'autres ouvrages. Ainsi que des personnages qui semblent non pas sortis de son imagination mais vivant sous son oeil d'une acuité sans pareille.
Et toujours dans un style éblouissant! A désespérer tout(e) aspirant(e) à l'écriture.
Que dire de plus? Bonne lecture à tous!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          420
Loulouread
  14 mars 2021
Cinq nouvelles de la grande écrivaine américaine Joyce Carol Oates qui sait si bien raconter la vie et ses méandres sans conter fleurette, croyez moi. Des histoires lourdes de sens, des histoires complexes avec des protagonistes aux limites de la folie.
Maladies qui rongent, taches de naissance qui défigurent, tout est prétexte à mettre en lumière le mal être des personnages. On sent beaucoup de souffrance et de chagrin, parfois de la résilience, mais chacune des nouvelles nous fait entendre des voix de tête et des clameurs de coeur. La première nouvelle : Femme à la fenêtre s'inspire d'une peinture d'Edward Hopper, la dernière : Les maigres bêtes de la nuit, contient des passages de l'oeuvre de H.P. Lovecraft. Les histoires sont troubles et mystérieuses mais gardent continuellement l'intérêt.
Commenter  J’apprécie          60
Emino89
  17 mai 2021
Je suis une grande fan de JCO (environ 40 ouvrages lus à ce jour). Ces six nouvelles sont typiques de cette romancière fabuleuse (en toute objectivité!) : les contours de la folie, les phénomènes d'emprise et d'obsession y sont décortiqués avec brio. Ainsi par exemple le tableau d'Edward Hopper, « La femme à la fenêtre » (1926), prend-il vie subrepticement, des amants se haïssent sans geste (quoique..) et mot dire, une femme simple est utilisée comme cobaye à ses dépends pour créer un être hybride, etc. On est entre la science-fiction, le fantastique, le naturalisme, la psychologie, et l'angoisse comme l'ironie (cruelle bien souvent) affleurent à chaque page. La recette est parfaite, tout comme la traduction : le début de chaque histoire semble anodin, puis par touches successives et terriblement habiles, la créatrice tisse sa toile autour d'abus divers, physiques et/ou psychologiques. A quand le prochain (gros) opus de JCO?
Commenter  J’apprécie          10
JAMES1958
  12 octobre 2020
Six nouvelles qui traitent des abus physiques comme morales avec la plume de JCO.Ca commence toujours bien et petit à petit ça se gatte.6 nouvelles a lire absolument.
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
LouloureadLoulouread   14 mars 2021
L’impératif naturel de reproduire son espèce, de répliquer son ADN avec la génération suivante, n’est jamais moins évident que dans le comportement sexuel du chimpanzé. Qui ne contient rien de romantique, juste de l’énergie, du zèle, de l’application et de la répétition.
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   10 octobre 2020
Le savoir engendre le désir. De sa vie d’avant, quand il était vivant, il se souvient.

Malgré tout, il est excité d’avoir découvert la jeune femme. Jusque-là sa journée a été semée d’embûches, à commencer par ses douloureuses crampes à la jambe avant l’aube, son désarroi d’avoir été réveillé si tôt, et la perspective de cette interminable plage de temps qui s’étirait devant lui.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   10 octobre 2020
Sans compter que la beauté de l’épouse s’est envolée. Elle a les traits fondus d’une femelle d’un certain âge. Le visage qui s’affaisse, le corps qui s’affaisse. Il a fantasmé sur la mort de sa femme (par accident – sans que ce soit sa faute) qui lui permettrait de toucher la police d’assurance : quarante mille dollars net. Si bien qu’il serait libre d’épouser l’autre.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   10 octobre 2020
Ce qu’elle ne peut pas lui pardonner : sa façon de se détacher d’elle dès que c’est fini.
Sa peau collante, ses jambes poilues, les plaques de poils rêches sur ses épaules, sa poitrine, son ventre. Elle aimerait qu’il la prenne dans ses bras et qu’ensemble ils glissent dans le sommeil, mais cela se produit rarement. Déteste la façon dont ses jambes sont agitées de tics nerveux. Déteste avoir la sensation qu’il la renifle. Sa façon d’avoir envie de s’écarter d’elle le plus vite possible dès qu’il a joui, le salaud.
Un homme a désespérément envie de faire l’amour, et puis tout à coup c’est fini – il se retrouve seul dans sa tête avec ses pensées, et elle avec les siennes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   10 octobre 2020
Elle qui n’a jamais fait de mal à personne de toute sa vie ! Même enfant elle ne se battait pas avec les autres, ou du moins pas souvent. Ou du moins pas dans ses souvenirs.

C’est lui l’oppresseur. Lui qui a assassiné ses rêves.

Lui qui doit être puni avant de pouvoir la quitter.

Chaque fois qu’elle a caché les ciseaux, elle s’est rapprochée encore un peu plus (croit-elle) de l’instant où elle s’en servira. Juste poignarder, poignarder, poignarder, de la même manière qu’il s’enfonce brutalement en elle, dans son corps, se servant de son corps, le visage affreusement déformé, terrible à regarder.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Joyce Carol Oates (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joyce Carol Oates
Writer Joyce Carol Oates at home - Profiles - The New Yorker In this video, Joyce Carol Oates discusses writing, her daily routine, and her idea of her own personality.
autres livres classés : edward hopperVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Joyce Carol Oates (difficile si vous ne connaissez pas son oeuvre)

Un des nombreux romans de Joyce Carol Oates est consacré à Marilyn Monroe. Quel en est le titre ?

Corps
Sexy
La désaxée
Blonde

10 questions
311 lecteurs ont répondu
Thème : Joyce Carol OatesCréer un quiz sur ce livre