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Claude Seban (Traducteur)
EAN : 9782848761497
380 pages
Éditeur : Philippe Rey (01/10/2009)
3.45/5   322 notes
Résumé :
Genna et Minette partagent une chambre sur le campus. Et c'est tout ce qu'elles ont en commun. Minette est aussi noire, indomptable et solitaire que Genna est blanche, timide et généreuse. Fascinée, Genna fait son possible pour fendre la cuirasse de Minette et devenir son amie. Observant la menace des violences racistes croissantes, elle est sa seule alliée ; pourra-t-elle la sauver ?
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Critiques, Analyses et Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
3,45

sur 322 notes

Piatka
  18 août 2013
Deux jeunes filles se retrouvent co-chambres à l'université dans une ville de la côté est des États-Unis dans les années 70 : l'une est noire, Minette Swift, disgracieuse, antipathique et fille de pasteur ; l'autre est blanche, Genna Meade, riche, descendante du fondateur de la fac, affublée de parents ultra-libéraux distants. Tout ou presque les oppose et dès le début on apprend que l'une d'elle va mourir.
Avec ce canevas, J. C. OATES tisse alors une histoire captivante pour tenter de comprendre ce qui s'est passé. Bien sûr, comme l'opposition du titre le suggère, le racisme est présent, et la jeune fille noire est l'objet de brimades, mais qui les lui inflige ? le doute finit par s'installer : les étudiantes qui l'ont prises en grippe ou elle-même ? Genna, fortement culpabilisée par sa situation privilégiée, tente de venir en aide à Minette, qui refuse tout soutien.
Au-delà du thème évident du livre, je préfère penser que l'auteur a voulu surtout décrypter les tourments des adolescentes, leurs interrogations face à l'avenir, leurs sombres états d'âme, et tenter de cerner au plus près le quotidien de deux jeunes filles perturbées juste avant leur immersion dans la vie adulte.
L'écriture de J. C. OATES est comme toujours directe, précise, sans fioritures, son style percutant voire féroce, elle immerge son lecteur dans une histoire sombre et ambigüe qui ne laisse pas indifférent et qui est au demeurant fort bien construite.
J'ai lu ce roman il y a déjà quelques temps, et son souvenir reste tenace, preuve pour moi d'une force narrative certaine. Quand cet immense écrivain américain recevra-t-elle enfin le prix Nobel, pour lequel elle a été sélectionnée déjà deux fois ?
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Pancrace
  09 mai 2021
Décolorés les messages du ciel,
Les évidences déteintes au soleil,
Fané le rouge sang des enfers,
L'Eden un peu moins pur, un peu moins clair,
Souillé, taché, le blanc des étendards,
Brulé le vert entêtant de l'espoir,
Ternis, les gentils, troublants, les méchants,
Les diables ne sont plus vraiment noirs,
Entre gris clair et gris foncé…
En demi-teinte, en clair-obscur JCO sonde, perfore, mine, ronge et ravage pareil au Caravage au nom de tout ce qui les sépare.
Fille Noire, Minette – Fille Blanche, Genna.
University Schuyler College, 1974
Première année d'études. Même chambre. Minette va mourir.
Malaise, « NEGROT GO HOME » Qui en veut à cette fille de pasteur ? Qui en veut à l'introvertie noire, très chrétienne, antipathique, boursière, renfrognée, butée, fermée et sûre d'elle comme une huitre avant que le couteau ne trouve la faille ?
Surement l'Amérique toute entière ou tout simplement ses voisines plus claires, moins foncées, plus chics, moins modestes ?
En tous cas pas Genna ! La fille blanche, très aisée, à la mère hippie déjantée et au père, avocat anti-Vietnam, anti-Nixon et activiste politique toxique. Elle est de surcroit, arrière-petite-fille du créateur de cette université guindée au code d'honneur rigoriste.
JCO décortique, analyse l'accablement, le harcèlement, le poids des relations familiales, les tensions raciales jusqu'à faire suer les mots et répandre l'odeur âcre du racisme.
Genna se doit de protéger Minette à tout prix, de par son éducation endosser la rédemption de son pays, s'absoudre de l'aisance que Minette ne connaitra jamais. Accepter sans vaciller de porter le fardeau oppressant des agissements et des manigances politiques de son père et de la défaillance et de la désinvolture de sa mère.
Ce roman est émouvant, captivant, parfois même envoutant, sa lecture demande une attention soutenue pour en saisir les finesses par le menu. Ne croyez pas qu'il soit un polar ni même un thriller, c'est une introspection dans les choix, dans les principes sournois, les volontés et les combats, dans la culpabilité et la bêtise comme JCO sait si bien l'écrire et le décrire, c'est un chant miné de la dissonance de deux destins, une symphonie raciale, un « Ebony and Ivory live together in perfect cacophony » dont JCO se fait la voix de tête. « This is The Voice » !!!
Et je te veux dans mon équipe…

Préambule de J.J.Goldman
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Nastie92
  11 avril 2021
Ouvrir un roman de Joyce Carol Oates est tout sauf un geste anodin.
Aucun de ses textes (du moins ceux, nombreux, que j'ai lus jusqu'à présent) n'est banal. Aucun n'est lisse.
Ses écrits ont toujours un sens, un but, même si le chemin pour y parvenir n'est pas toujours rectiligne.
Le thème majeur de Fille noire, fille blanche est annoncé dans le titre de ce livre écrit en 2006, dans lequel deux étudiantes sont amenées à partager une chambre dans la résidence universitaire d'une université prestigieuse.
L'une est noire, l'autre est blanche.
L'une est boursière, l'autre est d'un milieu très aisé.
L'une est très croyante et fille de pasteur, l'autre est profondément athée.
L'une n'a que faire de la politique, l'autre vient d'une famille dans laquelle on croit à « l'amélioration de l'humanité par des moyens sociaux et politiques »
Minette (drôle de prénom !) et Genna sont radicalement différentes.
Joyce Carol Oates n'est jamais manichéenne et dans ce roman, spécialement, elle balade sur une ligne de crête son lecteur qui ne sait pas sur quel pied se tenir.
Tout aurait pu être simple : Minette, gentille étudiante, aurait été victime de racisme tandis que Genna aurait au mieux ignoré, au pire martyrisé, cette colocataire imposée qui n'est pas de son milieu social.
Oui, tout aurait pu être simple... mais simpliste et sans intérêt.
Minette n'est pas franchement sympathique. Elle est capricieuse et imprévisible. C'est elle qui se comporte comme une petite fille gâtée, et non Genna contrairement à ce que l'on pourrait attendre.
Lorsqu'elle est victime d'actes malveillants dont on ne connaît pas l'origine, je me suis presque dit qu'elle le cherchait un peu... avant de culpabiliser aussitôt.
Pire : lorsqu'au fil des pages ces actes se répètent, j'ai fini par me demander si ce n'était pas Minette qui mettait tout en scène... avant de culpabiliser aussitôt.
Joyce Carol Oates m'a mise dans une drôle de position. Une position très inconfortable parce qu'aucune réponse n'a été donnée aux nombreuses interrogations qui ont surgi dans mon esprit.
Mais cet inconfort a été stimulant. C'est lui qui m'a poussée à avancer... et à m'interroger encore.
Non, l'auteur ne donne aucune réponse, ou si réponses il y a, celles-ci sont tellement bien cachées que je ne les ai pas trouvées.
Mais peu importe : l'essentiel est le questionnement.
Fille noire, fille blanche... mais ne peut-on penser que ce qui sépare les deux étudiantes n'est pas la couleur de peau mais tout simplement leur personnalité ? Leur caractère, leur comportement ? Tout ce qui fait l'essence d'un être humain, finalement.
Fille noire, fille blanche... et si le titre était trompeur ? Cela ne m'étonnerait pas de la part de Joyce Carol Oates qui se joue de son lecteur avec brio dans ce livre déconcertant qui me trotte encore dans la tête quelques semaines après sa lecture.
PS : Si ce livre avait été mon premier roman de Joyce Carol Oates, je pense que je ne l'aurais pas aimé.
Là, avec l'habitude des écrits très particuliers de cette grande dame, j'ai sans doute perçu des choses à côté desquelles je serais passée sinon.
Je ne le conseille pas du tout pour découvrir cet auteur. À réserver aux "initiés" !
Merci à latina et Annette55 dont les commentaires m'ont inspiré ce post-scriptum.
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Witchblade
  24 juin 2019
J'avais pioché ce livre dans la bibliothèque de mon ex-belle-mère. Je connais l'auteur de nom, j'avais essayé plus jeune de lire « Les Chutes » mais je n'avais pas du tout adhéré à son style et abandonné assez vite celui-ci. Un de mes tout premiers livres abandonnés d'ailleurs… En le voyant dans sa bibliothèque, j'ai donc voulu lui redonner une chance, le résumé m'intriguait. Il a été sorti de ma PAL à l'occasion d'une LC avec Chabe37, à qui je l'avais pioché pour le mois de Juin.
On alterne les périodes dans le temps en compagnie de Genna, une jeune lycéenne blanche. Elle nous parle de sa vie, de sa famille de hippie, de son école, de sa colocataire noire… C'est long, trop de temps est pris pour présenter le contexte et pour ma part, particulièrement imbuvable. J'ai eu du mal à lire pendant la semaine car plusieurs grosses journées de boulot étaient prévues pour organiser une journée spéciale. du coup, le soir, j'étais trop crevée pour lire et je ne m'y suis réellement penchée que ce week-end. En relisant le résumé, je me demande bien pourquoi je l'ai pris, ce n'est pas du tout mon style de lecture. Peut-être à cause de l'auteur pour essayer à nouveau ou pour essayer de nouvelles lectures. À cause du titre, je pensais trouver un livre du genre de « Sweet Sixteen », récent coup de coeur sur la condition des Noirs au milieu des Blancs en pleine ségrégation raciale. Mais le style n'est vraiment pas le même et c'est long et insipide à lire. Malgré la LC , je ne vais pas me forcer à le finir… J'ai fini par le lire en diagonale tant je ne supportais plus le style de cette auteur, trop de choses répétées, trop d'informations pour replacer l'histoire dans un contexte historique… Ce n'est vraiment pas une période qui m'intéresse en plus… J'ai moins lu la fin en diagonale car je voulais quand même connaître l'incident qu'avait subi Minette, la couverture en donne une vague idée. Par contre, tous les passages sur les parents de Genna étaient allègrement sautés, une génération et des idées vraiment bizarres…
Comme vous l'aurez compris, ce livre a été une grosse déception mais ça fait toujours un de moins dans ma PAL. Par contre, maintenant, je fais définitivement un trait sur cette auteur, 2 essais que je n'ai pas pu lire jusqu'au bout, je pense que son style n'est vraiment pas pour moi. Je vous conseille néanmoins de la découvrir pour vous en faire votre propre idée, vu le nombre de livres à son actif, je pense qu'elle a quand même un certain succès. Pour ma part, je vais continuer à trier ma bibliothèque.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Gwen21
  03 septembre 2020
"Fille noire, fille blanche" est un étrange roman non exempt d'une certaine sensibilité qui le rend attachant malgré une structuration narrative déconcertante et un style qui pour être talentueux n'en demeure pas moins intriguant.
Comme pour "La fille du fossoyeur", j'ai trouvé une certaine lourdeur de forme au récit et j'ai parfois eu du mal à avancer, sans pourtant vouloir renoncer à aller au bout de cette lecture exigeante.
Genna est blanche, issue d'une famille aisée, "radical chic" ; son père, avocat s'étant illustré dans de nombres combats, notamment contre la guerre au Vietnam. Minette est noire, fille de pasteur, boursière. Les deux jeunes filles font chambre commune en 1974 dans la résidence universitaire du Collège fondé par l'aïeul de Genna. Cette dernière, bien que consciente de ce qui les oppose, à commencer par la couleur de peau, décide que Minette et elle seront meilleures amies, voire soeurs. Mais le comportement de Minette et son évidente mauvaise volonté vont ébranler les convictions et la résolution de Genna.
"Fille noire, fille blanche" est un roman dans lequel deux solitudes ne parviennent pas à s'associer, reflet de deux mondes, de deux cultures contraintes de s'unir sous le dôme d'une même société. C'est une peinture qui mêle historique de l'oppression, sarcasme du fanatisme religieux, travers psychologiques et remise en question d'un système dont la modernité n'est que superficialité.
Le propos de l'auteure est parfois abscons, Joyce Carol Oates se plaisant à égarer son lecteur ou plutôt à lui faire prendre sa propre responsabilité dans l'interprétation de sa lecture. Elle nous livre ici un roman pessimiste qui intrigue tout en créant une certaine gêne.

Challenge PLUMES FÉMININES 2020
Challenge des 50 objets
Challenge ABC 2019/2020
Challenge MULTI-DEFIS 2020
Challenge Joyce Carol OATES
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   16 octobre 2013
Nous étions camarades de chambre et amies. Peu à peu nous étions devenues amies. Mais Minette demeurait distante, réservée. On aurait pu dire que notre amitié était à sens unique, mais il me semblait que Minette m’aimait bien et m’acceptait. Son unique amie ! Son unique amie au Schuyler College.
Je fis sécher son gant en cachette. Lorsque je lui apportai, elle le regarda d’un air sceptique et me le prît avec lenteur. « Il est tout rétréci. »
Je lui expliquai que je l’avais trouvé dans le caniveau et que j’avais dû le laver. Minette l’enfila en forçant, plia les doigts. Parodiant l’accent des nègres du Sud, comme elle le faisait parfois pour produire un effet comique, elle dit : « Par-don, mais ce n’est pas mon gant.
- Quoi ? C’est ton gant. »
Mais je n’en étais plus si sûre. Minette était assise à son bureau, j’étais debout à côté d’elle. Nous examinâmes le gant sous toutes ses coutures, tandis qu’elle tournait lentement la main. « Non, ce n’est as le même. Un vieux machin jeté dans la rue, voilà ce que c’est.
- Où est l’autre gant, Minette ? On pourrait comparer.
- Pas besoin. Je t’ai dit que ce n’était pas le mien. »
Son visage s’était fermé. Elle était d’humeur irritable, je n’aurais pas dû l’interrompre : courbée sur sa table, elle travaillait à des problèmes de calcul en s’agitant et en soupirant. De temps en temps, elle ouvrait un tiroir pour y prendre des morceaux du crumble à la pêche que sa mère lui avait envoyé, arrosant de miettes ses papiers, ses vêtements et le sol.
« Si ce vieux machin te va, tu n’as qu’à le prendre », dit-elle en riant.
Elle retira le gant et me le jeta, à la façon d’une sœur aînée taquinant sa cadette. Je me dis que c’était un geste familier supposant une certaine affection ; je n’avais pas envie de penser qu’il supposait du mépris.
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latinalatina   18 janvier 2012
Max, qui détestait le christianisme, tenait pour une "farce tragique" que, par un accident cruel de l'histoire, les Noirs africains, capturés et emmenés en Amérique comme du bétail, "convertis" de force à la pseudo-religion hypocrite des négriers blancs, n'aient pas répudié cette religion quand ils avaient été affranchis. C'était totalement déconcertant, incompréhensible ! Une damnée énigme !
L'une des ironies du christianisme était, naturellement, que dans sa première période, la plus vigoureuse, elle avait été une religion d'esclaves, une religion "révolutionnaire", mais elle était vite devenue la religion de maâtres blancs rapaces, dépourvus de toute charité chrétienne, notamment envers ceux qui avaient la peau plus sombre que la leur.
Max était particulièrement contrarié par l'empressement enfantin que mettaient tant de Noirs américains à s'aligner sur une religion qui prêchait le pacifisme (tout en faisant la guerre), le paradis après la mort (tout en s'appropriant et en exploitant les ressources mondiales), les feux de l'enfer pour les damnés (tout en imaginant ses fidèles "sauvés") : l'opium du peuple.
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kathelkathel   12 septembre 2010
La première fois que je vis Minette Swift, je ne connaissais pas encore son nom. Je ne savais pas encore que nous partagerions la même chambre. La cloche de la chapelle Schuyler sonnait de toute son âme au-dessus de nous.

Je regardais Minette sans en avoir pleinement conscience. Un visage noir, impassible, une fille noire de mon âge. Elle sortait de la chapelle du Schuyler College avec ses parents et une sœur plus jeune.Je voulais croire que je leur trouvais un air de famille, mais cela tenait sans doute au fait qu’ils étaient noirs dans une foule majoritairement blanche et intensément sensible à l’effet que cela pouvait, que cela devait, faire de se sentir aussi visible à cause de sa peau dans ce lieu public.

Au milieu de tout ce blanc. Un blanc éblouissant comme l’intérieur de l’ancienne chapelle quaker avec ses murs blancs spartiates, son plancher et ses bancs ordinaires, ses hautes fenêtres étroites dont le verre ancien émettait une étrange lumière indécise, comme sous-marine. La cloche était si tonitruante que mon cœur se mit à battre au rythme accéléré de ses balancements.
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NadaelNadael   13 juillet 2010
...quelque chose d'étrange et de merveilleux dans la famille. Quelque chose de monstrueux dans la famille. La famille est une créature à plusieurs têtes comme l'hydre. La famille est le lieu des obsessions. La famille, c'est posséder et être possédé. La famille, c'est le transfert de gènes d'une génération à la suivante. La famille est pur égo. La famille, c'est la vie privée, et la vie privée n'a pas de valeur. Aucune vie n'a de valeur que la vie du Peuple. La vie de la Révolution. Dans une période de Révolution comme la nôtre, la vie privée cesse d'exister comme elle cesse d'exister en temps de guerre.
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NadaelNadael   13 juillet 2010
Le désir de connaître totalement quelqu'un est une façon de se l'approprier, de l'exploiter. C'est un souhait honteux auquel il faut renoncer.
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Writer Joyce Carol Oates at home - Profiles - The New Yorker In this video, Joyce Carol Oates discusses writing, her daily routine, and her idea of her own personality.
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