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Claude Seban (Traducteur)
EAN : 9782253109464
663 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (26/10/2005)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 24 notes)
Résumé :
" Personne dans la vallée de la Chautauqua ne savait où s'était enfuie la jeune épouse de John Nissenbaum mais tout le monde savait, ou avait son opinion sur la raison de sa fuite. Sans foi, voilà ce qu'elle était. Une femme sans foi. " Ce livre, placé sous le signe d'Edgar Allan Poe dont Oates partage l'amour du fantastique et de l'horreur, réunit vingt et une nouvelles. Leur thème commun: la frontière floue entre le bien et le mal. Joyce Carol Oates traite ce suje... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
cuisineetlectures
  18 avril 2017
Si vous n'avez jamais lu de livres de Joyce Carol Oates, Infidèle vous permettra de connaître toute l'étendue de son talent narratif à travers des nouvelles d'une rare intensité et ses fidèles lecteurs, dont je fais partie, se plongeront avec plaisir dans la description sans concessions de ses personnages et de la société américaine.
Lire Infidèle c'est humer des odeurs de sueurs, caresser une arme à feu ou un joli foulard en soie oublié dans l'armoire d'une mère, conduire la nuit tous feux éteints, pénétrer dans des maisons, assister à des meurtres, se balader dans les rues de New York avec un père et sa fille, observer des couples, des enfants et leurs parents, quelque part aux États Unis.
C'est cruel, glaçant, incisif, triste, amer mais parfois tendre aussi. le malaise est souvent palpable, la tension est à son maximum, du Joyce Carol Oates pur jus, 21 nouvelles à découvrir absolument.
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sabine59
  07 août 2018
J'ai acheté ce livre, en pensant qu'il s'agissait d'un roman. Et en fait, c'est un recueil de nouvelles. Je me suis dit "aïe!" car le seul ensemble de nouvelles que j'ai lu d'elle," Hantises", ne m'avait pas plu, trop glauque, trop dérangeant. Pourtant, je suis fan de la romancière!
J'ai nettement préféré ces textes-ci, réunis sous le thème"Histoires de transgression" , titre d'origine qui à mon avis convient mieux qu"infidèle", même s'il est effectivement souvent question d'infidélité...
Pas moins de vingt et un textes ont été rassemblés, venant de revues ( dont " Playboy"...). Certains ne font quelques pages, d'autres sont nettement plus longs, presque des courts romans. Outre la folie qui rôde en chacun de nous,thème récurrent chez cette auteure, j'y ai trouvé d'autres obsessions. Notamment celle des corps huileux, de la transpiration ( bien d'actualité, par cette chaleur) et des taches... Et le ton est toujours aussi acéré, le style imaginatif .
Cependant, je pense que ce recueil ( 600 pages quand même!) est trop long et finit par rendre la lecture indigeste, c'est dommage. Néanmoins, j'ai beaucoup aimé la deuxième partie, il y est souvent question de jeunes femmes ayant connu un événement traumatisant dans l'enfance, qui conditionne leur vie d'adulte, comme " Mais alors, quelle aurait été ma vie?" ou " Sans foi". J'ai aimé aussi le tendre " Le foulard". Par contre, je n'ai pas adhéré à d'autres, surtout dans la première partie, qui m'ont laissée bien perplexe.
Le port dangereux d'armes aux Etats-Unis est aussi évoqué, et plusieurs nouvelles prennent un aspect policier.
Mon avis est globalement positif mais comme je l'ai déjà dit, cette surabondance d'histoires crée la confusion et l'excès chez le lecteur. Et décidément, je préfère les romans de Joyce Carol Oates! J'aime à suivre en détail tous les méandres du parcours d'un personnage, à travers le regard si particulier de l'auteure...
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ludi33
  06 octobre 2017
C'est la première fois que je lis Joyce Carol Oates, et je crois que je peux dire mauvaise pioche
Je n'ai pas réussi à me passionner pour les histoires qui s'y trouvent. Certaines sont pas mal, mais d'autres me paraissent... inabouties, dans le sens où elles présentent une matière assez riche pour faire un roman, mais se contentent d'être développées sur quelques pages. D'autres encore développent une idée intéressante, mais l'histoire est bancale, sans réelle conclusion, quand il y a un histoire.
Ce recueil a quelque chose de bourratif, nous infligeant toute la déviance humaine, sans nous offrir des histoires où des moments de grâce qui pourraient nous intéresser aux histoires, jusqu'à l'écoeurement.
Les thèmes abordés sont intéressants et Joyce Carol Oates offre une image peu glorieuse de l'Amérique, mais la façon de raconter nous laisse un peu sur le côté du chemin.
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Fantasio
  18 août 2013
Sublime ! Joyce Carol Oates au sommet de son art ! Les nouvelles sont presque toutes sulfureuses et très noires mais le ton est presque léger. Et c'est par petites touches que Oates amène ses histoires à un final, soit terrible ("Sans foi") soit en suspension. Au lecteur d'imaginer la suite.
"L'amour des armes" au titre explicite montre combien l'arme à feu fait parti du quotidien de l'américain normal. le pistolet, revolver ou fusil est tellement intégré à la vie de tous les jours qu'il en devient banal et perd toute sa symbolique de mort. En fait il n'est ni plus ni moins qu'un décor au même titre qu'un robot de cuisine ou une voiture.
"Le foulard" est un récit un peu à part. Très tendre et émouvant, il laisse quand même une part à la menace des ravages de l'âge...
Dans "Nous nous faisions du souci pour toi" on frôle le fantastique avec l'obsession et la peur panique des auto-stoppeurs par une famille. Stephen King n'est pas loin...
"Harcèlement" raconte comment un homme divorcé guette l'amant de son ex-femme. Petit à petit on devine qu'il désire le tuer alors que lui-même ne le sait pas encore. Et puis le soulagement de cet homme après l'acte manqué. Mais est-ce bien terminé ?
Avec Joyce Carol Oates, les fantasmes se mêlent aux souvenirs, l'apparence n'est qu'un fragile décor qui dissimule des névroses obsessionnelles et des secrets bien enfouis. Elle aborde des thèmes comme les violences policières ou la peine de mort avec une approche d'une originalité certaine.
C'est tout simplement un recueil génial qu'il faut absolument lire.
A quand le prix Nobel de littérature pour Oates ?
Les nouvelles sont exigeantes et se dégustent doucement. On ne lit pas Joyce Carol Oates comme un vulgaire polar. C'est de la grande, de la très grande littérature.
Lien : http://lefantasio.fr
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ELLELITHELENE
  21 octobre 2018
La grande Oates à son meilleur, dans le terrible et le cynique.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
sabine59sabine59   07 août 2018
Un foulard de soie turquoise, élégamment long, étroit; si délicatement brodé de papillons or pâle et argent que l'on pourrait se perdre dans un rêve en le contemplant et s'imaginer transposé dans une autre dimension, dans un autre temps, où ces papillons héraldiques seraient des êtres vivants aux lentes ailes palpitantes.
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ludi33ludi33   14 septembre 2017
Lizbeth s'assit sur le banc de fer forgé blanc à côté de Mitchell. Il y avait une éternité qu'ils avaient ce monument, à présent abîmé par les intempéries, et dont la dernière couche de peinture s'écaillait.
(Au Sable)
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ludi33ludi33   22 septembre 2017
Lorsque ma mère me montrait des photos de l'homme qu'elle appelait papa, dont certaines découpées aux ciseaux pour éliminer ma grand-mère disparue, je les regardais fixement, incapable de croire qu'il ait pu être aussi beau !
(Sans foi)
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ludi33ludi33   28 septembre 2017
- Ils y a des gens qui méritent de mourir parce qu'ils ne méritent pas de vivre. C'est aussi simple que çà. Il faut les arrêter sur la voie de la destruction.
(Le vampire)
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sabine59sabine59   07 août 2018
Même s'il me semblait me souvenir, je ne pouvais pas savoir. Car simplement se souvenir de quelque chose n'est pas savoir si c'est réellement arrivé. C'est un fait premier de la vie intérieure, le plus difficile des faits avec lesquels il nous faut vivre.
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Videos de Joyce Carol Oates (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joyce Carol Oates
Joyce Carol Oates : Une vie, une œuvre (2000 / France Culture). Par Françoise Estèbe. Réalisation : Jean-Claude Loiseau. Diffusion sur France Culture le 13 février 2000. Photographie : Joyce Carol Oates, Princeton, New Jersey, 1999 © Marion Ettlinger. Son site internet : http://www.marionettlinger.com. Présentation des Nuits de France Culture : « Brosser une fresque de l'Amérique contemporaine, tel est le projet littéraire de l'auteur prolifique qu'est Joyce Carol Oates. Joyce Carol Oates, un phénomène d'écriture et d'édition : deux titres par an, au minimum (romans, romans policiers, théâtre, poésie). Ainsi, vient de paraître chez Philippe Rey “Valet de pique” : histoire d'un écrivain, connu dans le monde entier pour ses romans policiers et qui, sous pseudonyme, publie d'autres romans, très pervers, très violents. Par ailleurs, Les Cahiers de L'Herne proposent une monographie très éclairante sur le travail et l'œuvre de Joyce Carol Oates - écrivaine au visage qui semble “démodé”, dit-on, et qui, paraît-il, met très mal à l'aise ses interlocuteurs. Le 13 février 2000, l'émission “Une vie, une œuvre” avait exploré le monde de Joyce Carol Oates. » Joyce Carol Oates, née le 16 juin 1938 à Lockport dans l'État de New York, est une femme de lettres américaine, à la fois poétesse, romancière, nouvelliste, dramaturge et essayiste. Elle a également publié plusieurs romans policiers sous les pseudonymes Rosamond Smith et Lauren Kelly. Très tôt, elle s'intéresse à la lecture, notamment au conte de Lewis Carroll, “Alice aux pays des merveilles”, que lui a offert sa grand-mère, et dont elle dira qu'il fut sa plus grande influence littéraire. À l'adolescence, elle découvre les écrits de Faulkner, Dostoïevski, Thoreau, Hemingway, Charlotte et Emily Brontë, qui l'influenceront beaucoup par la suite. Elle commence à écrire dès l'âge de 14 ans, lorsque sa grand-mère lui donne une machine à écrire. Elle travaille pour le journal de son lycée, le Williamsville South High School, dont elle sort diplômée en 1956 (elle est d'ailleurs la première dans sa famille à obtenir un diplôme d'enseignement secondaire). Elle a publié des romans, des essais, des nouvelles, du théâtre et de la poésie ; au total plus de soixante-dix titres. Fine psychologue, elle « aime les personnages ambigus, leurs zones d'ombre et leurs secrets. La violence et les pulsions sexuelles présentes dans certains de ses récits sont proches de celles que l'on retrouve dans le roman noir ». Elle a d'ailleurs écrit plusieurs romans policiers sous les pseudonymes de Rosamond Smith et de Lauren Kelly. À l'opposé de ces textes ancrés dans la réalité sociologique américaine, l'autre versant de l'œuvre de Joyce Carol Oates use d'un réalisme magique dans des romans gothiques contemporains, où apparaissent les influences conjuguées de William Faulkner, Franz Kafka, Thomas Mann et, surtout, Flannery O'Connor, notamment la “Tétralogie du Pays des merveilles”, qui inclut le roman “Eux” (“Them”, 1969), lauréat du National Book Award, et dans la “Saga gothique”, qui s'amorce avec le roman “Bellefleur” (1980) et s'achève avec “Maudits” (“The Accursed”, 2013). Un peu à part dans l'ensemble de l'œuvre, son roman “Blonde”, inspiré de la vie de Marilyn Monroe et publié pratiquement dans le monde entier, lui vaut les éloges unanimes de la critique, tout comme le roman “Les Chutes” (“The Falls”, 2004) grâce auquel elle remporte en France le Prix Femina étranger. Elle suscite aussi la controverse à plusieurs reprises, notamment avec son roman de littérature d'enfance et de jeunesse intitulé “Sexy” (2005), qui aborde de front les thème de l'adultère, de la pédophilie et de l'homosexualité. Excellente nouvelliste, Oates signe aussi de courts romans, dont le plus reconnu demeure “Reflets en eau trouble” (“Dark Water”, 1992), qui revient sur le fait divers de l'accident de Chappaquiddick. Essayiste, elle donne des études sur les œuvres de D. H. Lawrence et Oscar Wilde et s'intéresse également à l'écriture féminine et à la boxe. Elle a figuré deux fois parmi les finalistes du prix Nobel de littérature.
Avec la participation de : Jean Mambrino, écrivain et poète Marie-Claude Perrin-Chenour, professeur de littérature américaine à l'Université Nanterre-Paris Ouest François Rivière, romancier, critique littéraire, éditeur, traducteur, biographe, journaliste Claude Seban, traducteur
Textes lus par Anouk Grinberg, Noël Simsolo, Alice Dhume
Sources : France Culture et Wikipédia
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Joyce Carol Oates (difficile si vous ne connaissez pas son oeuvre)

Un des nombreux romans de Joyce Carol Oates est consacré à Marilyn Monroe. Quel en est le titre ?

Corps
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