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Claude Seban (Traducteur)
ISBN : 2848760214
Éditeur : Philippe Rey (15/09/2004)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Avec plus d’une centaine d’ouvrages à son crédit et une place de premier plan dans la littérature américaine, Joyce Carol Oates se voit souvent poser la question : comment devient-on écrivain ? Bien que le travail de l’imagination demeure un mystère, elle fournit, à travers ce livre, un certain nombre de réponses à tous ceux qui s’interrogent sur l’acte d’écrire et le processus de création.

Traitant non seulement de l’inspiration, mais aussi de la mém... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Zazette97
  06 août 2012
Publié aux USA en 2003 et traduit en français l'année suivante, "La foi d'un écrivain" est un essai autobiographique de la romancière américaine Joyce Carol Oates, notamment auteure des romans "Délicieuses pourritures", "Viol, une histoire d'amour", "Premier amour" , "Reflets en eau trouble" ou plus récemment du recueil de nouvelles "Le Musée du Dr Moses".
"La foi d'un écrivain" pourrait s'apparenter à une profession de foi sur le métier d'écrivain bien qu'il ne comporte que quelques lignes directrices, l'auteure confessant que sa réflexion sur l'écriture et le statut de l'écrivain reste en mouvance et "non dogmatique".
Joyce Carol Oates évoque substantiellement son enfance, sa découverte d'"Alice au Pays des Merveilles" et de "De l'autre côté du miroir", deux ouvrages qui tiennent encore une place de choix dans sa vie de lectrice, et sa rencontre avec la poésie (Frost, Yeats, Whitman, Dickinson,...).
Dans le chapitre intitulé "A un jeune écrivain", elle prodigue aux jeunes plumes plusieurs conseils aussi stimulants que sensés : s'abandonner sans réserve à leur sujet, laisser leurs émotions imprégner leur art, lire beaucoup, seulement ce qu'ils aiment, destiner leurs écrits à leur génération et se laisser influencer par leurs aînés, non pour les copier mais pour tirer les leçons de leurs erreurs.
L'auteure dédie également un chapitre à la course à pied, un moyen indispensable pour elle de recréer un univers et de cultiver son imagination en s'abandonnant aux paysages et individus croisés. Elle illustre d'ailleurs son propos par plusieurs exemples d'écrivains "en mouvement".
Dans les chapitres suivants et au travers d'exemples et d'extraits d'oeuvres, Oates analyse le rapport ambivalent à l'échec, à l'inspiration, à la lecture, à l'autocritique pour la personne de l'écrivain et conclut son essai sur un chapitre plus personnel consacré à l'espace dédié à son art, son bureau qui lui sert principalement à "accoucher" de ses romans (l'essentiel du travail créatif se déroulant durant ses séances de jogging ou ses trajets divers).
Bien que cette lecture ait suscité mon intérêt de bout en bout, j'en ressors quand même un brin déçue.
Si je ne m'attendais pas à un énième livre de recettes miraculeuses pour devenir un écrivain talentueux (que je n'aurais d'ailleurs pas acheté), je pensais néanmoins en apprendre davantage sur le quotidien de cette romancière, sur sa façon de travailler ses romans, sur son expérience des débuts, les obstacles rencontrés,...
Et surtout, j'espérais trouver dans cet ouvrage la réponse à la question qui me taraude depuis un bon moment : mais comment fait-elle pour rédiger autant de romans sous différents pseudos ?
Je dois reconnaître que la thèse des nègres s'impose de plus en plus...
Or, celle que j'ai surtout appris à connaître dans cet essai, c'est la prof de Princeton, la théoricienne de la littérature qui à sa propre expérience préfère largement celles de grands auteurs admirés.
Bien sûr cette humilité honore l'auteure et l'on pourrait dire que Oates, à travers son choix des auteurs évoqués et son regard personnel sur certaines oeuvres, se livre ici de façon indirecte en nous dévoilant ses influences.
Mais malgré tout, j'ai été très embêtée en découvrant des analyses d'oeuvres que je n'avais pas lues (ce qui, vous en conviendrez, est plutôt frustrant) et j'ai déploré que cet essai souffre d'une trop grande mise à distance (lorsqu'elle évoque la personne de l'écrivain, parfois j'ai vraiment eu l'impression qu'elle parlait de quelqu'un d'extérieur à elle).
Une lecture que je ne regrette pas mais dont j'attendais un propos moins théorique.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Bouteyalamer
  23 décembre 2017
Ces treize articles, écrits de 1973 à 2003, offrent un mélange de confidences et de conseils sur l'engagement de l'écrivain dans son oeuvre. JCO multiplie les points de vue – l'enfant précoce, la lectrice, l'universitaire, la sportive, la lutteuse dans le succès et dans l'échec. Elle présente des théories peu compatibles sur la genèse de l'art (p 46-47) pour nous rappeler que nous sommes faits de contradictions. Sa méthode est impitoyablement optimiste : « Ayez confiance : la première phrase ne peut être écrite avant que la dernière l'ait été. Ce n'est qu'alors que vous saurez où vous alliez, et où vous étiez » (p 35). Elle montre dans son chapitre sur l'inspiration qu'elle a lu les journaux, carnets, autobiographies et interviews de nombreux contemporains, mais elle ne se livre pas : le temps des lettres « du voyant » ou « à un jeune poète » est révolu. du bon sens seulement. On apprend plus des autres que de sa muse splendide : « Il serait naïf d'imaginer que la grâce nous arrive vraiment du dehors : pour être visité, il faut y être spirituellement préparé » (p 87). « Lisez beaucoup, lisez avec enthousiasme, suivez votre instinct plutôt qu'un plan établi. Car si vous lisez, vous ne deviendrez pas nécessairement un écrivain : mais si vous espérez en devenir un, vous devez lire » (p 112).

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polarjazz
  17 juillet 2018
Apprenti écrivain, il est toujours intéressant d'apprendre et de comparer son rapport à l'écriture en parcourant les textes des auteurs reconnus.
Dans cet essai, Joyce Carol Oates nous livres sa découverte de l'écriture durant son enfance en imitant par gribouillage ses lectures. Elle convoque des auteurs tels que Oscar Wilde, John Updike, Walt Whitman, Henry James, Virginia Woolf. Elle dialogue avec le lecteur et compare l'exercice de l'écriture au sport, plus particulièrement à la course à pied qu'elle pratique assidûment.
Ecrire est un art, il est la trace d'un monde qui disparaît rapidement. L'écriture est un moyen d'explorer son environnement, d'inventer une vie autre., souvent de s'échapper d'un réel exigeant.
Ouvrage à conserver dans ma bibliothèque.
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Arcanne
  21 avril 2018
Ce livre est un témoignage de l'auteur. Elle nous raconte comment elle est devenue écrivain, son parcours, ses références, son chemin.
Au début, il y a du rythme, c'est entraînant. Au milieu, je me suis ennuyée, trop de références à son travail ou aux autres écrivains qui l'inspirent.
Au final, un éloge à la lecture pour trouver son inspiration et le chemin vers l'écriture avec les références d'une professionnelle en la matière.
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puchkina
  29 juin 2015
Joyce Carol Oates signe ici un essai sur l'acte d'écrire et le processus de création. Plutôt que de s'attarder sur ses mémoires d'écrivain, Oates convoque les écrivains qu'elle aime pour appuyer ses propos sur l'écriture : lire en écrivain, l'autocritique, l'inspiration, l'atelier de l'écrivain…
Une fenêtre intéressante mais un peu frustrante sur le métier d'écrire. On aurait aimé plus d'anecdotes sur son oeuvre et sa routine d'écrivain.
Lien : http://puchkinalit.tumblr.com/
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   25 mai 2018
Je fais partie de ces écrivains qui ont besoin de connaître la fin d’un ouvrage avant de pouvoir s’y atteler avec confiance et énergie. Naturellement, il évoluera ; toutes les oeuvres d’imagination évoluent avec le temps, une fois que leurs racines sont bien en place. Mais la fin doit être là, au moins dans l’inconscient, pour permettre un début fort.

L'ATELIER DE L'ÉCRIVAIN
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Zazette97Zazette97   06 août 2012
Les histoires nous viennent sous la forme d'apparitions qu'il est nécessaire d'incarner avec précision. La course à pied semble m'accorder, dans l'idéal, un champ de conscience élargie grâce auquel je peux voir ce que j'écris comme un film ou un rêve; j'invente rarement assise devant ma machine écrire, je me remémore ce que j'ai éprouvé; je ne me sers pas d'un traitement de texte, mais écris à la main, très longuement. (Une fois encore, je sais : les écrivains sont fous).
Le temps que j'en arrive à taper mon texte à la machine dans les formes, je l'ai vu en imagination à plusieurs reprises. Pour moi, écrire n'a jamais été arranger des mots sur une page mais tenter d'incarner une vision; un ensemble d'émotions; des expériences brutes.
Ce que s'efforce de faire une oeuvre d'art dont on se souvient, c'est de susciter chez le lecteur ou le spectateur des émotions à la mesure de cet effort.
Courir est une méditation; de façon plus pratique, la course me permet de faire défiler dans mon esprit les pages que je viens d'écrire, d'y chercher les erreurs et les améliorations à apporter. p.43
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fanfanouche24fanfanouche24   06 novembre 2017
Mes convictions d'écrivain

Je crois que l'art est la plus haute expression de l'esprit humain.
Je crois que nous aspirons à transcender le fini et l'éphémère; à participer à quelque chose de mystérieux et de collectif appelé "culture"...et que cette aspiration est aussi puissante chez l'être humain que le besoin de reproduire l'espèce. (p. 11)
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Zazette97Zazette97   06 août 2012
(...) Plus nous sommes blessés, plus nous cherchons un réconfort dans l'imagination. Ironie de la chose, plus nous créons - et publions - d'oeuvres d'imagination dans cette solitude, plus nous courons le risque d'être blessés par les réactions des critiques et du public; et donc, de nouveau, nous nous réfugions dans l'imagination, ce qui nous assure d'être de nouveau blessés. Etrange cycle. p.142
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PiatkaPiatka   23 mai 2018
Pourquoi écrivons-nous ? Pourquoi lisons-nous ? Pourquoi choisir la métaphore ? Pourquoi certains d’entre nous, écrivains comme lecteurs, font-ils de ce monde « autre » une culture dominante dans laquelle, parfois à l’exclusion du monde réel, ils sont capables de vivre ? Ce sont des questions auxquelles j’ai réfléchi une grande partie de ma vie, sans jamais arriver à des réponses qui me paraissent définitives ou entièrement convaincantes. Il faut se satisfaire d’admettre, comme le fait Sigmund Freud dans son essai tardif et mélancolique, Le Malaise dans la culture, qu’« il n’apparaît pas clairement que la beauté apporte un profit ; sa nécessité culturelle ne se laisse pas discerner et cependant on ne saurait en concevoir l’absence dans la culture ».
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Videos de Joyce Carol Oates (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joyce Carol Oates
Paysage perdu, de Joyce Carol Oates
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Joyce Carol Oates (difficile si vous ne connaissez pas son oeuvre)

Un des nombreux romans de Joyce Carol Oates est consacré à Marilyn Monroe. Quel en est le titre ?

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