AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782757890035
912 pages
Points (07/10/2022)
3.98/5   114 notes
Résumé :
Un grand roman de Joyce Carol Oates sur la destruction d'une famille par la violence du racisme de la société américaine
Octobre 2010. John Earle McLaren – " Whitey " – a soixante-sept ans. Homme blanc et puissant, père d'une famille de cinq enfants, il est connu comme l'ancien maire respecté de la petite ville de Hammond, dans l'État de New York. Alors quand il aperçoit un matin sur le bord de la chaussée un individu à la peau foncée brutalisé par des offici... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
3,98

sur 114 notes
5
6 avis
4
9 avis
3
5 avis
2
0 avis
1
1 avis

Cigale17
  18 septembre 2022
Le mois prochain paraîtront chez Philippe Rey un recueil de nouvelles, Un (autre) toi, et un roman, Respire… de Joyce Carole Oates, une de mes autrices préférée, et c'est ce qui m'a décidé à enfin me lancer dans son précédent pavé : La nuit. le sommeil. La mort. Les étoiles. le titre de ce beau roman est tiré d'un poème de Walt Whitman dont un extrait est placé en exergue. le roman commence par un prologue violent : John Earle McClaren, surnommé Whitey, descend de sa voiture et intervient quand il constate que deux policiers blancs sont en train de tabasser violemment un jeune homme à la peau noire. Ils continuent à lui infliger des tirs de Taser alors que le pauvre ne proteste même plus. Les deux brutes se retournent contre Whitey et lui font subir un sort semblable. le jeune homme survivra, mais Whitey subit un AVC et sombre dans le coma. La première des cinq parties commence la veille de cette agression, en octobre 2010. L'histoire se terminera en janvier 2012. le séjour du père à l'hôpital est le prétexte pour présenter toute la famille.
***
Jessalyn, l'épouse de Whitey, fait courageusement face bien qu'elle soit dévastée par les événements. Thom, l'aîné des enfants, presque 40 ans, directeur de l'entreprise fondée par son père, tente de prendre les choses en main. Beverly, l'aînée des filles, fébrile et fréquemment malveillante, se pose en victime. Loren, proviseure dans un lycée, joue les femmes fortes. Virgil, l'artiste, le rebelle, culpabilise et continue à chercher sa place. Sophia, la plus jeune, 28 ans, en adoration devant son père, commence par subir la situation. Tous mettaient Whitey sur un piédestal. Aucun, pas même Virgil, ne contestait son autorité de patriarche dont les qualités étaient reconnues et admirées tant dans sa famille que dans la communauté. La mort de Whitey va bouleverser l'ordre familial, révéler rancoeurs et jalousies, mettre au jour des aspects moins glorieux de la vie du père, faire sombrer certains des enfants et en libérer d'autres, pas ceux auxquels on s'attendait. Quant à Jessalyn... Elle est le personnage le plus fouillé, le plus attachant aussi, à mon avis. Dans la troisième partie, « Sans titre : veuve », on la voit recueillir un matou agressif et borgne, le contraire d'un animal domestique, geste qui marque un tournant dans la perception que Jessalyn a de son veuvage et d'elle-même.
***
L'aspect autobiographique du roman est annoncé explicitement dans la dédicace : « À la mémoire de Charlie Gross, mon premier lecteur et mon mari bien-aimé. » le deuil, le chagrin et la dévastation qui l'accompagnent, la manière dont les proches sont affectés même par une mort prévisible constituent, je crois, le socle du roman. Cependant d'autres thèmes parcourent ce beau livre : le racisme de la société américaine, latent ou déclaré, les violences policières, les compromissions qui permettent d'étouffer le scandale, l'hypocrisie, la condescendance d'une classe sociale privilégiée, les relents d'homophobie, etc., autant de critiques plus ou moins ouvertement formulées. Même si le roman soufre de quelques longueurs, je l'ai lu avec passion et sans jamais m'ennuyer. Et je lirai le suivant, c'est sûr, je l'attends déjà !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          412
bidule62
  23 juillet 2022
Waouh ! Quel coup de coeur ! Un régal, ce livre du début à la fin....
J'ai déjà lu plusieurs livres de cette auteure sans être une fan. J'ai adoré "Le livre des martyrs américains" alors que je n'ai pas apprécié "nous étions les Mulvaney". Avec cette auteure, pour moi, c'est très variable. Mais là, wah, quel roman !
J'ai savouré chacune des pages. J'ai aimé l'histoire (chronique de la destruction d'une famille qui implose suite à la mort du pater familias), j'ai aimé le style, j'ai aimé le découpage du roman en chapitre autour d'un membre de la famille.... et cette question autour de laquelle tourne le roman : a-t-on le droit au bonheur après un deuil ?.....
.
Un père de famille, riche. Une famille composée de 5 enfants désormais adultes (pour deux d'entre eux, eux-mêmes parents). Une mère un peu "desperate housewife", mais heureuse.
Un drame, la mort du père qui essaie d'empêcher des violences racistes.
Chaque membre de la famille se retrouve devant son histoire, son vécu au sein de cette famille.
.
Un livre sur le veuvage certes mais pas que ça. Pour le coup on ressent le vécu avec le personnage central de la mère, désormais veuve.
Sa description est passionnante. Elle est une merveille de personnage.
.
Ce livre est vraiment une réussite. Je vous le conseille vivement. N"hésitez pas à affronter ses 900 et quelques pages, il vaut le détour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4616
latina
  28 juin 2022
Ca commence par un poème où le poète s'adresse à son âme. Il parle de silence, de méditation, de force, de mort, et d'espérance.
Et donc pour moi, c'est déjà le nirvana ! Comme en plus j'adore cette auteure, j'aborde ce pavé de 924 pages avec un bonheur total.
Et je ne suis pas déçue : JCO, comme d'habitude, se rend au plus profond des êtres et y farfouille avec âcreté non dénuée de douceur.
JCO, comme d'habitude, se rend au plus profond de l'Amérique et y gratte les scories honteuses, comme le racisme (tout ce qui est « brun », afro-américain, hispanique, indien est considéré comme de la basse classe) et comme la violence policière.
JCO, comme d'habitude, cible avec justesse les classes sociales pour les mettre à nu et en faire remonter les habitudes dégradantes.
Avec quelques longueurs et sans intrigue particulière (la seule chose que je reproche), JCO aborde la déglingue d'une famille à partir de l'accident dû à des policiers violents, survenu au patriarche, LE chef, le patron, le père, le mari protecteur.
Qu'est-ce que la chère femme va devenir, cette bourgeoise délicate habituée à être protégée ? Et les cinq enfants, tous adultes, mais pas tous heureux, loin de là ?
Chacun est obligé d'accepter, de faire son chemin ou de se creuser une tanière, de rompre les ponts ou de se raccrocher à quelque chose de fixe, d'opter pour le cynisme ou la bienveillance. La folie guette, la mort également.
Chaque être se retrouve face à sa solitude. Nous aussi. Mais en leur compagnie, nous pouvons réciter ce poème de Walt Whitman :
« Voici ton heure mon âme, ton envol libre dans le silence des mots,
Livres fermés, arts désertés, jour aboli, leçon apprise,
Ta force en plénitude émerge, tu te tais, tu admires, tu médites tes thèmes favoris,
La nuit, le sommeil, la mort, les étoiles ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          404
4bis
  18 juin 2022
En apnée. C'est ainsi que j'ai lu La nuit. le sommeil. La mort. Les étoiles. Un long voyage submergée, quasi sans interruption tandis que les heures ordinaires défilaient et que, bienheureuse, je n'étais là pour personne. L'histoire ne cède pourtant pas au genre du page turner puisqu'il s'agit des mois suivant le décès accidentel d'un patriarche. John Earle McClaren, dit « Whitey » était un blanc, un notable, un ancien homme politique local républicain modéré.
Tandis qu'il rentre en voiture d'un repas réunissant le conseil d'administration des bibliothèques municipales de la ville, il voit soudain un inconnu se faire molester par deux policiers sur le bas-côté de la route. Sur une impulsion, il s'arrête pour porter secours à l'inconnu à qui il sauve ainsi la vie. Son geste altruiste lui coûtera en revanche la sienne puisqu'il mourra quelques semaines après des suites de son hospitalisation. C'est l'histoire de la veuve qu'il laisse et de ses cinq enfants désormais adultes que nous conte le roman. Et à travers lui, c'est une certaine histoire de l'Amérique contemporaine bien entendu.
J'avais été très déçue par le portrait d'un autre patriarche blanc et conservateur qu'avait fait Philippe Roth dans La tâche. A certains égards pourtant, Coleman Silk (la Tâche) et McClaren se ressemblent et le traitement que leur réservent leurs auteurs permet dans les deux cas d'appréhender chez eux une profondeur et une complexité qui les sauvent d'une condamnation hâtive à incarner seulement le type du réactionnaire vieillissant. Mais la grande différence entre les deux romans réside dans l'arrière-plan. Là où Roth se vautre dans une forme de nostalgie légèrement acariâtre, Joyce Carol Oates autorise ses personnages à dépasser leurs petitesses, peint la révolte et les faiblesses à l'oeuvre partout, y compris parmi les élites dominantes. Surtout, l'arrière-plan historico social n'est pas le prétexte à excuser une folie mégalomaniaque, c'est le détonateur et le ressort motivant l'évolution de chacun. Ce qui est nettement plus intéressant.
Autour de la mort de Whitey, de cette absence sidérante, va peu à peu être exhumé un fonctionnement, une organisation familiale assignant chacun à une place que peu de ses membres auront d'ailleurs remis en cause. L'épouse modèle était heureuse de l'être, profondément. L'aîné a repris de tout coeur le flambeau familial. Trois filles et trois destins assumés : une mère au foyer, une carriériste et une éternelle étudiante. Seule cette dernière et son plus jeune frère sont peut-être délicatement en retrait d'une famille triomphalement conservatrice. Mais de manière tellement feutrée que cette rébellion intègre davantage ceux qui la mènent qu'elle ne les exclut véritablement du cercle familial. La mort du père vient faire vaciller tout cela, évidemment. Mais sans que cela tourne au concours de pyrotechnique. C'est l'autre force de ce roman : pas de cadavre dans le placard, pas d'intrigue ficelée autour d'une coming-out quelconque, pas de révélation qui viendrait rendre illégitime le temps qui appartient désormais au passé. Juste, si l'on peut dire, l'emprise d'un père et d'une conception traditionaliste de la famille. Juste un homme bon, dominant, croyant garantir par sa morale et ses moeurs la durabilité d'un mode de vie exemplaire.
Et on aura compris que le sinistre fait divers qui viendra faucher John Earle McClaren jouera comme un révélateur de tout ce que ce mode de vie avait déjà de fissuré. Sur le plan personnel et sociétal. Comment être quelqu'un de bien dans un monde où les forces de police molestent les plus faibles ? Comment défendre une société qui repose sur de telles bases ? Avec le recul, le lecteur découvrira les peurs et compromissions qui auront cimenté le statu quo, les petites faiblesses qu'abritait le grand homme, les fragiles équilibres sur lesquels se reposaient son épouse et ses enfants. Les semaines et les mois s'enchainant après le deuil, chacun des autres personnages vivra le chagrin et recomposera autrement.
Assez ouvertement inspiré d'éléments autobiographiques, le personnage de Jessalyn, la veuve de Whitey, est le plus complexe. Il porte en lui tout le cheminement de la perte mais ne se réduit pas à cela. Femme au foyer parfaite, Jessalyn l'a été entièrement, avec coeur et Joyce Carol Oates ne commet jamais l'erreur de dénigrer cette identité ou de la supposer fausse. Elle propose juste, par l'expérience du deuil et de l'émancipation que ce dernier impose, une exploration d'une autre manière d'être, une recomposition dont la famille nucléaire originelle ne peut plus être le centre.
C'est très juste, très habile et porteur d'un optimisme, certes subtile, mais solidement ancré dans le devenir de chacun des personnages. Un roman qui dépasse donc largement l'étude de moeurs dont il nourrit son propos. Un roman qui m'a beaucoup plu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          262
Sofiert
  29 octobre 2021
En ouverture du roman, un homme est à terre, victime de violences policières. Mais cet homme est un homme blanc, John Earle McClaren, un notable en retraite, citoyen exemplaire, qui s'est interposé entre la police et un jeune homme indien qui se faisait tabasser. Avec son assurance de Blanc respectable et ses manières courtoises. Sauf que la violence est aveugle, que les policiers sont déchaînés et hors de contrôle. Et, victime des brutalités, il va mourir.
C'est alors une histoire de famille qui va se mettre en place. Car Joyce Carol Oates excelle dans l'art de disséquer les dysfonctionnements de la cellule familiale, d'autant qu'elle se compose de 5 enfants adultes, très différents les uns des autres, emplis de ressentiments et de jalousie. Sans le patriarche, la famille se retrouve décapitée, désorientée .
L'épouse d'abord, celle qui incarnait l'épouse et la mère idéale, idolâtree comme une poupée fragile mais compétente. Elle va sombrer dans la dépression et la culpabilité, s'adressant à son mari comme s'il était encore présent, se négligeant et negligeant enfants et petits enfants. Désorientée, Jessalyn va finir par s'apercevoir qu'elle peut survivre à son mari et même connaître à nouveau l'amour, d'abord celui d'un vieux chat borgne et agressif, puis celui d'un homme d'un milieu social complètement opposé au sien.
Tour à tour, la narration se distribue, laissant la voix aux cinq enfants. Tous souffrent à leur manière de la disparition du père. Mais chacun a un rôle et une personnalité à assumer. Les aînés sont les plus mal lotis. Thom, heritier modèle de son père, veut tout gérer au point de prendre des décisions lamentables. Beverly essaie de reproduire le modèle maternel de l'épouse américaine mais échoue totalement. Lorene, qui voulait tant être admirée de son père, se comporte de manière abjecte dans son rôle de proviseur de lycée, n'hésitant pas à accomplir les pires abus de pouvoir.
Les deux derniers, Virgil et Sophia, sont plus proches de leur mère et acceptent davantage son changement de vie. Virgil est artiste, plutôt marginal, indigne de confiance selon ses aînés qui le détestent et plus occupé à découvrir son homosexualité Sophia, plus passive, s'éprend de son directeur de labo, bien plus âgé et envisage de reprendre ses études.
Comme dans tous ses romans, Joyce Carol Oates accorde beaucoup d'importance à la psychologie de ses personnages qui ont une véritable épaisseur et qui, malgré tous leurs terribles défauts, sont capables de susciter, si ce n'est de l'empathie au moins un peu d'indulgence tant elle décortique toutes les aspérités de leur personnalité.
Mais elle ne se cantonne pas au cercle familial et pose de véritables questions de société : le racisme, le sexisme, les violences policières, l'homophobie, l'hypocrisie sociale sont au coeur de ses romans qui prônent la tolérance sans la moindre démagogie ou opportunisme.
Un seul petit bémol à ce très bon roman : le dernier chapitre aux Galapagos ne m'a pas convaincue même si l'intention de l'auteure était de mettre en scène les sentiments ambigus de Jessalyn au cours de sa reconstruction, dans un eco- système qui révèle l'insignifiance des vies humaines. Un chapitre en trop à mon sens !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180


critiques presse (4)
LaTribuneDeGeneve   17 janvier 2022
Avec la fluette Joyce Carol Oates, c’est souvent du lourd, des bûches ornementées de généalogies cosmiques balancées avec délicatesse. «La nuit. Le sommeil. La mort. Les étoiles» suit ce protocole.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
LaLibreBelgique   09 janvier 2022
La mort inopinée d’un patriarche vient bousculer l’équilibre d’une famille qui doit s’inventer de nouveaux repères.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   13 décembre 2021
Enorme saga empruntant son titre à un poème de Walt Whitman (1819-1892), La Nuit. Le sommeil. La mort. Les étoiles est un des grands romans de Joyce Carol Oates.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LesInrocks   29 octobre 2021
L’autrice de “Mudwoman” réussit encore son auscultation de l’Amérique avec un roman ambitieux qui dynamite les préjugés raciaux de la bourgeoisie.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Cigale17Cigale17   18 septembre 2022
Et puis, un matin du début de mai, elle fut (de nouveau) elle-même. (Ou à peu près.)
Les vagues qui depuis des mois la soulevaient pour la précipiter ensuite sur le dur sable mouillé semblaient s’être retirées. Hébétée, elle osait à peine respirer. Était-ce fini ? Ce terrible malaise, ce mal pareil à la mort, ce chagrin de la veuve pareil à un moignon rongé. Était-elle redevenue elle-même ? L’explosion d’une étoile, une lumière éblouissante répandue sur la surface de la terre. L’appel excité des mésanges autour de la mangeoire.
Neuf neuf neuf ! Un jour neuf.
(p. 409)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
NuageuseNuageuse   03 janvier 2022
Elle est devenue une somnambule. Le sommeil est sa vie, qu’elle traverse comme engourdie, sans rien voir, sans rien sentir, une sorte de vie sous-marine si minimale qu’on peut s’interroger sur ce qu’elle a véritablement de « vivant ».
Commenter  J’apprécie          60
SofiertSofiert   28 octobre 2021
Si vous êtes une femme, si vous avez été une petite fille particulièrement jolie, impossible d'échapper aux compliments, aux louanges,, à l'attention souriante, étouffante et suffocante, comme une main plaquée sur votre bouche. Tais-toi. Écoute. Nous allons te dire qui tu es.
Commenter  J’apprécie          40
SofiertSofiert   28 octobre 2021
Elle pensa:" au moins suis-je blanche." Elle n'imaginait pas ce qui se serait passé si elle avait été une personne de couleur, une femme de son âge, seule dans sa voiture dans Old Farm Road, à la merci de ce policier blanc.
Commenter  J’apprécie          30
DinedascaliDinedascali   26 avril 2022
Quel bonheur d'être seule !
Un flot d'euphorie. seule. Elle est seule.
Dans cette maison, dans cette chambre qui est son sanctuaire. dans ce lit qui est son nid. Plus personne pour lui parler comme à une convalescente. Comme si, veuve, elle était quelque chose d'autre.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Joyce Carol Oates (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joyce Carol Oates
Le pays du sud dépeint le quotidien de plusieurs « figures résistantes » évoluant dans un pays chaotique, gangréné par le communautarisme, la corruption et profondément marqué par plusieurs années de guerre civile. Elles échangent entre elles et avec un étranger venu de la Ville Lumière... Dans Seul, tel le vent, un homme erre dans une ville en guerre et va à sa propre rencontre à travers son errance. Il croise des femmes, porteuses de vie et de mort, chacune le ramenant au souvenir de sa mère. Il erre, sans être véritablement perdu, dans une ville blessée où, malgré la violence, des forces de vie perdurent, se maintiennent et répondent, ancrées avec la régularité d'une horloge, aux fracas des bombes.
Voir le livre : https://cutt.ly/aNtvYrJ
-------------------------------------------------------------------------------------------------
Sirine Achkar est auteure, metteuse en scène et pédagogue. Née au Liban, elle a développé une écriture nourrie de sa double culture, allant du Proche-Orient à la France. Elle a mis en scène des textes de plusieurs auteurs contemporains (Joyce Carol Oates, Caya Makhélé, etc.) ainsi que ses propres textes. Ses mises en scène ont été présentées à Paris et à l'étranger lors de tournées internationales.
-------------------------------------------------------------------------------------------------
Suivez-nous
Instagram : https://www.instagram.com/editions.ha... Twitter : https://twitter.com/HarmattanParis Facebook : https://www.facebook.com/Editions.Har...
+ Lire la suite
Notre sélection Polar et thriller Voir plus
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus





Quiz Voir plus

Joyce Carol Oates (difficile si vous ne connaissez pas son oeuvre)

Un des nombreux romans de Joyce Carol Oates est consacré à Marilyn Monroe. Quel en est le titre ?

Corps
Sexy
La désaxée
Blonde

10 questions
345 lecteurs ont répondu
Thème : Joyce Carol OatesCréer un quiz sur ce livre