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Christine Auché (Traducteur)
EAN : 9782848768601
Éditeur : Philippe Rey (04/03/2021)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 22 notes)
Résumé :
De son enfance, Abby garde le souvenir de nuits tourmentées, habitées par un cauchemar récurrent : un champ peuplé d’ossements humains dans lequel elle erre à l’infini. Aujourd’hui Abby a vingt ans et, tandis qu’elle pensait avoir vaincu ses démons, son mariage imminent ravive l’affreux cauchemar. Moins de vingt-quatre heures après la cérémonie, Abby s’engage sur la chaussée et se fait renverser par un bus.

Accident ou résultat d’un geste prémédité ? ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
BurjBabil
  13 mars 2021
Je ne connaissais par cette auteure (honte sur moi) et je n'ai donc aucun point de comparaison.
C'est une sorte de roman psychologique qui se déroule en plusieurs temps, avec une remontée dans le passé de la protagoniste (photo de couverture) pour expliquer le présent, par bribes.
Cette narration se fait à plusieurs voix, parfois bien distinctes parfois entremêlées, donnant une impression de chaos mental.
Celui-ci fait pendant au déséquilibre, aux fragilités exacerbées des personnages.
On est plongé dans une description assez intimiste, assez déstabilisante de l'univers des états-unis périphériques lorsque la situation des hommes et femmes est socialement sur le fil.
Un bon petit roman psychologique.
Commenter  J’apprécie          495
Pris
  22 mars 2021
Je n'avais jamais lu Joyce Carol Oates avant ce livre mais je louchais en direction de cette auteure depuis de nombreuses années, en faisant un monument de la littérature américaine qu'il me faudrait un jour gravir.
A défaut d'un Everest, je me suis contentée d'un talus.
L'auteure n'étant pas responsable de ma déception, je vais essayer d'être objective... mais la déception est bel et bien là. La première partie du livre aborde le traumatisme et le vie d'Abby avec un style bien particulier: des parenthèses, des bouts de phrase - des souvenirs? - jusqu'à l' "accident", inexpliqué et incompréhensible pour son tout nouveau jeune mari. Bien, intéressante première partie.
Ensuite, elle nous présente le point de vue des parents: le père d'abord, rendu fou par la Guerre du Golfe, puis la mère dans un style plus conventionnel, jusqu'à ce que le drame se noue. Pendant ce temps de lecture, Abby se rétablit et avoue la vérité à son cher et tendre. Même si la satisfaction intellectuelle de savoir de quoi il retourne est là, l'ensemble ne m'a pas transportée, loin s'en faut.
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lemurmuredesameslivres
  25 mars 2021
« Dans les herbes hautes, les os éparpillés ensemble donnaient (presque) l'impression de danser. Gisant là où ils étaient tombés à cette époque très lointaine. »
Abby est une jeune femme perturbée, sujette à d'horribles cauchemars qui la maintiennent souvent dans un état passablement brumeux. Ce matin-là, plongée dans ses pensées, elle semble ne pas voir le bus arriver lorsqu'elle s'engage sur la chaussée.
Dans ce roman à quatre voix, nous découvrons peu à peu des pans de l'enfance d'Abby. Les phrases courtes se succèdent, et donnent un effet nerveux au roman. Un style nécessaire, indispensable pour retranscrire les réflexions des personnages. le père notamment, dont les pensées digressent en permanence, comme coupées au couteau, mettant l'accent sur sa folie passionnelle.

Avec 𝑃𝑜𝑢𝑟𝑠𝑢𝑖𝑡𝑒, Joyce Carol Oates nous offre un récit incisif et dramatique, maintenant le lecteur sous tension, grâce à une alternance des points de vue et des périodes.

Lien : https://www.instagram.com/p/..
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gilles3822
  11 avril 2021
Personnages et destins tragiques, l'on sent dès le début que pour ceux-là, la vie n'est pas simple, ne l'a pas été et ne le sera pas. C'est le problème du livre, ce doute sur l'implacable marche du temps, un déterminisme inéluctable, transcendé par l'Amour avec un grand A, seul sentiment capable de neutraliser ce fatalisme palpable. Il faut vider l'abcès. L'on sent venir le pathos, maîtrisé comme toujours chez l'auteure, le crescendo dont je ne déflorerai pas le final. Un roman américain comme il en existe beaucoup, le pays profond, dont on ne connaît rien, l'image du pays se cantonne souvent aux grandes cités. le cinéma effleure quelquefois les profondeurs abyssales dans lequel s'enfoncent les oubliés du pays le plus riche du monde. Les guerres menés au nom de la liberté, gendarme du monde broient leur comptant de gars de la campagne, vite oubliés, puis rejetés, mauvaise conscience, depuis le Vietnam de ce rôle à jouer, le prix à payer est trop lourd, les pauvres et les gens de couleur en première ligne, grands discours patriotiques sur la grandeur de l'Amérique aux yeux du monde, la patrie est une marchandise que l'on vend pas chère. ici comme ailleurs, pire qu'ailleurs, il y a loin de la gloire vantée à la déchéance programmée. Les dégâts collatéraux se retrouvent ici, vies esquintées sur des générations. Au cinéma, ceci donnerait un drame poignant, en littérature, l'espoir n'est pas vain même si le prix payé se fait à crédit.
Efficace, terriblement.
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paleoliticgirl
  16 mars 2021
C'est difficile franchement, de vous donner mon avis dessus.
Si certaines choses m'ont emballées comme l'écriture ou l'histoire, d'autres m'ont franchement déroutées voire dérangées et je n'aime pas ça.
Commençons par ce que j'ai apprécié: l'écriture. Très belle, très pressée, l'ajout de parenthèses à de nombreux mots m'a un peu déstabilisée au départ mais finalement, j'ai compris et j'ai adhéré. L'histoire, très simple en fait, nous est racontée à l'envers et c'est vraiment une très bonne chose car toute l'atmosphère psychologique prend son envol de cette façon, mais je n'ai eu aucun effet de surprise, tout coule de source, ce n'est pas chaotique. C'est une histoire digne d'être un excellent roman noir mais qui c'est finalement un roman simple. Je ne sais pas si vous voyez trop ce que je veux dire mais je ne vais pas réussir à être plus explicite.
C'est un roman psychologique, oui, avec Abby et même Willem qui en proie à des doutes, elle sur ses souvenirs et son enfance, lui sur sa foi mais on ne va pas assez loin, on ne fait qu'effleurer et les explications arrivent claires comme de l'eau de roche, on savait déjà (ou alors je lis trop de thriller). J'ai également manqué de repères temporels (ça faisait longtemps tiens!) . Abby se marie, elle a vingt ans mais elle est décrite comme une femme vêtue comme dans les années 50 je dirais, après guerre quoi et on découvre que lorsqu'elle avait 5 ans, son père avait un Iphone! J'ai fait un bon dans le futur en revenant 15 ans en arrière! J'ai pas compris. Même Willem et sa congrégation de chrétien qui refuse les vernis à ongles paraissait collé avec les années 50 donc le choc de découvrir qu'on est à l'époque actuelle, j'étais pas prête, pas préparé, rien à part l'Iphone ne peut y faire penser. Là, ça m'a perdue, ça m'a obsédée, pourtant même l'IRM était passée et ne m'avait pas troublé. Finalement, c'est ce mot Iphone, si moderne qui fait la tâche au milieu de cette toile. Un détail me direz vous… oui, mais qui a une importance pour moi.
Je n'ai pas non plus éprouvé grand chose pour Abby, trop chétive, trop niaise, trop lisse, mais je n'ai pas nécessairement apprécié Willem non plus, trop croyant, trop vieux jeu, trop puritain, trop fière.
C'est vraiment une lecture en demi-teinte, pas sûre de retenter l'expérience sur un autre roman, mais après tout… qui sait?
Lien : https://loeildesauron1900819..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
PrisPris   21 mars 2021
En tant que fille, on apprend à ne pas offenser les inconnus en les envoyant promener. Surtout les hommes. Les inconnus, mais aussi les employeurs. Et durant sa scolarité, qui lui a paru durer une éternité, les professeurs. Souriante et d'un abord apparemment facile parce que tu es jolie, mais si tu ne dis pas ce qu'il faut ou que tu ne souries pas avec la vivacité requise, un homme peut devenir méchant. Et vite.
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rkhettaouirkhettaoui   07 mars 2021
Sque-let-te. Squele-tte. Squelette. Un affreux mot (adulte) à ne pas dire tout haut. Un mot qu’un enfant ne devrait pas connaître, et qu’un enfant ne prononcerait certainement pas. Un mot qui devient de plus en plus affreux à mesure qu’on le prononce. Un mot qui fascine, pareil à de la vapeur empoisonnée montant jusqu’à tes narines, dont tu sais qu’il ne faut pas la respirer et que pourtant – tu ne peux pas t’empêcher de respirer. Elle a fait ce rêve récurrent durant toute son enfance. Après la disparition de ses parents. Après qu’elle est allée vivre chez des membres de sa famille. Des squelettes. Dans cet endroit verdoyant. Un rêve qui revient si souvent. Presque chaque nuit. Dans ces lieux où l’emmènent les gens. Ses affaires entassées dans ce qu’on appelle un sac de nuit.
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rkhettaouirkhettaoui   07 mars 2021
Dans son sommeil elle avait senti que c’était imminent, ce rêve des squelettes. Car d’abord il y a la prémonition, une sensation de paralysie dans tes membres et un engourdissement de tout ton être, un pressentiment de quelque chose de vraiment horrible que tu ne dois pas regarder, et que tu es tout de même obligée de regarder dans le rêve parce que tu n’as pas le choix.Mais pourquoi la veille de son mariage ? Pourquoi ce vieux rêve affreux de son enfance…
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rkhettaouirkhettaoui   07 mars 2021
Il faut qu’on revienne à ce moment-là. Il faut qu’on sache pourquoi.Pourquoi tu as fait ce que tu as fait, ce que tu étais en train de penser quand c’est arrivé. Quand tu es descendue du trottoir.Le lendemain matin de notre mariage.
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rkhettaouirkhettaoui   07 mars 2021
Cette époque-là est très lointaine. S’il existait une route entre cette époque-ci et cette époque-là, elle serait coupée, effondrée, t’obligeant à descendre dans le trou pour passer de l’autre côté. C’est dire si c’est loin.
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