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Claude Seban (Traducteur)
EAN : 9782234047600
207 pages
Stock (05/03/1997)
3.41/5   226 notes
Résumé :

Et si Zombi était le plus terrifiant des livres de Joyce Carol Oates ? Quentin, son héros ou plutôt son antihéros, raconte son histoire. Il ne se nomme que par ses initiales : " Q.P. ". Il a 31 ans et une honorable famille qui ne peut le croire vraiment coupable de l'agression sexuelle qu'il a commise sur un jeune garçon. Par prudence, il est mis sous surveillance médicale. En vérité, " Q.P. " kidnappe des jeunes gens et les lobotomise avec un pic à glace po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
3,41

sur 226 notes

BillDOE
  14 juillet 2020
Quentin a déjà été condamné pour abus sexuel sur un mineur & maintenant il est sous contrôle judiciaire & il a un traitement médical & ses parents qui l'aident lui ont confié le gardiennage d'un immeuble qui leur appartient et qu'ils louent à des étudiants.
Tout va bien se passer pour Quentin tant qu'il n'a pas de contact visuel avec les autres & il sait qu'il doit faire autrement & qu'il doit le transformer en ZOMBI & « un vrai ZOMBI serait à moi pour toujours. Il obéirait à tous les ordres & les caprices. En disant « oui, maître » & « non, maître ». il s'agenouillerait devant moi les yeux levés vers moi… »
& il faudrait en kidnapper un & l'attacher & lui planter un pic à glace dans l'orbite de l'oeil & le lobotomiser & il serait enfin obéissant & il se laisserait violer… Pour toujours…
Quentin va faire des essais qui laisseront ses victimes vivantes de plus en plus longtemps… Dans la baignoire.
Extraordinaire prouesse de l'auteur que d'être arrivé à s'immiscer dans la peau d'un malade mental sanguinaire et décrire l'ensemble des sentiments qui l'animent avec tant de réalisme.
Ce roman de Joyce Carol Oates est un voyage au bout de l'horreur, l'horreur d'une forme de folie créatrice, où le docteur Frankenstein est bien plus dangereux que sa créature.
Traduction de Claude Seban.
Editions Stock, le livre de poche, 211 pages.
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latina
  31 mai 2019
Vite commencé, vite terminé ... Je tiens à ma santé mentale !
Quel livre horrifique, terrifiant, nauséeux !

Et pourtant, je le savais, je m'étais dit que jamais je ne lirais cela, au vu des critiques sur Babelio.
Or Joyce Carol Oates est un de mes auteurs préférés.
Donc...il FALLAIT que je lise QUAND MEME cette horreur.

Je reconnais bien là Oates qui, avec son style original, bien à elle, qui change continuellement d'un roman à l'autre, emporte le lecteur dans ses abîmes concoctés avec délices.
Avec délices, oui. Je me rends bien compte qu'elle a dû s'amuser comme une folle (d'ailleurs, je m'inquiète également pour sa propre santé mentale) à nous expliquer, en détail et avec croquis à l'appui s'il vous plait, la manière de pratiquer une lobotomisation en enfonçant un pic à glace à travers l'orbite. le sujet « opéré » deviendrait donc un « zombi », un être sans réaction dont on peut faire l'esclave sexuel. C'est en tout cas ce qu'essaie Quentin, la petite trentaine, manifestement dérangé du ciboulot, et pas qu'un peu !

Durant TOUT le roman, nous sommes dans la tête de ce Quentin, et je vous assure que la tête me tournait, je me sentais prête à vomir tripes et boyaux, d'ailleurs, rien qu'à écrire cette critique, je ne me sens pas bien.
Ce Quentin est à la recherche de « spécimens » masculins à opérer (il faut dire que ces pauvres spécimens ne résistent pas longtemps à l'opération...) car il est homosexuel et ne désire assouvir son désir que sur « jeunes hommes en bonne santé. Remplissant certaines conditions de taille, de poids, de carrure et. Il faudrait quelqu'un ayant du ressort & de la vigueur. & bien monté ».
Il nous raconte donc ses chasses, ses traques, ses expériences "médicales", ses faux-semblants avec sa famille, avec les médecins, avec la justice qui l'a déjà condamné à 2 ans avec sursis pour une sombre affaire de poursuite raciale.
Ce Quentin a un physique répugnant, il est sale, il sent mauvais, il évite tout contact visuel.

Je n'en dis pas plus, voici un extrait qui vous résume tout le propos du livre :
« Un ZOMBI ne jugerait pas bien sûr. Un ZOMBI dirait : « Dieu te bénisse, maitre. » Il dirait : « Tu es bon, maitre. Tu es généreux & miséricordieux. » Il dirait : « Encule-moi à me défoncer les boyaux, maitre. » Il mendierait sa nourriture & il mendierait l'air qu'il respire. »
Je continue ? Non, c'est en est assez pour moi. Je me sens mal.

Pour ceux que ça intéresserait :
Joyce Carol Oates est une auteure prolifique et géniale, elle atteint les tréfonds de la psychologie pour les violenter et nous bousculer sans ménagement. J'aime ça, mais ici, c'est trop. Trop. Trop.

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gonewiththegreen
  19 février 2021
Bram Stocker 1995 Prix du meilleur roman : Zombi de J C Oates !
Si ma culture littéraire s'étendait au delà de quelques rizières , j'aurais associé Dracula à ce prix et aurais su à quoi m'attendre . mais voilà, je ne savais pas . Et , mon Dieu, quelle claque!
C'est clair , depuis Ciao Connard , oeuvre complétement déjanté et déroutante, je n'ai rien lu de si "trash'.
Q...P... vient d'un milieu aisé. Son père est une sommité universitaire , sa soeur directrice d'école. Petit polo, mocassin à glands et brushing américain des années 80.
Q....P... lui est juste gardien d'immeuble, même s'il suit des cours d'ingénierie dans la fac locale.A 30 ans.
Parce que Q...P...a un peu déconné sur un mineur et qu'il est en liberté conditionnelle pour deux ans. Cela se passe bien. Il est poli, tond la pelouse de mamie et semble courtois avec son entourage.
Mais Q... P... a un rêve. Se fabriquer un Zombi, qui lui dirait "oui maitre, je suis à toi, encule moi". (Ce n'est pas du moi mais de madame Oates, je ne me permettrais pas :) ).
ça tombe bien , il tombe sur un document qui lui explique comment attaquer le cerveau à partir du globe oculaire ! En avant l'aventure !
C'est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains, mais je suis admiratif devant le texte livré et cette immersion de l'auteur dans la peau de son personnage. le style , la folie latente, les apparences, la société qui passe à côté et derrière cette question des délinquants sexuels dans la nature et l'offuscation générale à la récidive.
Dire que ce livre est dérangeant, c'est un euphémisme . Mais le travail de l'auteur est remarquable.
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alberthenri
  23 octobre 2017
C'est curieux comme il arrive que l'on se fasse de fausses idées.
Ainsi, je m'étais imaginé que Joyce Carol Oates était une auteure de romans sentimentalo-intellos, une sorte de Danielle Steel pour lectrices de Télérama.*
D'où me venait cette idée ? Mystère, peut-être une simple confusion, erreur sur la personne...
Enfin bref...
Avec Zombi, nous sommes très loin du roman à l'eau de rose, intellectualisant ou pas !
Dans ce roman, l'auteure donne la parole à Quentin, qui d'ailleurs ne parle de lui que comme Q... P...
Q... donc, est un trentenaire fils d'un universitaire, il pourrait être le produit standard de la classe moyenne blanche américaine, mais Q...est un jeune homme "spécial".
Il ne rêve pas d'une belle carrière d'une charmante épouse, et d'une maison au bord d'un lac pour ses vieux jours.
Son grand projet, c'est de créer un zombi, il n'est pas adepte du vaudou, il veut un esclave sexuel tout dévoué.
En cela, il rejoint un certain Jeffrey Dahmer, dont l'auteure s'est manifestement inspirée.
Et la morale dans tout cela, Q...est-il puni..?
Cela, je ne vous le dévoilerai pas, sachez juste qu'on le soigne...
Bien joué Mme Oates, vous nous démontrez, s'il en était besoin, que les femmes écrivent des romans aussi dérangeants et malsains que leurs collègues masculins.
*Je sais, ce n'est pas gentil pour Danielle Steel.
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Sachenka
  27 octobre 2019
Quelle horreur ! Quand je suis tombé sur ce roman, Zombi, à la bibliothèque, c'est le nom de Joyce Carol Oates qui a attiré mon attention. J'ai lu en vitesse, en diagonal la quatrième de couverture et ça m'a semblé intéressant. Un jeune homme est accusé d'agression sexuelle sur un mineur et ses parents ne croient pas à cette accusation. Garçon exquis, rêves, franchise, grand-mère qui ne peut rien refuser au petit, etc. Pourquoi pas ? Je m'attendais à l'histoire d'un type de dix-neuf ou vingt ans qui était au mauvais endroit au mauvais moment, solitaire, introverti, que ses parents comparent à un zombi parce qu'il est peu communicatif.
Eh bien, non ! Quentin a réellement commis cette agression dont on l'accuse, d'ailleurs, il en a commis d'autres. Pire : il enlève des gens sans attaches et procède sur eux à des expériences pour tenter de créer… des zombis. Dégoûtant ! le lecteur suit ses péripéties, collectant des informations scientifiques sur la manière de procéder. Je crois que, ce qui était pis, c'était les raisonnements du jeune homme, son détachement, son manque d'empathie à l'endroit des gens qu'il mutilait, qu'il tuait. Difficile à supporter.
Malgré que le sujet me répulse, je dois saluer le talent de l'autrice, Joyce Carol Oates. Elle a trouvé une voix très personnelle à son personnage, crédible, originale. Surtout, elle a réussi à nous intéresser à lui et à son projet en nous faisant entrer dans sa tête. Quand ses expériences tournaient mal, j'étais presque déçu. J'insiste : presque. Dans tous les cas, je parvenais à ressentir la frustration du jeune homme. Tellement que, vers la fin, j'espérais voir un zombi. Bref, elle est parvenu à m'intéressr à Quentin, à sympathiser avec lui, ne serait-ce que partiellement. Cela est un tour de force, compte tenu qu'il s'agit d'un criminel abject.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   05 mai 2010
[...] ... Mais les étudiants me sont interdits. Après cet incident stupide qui, par chance pour Q ... P ..., s'est bien terminé. Il faisait sombre derrière la résidence universitaire & le gosse était ivre & plié en deux en train de vomir & de hoqueter & quand il s'est redressé en m'entendant, le démonte-pneu s'est abattu au-dessus de son oreille & l'a envoyé par terre avant qu'il ait réalisé m'avoir vu & donc ça allait. Je portais mon blouson de toile à capuchon & il n'y avait pas de témoin mais j'ai quand même paniqué & je me suis sauvé, ce que je ne ferais jamais maintenant que j'ai plus d'expérience. Mais ça allait. La leçon a servi.

& à Ypsilanti, il y a longtemps si longtemps que je ne m'en souviens pas vraiment j'étais arrivé à la même conclusion je crois. Car le fait est que la disparition d'un étudiant serait immédiatement remarquée (à l'exception des étudiants étrangers qui sont vraiment loin de chez eux). Leur famille se soucie d'eux. & ils ont une famille.

Un spécimen de ZOMBI plus sûr serait quelqu'un d'extérieur à la ville. Un stoppeur, un vagabond ou un drogué (s'il est en bonne condition physique & pas maigre & esquinté ou malade du SIDA). Ou un type des HLM noires du centre-ville. Quelqu'un dont tout le monde se contrefout. Quelqu'un qui n'aurait jamais dû naître.

Suis sorti de l'amphithéâtre alors que la voix continuait à ronronner & suis allé dans la bibliothèque psy me renseigner sur la LOBOTOMIE. ... [...]
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WolandWoland   05 mai 2010
[...] ... Un vrai ZOMBI serait à moi pour toujours. Il obéirait à tous les ordres & les caprices. En disant "Oui, maître" & "Non, maître." Il s'agenouillerait devant moi les yeux levés vers moi en disant : "Je t'aime, maître. Il n'y a que toi, maître."

& c'est ce qui se passerait, & c'est ce qui serait. Parce qu'un vrai ZOMBI ne pourrait pas dire quelque chose qui n'est pas, seulement quelque chose qui est. Ses yeux seraient ouverts & transparents mais il n'y aurait rien à l'intérieur qui voie. & rien derrière qui pense. Rien qui juge.

& il n'y aurait pas non plus de terreur dans les yeux de mon ZOMBI. Pas de souvenirs. Car sans souvenir il n'y a pas de terreur. ... [...]
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MariaLouisaMariaLouisa   29 août 2015
(p. 147, Q... P... ayant repéré un potentiel Zombi qu'il nomme Écureuil) :

"Mes yeux nerveux baissés sur mon assiette où je mange les morceaux de poulet frit spéciaux & les frites spéciales & la coleslaw maison d'H.D mais en suivant du coin de l’œil ÉCUREUIL qui débarrasse les tables des plats sales etc. Des gouttes de transpiration luisantes sur sa lèvre supérieure.

Si seulement tu me regardais. Si seulement tu souriais. Juste une fois!

Mais comme Barry il ne me voit pas. Comme Bruce, il ne me voit pas. & il y a trois jeunes filles en short & dos nu & rideaux coulissants de cheveux brillants dans un des box. & elles taquinent Écureuil qui est leur ami. & il rougit tout gêné dans son tablier sale. Oui mais en aimant ça... aucun doute. MON ZOMBI se pavanant comme un petit coq orgueilleux devant de pareilles connasses!'
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FRANGAFRANGA   08 mai 2012
Un peu d’écoeurement dans l’air, à force de senteurs sur terre…

Une anthologie de la poésie anglaise oubliée par quelqu’un & je l’ai feuilletée dans le club des étudiants, pas celui de l’IUT mais celui de l’Université où je passe quelquefois en début de soirée & ces mots d’un poème de « Gerald Manley Hopkins » m’ont sauté au visage & résonné comme la cloche du conservatoire de musique.
Parce que maintenant c’est le printemps, le mois d’avril & la première année de mise à l’épreuve de Q…P… est terminée.
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Andromeda06Andromeda06   24 avril 2022
Mais l'œil gauche dans lequel j'avais enfoncé le pic à glace était foutu & l'œil droit ne valait pas beaucoup mieux, chavirait comme si ce n'était même pas un œil mais quelque chose d'autre. BALAISE est resté vivant quinze heures, je crois mourant pendant que je l'enculais (pas dans la baignoire, dans mon lit) pour lui apprendre son rôle de ZOMBI & j'ai seulement compris qu'il était mort quand en me réveillant la nuit pour aller pisser, je l'ai senti tout froid, bras & jambes autour de moi là où je les avais mis & sa tête sur mon épaule pour câliner mais BALAISE devenait raide comme un cadavre alors je me suis affolé en pensant que j'allais rester prisonnier de son étreinte !
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