AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782379340048
227 pages
Ring (24/09/2020)
4/5   49 notes
Résumé :
Que faire ?
Telle est la question de ceux qui n'ont pas renoncé.
Ultraviolence, crise économique, chaos social, trahison des élites...
Face à l'effondrement qui vient, le Français lucide n'est plus qu'impuissance. Dans l'angle mort du dressage médiatique, son avis ne compte pas, son opinion n'existe plus. Nié dans sa souveraineté, criminalisé dans ses pensées, il n'a plus aucun moyen de se faire entendre.
Résigné, vaincu, digéré par la... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
4

sur 49 notes
5
3 avis
4
5 avis
3
1 avis
2
0 avis
1
0 avis

Reeval
  07 février 2021
« Éloge de la force » est un livre hybride entre un manuel de résistance et un livre de développement personnel, ce qui en fait l'originalité intrinsèque de sa structure. Laurent Obertone s'adresse au lecteur à la deuxième personne du singulier s'offrant ainsi un lien de proximité presque intime avec celui-ci. Ce parti littéraire rend son discours d'autant plus percutant. le livre s'articule autour de dix grands commandements donnant une dimension mystique à l'ouvrage.

Le postulat d'Obertone est de penser l'État (en l'occurrence ici l'État français) comme la source première des maux du pays et de la société. Pour Obertone celui-ci est devenu une sorte de monstre incontrôlable cherchant à étendre son emprise sur la population. Obertone fait implicitement référence à un état fasciste qu'il évoque sous le pseudonyme de "big Brother" en référence direct au cultissime livre « 1984 » de George Orwell.
La première partie de livre est consacrée à la mise en place des fondations. Âmes sensibles (et/ou fonctionnaire d'état) s'abstenir... Laurent Obertone, comme souvent, ne fait pas dans la langue de bois et son discours va droit au but. Il dépeint ici une société de domestication, de dressage et de conditionnement de masse. L'homme moderne ne serait plus qu'un animal social privé de toute liberté et ne devant son salut qu'à son maître : l'État. Cette vision de la société me fait penser au film « Matrix » où l'humanité est asservie par l'Intelligence Artificielle qui a crée une réalité virtuelle, la matrice, afin de la garder captive et de se nourrir de son énergie pour se développer.
La dureté et la violence des propos d'Obertone ne s'arrête pas à la seule critique de notre ère moderne. Dans un ton souvent paternalisme et moralisateur il s'adresse au lecteur de façon crue le renvoyant à ses propres responsabilités et son état de servitude. Cette vision du monde et de l'individu a de quoi choquer, déranger, voir même vexer, mais au fond peut-être est-ce juste un miroir tendu par l'auteur interpeller le lecteur sur sa propre existence de soumission.
« Éloge de la force » peut aussi être lu comme un « éloge de la France », notamment dans le chapitre sur l'enracinement à la vie locale et nous rappelle avec une pointe de nostalgie que ce sont les forces individuelles de nos ancêtres qui ont fait la gloire de notre pays et de notre civilisation. Laurent Obertone est un patriote, amoureux sincère de la France et cela se ressent dans ses mots.
Ce livre ressemble à un château de cartes qui s'effondre. À un modèle de société névrosé, consumériste et imbu de lui-même, Laurent Obertone propose un contre modèle traditionnel basé sur le bon sens paysan et le retour à des valeurs fondamentales. Les solutions concrètes présentées en quatrième de couverture du livre pour renverser l'histoire sont en réalité un retour vers le passé. La déception de ce point de vue est donc évidente surtout si l'on se réfère aux attentes de départ placées dans le livre. Les valeurs fondamentales prônées sont celle du courage, de la virilité ou encore de l'honneur et du devoir. Il n'y a donc rien de véritablement révolutionnaire que l'on ne sache pas déjà. Malgré tout, l'ambition du livre fonctionne et le ce retour à l'essentiel de notre existence raisonne d'autant plus fort qu'il s'inscrit en contradiction avec beaucoup valeurs et croyances de notre société moderne.
Il est également difficile de saisir si l'approche s'inspire du survivalisme, en recherchant l'autonomie individuelle pour ne plus dépendre d'un système oppressif ou s'il s'agit d'un appel à la révolte citoyenne. Surement un peu des deux… Dans le style on reprocher une forme de suffisance ou la virilité a effacé toute forme de sensibilité. D'ailleurs, je pense que ce livre parlera davantage à un lectorat masculin et féminin.
Le lecteur risque également d'être déstabilisé par un manque de nuance tout au long du livre et dont il devra faire abstraction. Cette vision machiavélique de la société peut laisser dubitatif au départ, mais une analyse de l'actualité semble de donner raison à Obertone. « Et si c'est c'était vrai » telle est la question que chacun pourra se poser après avoir lu « Éloge de la force » ?
Je recommande la lecture de ce livre à celle et ceux qui se posent des questions sur le réel fonctionnement de notre société. Celles et ceux qui n'en peuvent plus d'écouter en boucle les mêmes chansons de la symphonie médiatique : journaliste, politiciens, faiseurs d'opinion qui se complaisent dans le ‘prêt-à-penser'
Pour cela, il faut être prêt à franchir le Rubicon de la « bien-pensance » et cela n'est malheureusement pas donné à tout le monde. Pour ceux qui passeront le cap, un livre difficile, parfois violent vous attend dès les premières pages. Une claque du réel selon Obertone en plein visage. Pour autant, votre pugnacité sera récompensée et vous sortirez de cette aventure littéraire plus fort et plus exigent avec vous-même que vous ne l'étiez avant d'en débuter la lecture. Un livre puissant et engagé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Custine
  04 octobre 2020
Livre magnifique de Laurent Obertone qui se projette ici il me semble, dans l'anarchisme individualiste du siècle dernier: Ni dieu, ni maître, ni troupeau.
Pour mémoire, les individualistes exposaient déjà, dans le journal d'Albert Libertad, "l'Anarchie", les thèmes de la soumission, lâcheté des masses et croyance dans les sauveurs ainsi que ceux de l'individu fort ayant examiné ses déterminismes, la vie et l'amour libre, l'alimentation saine, le rejet des drogues et de l'alcool ( à l'époque l'alcoolisme décimait les ouvriers par milliers à 30-40 ans) et rejetaient déjà Big Brother alors sous la forme des dogmes "patrie et nation" activés par l'école-élevage pour futurs morts, et la propagande anti boche de Sa presse dite "populaire", qui résulta en dizaines de millions de cadavres de croyants "républicains"....
Farouchement opposés à l'état tout puissant, les individualistes s'opposèrent surtout à la branche anarchiste socialiste, laquelle se perdra dans la "révolution" des Red Big Brothers, puis dans les socialismes successifs x, y, z et les syndicats collabos du patronat mais, mais, attendons de voir ce qu'il en est du dernier, le vrai celui ci bien sûr, celui du Front Pop ( ridicule) de Michel Onfray...
Bref, un livre qui commence par "Que Faire" et nous l'expose admirablement, nous, étant hélas, quelques uns sur des millions, mais je crois bien que ça vaut la peine d'être détesté, rejeté par le troupeau des soumis, lâches et croyants, voire arrêté et emprisonné quelques temps. Nos ancêtres individualistes étaient eux, "éloignés", à vie pour beaucoup, dans les bagnes mouroirs de Cayenne et de Calédonie de la troisième ripoublique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
koatiraleur
  14 mars 2021
Un livre qui a le mérite de ne pas édulcorer la vérité ! dix chapitres - dix lois ! loi n°1 – ta faiblesse tu connaîtras jusqu'à la loi 10 – tes lois tu imposeras ! sous forme d'un récit s'apparentant au développement personnel, l'auteur, assène, martèle des vérités qui, hélas, sont indéniables ! une description au scalpel de notre société gérée par Big Brother (Big brother, le sommet de la pyramide, le gouvernement, l'administration, les médias, les experts, les idéologues, la pensée unique, les écrans. Big Brother, c'est la voix, la rumueur du monde, le bruit de fond qui nous apprend à consommer, à obéir, à penser. (cf : la France Big Brother)), on ne peut pas lui donner tort !Chaque phrase fait mouche ! difficile de ne pas reconnaître les manipulations auxquelles nous sommes soumis. J'ai noté des dizaines de phrases, mon livre est truffé de post-it ! « Et ce livre ? il a taxé son acheteur, son vendeur, son auteur, son éditeur, son maquettiste, son graphiste, son relecteur, son imprimeur, son livreur, son distributeur, jusqu'à son encre et son papier » ; « Ne reste pas claquemuré dans ton mourroir. Soit ce vieillard d'hospice, oublié de tous, qui profite d'un moment de lucidité pour faire le mur, et s'en va mourir quelque part avec panache, en blouse jetable et charentaises, dans un fossé ou une forêt ». c'est un constat ! il suffit d'ouvrir les yeux pour voir ce qu'est devenu notre société ! le politiquement-correct ! « il faut dire que les « bienveillants » ont besoin d'opprimés pour faire reluire leur petite personne » mais quand les opprimés ruent dans les brancards, c'est l'incompréhension…
C'est cash, sans fioriture… il faut encaisser ! une interrogation : comment en sommes-nous arrivés à ce point de non retour ? était encore temps pour réagir ? d'après Obertone, on peut encore inverser la tendance…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
BVIALLET
  15 janvier 2021
L'homme moderne est-il vraiment libre ? Ne serait-il pas plus esclave que le serf du Moyen-Âge ne l'était ? Prenons-nous la télé et les médias en général comme des sources d'information honnêtes et objectives ou au contraire pour de formidables machines de propagande au service de Big Brother ? « Tout ce que l'Etat sait faire, c'est dépenser, promettre et parler. Créer des commissions et des numéros verts », nous dit Obertone. Et pour que « civilisé » ne rime pas avec « désarmé, domestiqué et conditionné », il nous propose dix lois : connaître notre faiblesse, détrôner notre peur, déclarer notre indépendance, reprendre le pouvoir, nous enraciner dans la vie, connaître l'ennemi, vaincre le silence, être stratège, occuper le terrain et imposer nos lois.
« Eloge de la force » se présente comme un pamphlet en forme de coup de gueule particulièrement punchy, mais pas forcément aussi efficace que l'auteur l'a sans nul doute espéré. le fond est difficilement discutable. le tableau esquissé de nos faiblesses, de la puissance de la pensée unique, de la tyrannie qui s'installe et de l'avenir sombre qui nous attend est d'une cruelle vérité. Mais à cette excellente analyse qui n'étonne pas car venant d'un essayiste de la trempe d'Obertone qui a déjà fait ses preuves avec « La France Big Brother », « La France interdite » et « La France Orange mécanique », l'auteur a voulu proposer des solutions. Son évangile du dissident, ses dix commandements du prophète anti-mondialiste sont une sorte d'ordonnance alignant dix remèdes de cheval. L'ennui, c'est qu'on reste dans le vague, le flou et assez peu dans le concret. Obertone se maintient presque toujours sur le plan théorique, philosophique et moral et pas suffisamment à mon goût sur celui du pragmatisme politique. Il manque une véritable définition de « Big Brother ». Ce ne serait pas le conglomérat de ploutocrates mondialistes du genre Soros, Gates, Schwab, Rockfeller et autres Rothschild, mais nous-mêmes, les gens de rien, les sans-dents qui, par notre passivité et même notre complaisance leur donnerions tout ce pouvoir. Ce tableau très noir et très pessimiste de notre monde peut être contre-productif pour certains, car il peut induire culpabilisation et démobilisation, un comble pour un « éloge » de la force. de plus, l'emploi systématique du tutoiement et le ton accusateur et même virulent de ce texte peut en agacer un certain nombre. Il n'en demeure pas moins que cet opus a le rare mérite de dépeindre avec honnêteté une réalité qui dérange. Il ne peut donc que donner à réfléchir et c'est déjà énorme à notre époque de mensonge triomphant.
Lien : http://www.bernardviallet.fr
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          62
ULUB451
  31 janvier 2022
Laurent Obertone est un journaliste et essayiste habitué aux enquêtes journalistiques chocs (La France orange mécanique, la France Big Brother...) et sans langue de bois, chose devenue rare dans le monde médiatique français.
Dans cet ouvrage, il s'aventure dans un exercice qu'il n'avait encore jamais pratiqué avec un livre que l'on pourrait qualifier de "manuel de révolte contre le monde moderne", ou tout simplement de la catégorie du développement personnel. Cet ouvrage a le mérite de gonfler la motivation et la discipline à bloc, même s'il n'apprendra pas grand chose aux personnes qui ont déjà pris la pilule rouge.
Cependant, Obertone confond autoritarisme et totalitarisme lorsqu'il évoque le fascisme. En effet, à plusieurs reprises dans le texte, il emploie le terme de fascisme pour évoquer le totalitarisme. Un problème assez récurrent chez les "droitards" qui, malgré leur opposition, utilisent la même rhétorique calomnieuse que leurs adversaires idéologiques.
Rappelons que Hannah Arendt n'avait pas classé le fascisme dans le totalitarisme, contrairement au national-socialisme et au stalinisme.
Elle déclare : "Ce qui prouve que la dictature fasciste n'est pas totalitaire, c'est que les condamnations politiques y furent très peu nombreuses et relativement légères. Pendant les années particulièrement actives qui vont de 1926 à 1932, les tribunaux spéciaux prononcèrent sept condamnations à mort, 257 condamnations à dix ans de prisons ou plus, 1'360 à moins de dix ans et beaucoup plus de sentences d'exil. 12'000 personnes furent arrêtés, puis, déclarés innocentes. Procédure totalement inconcevable sous la terreur nazie ou bolchévique." (Cité par Xavier Eman dans Radio Méridien Zéro, émission n°165 : "Qu'est ce que le fascisme ?")
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   18 octobre 2020
Tu vois ce paquet de clopes ? Sur les dix euros qu'il vaut, il en a pris huit. Tu vois cette bouteille de whisky ? Sur ses quinze euros, il en a pris huit Et je ne parle que de produit fini. Parce qu'il taxe aussi le vendeur, le distributeur, le transporteur, le fabriquant, le fournisseur. Tu vois ta voiture, devant le troquet ? Sur cent euros de plein, il en prend soixante. Il y a quelques années, il t'a rackette pour que tu passes au diesel, tu te souviens ? Maintenant il fait le contraire avec le super. Et puis ce sera l'électricité. Et d'ici quelques années l'hydrogène. Et tu paieras autant de fois.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
lyokolyoko   19 octobre 2020
Tu dois garder les yeux grands ouverts, et te battre pour exister. Parce que tu es programmé pour ça. Mérite ta vie. Tu amélioreras celle de tes proches, et la santé de ton pays. Ta démarche de bête blessée ne fait qu'exciter l'avidité des prédateurs. Quand le buffle boite, il est la proie des hyènes, et même les chacals viennent lui mordre les jarrets.
Commenter  J’apprécie          430
AdanAdan   13 octobre 2020
« Comment tuer une civilisation ? Il suffit d'inventer la sécu. Réduire le besoin d'épargner, de prévoir, de travailler, d'être adulte et responsable. Réduire aussi le besoin de stabilité familiale, de solidarité réelle. Soit augmenter la vision à court terme, la consommation à outrance, le mépris des conséquences. Donc l'associalité, le parasitisme, la négligence…
Un tel « confort » a un prix. Tout animal placé dans une situation de dépendance − ses besoins primaires satisfaits − perd peu à peu ses aptitudes, physiques et mentales. Son pouvoir. Il s'habitue. Il s'atrophie. Il ne peut bientôt plus survivre à la liberté. » p. 64
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
AskonekenAskoneken   04 novembre 2020
La peur ne fait jamais gagner que du temps. Elle ne fait que retarder l'impact et durer la douleur. Elle préserve la défaite, chérit l'inaction, tolère l'humiliation. Elle n'est qu'un raccourci vers encore plus de peur. Elle t'habitue à perdre, à ramper plutôt qu'exister, à reculer pour mieux reculer.
Commenter  J’apprécie          80
AskonekenAskoneken   04 novembre 2020
Il serait pourtant moral et normal qu'une riposte ne soit pas proportionnée. Un agresseur est fautif et ne mérite en rien l'égalité : il mérite de perdre.
Commenter  J’apprécie          100

Videos de Laurent Obertone (45) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Obertone
Laurent Obertone - Passe-sanitaire, vaccins : La révolte contre Macron. 17 juil. 2021
autres livres classés : roman d'anticipationVoir plus
Notre sélection Non-fiction Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
4113 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre