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Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)
ISBN : 2742704817
Éditeur : Actes Sud (01/01/1999)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Il en est de la narratrice, ici, comme de quelqu'un à qui jour après jour on volerait son enfance : ses parents dirigent un orphelinat, et il lui faut vivre la même vie collective et morne que ses camarades de l'institution. Une grisaille éclairée toutefois par la présence de Jun, le bel adolescent qu'elle aime tant contempler, à la piscine. Et par celle de Rie, une petite fille, son souffre-douleur, qu'elle tourmente à plaisir. Première traduction en France d'une j... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Palmyre
11 décembre 2015
Courte nouvelle de Yôko Ogawa qui nous plonge dans l'univers d'une jeune fille dont les parents dirigent un orphelinat. Elle doit donc se plier à cette vie collective peu attractive pour elle. La présence de Jun, jeune adolescent athlétique dont elle assiste en secret à ses répétitions de plongeon à la piscine et la petite Rie qu'elle tourmente à plaisir, sont ses principales occupations.
L'auteur a su habilement créer une atmosphère particulière. Elle décrit finement les scènes et a su retransmettre toutes les émotions ressenties par la jeune fille.
Découverte troublante et une fois de plus intéressante de cette auteure japonaise.
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bodi
28 décembre 2012
Voici un court écrit qui aborde de manière simple et très sensuelle les émois et les contradictions des adolescents, et surtout, de leur ignorance d'être vu et observé par les « grands » qui les entourent. Malgré quelques très belles phrases poétiques, j'ai été un peu déçu par un style (« pas assez japonais » à mon goût) non abouti. Mais je n'en reste pas là et d'autres ouvrages de Yôke Ogawa m'attendent qui , je l'espère, confirmeront le bien fondé des prix littéraires qu'elle a reçus.
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nounours36
19 mars 2014
Cette petite nouvelle de Yôko Ogawa, nous confronte à l'adolescence difficile d'une jeune fille. Ses parents dirigent l'orphelinat où elle va grandir. Elle se retrouver seule parmi une multitude d'enfants abandonnés. Cette dilution des relations familiales : les petits mangent tôt avec son père, sa mère qui vit dans son monde va provoquer une perte de son innocence. Isolée, elle est partagée entre l'amour qu'elle porte à Jun, la cruauté qu'elle va porter envers une petite fille : Rie. Au début faire pleurer Rie lui suffit, puis il faut que les pleurs soient plus longs, plus forts. Elle sent un dégoût envers les petits : 'les enfants en bas âge et les animaux exotiques me glaçaient'. Sa cruauté va atteindre son paroxysme lorsqu'elle donnera un gâteau avarié à Rie : "de petites tâches roses parsemaient ses joues, ses mains et ses cuisses.C'était comme si le chou à la crème pourri avait corrompu ses viscères, donnant ainsi naissance à des moisissures roses". Elle taira son forfait afin de goûter la cruauté jusqu'à satiété.
Lien : https://nounours36.wordpress..
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Lavieestunlongfleuvetranquille
23 octobre 2014
Nous sommes dans le monde de l'émotion violente mais contenue, qu'une apparente froideur nous désarme.
Toujours autant de poésie dans l'observation clinique de l'environnement. Toujours autant de "décalage" dans la narration.
C'est Ogawa
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lethee
12 janvier 2009
Aya-chan est une jeune fille qui habite un orphelinat tenu par ses parents. Elle est donc la seule enfant de l'institut dont on puisse dire qu'elle n'a pas « besoin » d'affection. C'est dans ce contexte qu'elle découvre peu à peu les premiers sentiments de désir. Jun, un orphelin qui vit depuis 10 ans dans la demeure, est l'objet de tous ses regards, tous ses moments de liberté, toute son attention. Tandis qu'elle l'observe inlassablement plonger dans la piscine, que son regard se glisse tout entier entre les muscles du jeune homme et l'eau ruisselante et enivrante de ses plongeons, un désir bien mystérieux se tisse dans ses tissus nerveux. Dans l'incompréhension de ses nouveaux sentiments et pulsions, le personnage se découvre un goût particulier pour le sadisme. A mi-mots, l'indécent et le vile est esquissé en souplesse. La naïveté de l'adolescence aveugle cet être en devenir qui ne voit pas, dans ses obsessions, qu'on l'observe également de très près.

Lien : http://lethee.over-blog.com/..
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
bodibodi28 décembre 2012
J'avais gardé, comme de précieuses lettres, l'expression qu'il avait alors...et de temps en temps, je sortais ces lettres de leur enveloppe pour les regarder, après les avoir dépliées avec soin pour ne pas les abîmer.
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Magaud82Magaud8223 septembre 2014
- On y va ?
La main de Jun effleurait mon épaule.
- Où ça ?
Mon épaule me brûlait.
- A l'institut, bien sûr.
Sa voix parvenait jusqu'à moi à travers mon épaule. J'acquiesçai, tout en réalisant que c'était un châtiment cruel de devoir rentrer tous les deux au même endroit.
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nounours36nounours3619 mars 2014
C’était une grande jarre qui arrivait à la hauteur de la poitrine d’un adulte. Tout en frottant le dos de Rie dont la respiration était agitée, je me tenais devant la jarre. J’enlevais la planche de bois à moitié cassée qui lui servait de couvercle et laissai glisser doucement le corps de Rie à l’intérieur. Je voulais entendre encore des sanglots de bébé. Je voulais goûter toutes sortes de pleurs. Rie recroquevilla ses deux jambes comme si elle était prose de convulsions et s’accrocha désespérément à mon bras.
Elle était terrorisée.
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bodibodi28 décembre 2012
Alors qu'en parvenant à l'âge adulte, chacun arrive à trouver quelque part un endroit secret pour y cacher angoisse, solitude, peur ou tristesse, les enfants n'arrivent pas à dissimuler,et dispersent tout sous forme de pleurs.
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bodibodi28 décembre 2012
Avec Jun, je me devais d'avoir l'air aussi pur que lorsque je ... Parce que Jun ne plongeait sans doute que que dans une eau très pure. Et parce que je voulais qu'il me traverse sans faire d'éclaboussure.
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Videos de Yôko Ogawa (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yôko Ogawa
Second épisode de l'instant lecture consacré au roman Cristallisation secrète de Yôko Ogawa.
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