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Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)
ISBN : 2742704817
Éditeur : Actes Sud (01/01/1999)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 43 notes)
Résumé :
4° de couverture:
(Edition source : Actes Sud, Lettres japonaises - 04/1995)


Il en est de la narratrice, ici, comme de quelqu'un à qui jour après jour on volerait son enfance : ses parents dirigent un orphelinat, et il lui faut vivre la même vie collective et morne que ses camarades de l'institution. Une grisaille éclairée toutefois par la présence de Jun, le bel adolescent qu'elle aime tant contempler, à la piscine. Et par celle de Rie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  18 janvier 2018
Une jeune fille dont les parents dirigent un orphelinat souffre de la morosité du lieu. La présence des enfants l'insupporte, convaincue qu'ils lui volent son enfance. « Cet institut ... dont je suis la seule pensionnaire a y être née sans être orpheline. C'est cela qui a défiguré ma famille. » Néanmoins, Jun, un adolescent observé à son insu à la piscine, égaie ses mornes journées et lui inspire des sentiments très forts. La jeune fille a une autre distraction, plus perverse celle-là. Un jeu cruel avec une très jeune enfant qui lui procure un plaisir malsain, mais va se retourner contre elle, anéantissant du même coup ses rêves.
Avec une concision étonnante, Yôko Ogawa explore les tourments adolescents. Cruauté, quête d'absolu et de pureté, affirmation de soi, doute, expériences nuisibles, on découvre dans un univers feutré et en apparence inoffensif, une violence qui laisse sans voix. Remarquable.
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
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Palmyre
  11 décembre 2015
Courte nouvelle de Yôko Ogawa qui nous plonge dans l'univers d'une jeune fille dont les parents dirigent un orphelinat. Elle doit donc se plier à cette vie collective peu attractive pour elle. La présence de Jun, jeune adolescent athlétique dont elle assiste en secret à ses répétitions de plongeon à la piscine et la petite Rie qu'elle tourmente à plaisir, sont ses principales occupations.
L'auteur a su habilement créer une atmosphère particulière. Elle décrit finement les scènes et a su retransmettre toutes les émotions ressenties par la jeune fille.
Découverte troublante et une fois de plus intéressante de cette auteure japonaise.
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bodi
  28 décembre 2012
Voici un court écrit qui aborde de manière simple et très sensuelle les émois et les contradictions des adolescents, et surtout, de leur ignorance d'être vu et observé par les « grands » qui les entourent. Malgré quelques très belles phrases poétiques, j'ai été un peu déçu par un style (« pas assez japonais » à mon goût) non abouti. Mais je n'en reste pas là et d'autres ouvrages de Yôke Ogawa m'attendent qui , je l'espère, confirmeront le bien fondé des prix littéraires qu'elle a reçus.
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nounours36
  19 mars 2014
Cette petite nouvelle de Yôko Ogawa, nous confronte à l'adolescence difficile d'une jeune fille. Ses parents dirigent l'orphelinat où elle va grandir. Elle se retrouver seule parmi une multitude d'enfants abandonnés. Cette dilution des relations familiales : les petits mangent tôt avec son père, sa mère qui vit dans son monde va provoquer une perte de son innocence. Isolée, elle est partagée entre l'amour qu'elle porte à Jun, la cruauté qu'elle va porter envers une petite fille : Rie. Au début faire pleurer Rie lui suffit, puis il faut que les pleurs soient plus longs, plus forts. Elle sent un dégoût envers les petits : 'les enfants en bas âge et les animaux exotiques me glaçaient'. Sa cruauté va atteindre son paroxysme lorsqu'elle donnera un gâteau avarié à Rie : "de petites tâches roses parsemaient ses joues, ses mains et ses cuisses.C'était comme si le chou à la crème pourri avait corrompu ses viscères, donnant ainsi naissance à des moisissures roses". Elle taira son forfait afin de goûter la cruauté jusqu'à satiété.
Lien : https://nounours36.wordpress..
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Lavieestunlongfleuvetranquille
  23 octobre 2014
Nous sommes dans le monde de l'émotion violente mais contenue, qu'une apparente froideur nous désarme.
Toujours autant de poésie dans l'observation clinique de l'environnement. Toujours autant de "décalage" dans la narration.
C'est Ogawa
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede   17 janvier 2018
C’était un beau plongeon. ... Quand les jambes de Jun tombaient en dessinant un cercle parfait comme celui d’un compas, je pouvais sentir son corps à l’intérieur du mien. Il glissait en une longue caresse intérieure. C’était beaucoup plus intime, chaud et rassurant qu’une étreinte. Je le savais et pourtant il ne m’avait jamais prise dans ses bras.
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palamedepalamede   16 janvier 2018
Alors qu’en parvenant à l’âge adulte, chacun arrive à trouver quelque part un endroit secret pour y cacher angoisse, solitude, peur ou tristesse, les enfants n’arrivent pas à dissimuler, et dispersent tout sous forme de pleurs.
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bodibodi   28 décembre 2012
J'avais gardé, comme de précieuses lettres, l'expression qu'il avait alors...et de temps en temps, je sortais ces lettres de leur enveloppe pour les regarder, après les avoir dépliées avec soin pour ne pas les abîmer.
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Magaud82Magaud82   23 septembre 2014
- On y va ?
La main de Jun effleurait mon épaule.
- Où ça ?
Mon épaule me brûlait.
- A l'institut, bien sûr.
Sa voix parvenait jusqu'à moi à travers mon épaule. J'acquiesçai, tout en réalisant que c'était un châtiment cruel de devoir rentrer tous les deux au même endroit.
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nounours36nounours36   19 mars 2014
C’était une grande jarre qui arrivait à la hauteur de la poitrine d’un adulte. Tout en frottant le dos de Rie dont la respiration était agitée, je me tenais devant la jarre. J’enlevais la planche de bois à moitié cassée qui lui servait de couvercle et laissai glisser doucement le corps de Rie à l’intérieur. Je voulais entendre encore des sanglots de bébé. Je voulais goûter toutes sortes de pleurs. Rie recroquevilla ses deux jambes comme si elle était prose de convulsions et s’accrocha désespérément à mon bras.
Elle était terrorisée.
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Videos de Yôko Ogawa (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yôko Ogawa
Second épisode de l'instant lecture consacré au roman Cristallisation secrète de Yôko Ogawa.
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