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ISBN : 2809712018
Éditeur : Editions Philippe Picquier (01/09/2016)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 141 notes)
Résumé :
Sumire est passionnée par les oiseaux. Quand elle trouve un oeuf tombé du nid, elle le met à couver et offre l'oisillon à sa petite-fille Hibari, en lui expliquant qu'il est le ruban les reliant à jamais. Mais un jour l'oiseau s'enfuit de sa cage, apportant joie et réconfort partout où il passe.
Roman grave et lumineux où l'on fait caraméliser des guimauves à la flamme et où l'on meurt aussi, comme les fleurs se fanent, confie donc à un oiseau le soin de tis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  12 octobre 2017
Le Ruban de Ito Ogawa, premier livre d'une auteure japonaise que je lis,
une superbe découverte - lu en octobre 2017.
Sumire adore les oiseaux, la première phrase de cette histoire m'a déjà fait fondre, les oiseaux, je les aime autant que Sumire et Hibari (Sumire veut dire Violette et Hibari veut dire Hirondelle), Sumire la grand-mère et sa petite-fille Hibari. Nous sommes transportés dans un monde de douceurs, mais aussi de chagrins, nous voyageons au Japon, mais aussi à Berlin au temps maudit de la construction de ce mur de la honte. Tout cela grâce à un petit oiseau prénommé Ruban qui a eu le bonheur d'être couvé dans le chignon de Sumire et d'éclore dans la petite main d'Hibari alors écolière.
Ruban, une belle perruche calopsitte, un jour prend son envol, et cause un chagrin immense à Sumire et Hibari, mais il va semer la joie à gauche et à droite, comme un long ruban sans fin, tissé de fils de bonheur. C'est une histoire touchante, tout en douceur, un livre qui nous enchante et nous apporte de belles émotions dans ce monde pas trop gai.
Je n'en dirai pas plus, lisez les critiques de mes prédécesseurs, elles sont très bonnes. Merci aussi à Krout qui m'a suggéré un jour de lire ce livre.
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Annette55
  06 septembre 2018
" Oui, désormais, j'allais vivre tournée vers l'avenir.
Je n'avais plus peur.
Puisque nos âmes étaient liées pour l'éternité par un RUBAN invisible...."
Tout a été dit déjà , bien sûr mais.....
Voici un drôle de roman japonais délicat et lumineux, original, délicieusement murmuré à nos oreilles tels des chants d'oiseaux susurrés sous forme de petites histoires qui commencent comme un conte joué par une petite fìlle et une grand- mère fantasque , passionnée d'oiseaux ...
Elle trouve un oeuf tombé du nid, le met à couver au sein de son chignon blanc, au creux d'un pompon rose pâle .
Éclos , elle lui donne le nom de RUBAN. " Car il est celui qui nous relie pour l'éternité ...."
Cette jeune perruche calopsitte jaune magique apportera "joie et sérénité" à tous ceux qu'elle croisera ...
Mais n'en disons pas plus ....
Cet ouvrage merveilleux tisse une trame légère , aérienne , sensible et pudique , profonde discrètement présente .....filée par un "oiseau messager" au sein d'histoires poétiques qui entremêlent souvenirs et larmes, deuils , profonds chagrins , naissances et belles rencontres dans un univers flou et feutré où les bonheurs sont attrapés au vol, tels des messagers d'espoir , de consolation vibrants, et surtout d'insatiable liberté .....
Cet ouvrage doux , poétique, gourmand , voluptueux nous apporte une évasion bienvenue .IL laisse entendre une voix inusitée , une musique qui fait le pari de la vie, toujours, en donnant du bonheur aux autres ....inlassablement .C'est l'oiseau le fil du récit ....
La couverture nous apporte beaucoup : plumes colorées, captées , attrapées , photographiées lors d'un instant grave comme fixé : semblable à une minute d'éternité ....
Où l'on fait connaissance avec" Sumire " qui veut dire Violette et "Hilari " qui veut dire Alouette ....
" Ruban était là quelque part dans les cieux ."je n'arrivais pas à empêcher mes larmes de couler ..."
"Il était vivant et il le resterait ....."
Ce récit m'a fait penser à "Petits oiseaux "de Yoko Ogawa .
Traduit du japonais par Myriam Dartois - Ako .
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sandrine57
  14 octobre 2014
Ruban, c'est le nom que Sumire, vieille dame élégante et un peu fantasque a donné à l'oisillon qu'elle a couvé dans la chaleur de son chignon, sous l'oeil attentif de sa petite-fille Hibari. Entouré de soins constants, Ruban grandit et devient une magnifique perruche calopsitte qui fait la joie de la grand-mère et de la jeune écolière. Pendant quelques mois, l'oiseau partage leur quotidien, apprend quelques tours, berce leurs journées de chants mélodieux. le jour où il profite d'une fenêtre ouverte pour s'envoler vers la liberté, Sumire est effondrée, Hibari en larmes. Mais Ruban va continuer à apporter bonheur et apaisement aux personnes qui ont besoin de lui. Témoin des chagrins, des deuils et du mal de vivre de ceux qui vont croiser sa route, Ruban fait le lien entre l'âme et le coeur de tous ces malheureux qui, à son contact, retrouvent une certaine douceur de vivre.
Tout commence comme un merveilleux conte pour enfants, doux et tendre où l'amour que se portent une grand-mère et sa petite fille se renforce encore par leur projet commun de couver, nourrir et élever un oisillon abandonné par ses parents. le lien très fort et très beau qui les unit est un enchantement pour le lecteur qui peine à les quitter quand l'oiseau s'envole. Alors le conte devient recueil de nouvelles. Les histoires se succèdent, émouvantes, nostalgiques, d'autres personnages apparaissent dont on partage l'intimité le temps que Ruban s'arrête à leurs côtés. C'est toujours triste mais la perruche donne la touche d'espoir et de lumière qui fait avancer les êtres en peine. Ce compagnon, présent sans être invasif, sait consoler et guérir les blessures de l'âme. Dans ces existences douloureuses, il est le grain de fantaisie qui aide à avancer.
Roman tendre et doux, le ruban sait aborder des sujets graves avec beaucoup de poésie et d'optimisme et porte le message que tout est possible pour peu qu'on croit en soi et en ses capacités. A lire pour être touché par la grâce de ces histoires qui vont droit au coeur.
Un grand merci à Babelio et aux éditions Philippe Picquier.
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latina
  03 septembre 2017
N'avez-vous jamais eu l'impression étrange que tout était lié, peut-être par un fil invisible ?
Eh bien dans ce roman lumineux, c'est un oiseau qui unit les âmes, tel un ruban soyeux.
Au départ, nous accompagnons pour un bout de chemin Sumire, la vieille dame au passé tumultueux, dans sa couvaison. Sa couvaison ? Oui ! Elle a recueilli trois petits oeufs d'oiseaux et les a tout simplement nichés dans son chignon volumineux. Un seul éclot, et la petite fille chez qui Sumire vit se charge de l'élever avec elle. C'est doux, c'est tendre. Jusqu'au moment où la petite perruche s'envole pour vivre son destin.
Nous croisons alors toute une série de personnes pour aborder avec elles leur rencontre avec l'oiseau. Marquées par un évènement douloureux, elles accueillent avec émotion sa venue, comme un petit miracle.
Et puis nous revenons à Sumire, à la fin du roman. Sumire et son passé tumultueux...
Atmosphère feutrée, délicate, alliant de sages réflexions à des petits plats odorants, et aussi à du thé préparé avec soin. Les cerisiers en fleurs, l'étreinte douloureuse du malheur passé et présent, la mort et l'amour, tout concourt à nous plonger dans cette ambiance si particulière aux romans japonais.
La sagesse nous enveloppe, comme cette pensée : « Ne m'oublie pas, d'accord ? Mais si tu es heureux, je veux bien que tu m'oublies ».
Ce roman va me marquer durablement, et je peux faire mien cet extrait : « Sa simple présence suffisait à m'emplir d'énergie. S'il s'envolait en cours de route, eh bien tant pis. La décision lui revenait. J'en ai pris mon parti sereinement ».
Merci à toi, Pierre, pour ce cadeau délicat. Un jour, tu as rêvé être un oiseau...Je partage ce rêve.
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Marple
  11 novembre 2015
Le ruban est d'abord un nom propre, Ruban, celui d'un tout petit oiseau jaune, plus précisément une perruche callopsite un peu magique, venue au monde dans le chignon de la vieille Sumire et apportant un moment de joie et d'apaisement à tous ceux qu'elle croise : enfant rêveuse, femme malheureuse, jeune paumé, vieille artiste malade...
Le ruban, c'est ensuite un drôle de livre japonais, plein de délicatesse et de fantaisie, mi-roman, mi-recueil de nouvelles, et poétique tout du long. J'avoue que je n'ai au depart pas tout compris aux rapports entre les histoires, cherchant à y retrouver des personnages qui ne s'y trouvaient pas et refusant de laisser â Ruban ce rôle de seul lien entre les intrigues, les gens, les lieux et les époques...
Je n'ai pas tout compris, donc, mais j'ai été très touchée par la beauté et la grâce du texte, que je vois comme un long haïku de presque 300 pages, un peu à la manière d'Aki Shimazaki. C'est en effet, en tout cas à mes yeux de novice de la culture nippone, un concentré de ce que j'y apprécie : une forme de légèreté sereine, l'amour des oiseaux, des cerisiers en fleur et des gens de coeur, un style lumineux avec des comparaisons sensuelles ou gastronomiques, la poésie plus forte que la vraisemblance ou les conventions, et l'espoir plus fort que la noirceur, mais souvent sous des apparences loufoques...
Si le fond du livre est poésie et allégorie, si un chignon y ressemble à un nid ou à de la crème fouettée et un oiseau à l'optimisme personnifiê, les thèmes traités restent sérieux et graves, dans le désordre : l'amour, le mur de Berlin, la difficulté de devenir adulte, la fin de vie, les délices de la cuisine japonaise ou encore le deuil.
Je n'aurais jamais lu ce livre si je ne l'avais reçu en cadeau et suis donc enchantée de cette belle découverte. J'envisage même d'acheter une petite mangeoire pour tous les rubans de mon quartier qui se perchent sur ma fenêtre, et évidemment de dévorer bientôt un repas de nouilles udon suivies de marshmallows grillés.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
sabine59sabine59   12 avril 2019
Il me scrutait de son regard franc. J'avais beau me dire que c'était impossible, Ruban était bel et bien sur mon épaule. Léger comme une bulle, mais tout de même chaud et lourd comme la vie.
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sabine59sabine59   12 avril 2019
C'est le ruban qui nous relie pour l'éternité, vous et moi, Hibari, a murmuré Sumire, en regardant en l'air.
Peut-être que pour elle, les taches qui constellaient le plafond brillaient comme des étoiles, tels ces points blancs qui forment la Voie Lactée.
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babounettebabounette   12 octobre 2017
Cependant, si tout à un début, tout a aussi une fin.
Il s'est passé quelque chose que les habitants de Berlin, à l'Est comme à l'Ouest, n'avaient pas imaginé. Le 9 novembre 1989, le mur est tombé. Sans que les habitants de Berlin-Est essuient la moindre balle, sans faire une seule victime.
Au même moment, au creux de ma main, un autre miracle se produisait. Ruban naissait.
Pge 286-287
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nadiouchkanadiouchka   07 septembre 2017
- Au revoir ! Porte-toi bien !
J’ai crié de toutes mes forces. Sans cligner des yeux, j’ai fixé la silhouette de Ruban qui s’éloignait. Ce qui m’arrivait, c’était sans doute ce qu’on appelle un miracle. Moi aussi, j’avais vécu un miracle.
Oui, désormais, j’allais vivre tournée vers l’avenir. Je n’avais plus peur.
Puisque nos âmes étaient liées pour l’éternité par un ruban invisible.
P.334
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nadiouchkanadiouchka   14 septembre 2017
- L’âme, c’est ce que nous avons de plus précieux. Si nous la souillons, nous perdons tout.
- C’est différent du cœur ?
- Bonne question, Hibari. Oui, c’est différent du cœur. (…)
- L’âme est protégée par le cœur, qui est lui-même protégé par le corps.
Pendant quelques minutes, j’ai tenté de visualiser cela dans mon esprit. Le corps protège le cœur qui protège l’âme, donc en gros…
- C’est comme un daifuku à la fraise ?!
P.56
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