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ISBN : 2810007845
Éditeur : L'artilleur (07/03/2018)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
"Vous devriez voir quelqu'un..." Qui n'a pas reçu, ou donné, ce conseil ? Appelé à la rescousse pour le trop plein d'activité d'un bambin, une crise d'ado, un recrutement ou un licenciement, une rupture amoureuse, une libido en berne, une retraite annoncée, le "décodage" d'un homme politique, d'un people ou d'un délinquant, le psy est devenu la figure tutélaire de notre quotidien. Transformé en coach, nounou ou gourou, il nous accompagne de notre naissance à notre d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
okka
  13 juillet 2018
« Vous devriez voir quelqu'un... » oui sans doute quasiment toute la population humaine allant du lambda au président, sans oublier : la personne victime et surtout son bourreau de pervers narcissique mais ce dernier toujours, ne sera jamais là pour se faire suivre.

Armelle Oger met le doigt sur l' « anciennetés de la pratique » de la psychologie, et psychiatrie qui ne sont pas mises à jour dans ce XXIème siècle. Il y a évidemment des choses qui resteront toujours d'actualité tant que l'humain refera toujours les mêmes bêtises. Mais les moeurs actuelles évoluent en mieux et doivent continuer par l'ouverture d'esprit, tandis que par le passé elles étaient assez fermées et imposées voire castratrice, et ces points négatifs sont imposés de nos jours par les psys comme ils ont appris à penser vieillot. Donc c'est ce qui étonne et les Français et leurs pays voisins, sur la mentalité du XIX ème siècle qu'ont les Français.
Il y a évidemment de bon thérapeute ouvert d'esprit ( esprit = psycho) qui sont à l'écoute de leurs patients, mais dans ce surnombre de praticiens et surtout en France ils ne sont pas toujours honnêtes et à l'écoute.
2nd doigt dans l'oeil est le pouvoir qui leur sont conférés à ces psys. Pouvoir qui a accru à force de trop demander à ces psys leurs avis sur tout. Un ou des avis qui seront là aussi un avis perçu comme vrai à 100% comme si c'était la voix de la raison, alors que ces personnes-là peuvent donner un avis erroné alors qu'ils connaissent 0% du sujet. Beaucoup de gens oublient qu'ils peuvent eux-mêmes donner un avis, voire même un meilleur avis, puisque ce sont eux les principaux concernés de leur vie, de leurs envies, de leurs désirs, de leurs maux. Pour ça que certains les voient comme les nouveaux prêtres des temps modernes, privateurs de liberté physique, mental et moral, ainsi que leur copain : l'Inquisition qui officie dans de grandes structures peintes en blanc nommé hôpitaux psychiatriques avec tout ce qu'il faut dedans pour torturer l'esprit de leurs cobayes-patient.
Sans oublier le 3ème doigt dans l'oeil : ils ne sont pas contrôlé et ce qui fait qu'il y a abus de leur dire et actions, et mise en danger sur certains de leurs patients petits et grands.

Le réel problème ne sera pas endigué par une plus grande quantitée de psys mais évidemment par plus de gens qui arrêteront de nier la vérité des problèmes, que l'humain se créer pour lui et à son entourage.
Alors commençons à s'écouter soi-même et notre entourage.

📖 C'était un bon livre coup de gueule d'Armelle Oger.
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Olivius
  06 juillet 2018
Le recours à la prise en charge psy est-il en passe de devenir une sorte de "mode", qui de fait s'éloignerait de son objectif premier ? C'est selon moi la thèse que développe l'auteure dans ce très bon ouvrage. Bien sûr qu'il ne s'agit pas de remettre en cause l'utilité de la prise en charge psy, mais plutôt
de remettre en cause le recours à cette même prise en charge lorsque cela s'avère plutôt discutable, voire carrément inutile.
Pour moi cet ouvrage est "sain", car il s'inscrit dans une démarche positive, pas du tout à charge contre la psychothérapie, mais plutôt à charge contre son utilisation gratuite et irréfléchie.
Je suis moi-même passionné de psychologie, de psychanalyse... Mais j'estime que ce livre est utile parce qu'il n'est pas dirigé contre le développement de la prise en charge psy, il invite à réfléchir sur la pertinence de ce mouvement psy qui doit être considéré avec sérieux, et je dirai aussi, avec le bon sens le plus élémentaire !
En somme, ce livre vient s'ajouter à la liste de tous ceux qui viennent mettre l'accent sur les incohérences de la psychologie, sans pour autant l'attaquer. N'est-il pas pertinent de souligner le fait qu'une discipline doit se penser et se repenser à permanence ? Qu'elle doit faire son autocritique constamment ? Je pense que si.
D'ailleurs, je trouve qu'Armelle Oger ne fait que nous présenter les choses de façon juste, elle cite les cohérences de la discipline comme ses points noirs, sans chercher à dénoncer de façon gratuite et peu constructive.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
okkaokka   13 juillet 2018
p.241-2.
Le souci, c'est qu'en expliquant à l'homo-simplus, avant même qu'il ne soit né, et en lui répétant jusqu'à son dernier souffle, ce qu'il doit faire et ne pas faire pour « vivre mieux » on transforme ce dernier, sommé de se questionner en permanence, en angoissé chronique à l'idée de ne pas être conforme au modèle standard du moment (aux USA, il existe des cliniques où des psys pratiquent des thérapies pour « rééduquer les homosexuels ») de la perfection « psychique ». Celle de la « belle personne » capable de construire un « bon couple » avec une « bonne sexualité » et de fonder une « bonne famille ».
Le souci, avec ce « tout va bien » distillé à la façon d'un mantra par l'ethnie psy, quelle que soit l'école dont elle se revendique et ses innombrables relais de transmission, c'est de nier une évidence : celle que les heurts et malheurs font intrinsèquement partie de toute existence humaine. Avec pour conséquence notre difficulté, voire notre incapacité, à affronter des derniers. Et tirer de nos infortunes les précieuses leçons.
Le souci avec cette imposition d'une norme psychique c'est qu'elle nous enjoint non pas à nous battre mais à nous adapter. Pour, entre autres, et ce dès la maternelle, répondre aux exigences de la norme en faisant fi de la singularité de chacun d'entre nous.
Et nous nous adaptons ! Pour ne pas être exclus d'une société qui nous impose de réussir, selon ses critères, nos enfants, notre mariage, notre divorce, notre vie professionnelle, sociale, amicale, nos ruptures, notre mort. Une société qui prône l'efficacité, la « gestion » des émotions, le bilan des compétences... On gère quand on ne peut plus gouverner, quand on manque de perspectives, expliquait récemment lors d'une émission sur France Info, Michel Serres.
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okkaokka   13 juillet 2018
p.54-5.
Comment avons-nous pu et pouvons encore, nous les femmes, moi la première, ne pas avoir été interloquées par certains propos de psys à grand succès comme ceux d'Aldo Naouri, lorsqu'il dénonce le « matriarcat dégoulinant d'amour qui obère la maturation des enfants » ? Ou quand il explique que « La femme représente la nature sauvage et dangereuse qui doit être domptée ». Et quand il décrit une « mère destructrice, hostile, dangereuse ». (Les belles-mères, les beaux-pères, leurs brus et leurs gendres. Odile Jacob)
La croisade pour la réhabilitation de la figure paternelle, cause soutenable de l'auteur d'Une place pour le père ne lui fait-il pas quelque peur perdre le sens commun lorsqu'il évoque, en 2016, dans le magazine Elle « le viol de la mère par le père, pour rétablir l'ordre » ?
Et d'expliquer dans son livre Prendre la vie à pleines mains :
« Le père est là pour confisquer à l'enfant la mère toute disponible qu'il croit avoir et qu'elle veut être. Or il ne peut le faire qu'en se comportant de la façon la plus égoïste qui soit. Moi, père et homme, dirait à la mère de mes enfants, ce soir j'ai envie de toi et j'irai jusqu'au bout de mes envies. » et de poursuivre : « A combien de couples que je recevais ne m'est-il arrivé de dire : mais violez-la ! J'assume l'avoir dit et continuer de penser mon injonction comme convenable (…) la mère en s'occupant trop de l'enfant, ne s'occupe pas assez de l'homme, n'est pas un objet. Une femme qui n'est pas assez bon objet pour son mari est mauvais pour l'enfant, pour la famille, pour la société ».
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okkaokka   13 juillet 2018
p.114-5.
Le déclic entre l'avant et l'après se situe en 1998, date de publication des ouvrages des psychanalystes Christophe Dejours, directeur du laboratoire de psychologie du travail, des victimologues Marie-France Hirigoyen et Christiane Olivier dénonçant le lent, insidieux, et mortifère processus de destruction du psychisme généré par l'univers professionnel. Sentiment de dévalorisation, stress, dépression, jusqu'au burnt-out signant le clap de fin d'une pourtant prometteuse carrière... Ces livres, décrivant un monde du travail au « goût de sang et de larmes » eurent en effet un tel écho que ledit harcèlement fut inscrit, en tant que délit, en 2002, dans la loi. Et que pléthore d'honnêtes travailleurs purent enfin mettre un diagnostic sur ce qu'ils vivaient, parfois depuis des années : l'angoisse à l'idée de reprendre le boulot le lundi, le stress de ne pas rendre à l'heure dite le dossier de l'affaire X, les insomnies à répétition, les maux de dos et les engueulades, le soir, avec Jules avaient une cause, le harcèlement moral dont ils étaient victimes. Et un responsable : le pervers narcissique qu'était Monsieur Dugenou, sous-chef du contentieux.
Manipulateur sournois, déguisant sa malveillance viscérale sous une défroque (parfois) séduisante, sans scrupule et sans remord, prêt à tout pour isoler, vulnérabiliser, soumettre et briser l'autre, seule façon pour lui d'exister, le pervers narcissique, fit alors une entrée fracassante dans nos vies de labeur.
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okkaokka   13 juillet 2018
p.158-9.
Menée en 2008 par la BBC dans le cadre de l'émission scientifique Horizon, une expérience dénommée « Jusqu'à quel point êtes-vous fou ? » reçut à peu près les mêmes conclusions. Impossible pour les experts psychiatres auxquels furent présentés dix individus de reconnaître ceux qui étaient malades et ceux qui étaient sains d'esprit !
Des expériences, dont la crédibilité fut, on s'en doute, critiquée avec virulence par le corps psychiatrique, mais qui posent tout de même question sur la capacité de ce dernier à statuer sur la santé mentale d'un individu. Tout comme elles peuvent du coup interroger de façon plus large l'hospitalisation psychiatrique – 70 000 personnes à ce jour en France – voire l'isolement thérapeutique qui concerne près de 27 000 patients. Un isolement avec contention, le malade étant attaché, et injections forcées lorsque ce dernier refuse de prendre ses médicaments. Des mesures, plus fréquentes que par le passé « souvent mises en place de façon humiliante, indignes, parfois dangereuses et s'apparentant à des traitements inhumains et dégradants »selon le rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté (GGLPL). Plus la psychiatrie va mal, plus la contention est utilisée, cette dernière est un curseur de la bonne santé de la psychiatrie, reconnaissait Jean-Claude Pénochet, président du syndicat des psychiatres des hôpitaux dans le magazine le Point du 25 août 2016.
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okkaokka   13 juillet 2018
p.168-9.
Monomaniaques ou « multipolyvalents », passés du divan à l'écran par l'édition, la radio, la télé et Internet, les psys sont devenus les gourous-nounous d'une société en manque de repères. Avec, pour ceux les plus médiatiques, une démultiplication, tous supports confondus, de leurs prestations. Au risque de passer parfois les limites de leur champ d'expertises. De se decrédibiliser. Voire de déraper.

3 décembre 2012, sur France 5
Marcel Rufo, alors présent sur France 3, Europe 1 et France Iner répond à une auditrice questionnant le célèbre thérapeute, chef de service de la Maison de Solenn jusqu'en 2007, à propos de sa fille qui déclare avoir été abusée pendant son enfance.
L'immense majorité des enfants abusés vont bien, répond ce dernier, conseillant de vérifier auprès du violeur présumé la véracité de ces allégations avant de croire les fantasmes de sa fille. Réaction immédiate sur l'inceste et la pédocriminalité : Stop à la désinformation sur les violences sexuelles faites aux enfants. Nous sommes révoltés d'entendre des paroles niant la souffrance des victimes, niant la vérité de la fréquence des violences sexuelles, niant la réalité des séquelles. Nous exigeons un droit de réponse et des excuses de la chaîne et de Marcel Rufo.
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